Final Fantasy XIV : Bienvenue en Eorzea

Avec une sortie mondiale fin septembre et un trailer à couper le souffle, le tout nouveau MEUPORG de Square Enix avait de nombreux atouts en main. En effet, un an après son annonce à L’E3, Final Fantasy XIV était sur le papier le futur prétendant au trône du célèbre jeu en ligne de Blizzard. Pourtant, il semblerait que la récente sortie de la mise à jour 4.0.1 de World of Warcraft, qui prépare l’arrivée du dernier add-on Cataclysm, vienne mettre des bâtons dans les roues du dernier bébé online de la firme nippone. Mais est-ce la seule raison à ce possible échec ? Nous allons tenter d’y répondre du mieux que nous pourrons.

© Final Fantasy XIV/Square Enix

Depuis son annonce l’année dernière à l’occasion de l’E3, Final Fantasy XIV, disponible depuis le mardi 5 octobre 2010 sur PC en Europe, n’a pas cessé de faire parler de lui. Il faut avouer que le trailer diffusé lors de la conférence Square Enix a laissé les spectateurs dans un mutisme admiratif et on les comprend. Quelque part, le succès de son prédécesseur, Final Fantasy XI n’est plus à prouver. Sortie en 2002 au Japon le titre online de Square Enix à drainé presque 500 000 abonnés et près de 2 millions de personnages actifs fin 2009. Une bagatelle vis-à-vis du mastodonte du genre, WoW qui lui totalisait cette même année 11 millions et demi de comptes actifs. Mais la comparaison s’arrête là, puisque les deux jeux ne s’adressent pas totalement à la même catégorie de joueurs. Depuis son lancement, FF XI a quand même vu son total d’add-on s’élever à quatre, WoW lui mettra en ligne son troisième add-on le 7 décembre prochain. Il faut dire que le titre online de la firme nippone à su conserver un noyau de fan hardcore gamer, car pour jouer à l’ancien titre il en fallait du courage, tant la difficulté était de mise.

De beaux décors quoiqu’un peu vides

Mais revenons à nos moutons ! FF XIV quoi qu’on en dise a su faire table rase des gros points noirs de son passé. Tout d’abord la réalisation graphique est en tout point magnifique si tant est que vous possédiez un PC dernier cri, pour afficher la totalité des options possibles. Les décors des trois capitales de départ, à l’instar du dernier opus sont toutes très différentes et gigantesques. Vous aurez loisir de démarrer dans une ville en plein milieu de la végétation luxuriante, dans une cité marchande ou encore au bord d’une ville à flanc de falaise au beau milieu des pitons rocheux. Seul point négatif à ces décors somptueux, l’effet de vide tant les rues de ces citadelles sont larges et les zones étendues.

Un départ chaotique

Comment parler d’un MMO, sans présenter la création de votre avatar que vous suivrez durant toute sa carrière. Tout d’abord, il ne faut absolument pas croire que nous allons descendre par pur plaisir l’aspect qui va suivre car il est important pour comprendre l’état d’esprit dans lequel on est lorsqu’on démarre le jeu ensuite : explication. Après une installation sans encombre du jeu votre serviteur, qui n’est pas un total abruti question informatique, n’as pas tardé à rencontrer des difficultés rien que pour la création du compte. Il faut savoir que rien n’est indiqué mis à part une adresse qui, lorsqu’on s’y rend ne vous prend aucunement par la main, ça commence mal ! Après ces quelques péripéties, il faut comprendre soi-même que « l’achat » d’un slot pour créer votre futur personnage se gère sur le site de Square Enix. Enfin un nouveau système d’achat par objet virtuel, les Crysta, a fait son apparition afin de vous apporter différentes options. Vous arrivez à suivre ? Non ? C’est normal vous êtes dans la politique du débrouillez vous ! Sachez toutefois que ce système est normalement adapté pour éviter toute sorte de fraude (goldeurs) mais aussi aux parents afin d’acheter la somme nécessaire de ces Crysta dans le but de contrôler le temps de jeu de leurs enfants. Pour ça on ne peut que les féliciter nos amis nippons !

Mon avatar ne veut pas de moi !

Après avoir sué sang et eau et acheté un emplacement de personnage, nous voici devant la fameuse page de création. Enfin, nos attentes sont récompensées, et voici que nous pouvons choisir à l’image du onzième opus à peu près les même type de race. Les TaruTaru on laissé place à leurs cousins les Lalafells, les Mithra, ces femmes aux courbes félines, ont laissé place aux Miqo’tes et les humains (Hume) sont maintenant les Hyurs. Le changement de nom ne nous rend pas non plus stupide pour croire que quelques chose à changé. Au premier abord, cet aspect peut paraître décevant mais il suffit de passer à la customisation de son personnage pour se rendre compte que l’on se moque éperdument des joueurs. En fait, les choix de personnalisation de votre avatar resteront assez sommaire : couleur de peau, couleur de cheveux et mèches et quelques signes distinctifs comme des cicatrices ou des marques indigènes seront à peu près vos seuls marques de distinction. Même le choix de la coiffure de votre ami virtuel sera une sinécure puisqu’on ne vous donne pas la possibilité de faire tourner votre avatar pour voir l’arrière de votre mise en plis ! Sachant qu’on passe 90% du jeu à voir son personnage de derrière il est quand même naturel de bien choisir la tignasse se son magnifique Lalafell. Vous l’aurez compris la création purement physique n’est pas une réussite.

Les outils c’est la vie !

Ce qui suit par contre a éveillé notre curiosité au plus haut point. Pour une fois dans un MMO, on vous donne le choix dans votre discipline de départ. À vous les joies de faire une classe orientée action, récolte ou encore basée sur l’artisanat. Quel que soit votre décision de départ, rien ne restera figé. Car en fait, dans Final Fantasy XIV c’est l’outil qui fait la classe. Rien ne vous empêche donc de commencer avec un mineur pour ensuite le compléter avec un métier d’artisan forgeron afin de gérer vos approvisionnements sans avoir à dépenser des millions de gils. Ici, ne comptez pas looter une armure de ouf sur un écureuil ! Les possibilités de personnalisations deviennent alors infinies. Vous pouvez tout aussi bien monter un gladiateur ainsi qu’un métier d’élémentaliste et vous pourrez vous soigner en combat. Mais attention, il faut savoir qu’à chaque niveau physique atteint vous aurez à faire des choix tant pour vos affinités élémentaires que pour vos caractéristiques physiques comme la force ou la magie et c’est là que FF XIV prend tout son sens.

Une jouabilité discutable

Final Fantasy XIV ne s’adresse pas à n’importe quel joueur. Le nouveau MMORPG de Square Enix, est le jeu en ligne typiquement japonais qui, à l’instar de son prédécesseur, vous demandera une extrême patience que ce soit pour les métiers de récolte ou de craft (taux très élevé d’échec et manque d’information sur les synthèses d’objet). Malheureusement, il faudra compter sur de nombreuses latences des serveurs, ce qui se traduit par un temps d’affichage des PNJ incroyablement long et un soucis de jouabilité lorsque vous combattez avec une classe à distance.

Verdict !

Contrairement à ce que nous avons avancé plus haut, Final Fantasy XIV n’est pas un mauvais jeu en soi, si vous avez une très grande patience et que jouer à un jeu en ligne signifie pour vous, prendre son temps, apprécier le paysage qui s’étend à perte de vue et prendre des décisions sereinement alors il est fait pour vous. Pour les autres, nous vous déconseillons vivement de vous en approcher sous peine d’abandonner au bout de quelques heures de jeu.

Il est certain que le public japonais déjà addict du onzième épisode va se délecter de ce dernier opus tant il apporte des améliorations significatives vis à vis de son prédécesseur. Pour le public européen en revanche, le titre de Square Enix risque fort de se casser les dents, face au géant World of Warcraft.

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