Versailles Philarmonic Quintet et sa Cour au Trabendo

[Live Report.] Le Versailles Philarmonic Quintet s'est produit sur la scène du Trabendo à Paris le 13 juillet dernier dans le cadre d'une tournée européenne devant un public composé essentiellement de fans et dans une ambiance très chaude contrairement à l'image que le groupe cherche à donner.

Message de Kamijo (en français) : « Mesdames et Messieurs, vous allez bien ? je vous embrasse ! »
Photos Florian Lambert

Chaud ! très chaud ! La température qui régnait à la fois dehors et à l'intérieur de la salle n'a pas fait peur aux fans venus nombreux pour baver, transpirer... enfin admirer le Versailles Philarmonic Quintet, ou simplement Versailles, le groupe de visual kei qui s'est approprié le look et l'univers musical et esthétique d'une grande période de l'Histoire de France, prolifique d'un point de vue artistique, la Renaissance (Fin de la Guerre de Cent Ans jusqu'à la Révolution Française), entre autres.

Avec son physique androgyne mis en valeur par un costume du Roi Soleil et un maquillage outrancier, Kamijo, le chanteur, nous raconte en interview que leur chansons parlent de « philosophie, d'amour et d'âme-sœur tout en dégageant de la beauté ». Versailles, qui souhaite à tout prix garder l'image d'un groupe sombre et mystérieux, vit cette mythologie hybride qui se prolonge dans son dernier album JUBILEE, sorti en janvier 2010 au Japon, avec des vampires et la notion d'« héritage ».

Ce soir, dans un Trabendo sold out, le public peut librement profiter de cette ambiance que Versailles a réussi à (re)créer dans sa musique avec ses mélodies. Cependant, malgré le soin apporté à ses costumes et à la musique, un effort sur la mise en scène avec décors et spectacle de sons (moyen pour le chant) et lumières (utilisation du rouge excessive) n'aurait pas été de refus.

Kamijo nous confiait se sentir « confiant » avant le concert, mais il n'y avait clairement pas lieu de s'inquiéter. Le public, avant tout composé de fans, n'en demandait pas plus pour être aux anges.

« Nous aimons les parisiennes » (rires)
(en français) - Kamijo

Les membres du groupe sont entrés sur scène tour à tour et avec grâce sur une introduction dynamique et sous les cris de leurs adeptes. Yuki, le batteur puis Hizaki et Teru, les deux guitaristes, et enfin Kamijo accompagné du bassiste de session Masashi qui est passé quasiment inaperçu, dommage. Ils ont enchaînés leurs plus belles symphonies, Aristocrat's Symphony, God Palace, ASCENDEAD MASTER, ou encore The Revenant Choir. On en prend plein les oreilles ! Headbang et pogos sont en rendez-vous, faisant grimper le thermomètre. Les malaises à répétition en sont la preuve. Ou peut-être était-ce malheureusement le manque d'eau qui s'est fait sentir ?

Les artistes ne seront probablement pas au courant de toutes ces mésaventures, mais ils ont d'autres chats à fouetter. Depuis les débuts de Versailles en 2007, ils s'appliquent en effet à devenir « le groupe "number one" du genre », selon Kamijo. Le genre en question ? Entre visual kei, metal mélodique et mélodies symphoniques avec une obsession pour cette recherche du beau. Inutile de se creuser la tête, il n'y a pas plus parlant q'un public. Et c'est justement avec surprise que les "Versailles" redécouvrent une audience européenne qui mélange aussi bien les adeptes de visual que les fans de heavy metal, pas forcément attirés par cette musique japonaise.

Après une pause en 2009, qui a fait suite au décès du bassiste Jasmine You, Versailles est donc prêt à agrandir sa Cour.

Setlist : Sound in Gate, Prelude, Aristocrat's Symphony, Shout & Bites, zombie, Ai to Kanashimi no Nocturne, PRINCE, The Umbrella Of Glass, PILGRIM, SILENT KNIGHT, Reminiscence, Catharsis, Gekkakou, Amorphous, Serenade, ASCENDEAD MASTER, PRINCESS - Revival of church -, DESCENDANT OF THE ROSE, God Palace - Method of Inheritance - , Encore, The Red Carpet Day, The Revenant Choir

Pour aller plus loin :
http://versailles.syncl.jp/
http://www.myspace.com/versaillesjp

David Amelin,
propos recueillis lors de notre interview le 13 juillet au Trabendo avec Pascal Voglimacci pour la traduction.

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