Mon premier cours d’aïkido

Adeline reçoit ses premiers conseils © Photo JDJ TDR

Il existe une multitude de disciplines d’art martial japonais. Peu importe celle qu’on choisit d’apprendre c’est toujours avec hâte qu’on souhaite en posséder les techniques. Celle qui nous intéresse ici est l’aïkido. Mais ne nous précipitons pas. Plusieurs choses sont à savoir quand on se lance dans l’aventure, qu’on nous explique et qu’on comprend à travers un premier cours.
Au Dan Club de Beaulieu à Nantes, 20 h 30, le cours d’aïkido est sur le point de commencer. Le professeur Philippe Doussin explique quelques subtilités de la pratique à Adeline, débutante qui s’apprête à suivre sa toute première séance. Des gestes de base comme entrer sur le tatami en marche arrière et pieds nus.
À 27 ans la jeune femme s’est intéressée à l’aïkido après avoir découvert cet art martial japonais dans un article de magazine. « Cet art y était décrit comme un entraînement à la fois du corps et de l’esprit, ça m’a plu », témoigne-t-elle.
La pratique de l’aïkido ne se réduit effectivement pas à la simple connaissance des attaques et des techniques de défense, mais il s’agit bien d’un engagement sur une voie qui implique la volonté de l’étudiant.e à se perfectionner et à respecter une étiquette. Ce qui avait attiré Pierre, 29 ans, 1er Kyū, dans cette pratique était l’idée « d’un art du combat non violent, suivant une certaine esthétique ». Il a découvert un exercice qui « s’appréhende sur du long terme, qui apporte bien plus que la pratique, comme un travail sur soi ».

Après avoir rejoint le tapis, on s’assied en seiza (position à genoux) en ligne avec les autres élèves. Le moment de faire le vide. Notre enseignant se tourne alors vers le portrait du fondateur Morihei Ueshiba avant de faire le salut. « Dōzo yoroshiku onegai shimasu ! » (Je m’en remets à vous, s’il vous plaît). On enchaîne sur quelques minutes d’échauffement, pendant lesquelles il apprend aux débutant.es comment chuter en avant et en arrière.
Puis il nous présente une projection (Kokyu nage) avec un des élèves le plus gradé. À nous ensuite de les imiter en prenant chacun des deux rôles tour à tour avec notre partenaire. Il s’agit de le faire tomber. À chaque échange, on n’oublie jamais de se saluer. Et l’opération sera répétée plusieurs fois jusqu’à la fin du cours. Dans un premier temps on s’exercera dans une forme d’application Tachi waza (debout) puis dans une deuxième temps Suwari waza (à genoux).

Arrive la fin de la séance qui sera marquée de nouveau par un salut tourné vers le portrait du maître fondateur et un « Dōmo arigatō gozaimasu ! » (Merci beaucoup) Pendant que les élèves gradés plient avec minutie leurs GI (tenues traditionnelles), Adeline conclut : « La pratique de l’aïkido demande de la réflexion et de la coordination. Il faut trouver un équilibre avec son partenaire et bien savoir chuter. Les rituels de l’exercice sont vraiment très intéressants. »

À l’occasion de la journée internationale de la paix déclarée par l’ONU le mercredi 21 septembre, la Fédération Française d’Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires met en place une semaine portes-ouvertes dans toute la France du 18 au 24 septembre 2011. Enfilez donc votre jogging et laissez-vous tenter !

Pour aller plus loin :
www.semaineaikipaix.aikicom.eu
www.aikido.com.fr

Céline Maxant

En créant le magazine Journal du Japon en 2008, je cherchais à valoriser la culture populaire japonaise auprès du grand public. Je souhaitais aussi mettre en avant les pratiques artistiques amateurs autour du manga et de l'animation comme le cosplay, et à faire vivre les événements aux passionné.es via des articles de presse et des reportages photos.

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