Angoulême fait tomber les clivages de la bande dessinée
La bande dessinée met en évidence l’existence d’un nombre infini de styles et d’univers. Les auteurs ont pu se retrouver pendant un long week-end à l’occasion du 36e Festival International de la BD d’Angoulême.

© Photo Julien Tartarin
Les différentes activités du festival sont réparties au cœur d’Angoulême. Le chemin qui mène les visiteur.euses à l’Hôtel de Ville est comme un pèlerinage, il suffit de grimper sur les hauteurs en partant de la gare pour atteindre son but. Impossible de se perdre avec l’aide des panneaux nous indiquant la direction du Monde des Bulles ou de l’espace Para-BD. « L’organisation du groupe nous permet d’être disponibles face à la forte affluence de visiteurs », témoigne Thomas, vendeur sur les stands du Manga Building qui avait élu domicile à l’espace Franquin. Le festival a rassemblé près de 225 000 visiteurs autour des tables rondes et des auteur.ices venu.es d’Europe, du Japon, ou encore des États-Unis, apporter leur vision du monde à travers la bande dessinée, considérée comme le 9ème art.
La bande dessinée japonaise tient une place importante parmi l’ensemble des activités du festival. « Le responsable du Manga Building nous a demandé de participer et de donner une représentation du manga sous ses différents aspects. », nous explique Thomas. Un espace dédié, des invité.es reconnu.es tel.les que Hiroshi Hirata, de nombreux ateliers animés par les dessinateur.ices, la présence significative des éditeur.ices comme Glénat, Soleil ou bien Delcourt. Tout était réuni pour rappeler l’importance du manga dans le monde de la BD. « Je viens au Manga Building surtout pour l’avant-première de Ponyo sur la Falaise, le dernier film de Hayao Miyazaki », raconte Emil qui est revenu d’Angleterre exprès pour l’occasion.
Le mélange des styles
La bande dessinée est un art populaire soumis aux influences internationales. Beaucoup d’auteur.ices et de dessinateur.ices trouvent leur source dans la BD franco-belge, le manga mais aussi le comics, comme c’est le cas pour Joe Kelly et J.M-Ken Niimura avec leur titre Je tue des Géants. Bien que le manga ait été exposé à l’écart des autres activités du festival, la diversité des artistes présent.es et la pertinence des ateliers faisaient tomber les clivages qui existent encore dans les mentalités avec l’arrivée soudaine de la culture manga en France. Ce n’était donc pas tant pour le différencier mais bien pour lui rappeler qu’il a toute sa place dans nos bibliothèques.
Pour aller plus loin :
www.bdangouleme.com

