La 33e édition du Printemps de Bourges a fait place aux artistes japonais.
« Nous sommes vraiment très heureux d'être ici ce soir, nous voulons que les gens prennent plaisir à danser tous ensemble ! », s'exclamait le groupe 80kidz quelques minutes avant de monter sur la scène du 22 Ouest.
Les Japonais ont pris d'assaut les salles de concert du Printemps : 80kidz, Bakari no su, detroit7, Dexpistols, DJ Kentaro, envy, Gadget, Kokusyoku Sumire, MONO, Royal Cabaret et Shinichi Osawa. Ce sont 11 groupes et artistes qui ont joué devant un public français hétéroclite et venant de tous horizons. Tous ont rivalisé de belles performances en plus d'offrir au spectateur une grande variété de styles musicaux. Il y en avait pour tous les goûts, du métal-rock avec envy, Gadget et MONO, à l'électro avec DJ Kentaro et 80Kidz.
Actuellement c'est surtout la scène du visual kei qui est représentée en France. C'était donc une belle initiative que d'accueillir des artistes d'autres mouvements musicaux. Les festivaliers, probablement venus pour les têtes d'affiche, auront tout de même un peu boudé les performances de ces groupes, notamment lors du rassemblement métal du 23 avril au Palais d'Auron. Il opposait simultanément les grands noms de la scène française comme Ultra Vomit, Dagoba et Gojira, aux outsiders de la scène japonaise comme envy, Gadget et Royal Cabaret. Seules les prestations de 80Kidz et Dj Kentaro auront finalement réuni un public chaleureux et fait salle comble.
Un test : pas seulement pour les Japonais
Le Printemps était donc l'occasion de confronter les artistes japonais au public français. « Au Japon, le public reste très distant, très sage, tandis qu'en France, il participe, il bouge », nous confient les deux gothic lolitas de Kokusyoku Sumire. On pouvait les croiser dans les rues de Bourges, faisant du lèche-vitrine et se montrant ainsi proches des visiteurs. En revanche, Shinichi Osawa cachait à peine son désintérêt, aussi bien à l'égard de son public, notamment en interview, qu'à celui des autres artistes. Heureusement pour les Français, l'attitude de ce dernier ne reflète en rien la mentalité des artistes nippons, par ailleurs très attachés à la culture française. « Notre son est à mi-chemin entre le rock indie et la musique électro française comme Daft Punk et Phoenix », nous explique 80kidz, inspiré comme beaucoup par l'incontournable french touch.
Pour aller plus loin :
www.printemps-bourges.com










