FAIRY TAIL : Les contes de la guilde

Nous l’avons appris il y a quelques jours, Hiro Mashima sera à la 11e édition de Japan Expo. Le mangaka viendra présenter FAIRY TAIL (entre autres), une série qui a incontestablement su gagner le cœur des Français.

Le 13e tome de la série sortira à l’occasion de Japan Expo 11. © 2006 HIRO MASHIMA / KODANSHA LTD.

Fairy Tale

Parmi les hommes et les femmes du pays de Fiore, il existe des élus qui ont le pouvoir de manipuler les forces magiques, ces êtres sont nommés des madôshi ou plus communément des mages. Afin de contrôler ces calamités ambulantes, un consortium de mages très puissant a décidé de créer une hiérarchie fragmentée en guilde dans le but d’ériger un réseau d’aide au peuple concernant les problèmes liés à la magie.

Dans cette histoire, vous serez amenés à suivre les aventures de l’une de ces guildes tristement célèbre pour les dégâts collatéraux qu’elle occasionne, il est bien sûr question de la guilde Fairy Tail. Parmi les membres de cette confrérie totalement loufoque nous suivons les pérégrinations de trois d’entre eux : Natsu, le dernier tueur de dragon du feu et grand malade des transports, Lucy une jeune mage céleste qui pactise avec les esprits du zodiaque et enfin Happy, le compagnon de toujours de Natsu, un petit chat bleu qui sait voler.
Bien sûr, nos trois héros auront vite fait de s’allier avec d’autres personnages tout aussi farfelus que nous auront bien le temps de découvrir.

FAIRY TAIL © 2006 HIRO MASHIMA / KODANSHA LTD.

En route vers le succès

FAIRY TAIL est un nekketsu classique qui nous plonge dans un univers fantastique aussi loufoque que cohérent. Mashima n’aspire sûrement pas à révolutionner le genre mais propose là une œuvre divertissante largement approuvée par le public et appréciée pour son ton décalé et son potentiel. On s’en rend compte au fil des premiers chapitres, avec une histoire qui ne cesse de s’étoffer (notamment avec l’apparition d’une trame de fond), un graphisme qui ne cesse de s’améliorer et où on découvre un auteur qui ne cesse d’affirmer son style. FAIRY TAIL s’est finalement déjà targué de plusieurs distinctions. Le manga a été élu meilleur shônen de l’année aux Japan Expo Awards 2009 mais aussi 3e meilleur espoir manga à l’Anime Manga Grand Prix 2008, mais ne rivalise pas (il est peut-être un peu tôt pour le dire) avec les ténors du shônen comme ONE PIECE, manga avec lequel on le compare souvent.

Un air de déjà-vu ?

Il est en effet difficile de ne pas voir en FAIRY TAIL un ersatz de ONE PIECE. Ici point de bateau ni de Luffy mais plutôt un Natsu totalement ivre de combat et présentant les mêmes symptômes caractériels que notre pirate susnommé. Même la patte graphique de l’auteur Hiro Mashima ressemble à s’y méprendre au style d’Eiichirô Oda.

Faut-il donc s’insurger et crier au scandale ? Ça serait faire du bruit pour rien. Ce phénomène s’explique simplement par le fait qu’Oda tout comme Mashima ont été marqués par l’œuvre d’Akira Toriyama (Dr Slump, Dragon Ball). Une influence qui se ressent dans le coup de crayon et le récit des deux mangaka. Ils ne sont pas les premiers et ne seront pas les derniers. Atsushi Ôkubo, qui ne jure que par Dr Slump, avoue faire partie de ces auteurs avec son SOUL EATER. Mais ce n’est pas la seule référence qu’on va retrouver dans FAIRY TAIL.

© 2001 Hiro Mashima • Kodansha / Rave Production Committee

Détail anecdotique et amusant, Mashima, un peu taquin, y a aussi glisser des clins d’œil à ses séries précédentes. C’est ainsi que le personnage de Plue dans RAVE revient sous le nom de Nikola dans FAIRY TAIL. Ce petit personnage au physique atypique est un mélange de chien avec un nez en forme de foreuse et tout tremblotant de partout, de quoi faire craquer toute nippone (et aspirante nippone) qui se respecte.

Après 12 tomes, parus en France chez Pika (le 13e sortira à Japan Expo 2010), on ne peut que vous encourager à prendre connaissance de ce manga pour public relativement jeune mais qui ne déplaira pas pour sa légèreté même aux plus âgés. Passer à côté des aventures de cette guilde un peu tarée serait bien dommage. Vous serez prévenus, et pas de scantrads ça tue les maisons d’édition, bande de petits malfrats.

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