NoLife se (dé)chaîne pour vous

Y a pas que la vraie vie dans la vie, il y a aussi la vie sur NoLife. Et elle nous est « chère ».

Kira Kira Japon, émission présentée par Asami Tano. Photo NoLife

« Oui, c'est un peu un truc de puriste. Pas de problème, on assume, et on en est fiers. » Voilà comment en une phrase, Alex Pilot, directeur des programmes de NoLife, a résumé le principe de la chaîne.
NoLife représente une minorité bien française qui rassemble adeptes de jeux vidéo, geek et amateur de culture populaire japonaise. Elle s'affiche comme s'adressant à un cercle de personnes averties mais peut, en même temps, parler à n'importe qui. Parce que c'est avant tout une chaîne qui vous défoule.
Créée en mars 2007 par Sébastien Ruchet et Alex Pilot, NoLife est devenue populaire parce que ces deux passionnés proposent des programmes de qualité. « Pour réaliser les émissions de la chaîne, nous misons sur nos expériences passées dans la télévision. Nous savons optimiser pour obtenir le meilleur résultat avec des moyens dérisoires. » Mais aussi parce qu'ils ont su prendre des risques. « Dès qu'on passe des choses un peu différentes, on est certain de se couper de la grande majorité du public. Mais cela ne nous dérange pas, car c'est le concept, en fait ! »

Derrière les reportages et émissions devenues cultes (101%, Flander's Company, Chez Marcus, OTO...), la menace de l'arrêt de la chaîne reste forte. « Nous n'avons aucune subvention, très peu de publicités. Sans l'aide financière de notre partenaire Ankama, NoLife n'aurait pas survécu. » (13 juin 2008, la société de conception de jeux vidéo Ankama apporte son soutien financier à la chaîne.)
Populaire, donc, mais jusqu'à quel point ? C'est finalement la question qui se pose depuis le lancement des abonnements en juillet dernier. Grâce à un nouveau système, les fans de la chaîne continuent de la recevoir gratuitement sur les réseaux Freebox, AliceBox, Orange, SFR et Bbox mais peuvent désormais payer un abonnement pour la soutenir. Cet abonnement, entre 3 et 7 euros par mois, permet aussi à tous ceux qui ne reçoivent pas la chaîne de la regarder sur Internet. C'est sur ce revenu que NoLife pourrait continuer à vivre. Mais depuis le 8 novembre dernier, on sait que pour l'instant, les retours ne sont pas suffisants. NoLife compte sur ses spectateurs, maintenant plus que jamais.

Spécial Japon

Sur NoLife, on parle aux nolife, aux nerd, aux geek mais aussi aux otaku. Le Japon tient une place importante parmi les émissions de la chaîne. Avec Kira Kira Japon ou Japan in Motion, NoLife est une vraie fenêtre sur l'archipel, la vie quotidienne et les tendances du pays. Mais aussi sur la musique. La chaîne consacre par exemple 5 à 6 heures par jour à la diffusion de clips en partenariat avec les labels japonais. « Avec le lancement de NoLife, c'était pour nous l'occasion unique de faire découvrir au public français la musique pop japonaise : une production gigantesque et étonnante, qui mérite tellement qu'on s'y intéresse. » De OTO, au J-TOP en passant par les reportages spéciaux sur la venue des artistes japonais en France, NoLife est riche en infos, en programmes et en délires, pourvu que ça continue.

Pour aller plus loin :
Pour en savoir plus sur le système d'abonnement
www.nolife-tv.com

Céline Maxant