Le phénomène AKB48
Quinze membre de la formation AKB48, qui se produit habituellement dans le quartier Akihabara à Tokyo, ont déchainé les passions au JE Live House les 3 et 4 juillet 2009 avec un beau spectacle et des chansons fraîches et entraînantes.

Dès que les lumières s’éteignent, le public acclame les jeunes chanteuses d’AKB48. Petites jupes volantes, sourires au lèvres et micros en main, les quinze idols s’alignent et entament leur chorégraphie vêtues de leur uniforme d’écolière. Petit à petit, la salle se remplit. De plus en plus de mains s’agitent dans les airs répétant scrupuleusement les mouvements des artistes. « On espère que les fans seront aussi réceptifs à notre spectacle qu’au Japon et qu’on sera accueillies avec la même chaleur », nous confiaient Minami Minegishi, Rie Kitahara et Rino Sashihara, trois des recrues du groupe AKB48 sélectionnées pour venir en France, avant de monter sur scène (cf. notre interview) Pari gagné pour les quinze idols qui ont envahi la scène du JE Live House vendredi 3 et samedi 4 juillet.

Quinze sur cette scène, AKB48, formé par le producteur Yasushi Akimoto, regroupe en réalité 48 jeunes idols. Le terme AKB faisant référence à Akihabara, le quartier où elles se produisent tous les soirs dans leur propre théâtre (8e étage du magasin Don Quijote). AKB48, c’est un groupe de chanteuses et de danseuses qui se définissent avant tout comme des idols. « Être idol, c’est être proche des fans, on peut nous voir tout le temps, il n’y a pas de distance avec eux sur scène », raconte la jeune Minami qui pense que « c’est ce qui fait la différence avec les autres artistes ».
Trop nombreuses pour se produire en même temps, les AKB48 ont été divisées en sous-groupes. « Chaque groupe a sa particularité : la team A représente plus le côté kawaï, la team K est un groupe plus sportif et la team B regroupe les filles les plus jeunes ou les nouvelles », nous explique Minami. Celle-ci n’hésitera pas à souligner qu’elle était présente depuis le début de l’aventure, comme pour s’affranchir des autres membres du groupe. Elles ont commencé à 21, puis ont vite été rejointes par quinze autres jeunes filles, et ainsi de suite, pour enfin former les teams A, K et B.
Alors que Minami et Rie, 18 et 16 ans, font partie de la team A, Rino, âgée de 16 ans, fait partie de la B. À Japan Expo, les trois groupes étaient représentés et toutes les filles se sont mélangées pour interpréter, en petits groupes ou toutes ensembles, les titres forts de leur répertoire comme Namida Surprise !, 10nen sakura ou Ogoe Diamond, changeant régulièrement de costumes. Même en nombre réduit, quelques difficultés subsistent. « Dès qu’il en manque une à l’appel, on crie : où es-tu ? où es-tu ?, à la fin de la journée on finit par avoir mal à la gorge », rapporte Rie en riant. « On ne peut pas offrir de cadeaux à tout le monde non plus ! On n’a pas assez d’argent ! » renchérit Minami.

AKB48 : Machine à révéler les talents
Pour Rino, Rie et Minami, pas encore majeures au Japon, l’expérience AKB48 semble les avoir aidé à mûrir. « J’ai appris le respect des horaires, les bonnes manières mais surtout l’entraide, la solidarité », avoue Rie. « Je suis arrivée dans le groupe alors qu’il n’était pas connu. J’ai compris qu’il fallait faire des efforts, travailler dur pour réussir », rajoute Minami. Les jeunes idols ne comptent pas s’arrêter là. Réussir à rejoindre AKB48 leur a donné envie d’aller encore plus loin.
En entrant dans le groupe, Rie avait déjà pour objectif de devenir actrice. Rino, elle, a trouvé sa voix grâce à AKB48. « Je me suis rendue compte que j’aimais avoir une activité qui me permette d’être proche des autres, j’aime parler avec les gens et je voudrais devenir mannequin ». Minami, ne s’est en revanche pas encore décidée. « Pour le moment j’aime tout faire, chanter, danser, on verra bien ensuite ».
Le concept d’AKB48 leur permet d’être reconnues par des producteurs. « Il viennent dans notre salle et si l’une d’entre nous les intéresse, ils entrent en contact avec elle », détaillent les trois jeunes filles. Grâce à ce système, Akimoto Sayaka (présente également à Japan Expo) a par exemple déjà pu jouer dans le film Densen Uta. En attendant de les revoir en tête d’affiche, elles continueront d’animer les soirées d’Akihabara.
Retrouvez notre interview complète de Minami Minegishi, Rie Kitahara et Rino Sashihara

