Yôkai Ippai : Yôkai et cuisine japonaise dans un jeu de société autoédité !

A Journal du Japon, nous rédigeons régulièrement à propos de jeux de société inspirés par ou venus du Japon. Nous vous présentions notamment 4 jeux des éditions Igiari le mois dernier. Aujourd’hui, c’est avec un immense plaisir que nous vous dévoilons Yôkai Ippai. Aurélie a créé ce jeu de société de A à Z, de la mécanique de jeu aux illustrations. Elle a fait le choix de l’autoédition et vous découvrirez ses raisons en lisant notre interview demain ! Nous avons testé une partie à quatre joueurs et sommes fins prêts à vous expliquer les ficelles de ce jeu prometteur ! Si le concept vous plaît et que le cœur vous en dit, n’hésitez pas à participer à sa campagne Ulule dont le lien se trouve à la fin de l’article. De belles contreparties sont au rendez-vous !

L’histoire derrière Yôkai Ippai

Dans le cadre de son séjour en PVT au Japon, Aurélie avait créé deux mascottes comme on en voit beaucoup là-bas : Yuzu et Mi, un chat et un écureuil. Ces derniers étaient au cœur d’une intrigue ponctuée d’énigmes qu’Aurélie et Philippe, son copain, proposaient à leurs abonnés. Yôkai Ippai se présente comme la suite de ces aventures, alors que les deux personnages sont retournés dans leur monde parallèle où ils sont jurés de célèbres concours de cuisine.

Cependant, le nouveau concours ne se passe pas aussi bien que prévu, et les participants manquent à l’appel. La raison : des Yôkai vicieux et affamés ont infesté le monde de Yuzu et Mi, désireux de dévorer les candidats. Pour les repousser, ils sont aidés par la sorcière Mamajo et auront une double mission : préparer des recettes le jour et combattre les Yôkai malfaisants la nuit.

Heureusement, durant la journée, les candidats pourront se faire épauler par des Yôkai moins néfastes que leurs homologues nocturnes : ces derniers pourront perturber leurs adversaires pour leur donner l’avantage. Dans ce concours, tous les coups sont permis, tant que chacun arrive à ses fins et en un seul morceau. Car si les Yôkai envahissent le concours en trop grand nombre, tout sera perdu.

Visuel du jeu Yôkai Ippai

Visuel illustrant le plateau de jeu © Aurélie de Yôkai Ippai

Yôkai Ippai, ça se joue comment ?

Si la plupart des mécanismes ne sera certainement pas inconnue des adeptes de jeux de plateau ou de cartes, c’est le subtil mélange de plusieurs genres en un seul qui confère son originalité et son dynamisme à Yôkai Ippai. Un certain nombre de règles entrent en compte, tant pour la mise en place que pour la partie elle-même, et qu’il faudra assimiler avant de se lancer.

Les différents types de cartes

  • Les Royaumes : au nombre de dix, on y retrouve des animaux du folklore japonais (tanuki, kitsune, koï par exemple), et ils disposent chacun de spécificités. Chaque représentant d’un Royaume doit remplir 3 objectifs distincts pour gagner des points. Ces derniers sont secrets et doivent être accomplis dans la plus grande discrétion pour ne pas se faire contrer.
  • Les Humeurs de Yuzu et Mi : ce sont des jurés capricieux et leurs humeurs influenceront la partie. En début de partie, il faut composer avec deux cartes et leurs contraintes. En cours de jeu, de nouvelles cartes se rajouteront et d’autres seront remplacées. Seules celles encore présentes sur le plateau en fin de partie seront prises en compte dans le décompte des points.
  • Les recettes : inspirées des plats traditionnels japonais, revisitées en versions végétales et parfois totalement inventées, ces recettes savoureuses sont caractérisées par leurs ingrédients, leur saisonnalité et leur place dans le menu (entrée, plat, dessert ou boisson). Il faudra donc être attentif à l’ensemble de ces détails au moment de les choisir.
  • Les ingrédients : tous à l’état brut comme s’ils venaient d’être récoltés, ils sont les éléments-clés pour fabriquer les recettes. Eux aussi sont classés selon leur saisonnalité, et certains seront plus fréquents que d’autres. L’Orange du Marchand, une carte spéciale qui permet à la personne la possédant en fin de partie de gagner 5 points, n’existe qu’en un seul exemplaire par exemple.
  • Les événements : chaque Royaume doit jouer un nombre donné d’événements, piochables en journée. Ces cartes ont différents impacts : gagner ou perdre des ingrédients, échanger des recettes, voler des ingrédients ou même faire tomber la nuit plus tôt.
  • Les Yôkai : ils attaquent lors des phases de nuit. Faces visible et cachée présentent des illustrations identiques, à la différence que la face cachée dévoile la faiblesse du Yôkai et le moyen de s’en débarrasser : soit en utilisant des ingrédients précis, soit en réalisant une action spécifique.
  • Les saisons : en début de partie, on tire une carte saison au sort qui sera valable jusqu’à la fin. Il faudra prendre soin de favoriser les recettes saisonnières pour obtenir plus de points.
Cartes ingrédients du jeu Yôkai Ippai Cartes recettes du jeu Yôkai Ippai
Cartes Humeurs du jeu Yôkai Ippai Diverses cartes du jeu Yôkai Ippai

Différentes cartes extraites de Yôkai Ippai : ingrédients, recettes, royaumes, yôkai, humeurs … © Marine (discoveRin) pour Journal du Japon

La préparation d’une partie

Avant de démarrer, chaque joueur reçoit une carte Royaume : il la consulte, prend connaissance de ses objectifs et la conserve face cachée. A lui de tenter de les réaliser sans se faire démasquer. Il obtient également 7 ingrédients, et doit choisir une carte recette parmi les cinq piles sur le plateau : entrée, plat, dessert, boisson et recette de saison. Attention : pour les quatre premières, on peut consulter l’intégralité de la liste et choisir la plus intéressante, mais pour les recettes de saison, il s’agira de piocher la première carte.

Il faut ensuite préparer le champ de récolte : pour cela, il suffit de placer 6 cartes « ingrédients » issues de la pioche en face visible au pied du plateau. Viennent ensuite les humeurs de Yuzu et Mi : on en place une de chaque personnage sur le plateau, annonçant ainsi les premières contraintes. Enfin, on prépare une pioche de cartes Événements qui seront utilisées plus tard, ainsi que la pioche de Yôkai disposée sur le plateau en face cachée.

Chaque joueur choisit son pion et le place sur le chiffre zéro du plateau, et le fera avancer sur les nombres de points correspondants tout au long du jeu. Un lancer de dé détermine le 1er joueur, qui obtient donc la carte « premier joueur », puis on tournera dans le sens des aiguilles d’une montre. On tire au sort une carte « saison » qui influencera toute la partie.

La dernière étape consiste à placer Baku, une carte spéciale qui permet de vaincre un Yôkai précis, ou de repousser les attaques de la carte Événement Yonaki Baba. Pour cela, on lance le dé et on place la carte sur le chiffre du plateau correspondant. La première personne qui atteindra cet emplacement récupère la carte et c’est à partir de ce moment qu’il devient possible de piocher des cartes Événement. Le jeu peut démarrer.

Mise en place du plateau

Visuel illustrant le plateau de jeu pour la préparation d’une partie © Aurélie de Yôkai Ippai

La phase de jour

Le jour consiste à préparer des recettes. Les joueurs vont réaliser une action par tour, parmi les suivantes :

  • Récolter un ingrédient : soit en échangeant une carte de sa main avec une carte du champ, à condition que la carte déposée y soit déjà présente ; soit en déposant une carte inédite dans le champ et en récupérant deux cartes dans la pioche des ingrédients.
  • Terminer une recette : une fois les ingrédients nécessaires à une recette en main, on peut la poser et se défausser de ces derniers. Attention, un joueur peut voler vos cartes à tout moment, il faut donc être stratège et maintenir ses ressources un tour de plus après les avoir réunies. Chaque recette rapporte des points : si c’est une recette de saison, elle en vaut 2 de plus. Si non, elle en fait perdre 2. Chaque recette permet de récupérer des « restes » (indiqués sur la carte) : ces ressources sont réutilisables une fois, pour une recette ou contre un Yôkai. Une fois utilisée, il suffit de retourner la carte à l’envers pour signaler qu’on a utilisé les restes.
  • Jouer une carte événement : certaines vous permettront de piocher habilement des ingrédients, d’autres iront voler des cartes à vos adversaires, d’autres encore vous obligeront à échanger votre recette avec un joueur… Il y a donc de bonnes ou mauvaises surprises. Toute erreur de timing pouvant être fatale, à vous de déterminer votre stratégie.
  • Changer de recette : si vous n’arrivez pas à trouver les ingrédients nécessaires, vous pouvez vous défausser de votre recette et en piocher une autre, de la même manière qu’au début : en choisissant une pile et en parcourant les cartes disponibles. Cette action vous coûtera 2 points, il vaut mieux l’utiliser en dernier recours.

A vous de déterminer l’action la plus propice pour vous permettre de gagner des points en fonction du déroulement du jeu. La phase de jour s’achève lorsqu’il y a 12 ingrédients dans le champ.

La phase de nuit

Il est temps de dévoiler la face visible du Yôkai en haut de la pile : tout le monde a donc connaissance de sa faiblesse et de la méthode pour le repousser. Les joueurs se concertent pour déterminer qui souhaite combattre un Yôkai. Si deux personnes en ont la capacité et désirent le chasser, c’est celui qui fait le jet de dé le plus haut qui l’emporte.

Combattre un Yôkai fait perdre des ressources, mais également gagner des points selon sa puissance. De plus, même s’il est possible de passer une phase de nuit sans en repousser un seul, il faut être vigilant car seulement 4 Yôkai peuvent être simultanément en jeu sans être vaincus. Si un 5ème apparaît et ne peut être chassé, c’est la fin de la partie et tout le monde a perdu ! Il faut donc jouer temporairement en équipe pour éviter une mort subite.

La phase de nuit s’achève lorsque les joueurs ont éliminé ou non des Yôkai, et que plus aucune action ne peut être menée.

Fin de partie

La partie se termine si le plateau est envahi de 5 Yôkai invaincus, ou si la totalité des cartes est dévoilée en phase visible. La personne possédant la carte « premier joueur » lors du dernier tour lance un dernier dé qui débloquera une action finale applicable à tous : elle peut être favorable ou non.

C’est le moment de compter les points. Tout au long du jeu, les joueurs ont fait avancer leurs pions en réalisant des recettes ou en combattant des Yôkai. A cela, il faut ajouter ou retirer les points déterminés par les cartes spéciales :

  • Points de Yuzu et Mi : en fonction des cartes Humeur disposées sur le plateau, on vérifie le respect ou non des contraintes et on ajuste le nombre de points de chacun en fonction.
  • Points de Royaume : pour chaque objectif dûment rempli, le joueur remporte 5 points. S’il a respecté le nombre de cartes Événement à jouer de sa carte, il empoche 5 points supplémentaires.
  • Points de l’Orange du Marchand : la personne possédant cette carte ajoute 5 points à son score.

La personne ayant le plus de points a gagné. Ainsi, il est impossible de déterminer le gagnant avant la toute fin de la partie !

Exemple d'une fin de partie

Voilà la fin de notre partie de 2h30 ! © Marine (discoveRin) pour Journal du Japon

Durée d’une partie de Yôkai Ippai

La durée d’une partie de Yôkai Ippai est variable selon le nombre de joueurs et leur maîtrise du jeu. Actuellement, il est possible de jouer de 2 à 4 joueurs. A quatre, on joue avec 10 Yôkai. Il faut donc au minimum 10 phases de nuit pour révéler tous les monstres.

Au fur et à mesure des parties, on commence à saisir les subtilités et faiblesses des ennemis, les objectifs des Royaumes, ce qui permet d’aller plus vite. Mais en moyenne, Aurélie recommande environ 20 minutes par joueur, soit 1h20-30 en moyenne pour une partie à quatre. Dans notre partie de test, nous étions deux débutants et avons vraiment pris notre temps, la partie a duré 2h30. Tout dépend du rythme, des modes de jeu adoptés par chacun, de la vitesse de déroulement des phases de jour et de nuit.

L’avis de Marine

Globalement parlant

J’ai testé Yôkai Ippai lors d’une partie à quatre joueurs avec Aurélie, sa mère et son copain Philippe. Il a fallu un petit temps d’adaptation pour bien assimiler les règles, assez nombreuses. J’avais parcouru le compte Instagram du jeu pour me familiariser avec l’univers et quelques règles qu’Aurélie avait présentées, mais sa mère ne connaissait pas du tout la mécanique. Cela m’a permis de confirmer que j’avais bien saisi le principe.

Je dois admettre qu’une partie de Yôkai Ippai est relativement longue, entre la mise en place du plateau et la partie elle-même. Pour ma part, cela ne me dérange absolument pas car j’apprécie les jeux immersifs comme celui-ci, et j’ai connu des jeux bien plus chronophages. Mais si vous êtes du genre à vous lasser vite ou à préférer enchaîner des mini-jeux, Yôkai Ippai sera peut-être un peu trop costaud. Bien sûr, la longueur d’une partie est totalement aléatoire puisqu’elle dépend du nombre de joueurs, de leurs choix de jeux et de leur connaissance et maîtrise des cartes. En tant que grands débutants, il était normal que cela rallonge la partie, mais je n’ai pas trouvé de temps mort. C’est dynamique, et on a de quoi s’occuper pendant que leurs autres joueurs préparent leurs actions. Affiner sa stratégie par exemple.

Les points forts de Yôkai Ippai

J’ai beaucoup apprécié le croisement de différentes mécaniques classiques de jeux. La possibilité de réaliser plusieurs actions à chaque tour apporte un rythme certain et permet de toujours rester actif, même quand ce n’est pas à nous de jouer. J’ai du mal avec les jeux trop automatiques avec des actions répétitives, c’est donc un aspect qui m’a séduite. Le concept des phases de jour et de nuit est également stimulant : la première est plutôt individualiste en mode chacun pour soi, tandis que la seconde nécessite davantage de communication. Le fait de devoir temporairement s’allier avec ses adversaires est un parti pris que je trouve particulièrement attirant. On aide la nuit pour mieux poignarder dans le dos le lendemain !

J’ai eu un coup de cœur pour les illustrations : si on a l’habitude des cartes kawaii quand il s’agit de jeux japonais, les dessins d’Aurélie sont ici fidèles à la réalité et très travaillés, un véritable régal pour les yeux ! Soyez prévenus, vous finirez la partie affamé et avec une furieuse envie d’aller manger japonais ! D’ailleurs, j’ai également trouvé très agréable de s’affranchir des vus et revus sushis, yakitori et autres gyoza. Dans Yôkai Ippai, on retrouve vraiment des recettes traditionnelles, qui rendront les connaisseurs nostalgiques et les néophytes curieux !

Le mot de la fin

De manière générale, je considère Yôkai Ippai comme un jeu très prometteur que j’aimerais beaucoup intégrer à ma collection personnelle. Il peut paraître très dense de prime abord, mais il se prend en main facilement. Il est adapté aux soirées entre amis ou en famille, les plus jeunes apprécieront sans doute les visuels colorés des Yôkai et des recettes. Puisque c’est une première version, Aurélie apportera sans doute des améliorations, mais ce premier jet a déjà un bon potentiel. Enfin, grâce à la pluralité des modes de jeux, il saura séduire un grand nombre de joueurs. Yôkai Ippai est typiquement le jeu qui pourra être complété d’extensions de recettes et de monstres au fil du temps !

De nombreux éditeurs proposent aujourd’hui des jeux de société inspirés du Japon, mais rares sont les auteurs qui optent pour l’auto-édition pour ce genre de thématique. Aurélie a relevé le défi, et ces longs mois de travail ont porté ses fruits : Yôkai Ippai est un jeu tous publics, au design soigné et agréable, avec une mécanique dynamique et des modes de jeu variés. A nous maintenant de soutenir la campagne de ce joli projet afin qu’il puisse voir le jour et finir dans nos salons !

Pour participer à la campagne, cliquez sur l’image ci-dessous ! Pour célébrer le partenariat entre Journal du Japon et Yôkai Ippai, pour toute contribution, vous recevrez en cadeau les deux marque-pages présentés. Suivez les instructions de l’image ! Merci à Aurélie de récompenser nos fidèles lecteurs !

Marque-page version "Kawaii" Marque-page version "Yabai"

Marque-pages inédits spécial Journal du Japon pour les lecteurs de JDJ ! © Aurélie pour Yôkai Ippai

Vidéo de présentation de la campagne Ulule © Aurélie pour Yôkai Ippai

 

 

Marine Mlt

Je suis Marine, alias Rin sur le web. Passionnée par la culture japonaise depuis de nombreuses années, je l'enseigne aujourd'hui aux débutants en plus du français. J'adore rédiger des articles sur mes expériences au Japon et la pop-culture en général. Retrouvez-moi dans de multiples domaines !

8 réponses

  1. Manue2 dit :

    Superbe article qui donne vraiment encore plus envie d’avoir le jeu (Je suivais déjà le projet) et qui me confirme que le jeu donne faim.

    • Marine M. dit :

      Bonjour, ici Marine, rédactrice de l’article.
      Merci pour votre retour chaleureux et ravie que mon article vous ait tant motivée 🙂
      Oh oui, il donne très faim !! J’ai hâte d’avoir le jeu aussi 🙂

  2. Patrick Chapotin dit :

    Bravo pour ce bel article très complet

  3. Yuzumi dit :

    Merci beaucoup pour ce superbe article, vraiment du très beau boulot !
    Merci aussi d’avoir pris le temps de tester le jeu avec nous !
    Bravo pour ce bel article, qui explique très bien le jeu et son fonctionnement !

    • Marine M. dit :

      J’ai essentiellement répondu à ton autre commentaire mais merci de m’avoir laissé tester le jeu et pour ta confiance quant aux articles !
      Je suis ravie que tu considères que j’ai bien expliqué le jeu 🙂

  4. TibOtaku dit :

    Cet article permet vraiment de comprendre le fonctionnement des règles, et le style de jeu. Je ne regrette vraiment pas de soutenir ce projet et j’ai hâte de pouvoir y jouer. Merci pour ce retour d’expérience de jeu, c’est très éclairant. (et l’interview de l’auteure du jeu est tout aussi intéressante, merci encore)

    • Marine M. dit :

      Bonjour,
      Ici Marine, rédactrice de l’article. Merci beaucoup pour ce chaleureux commentaire qui me va droit au coeur !
      J’ai également très hâte d’avoir mon exemplaire et de pouvoir y jouer 🙂
      Je suis ravie de voir que mon retour d’expérience ait pu éclairer les futurs joueurs. Ravie également que l’interview plaise 🙂

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