Diffusé sur la chaîne TBS du 17 avril au 26 juin 2010, Tumbling nous plonge dans l'univers méconnu de la gymnastique masculine à travers l'histoire de la reconversion d'un délinquant en gymnaste passionné.
Wataru Azuma (Yûsuke Yamamoto) est le caïd de son lycée. Entouré de ses deux meilleurs amis Ryosuke Tsukimori (Shôhei Miura) et Keiji Nippori (Kentô Kaku), il fait la loi dans le quartier. Mais comme tout délinquant qui se respecte, Wataru est loin d'être un élève assidu en classe. Au second semestre, il n'a pas d'autre choix que de s'inscrire dans une activité extra-scolaire qui lui permettra de rattraper sa moyenne.
Après plusieurs essais dans divers clubs, qui se concluent par de cuisants échecs, Wataru se rabat finalement sur des cours supplémentaires. Alors qu'il s'apprête à faire part de cette décision à son professeur principal, une nouvelle élève est introduite à la classe... et c'est le coup de foudre. Quand il apprend que cette dernière va faire partie du club de gymnastique, c'est du tout vu pour lui. Ni une ni deux, il suit sa dulcinée jusque dans les plus ringards des justaucorps ! Mais ce à quoi il ne s'attendait pas, est qu'il en viendrait a vraiment aimé les membres du club et ce sport, le tumbling (gym acrobatique), qu'il trouvait on ne peut plus nul de prime abord.
Vous ne résisterez pas aux petits hommes roses !
Que de beau monde dans ce drama qui réunit : Yûsuke Yamamoto (Hanazakari no Kimitachi e, Atashinchi no Danshi) dans son premier rôle principal, Kôji Seto (Atashinchi no Danshi, Koizora), Shôhei Miura (Gokusen 3), Shunsuke Daitô (Crows Zero I & II, Hanazakari no kimitachi e), Takahiro Nishijima (Ghost Friend, Delicious Gakuin) et Tomo Yanagishita (Samurai High School). Un casting d'athlètes en rose et blanc qui vont, pour sûr, en faire baver plus d'une.
Mais outre leur joli minois, le succès du drama repose aussi sur leur jeu d'acteur et leur performance physique. En particulier lors des représentations gymnastiques. Car, pas de doute, ils réalisent tous eux-mêmes les saltos, sauts et autres cascades multiples qui fourmillent dans les onze épisodes de la série. On reste scotché devant leur prestation, autant durant les entraînements, qui nous montrent tout le travail fait en coulisses, que durant les spectacles, très beaux à regarder. Le drama Tumbling vous donnera probablement envie de suivre les prochaines compétitions de ce sport à la télévision.
Question d'équilibre
Tout comme nos sportifs, le scénario de Tumbling s'équilibre sur plusieurs niveaux. Tout d'abord par rapport à l'importance des personnages. Si globalement la série est centrée sur Wataru et les problèmes qu'il rencontre dans le club, chacun des épisodes développe aussi un des personnages secondaires, son passé, ses blessures. Chaque protagoniste a un caractère prononcé et bien à lui, nous faisant tantôt rire, tantôt pleurer, à sa manière. Les épreuves que traversent ces jeunes gens nous touchent et les plus sensibles d'entre nous se retrouveront à éponger régulièrement les larmes de leur visage. Tous ont un rôle, plus ou moins important, à jouer dans chaque épisode et au final, aucun n'est négligé ou ne disparaît dans l'ombre de Wataru.
Ensuite, Tumbling oscille aussi constamment entre ce qui se passe dans le club de gym et la vie quotidienne des héros. Entre préjugés des autres élèves et des professeurs, et bagarres de gangs, les rebondissements sont nombreux et altèrent soit le premier soit le deuxième univers dans lequel évolue Wataru, les reliant inextricablement. Sans que jamais l'action ne sombre dans l'un ou dans l'autre de ces mondes, on apprécie beaucoup l'équilibre qui s'instaure entre les deux au fil des épisodes et qui manque souvent dans ce genre de drama.
La panoplie des personnages secondaires, tous plus intéressants et comiques les uns que les autres, est l'atout majeur de ce drama qui combine la comédie à un sport pour le moins atypique. Le succès est tel qu'une adaptation en manga par Wataru Mizukami a vu le jour. Aucun doute Tumbling saura convaincre le public français, et s'il y a bien une chose qui nous chiffonne c'est de ne pas pouvoir se choisir définitivement un chouchou dans la bande.
Pour aller plus loin :
Le générique, Manazushi, est interprété par Honey L Days
www.tbs.co.jp/tumbling
Lauréline Lalau













