Le Japon frappé par un violent séisme et un tsunami

Natori, Préfecture de Miyagi
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Ce vendredi 11 mars, un peu avant 15 h heure japonaise, soit 7 h chez nous, un séisme d'une magnitude de 8,9 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de la côte nord-est du Japon. Le tremblement de terre, situé à 130 km des côtes (et environ 25 km de profondeur), a entraîné un tsunami qui a dévasté plusieurs villes portuaires dont Sendaï, cité d'un million d'habitants. Il s'agit du séisme le plus fort que l'archipel ait connu.

Le séisme aurait duré presque deux longues minutes, et a depuis été suivi d'une centaine de répliques (secousses), provoquant un tsunami qui a noyé les villes de la côtes, incendies, glissements de terrain et effondrements de bâtiments jusqu'à Tôkyô, pourtant à 380 km de l'épicentre du tremblement de terre.

Aéroport de Sendaï
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Le réseau ferroviaire a été immobilisé, les aéroports ont été fermés, et l'électricité a été coupée, pendant plusieurs heures. L'activité des centrales nucléaires a été stoppée. Le réseau GSM reste toujours difficile d'accès, mais la communication est restée possible grâce à Internet.

Bien que rigoureusement sensibilisés aux risques sismiques et préparés à ce type de catastrophe, les Japonais subissent de lourdes pertes humaines et de graves dégâts matériels. Le bilan provisoire fait état d'un millier de morts et autant de disparus et de blessés.

Moins d'une heure après la violente secousse le Premier ministre Naoto Kan a invité le peuple japonais à « rester calme et vigilant en continuant à s'informer par radio et à la télévision ». C'est là la principale consigne donnée aux Japonais qui ont probablement réussi à limiter l'étendue du désastre en faisant preuve de sang-froid.

L'aide internationale en provenance de la Russie, des États-Unis ou encore de la Corée sont en route pour porter secours à la population et soutenir le centre de gestion du désastre mis en place par le gouvernement et dirigé par le Premier ministre.

Au lendemain de cette catastrophe naturelle sans précédent, la centrale nucléaire qui se trouve dans la préfecture de Fukushima au sud-ouest de Sendaï provoque l'inquiétude. Un incendie s'y est en effet déclaré. Les autorités compétentes s'appliquent depuis à éviter toute fuite radioactive. La zone, habitée par 2 000 âmes, a été évacuée.

Sur Internet, plusieurs outils ont été mis en place pour suivre l'actualité.

Pour suivre les informations en vidéo, la NHK fournit les images via Ustream :


Webcam chat at Ustream

Google a également fourni un outil pour retrouver ses proches :

Un numéro de téléphone a été mis en place pour les familles résidants en France ayant des proches au Japon. Centre de crise pour les familles ayant des proches au Japon : 01 43 17 56 46

Nos pensées vont bien entendu vers nos amis japonais.

Visuels : Agence de presse Kyodo / The Big Picture

Céline Maxant