Suupa Kokujin, Yhno y pensait déjà tout jeune

Ynho fête la sortie de son premier manga, Suupa Kokujin aux éditions Kazoku et dans le cadre de son association Mugenji.

Ynho présente son manga Suupa Kokujin. © Photo Sophie Pluquet

Il a commencé par dessiner des planches à l’âge de 7 ans. Le 27 novembre dernier, Yhno sortait le premier tome de son manga Suupa Kokujin aux éditions Kazoku. Comment le vit-il ? « Comme un projet auquel j’ai réfléchi depuis que je suis au collège. » Avant d’en arriver là, il a d’abord créé son association Mugenji en avril 2006 pour promouvoir les fanzines et les jeunes auteurs qui souhaitent sortir. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine à parcourir les conventions parisiennes comme Epitanime ou Japan Expo pour se faire connaître. « Lors de Paris Manga, nous sommes tombés sur un éditeur qui a voulu en savoir plus sur mon projet de série et a tout de suite proposé de l’éditer. Un coup de chance ! » La chance oui, mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de travail et d’investissement derrière. « Je me rends compte que sortir un manga c’est déjà énorme, mais je veux aller beaucoup plus loin. Pour moi, je n’ai encore rien fait. » Il faut également être entouré des bonnes personnes. « Kazoku est une nouvelle maison d’édition, nous apprenons beaucoup des uns et des autres en travaillant ensemble. » Et enfin, il faut avoir du talent.

D’ailleurs Suupa Kokujin, de quoi ça parle ? Ejy est un jeune chef de gang. Bani par les siens, il se retrouve sans rien du jour au lendemain. Un soir, il voit une étoile filante et fait un vœu. C’est alors qu’elle lui atterrit sur la tête et lui procure des pouvoirs surnaturels. Il peut invoquer un super héros funky avec une coupe afro. Grâce à lui, il va commencer à recruter des membres pour faire parti de son nouveau clan. Au fil de l’histoire, on finit par se demander si ce héros est pour lui une chance ou plutôt une malédiction.

« C’est un manga de style shônen qui se passe en Île-de-France, nous raconte l’auteur. Chaque épisode correspond au recrutement d’un membre, dans un univers parallèle. » On est entraîné à chaque fois dans un nouvel environnement, où on découvre une autre culture etc. Dans le premier chapitre Suupa Kokujin : gang, funk, hiphop et japan addict, on rencontre par exemple des lolitas.

Au travail !

Les retours autour du manga sont plutôt « positifs » d’après lui, même si il pense avoir « beaucoup trop la tête dans le travail pour vraiment s’en rendre compte ». Yhno est en effet scénariste sur un autre manga, dont le titre n’a pas encore été décidé. Il prépare également un « heroic fantasy » dans le cadre de son association. Enfin, il se concentre actuellement sur la 18e édition de l’Epitanime qui se tiendra les 28, 29 et 30 mai 2010. « Nous profiterons de cet évènement pour sortir le premier volume de notre magazine de pré-publication » À l’instar du célèbre hebdo japonais Shônen Jump, qui publie ONE PIECE ou BLEACH, le lecteur pourra donc y découvrir plusieurs histoires. Affaire à suivre !

Cristina Thaïs

Je suis passionnée de culture japonaise. J'aime étudier, comprendre les différences et les complexités de ce magnifique pays, non sans mille contradictions. Je voyage une fois par an au Japon pour le parcourir de long en large. J'ai un point faible pour les expositions, la mode, les cosmétiques japonais, le J-rap et la bonne cuisine locale. J'adore échanger sur ces sujets, alors n'hésitez à me laisser un commentaire! @tinakrys

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