Kinotayo 2017, partie 1 : LEE Sang-Il, l’oublié du cinéma japonais

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5 réponses

  1. Nill Newt dit :

    Le quasi torpillage du petit joyau noir qu’est Traces of sin mériterait bien une contre critique. Un peu vain et gratuit? Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas de gentil à la fin? Parce qu’on ne sort pas émerveillé par les ressorts de bonté et d’humanité que l’on peut recevoir dans d’autres oeuvres? Je m’interroge sur la portée d’une telle phrase « ce qui n’est pas sans laisser un spectateur, qui n’a finalement aucun personnage auquel se rattacher, fort perplexe à l’issue de la projection » un spectateur = vous, j’espère, vous n’avez pas la prétention de donner à ce ‘un’ une valeur générique, si?

    • Pierre G. dit :

      Tu ne peux pas nier que la tentative de faire du Kyoshi Kurosawa est assez dommageable. D’autant que si Hikari Mitsushima est une très grande actrice elle sauve et détruit le film a elle seule. Le sauve puisque c’est le point le plus positif du film, mais le détruit car son personnage est terriblement raté trop absent au début pour que son interprète ne nous mette pas la puce à l’oreille quant à son rôle à venir, mais du coup trop absente aussi pour que ce rôle ai du sens et ne sonne pas comme une piètre tentative de nous surprendre avec un twist que, Mitsushima obligé, on avait vu venir.
      Je t’accorde qu’il s’agit là d’un des meilleurs film du kinotayo… Mais enfin ça ne veux pas dire grand chose.

      • Nill Newt dit :

        « Tu ne peux pas nier que la tentative de faire du Kyoshi Kurosawa » ça vraiment, je ne l’avais pas vu venir :-O A quel film de Kiyoshi Kurosawa faites-vous allusion? Pour les avoir presque tous vus, je n’en vois aucun qui lui ressemble. Tout ça parce qu’il y a deux ou trois plans oniriques (cauchemardesques) avec les mains? Ca fait un peu léger pour dire que ça fait du Kurosawa, non? Par ailleurs je trouve la critique sociale assez aigüe dans ce film, l’article fait l’impasse totale sur cette dimension. Je ne vois pas non plus en quoi Mitsuhima détruit le film, on sent venir un twist mais de quelle nature? Vous aviez deviné, vous? Bravo vous êtes fort.

        • Pierre G. dit :

          Je dirais au contraire que les scènes des mains font partie des rares scènes vraiment intéressantes du film.

          Je vous invite à revoir lesdits films de Kurosawa, car si le film certes ne reproduit pas la mise en scène de kurosawa et ne parvient pas à émuler son talent pour l’éclairage, il essaie quand même extrêmement fort.
          J’ai bien aimé le film, si le rédacteur a choisi de faire l’impasse sur certains de ses aspects c’est aussi une contrainte technique. D’autant que si la critique est présente, il s’agit plus d’un constat relativement appuyé qu’une critique.

          Ce n’est pas ce que je cherchais à dire. Le problème est un problème d’écriture, à trop vouloir camoufler son piètre Twist, le réalisateur créé deux histoire parallèles, dont une n’as absolument aucune raison d’exister si ce n’est pour resurgir au sein de l’intrigue principale et de mettre en valeur le personnage de Mitsushima. Un bon polar aurait lié les deux intrigues plus tôt et de façon plus discrète afin de ne pas produire un « film à sketch ». Imaginez 6ème sens (qui n’est pas un polar ni un très bon twist, mais au moins c’est connu) où Bruce Willis mènerais sa petite vie de détective décédé tandis que le gamin se ballade en regardants des fantômes, les deux ne se rencontrant qu’à la fin, histoire de nous dire que, oh grand dieu, le détective était mort, fin.
          La question n’est pas de savoir si le twist est facile à deviner, mais si il est en accord avec une structure qui se tient, et si il est possible de le deviner en se basant simplement sur cette structure (ici, Mitsushima ne peux pas tenir un rôle aussi mineur, donc le rôle sera amené à gagner en importance). Un twist n’a pas vocation, du moins dans ce film, à être révélé par des réflexions méta, tout simplement.

  1. 13 janvier 2018

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