La Flander's Company se remet de la crise

Quelques crises de fous rires plus tard, voilà que la seconde saison de Flander's Company est en DVD et que la troisième saison débarque sur NoLife.

Ruddy et Fred, les interprètes de Caleb le scientifique et Hyppolite le DRH. Photo Julien Tartarin

Neuf minutes d'applaudissements et de fous rires. La réaction du public était sans appel jeudi dernier pendant la projection d'un épisode inédit de la Flander's Company. Invités par le pôle asiatique de la 10e édition des Utopiales de Nantes, Ruddy Pomarede et Frédéric Hosteing ont animé une soirée-débat autour de leurs travaux, ou de leurs dégâts, dans le monde du fanfilm.
On commence par un retour dans le passé : depuis les débuts de Ruddy avec Damned jusqu'à la diffusion, en avant-première, d'un épisode de la troisième saison de Flander's Company. Une projection qui donne un avant-goût de ce qui attend le spectateur dans la troisième saison des aventures de Cindy, Armand, Caleb, Hyppolite et Parker. « Nous la réalisons comme si c'était la dernière », nous confie Ruddy. Mais pas de panique, même s'il s'avérait que cette saison soit la dernière, Ruddy et toute l'équipe ont le film amateur dans la peau. Ils reviendront sûrement avec des idées toujours plus saugrenues. En attendant, le DVD de la saison 2, édité par KAZÉ, est en vente dès aujourd'hui. Pour mémoire, cette saison est marquée par la crise économique et une avalanche de crises de fous rires.

Activité semi-pro

Depuis dix ans, cette bande d'amis enchaîne la production de films et séries avec les moyens du bord et selon leurs envies. Deux des critères qui définissent le fanfilm. Le troisième étant l'univers : un mélange de la culture manga et geek, une cascade de références, conscientes ou non, aux séries télé, au cinéma, au comic et à ses superhéros.

Après une route aussi longue, ils sont tout de même passés du statut amateur à celui de semi-pro. « Pour nous, le mot amateur a son importance. Nous avons tous un métier auquel nous sommes attachés », explique Ruddy. « Je n'ai pas la prétention de dire que je suis un acteur. Pour nous, tout ça est un bonus », renchérit Frédéric. Pourtant, cela ne les empêche pas de prendre cette activité extra-professionnelle très au sérieux. Ruddy est par exemple souvent qualifié de « stricte » et « perfectionniste » par son équipe. Ensemble, ils ont par ailleurs fondé l'association The Guardians pour encadrer leurs productions. « L'association nous permet d'investir dans le matériel, les costumes, d'être plus à l'aise au niveau de la réalisation. » Depuis sa diffusion sur la chaîne NoLife en 2008, la série Flander's Company s'impose d'autant plus.

Plutôt des super vilains

Impossible de louper les tribulations de l'entreprise qui produit les super vilains. « Dans les comics, les méchants sont toujours les personnages les plus intéressants. » C'était le cas du Joker de Jack Nicholson (mais aussi ce celui de Heath Ledger). Voilà comment Ruddy et toute la troupe sont tombés sur cette idée : raconter l'histoire d'une entreprise qui recrute des vilains et qui s'occupe de leur promotion.

Pour aller plus loin :
Flander's Company

Céline Maxant