DOG x POLICE: The K-9 Force (2011) – Un film qui a du chien

Article écrit par Laetitia D.

Dog x Police sous-titré en japonais 純白の絆 (junpaku no kizuna) plonge le spectateur dans l’univers de l’unité canine de la police de Tôkyô.

© 2011 « DOG x POLICE » FILM PARTNERS

Dès le début du film, toutes les cartes sont données : un jeune homme légèrement dérangé pose une bombe dans un centre commercial bondé ; une équipe de détectives (dirigée par l’acteur MATSUSHIGE Yutaka) arrive mais on comprend qu’ils ne sont que secondaires, car la caméra glisse rapidement vers un jeune policier (HAYAKAWA Yusaku alias ICHIHARA Hayato) chargé de retenir la foule amassée sur les lieux. Apercevant un homme nerveux et à l’aspect louche, il le prend en chasse, abandonnant ainsi son poste. S’en suit un face à face musclé avec ce coupable potentiel, révélant les capacités physiques de ce fougueux policier. Il s’agira en fait d’un dealer et non du poseur de bombe. Conséquence : Hayakawa est transféré, non dans l’unité des enquêteurs comme il le désirait, mais dans la deuxième division de la Sécurité, plus précisément dans l’unité 4 qui travaille avec des chiens policiers. Celle-ci a pour rôle de détecter des criminels ou des substances dangereuses, de rechercher des éléments sur les scènes de crime et d’aider dans des opérations de sauvetage. Il découvre ainsi ce monde inconnu et commence son apprentissage sous les ordres du capitaine Mukai (TOKITO Saburo) et de son instructrice MIZUNO Natsuko (TODA Erika). Parallèlement, le poseur de bombes continue à semer la panique à Tokyo et le SAT (Special Assault Team) a bien du mal à le contrer.

© 2011 « DOG x POLICE » FILM PARTNERS

Aux commandes de ce film SATO Takahiro connu notamment pour avoir produit Death Note 1 et 2 (2006) ou Gantz (2010) ; deux scénaristes : KOMORI Yoishi et OISHI Tetsuya qui avait déjà travaillé avec Sato pour l’adaptation du manga Death Note et auquel on doit également Beck (2010) ou MW (2009). S’ajoute le réalisateur SHICHITAKA Go plus habitué du petit écran. Une brochette intéressante qui permet à ce film d’allier action et humour. Quant à la bande son, elle est signée SATO Naoki qui a à son actif plus d’une cinquantaine d’OST en dix ans (dont Pandora, Blood-C…) Celle-ci accompagne parfaitement les aventures de cette unité policière. De même, les sons in et hors-champs sont travaillés et largement mis en avant pour donner toute leur force aux scènes de confrontation ou de suspense. On se laisse ainsi porter facilement d’un bout à l’autre de l’intrigue.

© 2011 « DOG x POLICE » FILM PARTNERS

Au final, le film est sympathique. Explorer l’univers de ces policiers et de leur partenaire canin est une idée assez originale. Plusieurs séquences montrent ainsi leur entraînement et se penchent sur la question de la place du chien, de sa valeur. L’enquête policière est par conséquent en arrière plan dans une bonne partie du film et sert plus de prétexte à la découverte de la relation maître-chien ; l’intrigue se concentre principalement sur l’évolution du personnage joué par Ichihara, au contact de ses nouveaux coéquipiers et de son chien Shiro. C’est d’ailleurs l’une des critiques que l’on peut faire : après un début assez prenant avec la foule, la bombe et la première course-poursuite, les rebondissements se font plus rares et la suite se révèle parfois un peu trop « calme » pour les inconditionnels du film d’action, compte tenu du sujet et de ce qu’il se dégage de l’affiche. De même, quelques scènes peuvent sembler peu vraisemblables, notamment lorsque le jeune homme encaisse avec une facilité déconcertante une attaque à la barre en fer. Pourtant, on se laisse prendre au jeu et on ne peut s’empêcher de se demander comment l’histoire va évoluer et ce qu’il va advenir des personnages. Ils vous feront sourire et vous tomberez sous le charme de ces agents poilus. Le film de SHICHITAKA Go se laisse donc facilement regarder et le dénouement vous tiendra en haleine jusqu’à la toute fin.. Et pour les fans d’Apple, à noter une brève apparition de Steve Jobs dans la dernière partie du film.

informations sur le site allcinema

Article écrit par Laetitia D.

Céline Maxant

En créant le magazine Journal du Japon en 2008, je cherchais à valoriser la culture populaire japonaise auprès du grand public. Je souhaitais aussi mettre en avant les pratiques artistiques amateurs autour du manga et de l'animation comme le cosplay, et à faire vivre les événements aux passionné.es via des articles de presse et des reportages photos.

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