La créatrice Lilly Seekwet remplit vos penderies

Défilé de mode Lilly Seekwet aux Utopiales 2009. © Photo Journal du Japon

Lilly Seekwet présente sa ligne de vêtements d’influence pop-japonaise sur la scène des Utopiales de Nantes.

« À 8 ans, je voulais faire « Jean-Paul Gaultier » comme métier ! » Aujourd’hui, Julie a 21 ans et a présenté sa propre collection : Lilly Seekwet, au cours des 10e Utopiales de Nantes. Timide mais très courageuse, une poignée de jeunes filles s’est portée volontaire pour défiler sur la scène principale du festival, juste après le concours de cosplay. C’est avec fierté qu’elles ont toutes porté la marque. Les jolies tenues se sont enchaînées. Alors que l’ensemble à capuche donne des allures de petits chatons japonais, le yukata peint à la main rappelle les coutumes du pays. « Ma collection mêle traditions vestimentaires japonaises et costumes de manga futuriste, autant tiré de la littérature comme xxxHOLiC de CLAMP, que des jeux vidéos comme Final Fantasy X  Un style pile dans les tendances actuelles de la mode lolita franco-japonaise, mais aussi très personnel.

Son univers est en effet imprégné par ses expériences, puisque c’est en travaillant dans l’animation 3D qu’elle découvre le manga et les jeux vidéo. « J’ai découvert un univers vestimentaire qui correspondait à mes envies créatives, c’est ce qui m’a poussé à retourner vers ma vocation d’origine, la mode. » Avec sa machine à coudre, payée après plusieurs heures de baby-sitting, Julie, alias Lilly, lance sa collection. Pour son premier défilé aux Utopiales, la jeune créatrice présente par exemple le Bolero Meow : un boléro en polaire, avec une capuche doublée en fausse fourrure, et fermeture par 2 boutons à 49 € (ci-dessus). La japanimation, oui mais ce n’est pas l’unique raison qui l’a poussée à se jeter à l’eau. « La monotonie de la mode d’aujourd’hui, elle manque cruellement d’imagination, de fantaisie et d’originalité. » La créatrice a finalement trouvé son terrain de jeu.

Le défi de la scène

Il ne manquait plus qu’à présenter ses œuvres au public. Un défi et un grand moment pour cette jeune auto-entrepreneuse. « La dernière tenue du défilé a été terminée la veille de la journée Manga-tan et a dû être retouchée directement sur mannequin le jour même. » Julie ne s’est pas laissée démonter, au contraire, elle a su relever le challenge comme toute grande créatrice de mode. « Dès que je me suis retrouvée au milieu de mes mannequins portant mes créations, plus aucune peur, c’était alors comme une évidence. Assurément le plus beau jour de ma vie. » Un premier défilé, salué par les applaudissements. Lilly Seekwet a de nouveau défilé sur scène à l’occasion de la convention nantaise Wazabi V et gagne en assurance, puisqu’elle vise pourquoi pas Japan Expo.

Pour aller plus loin :
http://lillyseekwet.wordpress.com (blog)
lillyseekwet.free.fr (site)
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Céline Maxant

En créant le magazine Journal du Japon en 2008, je cherchais à valoriser la culture populaire japonaise auprès du grand public. Je souhaitais aussi mettre en avant les pratiques artistiques amateurs autour du manga et de l'animation comme le cosplay, et à faire vivre les événements aux passionné.es via des articles de presse et des reportages photos.

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