Rosalys, la rose de Nantes relève le défi

L'illustratrice nantaise Rosalys a su sans mal capter l'attention de ses visiteurs à l'occasion de l'opération "La Chapelle aux Mangas" qui s'est déroulée du 3 au 14 février dernier à la Chapelle sur Erdre.


Rosalys aime partager sa passion à l'aide de différents moyens d'expression.

Un livre d'or qui arbore les couleurs d'une jeune femme asiatique aux longs cheveux noirs est disposé sur une petite table non loin des toiles de Rosalys, effleurées par les rayons du soleil. Les visiteurs, curieux d'apprendre, profitent de cette ambiance romantique pour se découvrir une passion pour le dessin. "Mon parcours lui-même pourrait être une base de shôjo manga, car j'ai décidé de m'épanouir dans le dessin et de croire en mes rêves", nous raconte Rosalys alors qu'on la compare à une rose. Pendant presque deux semaines, les toiles de cette jeune illustratrice nantaise aux influences "manga" ont pu être exposées à la bibliothèque de la Chapelle sur Erdre dans le cadre de l'événement "la Chapelle au Manga" qui s'est déroulée du 3 au 14 février dernier. En accord avec le thème du cheveu asiatique, elle a choisi l'acrylique par empâtement. "Je peins directement sur toile, par couches opaques, en laissant libre court au pinceau", précise-t-elle, une technique qui lui a permis de s'exprimer en jouant sur les courbes et de mettre en valeur un sujet d'ores et déjà placé sous le signe de la féminité.

L'artiste, marquée par les auteurs nippons comme Naoko Takeuchi qui a signé "Sailor Moon", le très célèbre "magical girl", est aujourd'hui connue pour être l'auteur de la BD "Fly for Fun" aux éditions Foolstrip. Forte de son expérience dans le Fanzine avec "Chibi Three" ou "PlayElf", le but de son expo-atelier était avant tout de communiquer son enthousiasme pour l'art graphique au jeune public. "La bibliothèque souhaitait répondre aux questionnements des parents et à l'engouement des jeunes pour la culture manga, et mon rôle a été d'apporter une dimension créative et ancrée dans la culture française au phénomène manga." nous explique Rosalys qui a dirigé un atelier de fanzine auprès de 9 adolescents de 12 à 14 ans pendant 3 après-midi. "C'est exactement le genre de jeunes qu'il faut guider et encourager. L'atelier a été un véritable défi collectif que l'on a su relever ensemble." ajoute la dessinatrice consciente des enjeux de ce type de démarche.

Encouragée par ces premiers retours

Pour une première exposition, Rosalys a su rassembler le public autour d'un art qu'elle cherche surtout à partager et d'un message qu'elle souhaite véhiculer. Agréablement surprise par un retour de visibilité plus vaste qu'elle espérait, la dessinatrice a pu montrer que le manga était accessible et n'avait rien d'effrayant alors qu'il reste très souvent assimilé à une lecture dangereuse et un dessin agressif dans les mœurs françaises. "Cette exposition m'aura permis d'avoir plus de contact humain avec des personnes qui apprécient mon travail", réalise Rosalys. Pour elle c'était aussi l'occasion de se faire plaisir et de voir une partie de son rêve se concrétiser. Nous n'avons pas fini d'entendre parler de la délicatesse du trait de Rosalys puisqu'elle devrait de nouveau intervenir sur des ateliers dessins et pourquoi pas conduire le succès de son exposition vers de nouveaux horizons...

Pour aller plus loin :
http://lumiere-horizon.rosalys.net/
http://www.rosalys.net/

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