Hanagatami, Un rêve de cinéaste mis en chantier


Karatsu à la rescousse

 

Après le vent de chance inouïe, vint la guigne : Nobuhiko ŌBAYASHI très tôt dans la mise en production est diagnostiqué d’un cancer du poumon en phase quatre.

Maintenant souffrant et absent du plateau, les énergies vont tout de même perdurer pour faire exister le film, il faut dire que le cinéaste tourne avec les mêmes équipes depuis 40 ans et, en dehors des acteurs, la machine est bien rodée. La fourmilière s’est affairée en l’absence de sa reine et, au regard du cinéphile le plus exigeant qui soit, l’illusion est parfaite.

Le film va se payer le luxe de recréer en conditions réelles la parade Karatsu kunchi qui a lieux traditionnellement en novembre :
un immense carnaval, où les chars défilent en forme de casques de samouraïs, de dorades, de dragons, de tortues et d’autres
créatures fantastiques.

Chaque char mesure de cinq à six mètres de long et peut peser entre deux et cinq tonnes,
ce qui donne une idée de l’entreprise pharaonique demandée à cette petite ville.

Les habitants furent recrutés pour la figuration, la ville accepta que la parade se déroule deux fois la même année (une fois en août pour les besoins du tournage, et en novembre comme veut la tradition), tout était mis en place pour illuminer, tel un phare brûlant, ce petit morceau de Japon.

 

 

 

Guillaume PAUCHANT

Il faut avoir des films en soi, pour faire rêver le monde.

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