Artistes « Made in Japan » au Printemps de Bourges

FESTIVAL. La 33ème édition du Printemps de Bourges fait de la place aux artistes japonais.


Les festivaliers au Printemps de Bourges. Photo Cécile Ossieux

Les musiciens japonais ont pris d'assaut les salles de concert du Printemps. 80Kidz fait bouger le public français sur des morceaux entraînants. DJ Kentaro enflamme la scène, fort de sa dextérité, sur un son électro. Les japonais rivalisent de belles performances musicales pour le plaisir des spectateurs. « Nous sommes vraiment très heureux d'être ici ce soir, nous voulons que les gens prennent plaisir à danser tous ensemble ! », nous confie le groupe 80Kidz avec un enthousiasme qu'on retrouvera lors de sa représentation du 24 avril au 22 Ouest. Pour cette 33ème édition du Printemps de Bourges, les français ont retrouvé ou découvert onze groupes et artistes issus de la scène musicale japonaise. Connus ou non : 80Kidz, Bakari no su, Detroit7, Dexpistols, DJ Kentaro, Envy, Gadget, Kokusyoku Sumire, Mono, Royal Cabaret et Shinichi Osawa.

Le festival brillait par la présence d'une grande variété de styles musicaux. Il y en avait pour tous les goûts, du métal/rock avec Envy, Gadget et Mono, à l'électro avec DJ Kentaro et 80Kidz. Les artistes japonais les plus médiatisés en France appartiennent généralement à la scène du visual kei. En ouvrant ses portes à différents courants de la musique japonaise, le Printemps de Bourges a permis au public français d'en découvrir une autre facette. Les festivaliers auront tout de même un peu boudé les performances de ces groupes, notamment lors du rassemblement métal du 23 avril au Palais d'Auron. Il opposait simultanément les grands noms de la scène française comme Ultra Vomit, Dagoba et Gojira, aux outsiders de la scène japonaise tels que Envy, Gadget et Royal Cabaret. Les prestations de 80Kidz et Dj Kentaro auront finalement réuni un public chaleureux et fait salle comble.

Un test : pas seulement pour les japonais

Le Printemps était donc l'occasion de confronter les artistes japonais au public français. « Au Japon, le public reste très distant, très sage, tandis qu'en France, il participe, il bouge », nous confient les deux jolies poupées de Kokusyoku Sumire. On pouvait les croiser dans les rues de Bourges, faisant du lèche-vitrine et se montrant ainsi proches des festivaliers. En revanche, Shinichi Osawa cachait à peine son désintérêt, aussi bien à l'égard de son public, notamment en interview, qu'à celui des autres artistes. Heureusement pour les français, l'attitude de ce dernier ne reflète en rien la mentalité des artistes nippons, par ailleurs très attachés à la culture française. « Notre son est à mi-chemin entre le rock indie et la musique electro française comme Daft Punk et Phoenix », nous explique 80Kidz, inspiré comme beaucoup par l'incontournable "french touch".

Pour aller plus loin :
www.printemps-bourges.com/

Interview de Kokusyoku Sumire, réalisée le 22/04/09.
Interview de 80Kidz, réalisée le 24/04/09.

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