Elinor Jones, les coulisses d’une maison de couture

Le premier volume de la BD Elinor Jones, la nouvelle série d’Algésiras et Aurore, sort le 27 janvier 2010.
Certain.es connaissent Aurore (parfois sans le savoir) pour son travail d’illustratrice sur les affiches de Japan Expo, d’autres pour ses albums : Pixie, Kookaburra Universe #10, et Elinor Jones. Sa patte graphique ne passe pas inaperçue. Elle fait partie de cette génération d’auteur.es et de dessinateur.ices qui s’inspire aussi bien de la BD franco-belge que du manga, dans la narration et dans le dessin.
Aurore revient aujourd’hui avec une toute nouvelle série en trois tomes Elinor Jones, publiée dans la collection Blackberry-Strawberry chez Soleil et dont le scénario est signé Algésiras (Candélabres). On y suit le parcours d’Elinor Jones, une jeune couturière qui intègre la célèbre maison de couture Tiffany dans l’Angleterre du 19e siècle. Notre héroïne doit s’adapter très vite à son nouvel environnement et aux personnes qui l’entourent, toutes plus mystérieuses les unes que les autres.
Le premier volume : Le Bal d’hiver était disponible en avant-première à la Fnac de Nantes, mercredi 20 janvier 2010 avant sa sortie le 27. Il plaira sans aucun doute aux lecteur.ices de tout âge. Il est en effet difficile de ne pas se laisser séduire par les magnifiques costumes d’époque, par les décors, des dialogues fins et poétiques, et par cette belle histoire pleine de maturité. Aurore, avec qui nous avons pu échanger, définit d’ailleurs cet album comme « un ouvrage intimiste ». Si on retrouve bien son univers dans cet opus, on retrouve aussi la touche artistique de la scénariste. « Algésiras a un style contemplatif et je tenais à ce que cet aspect de son style ressorte dans l’album », témoigne la dessinatrice. C’est sûrement ce qui explique qu’il dégage autant de beauté y compris dans la narration. Ici, nous sommes encore en présence d’un duo qui fonctionne. « Je suis une vraie fan de ma scénariste ! », s’amuse Aurore.
Cousu main
Bien que l’histoire se déroule au 19e siècle, Elinor Jones n’est pas la représentation historique d’une époque. « Nous nous sommes documentées sur cette période et sur les différents styles vestimentaires, raconte Aurore. Mais nous ne nous sommes pas imposées de date particulière pour garder une liberté d’interprétation. » C’est le cas pour les costumes, la mode, mais aussi pour les relations entre les personnages. Les deux artistes ont avant tout créé une ambiance. Un résultat très personnel, « cousu main », qui reflète la sensibilité de la dessinatrice et de la scénariste. Aurore raconte qu’avec Algésiras, elles ont « simplement suivi leurs envies ». On aimerait bien que cette série se prolonge bien au-delà des trois tomes prévus.

