Le groupe de visual kei girugämesh se produira de nouveau sur la scène de la Locomotive de Paris le 17 mai 2009.
Retour sur le 27 janvier 2008. Déjà à cette époque la Locomotive est pleine à craquer. Les lumières des projecteurs s'éteignent et les musiciens débarquent sur scène accompagné par une introduction musicale. Comme à l'accoutumée tout de noir vétus, ils entament le concert avec des titres de leur nouvel opus qui seront suivis par des morceaux de leurs tous premiers albums. Voilà le souvenir que nous ont laissé les girugämesh lors de leur Stupid tour'08 in EURO, leur première tournée européenne qui avait fait 750 entrées à la Locomotive de Paris.
Déjà bien encré en France grâce aux albums 13's reborn et girugämesh, ils reviennent avec MUSIC un nouvel album et une nouvelle tournée, avec un arrêt à Paris le 17 mai. « MUSIC a vraiment été une grosse surprise, je ne m'attendais pas à une telle évolution », nous confie Kularu, notre spécialiste sur le groupe. Le troisième album, sorti fin 2008 au Japon mais aussi en Europe, se montre moins violent que son prédécesseur mais plus diversifié. girugämesh est l'un des groupes japonais les plus en vogue dans l'hexagone. Entre metal sombre et violent et ballades, il a su se démarquer dans l'univers quelque peu chaotique du visuel kei.
Leur tournée européenne confirme d'autant plus cette tendance. Le CRAZY TOUR de girugämesh connaît actuellement beaucoup de succès. En Russie et en Espagne, deux des dates programmées ont été déménagées dans des salles aux capacités d'accueil plus grandes que prévues. Le concert français qui se déroulera le 17 mai à la Locomotive de Paris affiche déjà complet, comme celui de l'année dernière qui avait eu lieu dans la même salle. En Allemagne et en Finlande, deux pays où le groupe s'est déjà produit, il fait également salle comble. « Je m'attends à retrouver un public déchaîné qui laissera sans doute une aussi bonne impression que l'année précédente au groupe », indique Kularu. Comme c'est souvent le cas lors de concert de visuel kei, la gente féminine française se montre particulièrement expressive, laissant peu de places aux curieux. C'est peut-être aussi cet engouement qui va permettre à des groupes comme girugämesh, généralement boudés par la presse, de se manifester dans notre pays.
À propos de MUSIC
Cette tournée est l'occasion pour les artistes de présenter leur dernier album et de se montrer sous un autre jour. « L'ajout de tous ces arrangements électroniques, inhabituels pour le groupe, m'a un peu déroutée au début », nous apprend Kularu. Le premier titre, intitulé Break Down, est vraiment l'un des plus représentatifs de cet opus. L'introduction mêle le son électronique aux guitares pendant que le chanteur, Satoshi, hurle « Break Down ! ». « Dans cet album j'ai plus l'impression que le message est : Éclatez vous ! Éclatons nous ensemble ! Profitons de la vie ! », explique Kularu. Sur Break Down, titre éclectique, Satoshi s'essaie même au rap/hip-hop.
girugämesh est un groupe à part dans le paysage musical japonais, à l'aise avec beaucoup de styles musicaux. Il prouve qu'il évolue encore tout en gardant les bases de son ancien style. On espère entendre quelques uns de ces nouveaux titres lors de leur prochain concert parisien, notamment Break Down qui propose un son qu'on ne leur connaissait pas et Ishtar qui complète la diversité de girugämesh.
Pour aller plus loin :
www.girugamesh.jp













