Bilan mi-saison japanime : automne 2020

Trier le bon grain de l’ivraie, voilà la tâche à laquelle doit s’atteler tout amateur de japanime à chaque début de nouvelle saison. Et du grain à trier – des nouvelles séries donc – il y en a !! Cet automne, on remarque d’ailleurs que c’est la plateforme Wakanim qui aura particulièrement su tirer son épingle du jeu en proposant le plus grand nombre de simulcasts de son histoire et en s’accaparant un grand nombre des titres les plus intéressants. Même si Crunchyroll a tiré malgré tout quelques belles cartouches, dont plusieurs sont partagées avec ADN.

Mais il n’est pas toujours facile de voir le potentiel d’un anime dès le premier épisode : certaines séries ne se révèle qu’après quelques épisodes, tandis que d’autres s’écroule après un début en fanfares… Journal du Japon vous propose donc un petit bilan, à presque mi parcours, des séries qui ont conquis ses rédacteurs et qu’ils continuent d’apprécier, semaine après semaine.

2020-11 Japanime Automne

 

Les blockbusters de l’automne

Jujutsu Kaisen – Crunchyroll

Jujutsu Kaisen

©Gege Akutami/Shueisha, JUJUTSU KAISEN Project

Le verdict d’Olivier : Jujutsu Kaisen, c’est incontestablement un des shônens sur lesquels le Jump compte pour relancer sa machine à succès. Si la campagne bat son plein autour du manga, il fallait donc une adaptation animée qui soit du même niveau.

Et on peut dire que sur ce point le travail a très bien été fait ! La série est très belle, et l’animation se paie très régulièrement des séquences sakuga (séquences à l’animation très fluide avec un soin tout particulier apporté à la direction artistique) de haute volée. C’est simple, il suffit de voir l’opening (ci-dessous) : c’est fluide, les personnages ont chacun leur façon de bouger et l’image a eu un traitement type Photoshop qui rajoute des effets de lumières aux décors 3D, on se croirait presque dans un Makoto SHINKAI. Le combat Gojo VS Sukuna du premier épisode est à cette image, et montre une maîtrise incroyable des mouvements de caméra. Gojo a une gestuelle qui lui est propre, qui respire la classe (l’ending ne dira pas le contraire), et ce trait de caractère est respecté dans l’animation. Alors bien sûr l’ensemble de la série n’a pas le niveau de l’opening, ce qui n’est jamais le cas sur un anime. Mais jusqu’à présent chaque épisode a su offrir une scène marquante, preuve que le budget n’a pas été alloué qu’à l’épisode 1. Croisons les doigts pour que cela continue ainsi.

Côté scénario, à part un petit flashforward, la trame du manga est respectée. Certains passages peuvent sembler mettre la charrue avant les bœufs, mais en avançant dans l’histoire on se rend compte que l’auteur est simplement encore en train de poser ses pions, et tous les enjeux ne sont pas encore mis sur la table. Si vous n’avez pas accroché au manga (on ne va pas se le cacher, la série ne réinvente pas le shônen) vous n’y trouverez peut-être pas votre compte, mais pourrez voir une production de qualité. Si vous aimez la version papier ça sera du caviar.

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :heart_eyes:
  • Charlène : :star_struck:
  • Alexis : :grinning:
  • Mick : :grinning: 
  • Jean-Baptiste : :slight_smile:
  • Julien : :slight_smile:
  • Amine : :neutral_face:

 

Burn The Witch – Crunchyroll / ADN

Burn the Witch

©Tite Kubo / SHUEISHA / BURN THE WISH Committee

Le verdict de Quentin : Cette saison d’automne 2020 s’ouvrait avec l’adaptation animée du dernier manga de Tite KUBO : Burn The Witch (BTW). Dès les premières minutes, l’anime montre clairement qu’il s’adresse aux lecteurs du one-shot. En effet, aucune mention n’est faite du chapitre 0, qui servait de prologue et introduisait l’histoire de Balgo. Ici, nous sommes immédiatement plongés dans le quotidien de Noel et Nini, deux sorcières chargées de maintenir la paix entre les dragons et les humains, au sein de la Wing Bind, l’équivalent anglais de la Soul Society.

Toutefois, à la différence de Bleach, le problème ici est que l’univers paraît trop bancal. Sûrement à cause du fait que KUBO n’a que trois malheureux chapitres (ou trois épisodes) pour le développer. On a donc du mal à se sentir immergé car on ne nous explique pas les règles qui régissent cet univers. Par exemple, on ne comprend pas vraiment les liens entre les deux mondes parallèles, alors que dans Bleach la place de la Soul Society était très claire. De même, l’origine des Hollow était rapidement expliquée, alors qu’ici les rapports humains/dragons sont assez flous…

Mais heureusement, il y a également pleins de bonnes choses à relever. Tout d’abord, le fait d’avoir deux héroïnes dans un shônen nekketsu est un fait assez rare qui mérite d’être relevé. Ensuite, le point fort incontestable de Tite KUBO : le chara-design. Tous les personnages principaux débordent de charisme. Et le studio Colorido leur rend honneur avec une animation magnifique et très colorée (que nous avions déjà beaucoup apprécié dans le film Penguin Highway). Enfin, malgré un backrgound peu étoffé, on voit germer çà et là quelques bonnes trouvailles, comme par exemple les « bombes de peintures » durant le combat final. Ainsi, à mon sens BTW est avant tout une friandise pour les fans de l’auteur de Bleach : c’est beau, c’est classe, et la BO déchire. Affaire à suivre.

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :heart_eyes:
  • Olivier: :star_struck:
  • Quentin : :grinning:
  • Charlène : :grinning:

 

Dragon Quest : Dai no Daibouken – Crunchyroll / ADN

©Toei Animation

Le verdict de Mick : Dragon Quest : Dai no Daibouken (ou La quête de Dai en VF) est un reboot de l’animé sorti pour la première fois en 1991. Après Digimon, la Toei animation a décidé de remettre au goût du jour un autre anime qui aura marqué la jeunesse de ceux nés dans les années 90. Cette première adaptation s’était terminée à l’époque après seulement 46 épisodes, sans aller au bout de l’histoire du manga original.

L’histoire suit les aventures de Dai, un jeune garçon élevé sur une île peuplée de monstres qui voit son destin bouleversé le jour où Avan, un héros légendaire, débarque en compagnie de Popp, son disciple. Peu de temps après, le Roi du mal ressuscite d’entre les morts et vient à la rencontre du jeune homme et de ses amis. Un événement qui changera la vie de Dai pour le meilleur ou pour le pire…

Que penser de cette nouvelle adaptation ? On retrouve dans les dessins un trait assez lisse qui fait presque penser aux cartoons destinés aux enfants. Enfants qui, disons le tout de suite, sont l’audience cible de ce reboot. Mais que cela ne vous décourage pas si vous faites partie des personnes ayant grandi avec cet animé : l’histoire reste malgré tout fidèle à la première adaptation, bien que cette fois-ci les épisodes ont adopté un rythme beaucoup plus rapide. L’action y est toujours bien présente et sublimée par une bande sonore et une animation dramatique lors du climax des combats. En d’autres mots : foncez !

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :heart_eyes:
  • Mick : :grinning:
  • Julien : :smiling_face_with_tear: :cry:
  • Olivier : :neutral_face:

 

DanMachi saison 3 – Wakanim

DanMachi 3 - Wakanim

©Fujino Omori-SB Creative Corp./Danmachi3 Project

Le verdict de Alexis : En 2015, DanMachi, adapté d’un light novel de Fujino OMORI, surprenait ceux qui le découvraient par la façon dont, assumant à fond son caractère de shônen prototype, il se jouait des codes du genre et adoptait une démarche quasi-méta, aussi fun que rafraîchissante.

Deux saisons et un film plus tard, ce troisième volet des aventures de Bell, la déesse Hestia et sa Familia, toujours animé avec le même soin par J.C. Staff, n’a cependant plus tout à fait la même saveur. Bien sûr, il reste encore une moitié de saison qui s’annonce relativement épique et intéressante. Mais les cinq premiers épisodes déjà diffusés chez nous par Wakanim ont troqué le plaisir jouissif et parodique de 2015 contre une intrigue plus convenue, qui s’aventure sur des terres maintes et maintes fois explorées. En effet, en posant la question de la nature des monstres du donjon, cette saison 3 aspire à gagner en profondeur, mais le fait sans ce léger recul qui rendait la première saison si attachante.

Pour autant et malgré ses défauts, DanMachi se regarde sans bouder son plaisir. D’abord parce que renouer avec son casting est un bonheur que l’on aurait tort de se refuser. Ensuite parce que cette saison trois a le mérite, dans la lignée du film qui la précédait, d’essayer d’étendre un univers sur lequel on savait au fond, jusque-là, peu de choses. Enfin parce que son humour, pour peu que l’on ne soit pas dérangé par son côté harem un peu trop appuyé, fait, bien souvent, encore mouche comme au premier jour.

Impressions de l’équipe :

  • Amine : :heart_eyes:
  • Alexis : :slight_smile:
  • David : :slight_smile:

 

Les valeurs sûres

Higurashi Gô – Wakanim

Higurashi Gou - Wakanim

©2020Ryukishi07/Higurashi-P

Le verdict de Elliot : Déjà près de 20 ans se sont écoulés depuis la sortie au Japon, en 2002, du visual novel Higurashi no Naku Koro Ni, et 14 ans depuis le début de la série animée de 2006. Et c’est alors que début 2020, une annonce est apparue : un nouvel anime Higurashi pour cette année. Mais ce qui se présentait dans son premier épisode comme un remake ne s’est au final pas limité à une simple réadaptation de l’histoire originale. Affublé d’un nouveau sous-titre ( traduit par « karma »), Higurashi Gô raconte bel et bien un autre tournant des événements de Juin 1983, avec un personnage (que nous ne citerons pas) encore une fois perdu dans le monde des fragments.

Toujours sur la ligne entre personnages moe un peu gênants, horreur, malédiction et drames familiaux, Higurashi conserve son ambiance unique dans une réalisation plus soignée que l’anime de 2006. En tant que lecteur ou public de la première histoire, on ne peut qu’être très curieux de la suite des événements qui, même s’ils se résument pour l’instant à de simples divergences (tout de même lourdes de sens !), déboucheront forcément sur quelque chose de neuf.

Pour connaître l’histoire complète et mieux apprécier cette oeuvre unique, je ne peux que vous encourager à lire le VN (avec la très bonne traduction française de Pierre Bancov akka Pbsaffran) ou, à défaut, à regarder l’anime de 2006, et seulement ensuite vous jeter sur Higurashi Gô qui nécessite des connaissances préalables de l’univers. Profitez-en pour vous plonger ou retourner encore une fois à Hinamizawa, au milieu du sanglot des cigales.

Impressions de l’équipe :

  • Elliot : :hushed:
  • Amine : :heart_eyes: 
  • Jean-Baptiste : :sunglasses:

 

The Irregular at Magic High School – Wakanim

Irregular at Magic Highschool 2 - Wakanim

© 2013 Tsutomu Sato/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Le verdict de Julien : Parfois, même en japanime, tout vient bel et bien à point à qui sait attendre. 6 ans après la première saison, et 3 après l’histoire originale du film (un peu dispensable), voici enfin une 2e saison pour The Irregular at Magic High School. Cette fois, il faudra pourtant se contenter de 13 épisodes pour ce Visitor Arc, qui en contrepartie adaptera les 3 tomes de cet arc plus long que les précédents.

Côté scénario, un court arc des LN est passé à la trappe entre les 2 saisons, mais cela ne se ressent pas vraiment. L’histoire enchaîne donc naturellement quelques mois après les événements de l’« Halloween Ardent », qui annonçait de possibles répercussions géopolitiques mondiales. Pourtant cette fois, Tatsuya et sa bande semblent se retrouver confrontés à une menace d’ordre un peu plus « ésotérique » que ce à quoi la licence nous avait habitué, même si celle-ci sera bien sûr rationalisée.

Après 5 épisodes, on est à la fois ravi de retrouver l’univers magico-scientifique de Tsutomu SATO et ses personnages, mais aussi un peu perturbé par le déroulement de ce début d’arc. En effet, pour le moment, le contexte géopolitique si appréciable de la série est clairement en retrait, tandis que différents éléments d’intrigue théoriquement sans liens se rejoigne un peu facilement. De plus, la narration semble parfois un peu décousue d’une scène à l’autre… Techniquement par contre, le studio 8-bit (qui officiait déjà sur le film) reprend le flambeau de Madhouse de façon tout à fait honorable, avec une animation propre mais toujours une mise en scène un peu « figée » typique des adaptations de romans. Sans être déçu, on espère donc que la suite de la saison rassemblera efficacement les pièces du puzzle et renouera avec la toile de fond que la série a su tisser jusqu’à présent.

Impressions de l’équipe :
Amine : :heart_eyes:
Julien : :slight_smile:
Jean-Baptiste : :confused:

 

The Day I Became a God – Wakanim

The Day I Became a God

©VISUAL ARTS / Key / Kamisama Project

Le verdict de David : À première vue, The Day I Became a God coche toutes les cases pour être un énième animé avec une héroïne loli… Mais les apparences sont trompeuses et il se révèle être au final une assez bonne surprise. Après Angel Beats! et Charlotte, Jun MAEDA revient avec cette nouvelle série de 12 épisodes qui sait alterner comédie et scènes de vie dans un contexte dramatique. En effet, dès le début, Yōta Narukami fait la connaissance d’une jeune fille, Hina, qui dit être une déesse. Grâce à ses pouvoirs de prescience, elle lui annonce que la fin du monde aura lieu dans 30 jours…

L’été japonais, avec le chant des cigales, le tintement des fūrin au vent, la dégustation de pastèque et de kakigori, en feraient presque oublier le compte à rebours affiché à la fin de chaque épisode. Simple et efficace, l’animé pique notre curiosité. Qui est cette « ingénue » habillée en nonne ? Qui ou quoi provoquera Ragnarök ? L’histoire s’installe progressivement, la part belle est donnée à l’humour avec de nombreuses blagues sur les dieux ou kami et tous les jeux de mots à base de « divin », « béni des dieux », « mystique », « croire », « l’habit ne fait pas le moine » y passent. Même la romance qui se profile (ou pas) avec l’ami d’enfance de Yōta – qui s’appelle Izanami, comme la déesse shintō de la mort – participe au comique de répétition…

Une chose est sûre, pourtant, la comédie devrait laisser place au drame prochainement : à voir comment évolueront les choses ! Mais en tous cas, si Aniplex et le studio P.A.Works (Fairy Gone et Appare-Ranman! dernièrement) ne révolutionnent pas l’animation japonaise, ils offrent tout de même, outre les apparences, un animé assez bien écrit et réalisé.

Impressions de l’équipe :

  • Amine : :heart_eyes: :exploding_head:
  • David : :slight_smile:
  • Jean-Baptiste : :confused: :yawning_face:

 

Moriarty the Patriot – Wakanim

Moriarty - Wakanim

©Ryosuke Takeuchi, Hikaru Miyoshi / SHUEISHA, Moriarty Project 2020

Le verdict de Charlène : Je ne suis pas forcément à jour du manga Moriarty qui sort chez Kana (8 volumes à l’heure actuelle), mais j’étais heureuse d’apprendre qu’une adaptation allait avoir lieu. Et quand j’ai su qu’elle serait réalisée par Production I.G. j’ai été très intriguée. Généralement ce studio fait du bon travail, et puis l’histoire de Moriarty est franchement sympa.

Résultat, j’ai foncé sur la série dès qu’elle est apparue sur Wakanim et, pour le moment, même si je suis à la bourre, rien de bien nouveau si on compare avec les premier et deuxième volumes. L’animation est propre, l’ambiance est là, à la fois sombre, tortueuse et énigmatique, et les intrigues sont fidèles et bien rythmées. On découvre donc pour le moment les protagonistes, leurs rencontres, leurs liens mais aussi leur travail… Aucune allusion à Sherlock Holmes, qu’on sait être l’ennemi naturel de Moriarty, mais comme c’est inspiré des aventures de Conan Doyle, on suppose que cela arrivera ? Quoi qu’il en soit on a hâte de découvrir les prochains méfaits que vont pouvoir mettre en place Moriarty et ses camarades afin de venir en aide à ceux dans le besoin, et de voir s’ils réussiront vraiment à faire disparaître ce système de classes anglo-saxon qui gangrène la société.

Voici donc un bon anime d’enquêtes façon criminelles au temps des premières innovations industrielles, au 19e siècle. La réalité historique est respectée et pose le socle de la série. Vivement la suite de ce titre rempli de mystère qui devrait tenir en haleine !

Impressions de l’équipe :

  • Charlène : :star_struck:
  • Tanja : :slight_smile:

 

Akudama Drive – Wakanim

Akudama Drive - Wakanim

©Pierrot,TooKyoGames/Akudama Drive Production Committee

Le verdict de Jean-Baptiste : Amateur de séries futuristes, déjantées et ultra-brutales ? Vous êtes à la bonne adresse. Des criminels de haut niveau embrigadés de force tentent le casse du siècle, et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’action est au rendez-vous !

Projet original du studio Pierrot , Akudama Drive est fortement marqué par la patte de son créateur, Kazutaka KODAKA, qui est aussi à l’origine de la saga Danganronpa. Visuellement d’abord, avec un character design et des effets de transition typiques. Mais également au niveau de l’écriture de ses personnages, qui se définissent souvent au travers d’une fonction assez simple, au point qu’on en oublie leurs noms (l’assassin, le bagarreur, l’arnaqueuse…). Mais c’est justement cette apparente simplicité qui rend cette série agréable, en faisant le plus souvent la part belle à l’action et en réduisant au maximum les temps d’exposition. Akudama Drive n’a donc rien de révolutionnaire, mais il offre un excellent divertissement et promet même quelques retournements de situations sympathiques !

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :heart_eyes:
  • Amine : :grinning:
  • Jean-Baptiste : :slight_smile:

 

Les bonnes surprises de l’équipe

The Gymnastic Samouraï – Wakanim

The Gymnastic Samurai - Wakanim

©Gymnastics Samurai Project

Le verdict de Charlène : Autant mon précédent choix était l’adaptation d’un manga, autant mon second choix est un anime original mais toujours diffusé sur Wakanim ! Une surprise quand on sait que le studio derrière celle-ci est celui qui réalise également cette saison Jujutsu Kaisen : le studio MAPPA.

Rien que de savoir qu’un nouvel anime sportif arrivait, j’étais joie ! De plus MAPPA est un studio réputé pour son animation plutôt propre et dynamique. Ici on choisit pour la première fois (en dehors de Hikari no Densetsu) de parler de gymnastique, et surtout masculine ! Rares sont les anime qui osent s’aventurer dans ce genre de sports un peu complexes à dépeindre. On y suit donc Jôtaro, un trentenaire qui adore la gymnastique mais qui est clairement au bout de ses capacités face à la nouvelle génération qui monte. Suite à sa rencontre inopinée avec un étranger mystérieux, Léo, qui se prend pour un ninja, il reprend espoir et décide de ne pas arrêter ce sport pour lequel il donne tout depuis tant d’années. On nous dépeint ainsi un personnage plutôt mature et qui nous est très rapidement sympathique !

Les opening et ending sont plutôt cool d’ailleurs et mettent l’ambiance générale de la série en avant. Car actuellement, même s’il y a déjà 5 épisodes, on aperçoit plus qu’on ne nous montre la pratique de la gymnastique, mais ça reste suffisamment bien amené pour ne pas nous frustrer. Bref, on a hâte d’en savoir plus sur Léo, sur le héros afin de savoir s’il arrivera là où il souhaite aller, et bien sûr rencontrer les autres personnages qui devraient le faire avancer. Une belle surprise je vous dis.

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :heart_eyes:
  • Amine : :heart_eyes:
  • Charlène : :grinning:

 

Adachi & Shimamura – Wakanim

Adachi to Shimamura - Wakanim

©2019 Iruma Hitoma/KADOKAWA CORPORATION/Adachi to Shimamura Production Committee

Le verdict de Amine : « L’amitié reçoit les confidences de l’amour ; l’amour reçoit-il les conseils de l’amitié ? » Une phrase qui sied parfaitement à Adachi & Shimamura, série romantique qui nous apporte une douceur nuageuse, adaptée du light novel de Hitoma IRUMA et disponible chez Wakanim.

À travers une animation sublime, au visuel poétique et percutant empli de féerie, Tezuka Production nous entraîne dans les relations entre adolescentes et l’ensorcellement d’une rencontre qui change le destin. C’est ce que Adachi et Shimamura vont découvrir au moment où leur vie s’entrelace, lorsqu’elles se croisent au deuxième étage du gymnase de leur lycée. À ce moment-là, c’est le début d’une grande amitié. Elles jouent au ping-pong, traînent ensemble après les cours… Mais si quelque chose arrivait et devait changer leur relation à jamais, comment réagiraient-elles ?

C’est l’intrigue qui nous tient en haleine au cours de ces cinq premiers épisodes, des épisodes qui ne cessent de nous plonger dans la complexité des relations adolescentes, tout en nous permettant de découvrir nos deux héroïnes. D’un coté Adachi, l’introvertie qui depuis son plus jeune âge a du mal à se faire des amis, ce qui la pousse à se renfermer sur elle-même et se forger une carapace qui tient les autres éloignés d’elle. De l’autre Shimamura, son exacte opposée, qui a une capacité de sociabilisation remarquable, mais qui ne semble être qu’une façade qui cache un tourment qui ronge la jeune fille…

Impressions de l’équipe :

  • Amine : :star_struck: :kissing_heart: 
  • Tanja : :slight_smile:

 

By the Grace of the Gods – Wakanim

By the Grace of the Gods

©Roy, HOBBY JAPAN/ By the Grace of the Gods Project

Le verdict de David : Oui, je sais : encore un isekai ! On pourrait en avoir assez de cette mode des animes qui se déroulent dans un autre monde. Aujourd’hui ce n’est pas ce qui manque, donc il faut innover pour se démarquer. En ce sens, j’avais bien aimé le côté WTF de Bofuri: Je suis pas venue ici pour souffrir alors j’ai tout mis en défense, déjà sur Wakanim, dont j’attends avec impatience la saison 2 (en 2021 ?). Et tout comme Maple qui était un personnage qui sortait de l’ordinaire, dans By the Grace of the Gods, on retrouve un héros naïf et gentil aux pouvoirs lui aussi extra-ordinaires.

On y suit la nouvelle vie de Ryôma Takebayashi, ingénieur système de 39 ans mort dans son sommeil. Trois dieux attachés à lui l’envoient alors dans un autre monde, réincarné dans le corps d’un petit garçon de 8 ans. Grâce à la bénédiction des dieux, ses connaissances et sa magie, il dompte des centaines de slimes avec qui il vit paisiblement au cœur d’une forêt. Son quotidien est bouleversé à la suite de sa rencontre avec la famille Jamil qui l’accueille chaleureusement parmi eux.

Les premiers épisodes sont plus axés tranches de vie qu’aventure : en espérant que l’histoire prenne un peu de hauteur et que des enjeux apparaissent enfin… Pour résumer, By the Grace of the Gods est une bonne surprise car se démarque des autres isekai. Pour se faire un meilleur avis de l’animé, il faudra toutefois attendre quelques épisodes supplémentaires car le début est encore trop plat. Pas sûr que tout le monde puisse ou veuille le faire…

Impressions de l’équipe :

  • David : :slight_smile:
  • Tanja : :slight_smile:
  • Jean-Baptiste : :slight_smile:
  • Amine : :slight_frown:

 

Hypnosis Mic: Division Rap Battle – Wakanim

Hypnosis-mic - Wakanim

©HYPNOSISMIC -Division Rap Battle- Rhyme Anima Project

Le verdict de Tanja : Hypnosis Mic: Division Rap Battle, c’est un projet cross média du label Evil Line Records (King Records) débuté en 2018, le but étant de vendre des albums et une bonne quantité de merchandising. La franchise inclus ainsi des adaptations en manga, un jeu sur smartphone, des concerts, des events et donc, désormais, un anime. Elle fonctionne très bien au Japon où c’est un véritable succès commercial.

L’anime était très attendu et ce dernier est disponible sur Wakanim. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas prise de tête. Le scénario semble avoir été créé après une bonne biture dans un izakaya, suivie d’une nuit blanche dans un karaoké. Jugez plutôt : dans un futur proche, un tiers de la population a disparu après la troisième guerre mondiale. Craignant l’anéantissement total de l’espèce humaine, les autorités en place tentent de remplacer l’artillerie par le débat afin d’éviter toute autre guerre. À la place, les conflits sont désormais disputés avec des microphones spéciaux qui infligent des dommages psychiques.

Des pointures du rap japonais se sont occupées de certains titres (Zeebra, Nobodyknows). Le flow des doubleurs/chanteurs n’est pas toujours fous et cela reste un rap très accessible, cependant il y a tout de même quelques bons titres. L’anime en lui-même se laisse regarder, avec une bonne dose de second degré. Les chansons sont toutes disponibles en streaming sur Spotify ou Apple music.

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :rofl:
  • Jean-Baptiste : :rofl:

 

Iwakakeru – Sport Climbing Girls – Crunchyroll / ADN

Iwakakeru - Crunchyroll

©石坂リューダイ・サイコミ / 花宮女子クライミング部応援団

Le verdict de Amine : Décidément l’année 2020-2021 nous réserve de belles surprises en terme d’anime sportif original. Et ça commence avec Iwakakeru – Sport Climbing Girls – sur Crunchyroll et ADN, adapté du manga du même nom de Ryūdai ISHIZAKA.

Nous suivons Konomi Kasahara, élève de première année au lycée pour fille Hanamiya, qui après avoir remporté de nombreuses compétitions dans l’e-sport cherche un nouveau challenge. C’est ce qui va l’amener à découvrir le club d’escalade de son lycée, qui n’a été formé que l’année précédente. Konomi tombe rapidement sous le charme de ce sport qui sollicite à la fois le corps et l’esprit pour grimper les murs, mais qui lui rappelle surtout les puzzle games auxquels elle excellait.

Avec une animation correcte, le studio BLADE nous permet d’apprécier cet anime qui nous fait découvrir l’escalade comme un sport de compétition, ses techniques, et l’entrainement qu’il demande pour être performant. On peut craindre au début de tomber dans l’ecchi à outrance et la sur-sexualisation de son casting quasi exclusivement féminin, mais il n’en est rien. L’anime reste concentré sur la découverte de ce sport, et les différentes prises de vue sur positions que prennent les grimpeuses dans l’ascension des murs renforce cet aspect. L’histoire évite les pièges de la répétition, en apportant un aspect comique avec Konomi qui entre en mode gameuse shooté au Tetris en escaladant un mur, mais aussi des aspects plus dramatiques avec les autres membres qui constituent le club de Hanamiya. Drôle et original, Iwakakeru ne manquera pas de vous agripper et vous faire découvrir les joies de l’escalade.

Impressions de l’équipe :

  • Amine : :slight_smile: 
  • Charlène : :slight_smile:
  • Julien : :neutral_face:
  • Tanja : :worried:

 

Du potentiel à confirmer

Talentless Nana – Wakanim

Talentless Nana - Wakanim

©Looseboy,Iori Furuya/SQUARE ENIX, “TALENTLESS NANA”Production Committee

Le verdict de Jean-Baptiste : Avec ses élèves dotés de super-pouvoirs qui se font tuer les uns après les autres, Talentless Nana offre un huis clos plutôt réjouissant, du moins sur le papier. Dans les faits, le contrat est pour le moment à peu près rempli, même si le scénario souffre dans l’ensemble d’une certaine faiblesse d’écriture. On a par exemple du mal à voir pourquoi certains pouvoirs pourraient être la cause du nombre de victimes potentielles de leur propriétaire, tandis qu’à mesure que de nouvelles capacités surnaturelles sont dévoilées, on voit mal comment Nana pourrait arriver à ses fins… Mais une fois qu’on a accepté que la série n’aura pas la finesse d’un Death Note, elle reste très agréable à regarder, d’autant que certaines exécutions sont très inventives. Talentless Nana offre un écho assez intéressant au jeu Among Us, qui jouit depuis quelques temps d’un certain succès sur internet.

Impressions de l’équipe :

  • Amine : :heart_eyes: :exploding_head:
  • Jean-Baptiste : :grinning:
  • Julien : :confused:

 

Magatsu Wahrheit Zuerst – Wakanim

Magatsu Wahrheit Zuerst - Wakanim

©Magatsu Production Committee

Le verdict de Tanja : Magatsu Wahrheit Zuerst est à l’origine un RPG en ligne multijoueur créé par KLab, auquel les japonais peuvent jouer depuis avril 2019. Il est également disponible depuis octobre dans le monde entier, ce qui colle avec le début de son adaptation animée, diffusée sur Wakanim, et réalisée par le studio Yokohama Animation Lab (Lapis Re:LiGHTs).

L’histoire nous entraîne dans la vie de deux jeunes habitants de l’empire, Innumael, un livreur un peu timide mais travailleur, et Leocadio, une jeune et naïve recrue. Bien qu’ils soient différents, l’un comme l’autre se préoccupent de leur petits frères et sœurs de cœur mais également de leur avenir en tant que soldats dans la capitale impériale. L’histoire de l’empire et le destin des deux héros se trouvent bouleversés suite à une affaire de contrebande…

La réalisation et le scénario soigné en font un anime intéressant, même s’il ne fait pas parti des favoris de cette nouvelle saison et que je n’ai pas joué au jeu. Pour le moment je le trouve plaisant mais pas exceptionnel, j’attends le moment où l’histoire fera mouche et où je pourrai dire qu’il valait le coup. En effet, le début prend son temps pour présenter les personnage et cet univers, il est donc peut-être plus facile à appréhender quand on a joué au jeu lui-même. J’espère être surprise dans les prochains épisodes.

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :slight_smile:
  • Jean-Baptiste : :slight_smile:

 

Ikebukuro West Gate Park – Wakanim

IWGP - Wakanim

©Ira Ishida/Bungeishunju Ltd./IWGP Partners

Le verdict de Alexis : Franchise issue de romans de Ira ISHIDA et déclinée depuis en drama et diverses séries de mangas, Ikebukuro West Gate Park n’avait, étonnamment, encore jamais été adaptée en anime. Une situation à laquelle Doga Kobo, studio a l’origine de la touchante adaptation de Sing Yesterday for Me, remédie en proposant, cet automne, sa version en 12 épisodes de l’œuvre d’ISHIDA, diffusée chez nous par Wakanim.

Avec son cadre – le quartier animé d’Ikebukuro – et son synopsis qui promettait de montrer la vie des marginaux qui le peuplent, on était en droit d’attendre d’IWGP une plongée dans la jeunesse et l’underground japonais façon furyô manga. Force est de constater que, pour l’instant et après cinq épisodes, IWGB ne se permet que peu d’audace, donnant à voir une version très lisse et policée des gangs qu’il met en scène. Pas forcément palpitant, l’animé n’est pourtant pas nécessairement à bouder, et vaut avant tout pour son personnage principal, le charismatique Makoto. Membre d’aucun des gangs mais proche de chacun d’entre eux, c’est la façon dont il se fond d’un clan et d’une classe à l’autre, ainsi que le regard sans à priori qu’il pose sur ceux qui croisent son chemin qui donnent son charme à la série. Ça, et aussi les deux endings interprétés par Innosent in Formal, avec l’espoir que les sept prochains épisodes soient un peu plus ambitieux.

Impressions de l’équipe :

  • Tanja : :heart_eyes:
  • Alexis : :slight_smile:
  • Amine : :slight_smile:

 

Pour retrouver la liste complète des séries diffusées cet automne par chaque plateforme :

 

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