Yakuza Kiwami 3 & The Dark Ties : entre enfance et violence
Initialement sorti en 2009, Yakuza 3 était le premier épisode de la franchise à passer à la nouvelle génération qu’était la PlayStation 3. Il prenait un nouveau cap en proposant un cadre totalement différent, puisqu’il se déroulait à Okinawa et non plus à Kamurocho (Tokyo) ou Sotenbori (Kansai) comme les deux volets précédents. Si l’on en parle aujourd’hui, c’est parce qu’il a enfin droit à son propre remake, nommé Yakuza Kiwami 3 & The Dark Ties, presque dix ans après le précédent (2017). Retour sur l’île paradisiaque afin de voir ce que vaut cette nouvelle version tant espérée !
Jeu interdit aux moins de 18 ans.
Disponible sur PS4, PS5, Xbox Series, Steam et Switch 2 depuis le 12 février 2026.
Test effectué sur Xbox Series S.

©SEGA 2026
On n’échappe pas à sa vraie nature…
2007. Kazuma Kiryu, le « yakuza légendaire », a pris sa retraite après la guerre qui opposait le Clan Tojo (plus grosse faction yakuza du Kanto) et l’Alliance Omi (en charge du Kansai). Il vit désormais à Okinawa, l’île paradisiaque au sud du Japon, où il coule des jours paisibles et sereins en compagnie des enfants de son orphelinat, le Morning Glory. Grand soleil, plage paisible et océan, le cadre parfait pour laisser tout ce passé sombre de coté. Paisible… jusqu’au jour où deux jeunes hommes viennent les épier, cachés dans une fourgonnette garée juste quelques mètres plus loin sur la route qui mène au cocon des jeunes orphelins. Ça, plus les avis d’expulsion reçus régulièrement, c’en est trop pour Kiryu n’est pas du genre à rester les bras croisés.
L’homme a très souvent dû faire parler ses poings et user de sa force brute pour éliminer tout opposant se dressant face à lui ; il décide donc de se rendre dans la ville la plus proche, Downtown Ryukyu, pour les retrouver. Il s’avère que ces deux garçons, nommés Rikiya et Mikio, font partie de la famille Ryudo, l’une des pègres locales… et leur objectif est de les expulser car des politiciens locaux ont décide de raser l’endroit pour en faire un complexe touristique afin de relancer l’économie de l’île. Kiryu, forcément contre l’idée, va mener l’enquête et faire de son possible pour être entendre : hors de question que ses enfants et lui aient à quitter leur maison. Cependant, de sombres affaires se profilent à l’horizon, bien plus qu’il ne semblait à la base…
Daigo Dojima (le président du clan Tojo dont Kiryu faisait partie), Nakahara (chef du clan Ryudo) se font tirer dessus… Suzuki (le politicien qui veut créer ces complexes) profère des menaces discrètes envers Kiryu qui se retrouve une fois de plus mêlé à des affaires qui ne le concernent pas… et un nouvel adversaire plus puissant que jamais se dresse face à lui pour obtenir le titre de propriété du terrain du Morning Glory. Où est-ce que tout cela va mener l’ex-yakuza et sa famille de fortune ?
Une vie (presque) paisible…
Les jeux Yakuza sont ce que l’on peut qualifier de « bac à sable » (sandbox), la version un peu avant les « mondes ouverts » (open world). Bien sûr, l’objectif principal est de faire avancer le scénario principal, mais il est possible de s’y promener librement, visiter des boutiques, parler à des gens, faire des combats ou la trentaine sous-quêtes, plutôt bien amenées d’ailleurs (elles peuvent apporter des bonus utiles au jeu principal sans être punitives si on ne les effectue pas). On peut clairement y mener sa petite vie sans même faire progresser l’histoire principale et ce au bon vouloir du joueur. Il y a une pelletée de petites activités disponibles autour comme jouer à des jeux d’arcade, aller faire du karaoké, trouver des clés perdues pour récupérer le contenu des casiers liés… et ce ne sont que quelques exemples.
On aura bien souvent à se battre contre des voyous et yakuza peu recommandables qui nous attaqueront (sans raison) dans la rue. Pour s’en défaire, Kiryu dispose de deux styles de combat différents – son habituel style disponible depuis toujours et un autre qui utilise des armes telles que des tonfa par exemple (on vous laisse le soin de le découvrir !). Ces combats sont rapides et nerveux, plutôt réactifs et vifs bien que les coups de pieds au sol, bien brutaux, sortent parfois à coté sans raison et que les esquives ne fonctionnent pas à tous les coups.
Le système de combat de base reste le même depuis toujours : on enchaîne les mouvements avec la touche d’attaque principale et l’attaque secondaire, plus puissante, dépend du nombre d’appuis sur le premier bouton. Kiryu peut aussi faire des choppes qui mènent à différents mouvements, parer ou esquiver. Une jauge de ferveur monte d’ailleurs à chaque action effectuée ou assaut essuyé, permettant d’entrer dans un mode « rage » en quelques sortes : les assauts de notre personnage y deviennent plus puissants, brutaux, avec des choppes dévastatrices ainsi qu’un mouvement final décisif !
Il est aussi possible d’utiliser des objets du décor pour frapper les adversaires avec, ou sous certaines conditions carrément ces derniers à l’eau ou du haut d’un étage… bref, il n’y a aucune limite à la baston, et il y aura bien besoin de toutes ces ressources pour survivre : les boss ont beaucoup de points de vie. Certains disposent d’une attaque one shot qu’il faudra éviter à tout prix. La fréquence de combats aléatoires est assez élevée et les ennemis n’hésiteront pas à vous poursuivre jusqu’à un certain point si vous voulez éviter la confrontation. L’une des sous-quêtes, d’ailleurs, permet d’obtenir de quoi s’alléger de quelques affrontements en l’utilisant correctement…
Ces combats ne sont pas là que pour se défouler ou faire perdre du temps. Ils donnent de l’argent en récompense, qui permet d’acheter des objets ou jouer aux mini-jeux, consommer dans les nombreux restaurants également. Étrangement, le pécule accumulé au fil de ces combats ne sert pas qu’à cela mais aussi à améliorer la jauge de vie du personnage et la puissance de ses attaques (sans doute une idée rescapée de Yakuza 0 où l’argent faisait littéralement tourner le monde). Pour le reste, c’est l’expérience acquise qui permettra d’apprendre de nouvelles capacités, techniques et attaques encore plus dévastatrices. On avait déjà l’impression de jouer à un jeu de combat dans Yakuza Kiwami 2 (sensation assez délectable d’ailleurs), et c’est toujours un peu plus le cas ici, avec ses manipulations qui demandent d’appuyer sur plusieurs touches dans le bon ordre ou d’en maintenir une.
Ainsi, Yakuza Kiwami 3 conserve son aspect de jeu ouvert, riche en contenu à mi-chemin entre aventure et beat’em-up. La recette éprouvée depuis le tout premier épisode reste la même et se répète d’épisode en épisode, mais celui-ci tente de faire différemment, en accord avec l’évolution du protagoniste pour proposer de nouvelles choses qui surprendront certainement les habitués, mais qui collent également très bien avec l’ambiance globale…
Yakuza Kiwami 3 : entre enfance…
Soyons honnêtes, le Yakuza 3 d’origine prenait une direction de drame familial, mais la tentative était assez ratée. L’orphelinat, les enfants, c’était une toile de fond qui servait à une grosse demi-heure de contenu principal. Ici, c’est un aspect bien mieux géré. En effet, toute cette partie « enfants » est grossièrement du contenu annexe, et c’est bien là le génie du jeu : le ciment est bien là, mais il ne reste qu’au joueur de placer les briques pour bâtir l’édifice, ou plutôt, la famille. Ainsi, libre à vous de gérer tout cet aspect ou non, mais ne pas le faire serait perdre une bonne partie du plaisir qu’offre la production.
Cette trame secondaire, nommée Morning Glory, procure un réel sentiment familial touchant, puisqu’il sera possible de se rapprocher de chaque orphelin d’une manière différente pour débloquer des sous-intrigues qui leur sont dédiées. Pour cela, différentes activités seront proposées, telles que cuisiner (qui demande aussi de récolter les ingrédients en les faisant pousser dans le jardin ou en les achetant au marché), faire de la couture (au travers d’un mini-jeu) ou aider chaque enfant à faire leurs devoirs en répondant à des questions en temps limité. Leurs liens avec Kiryu se resserreront également en participant à diverses activités, comme des parties de Reversi entre autres. Il sera également possible de grappiller de l’argent en vendant des récoltes en trop ou en récompense à de nombreuses activités remplies dans le jeu (comme des achievements).

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On se prendra également beaucoup au jeu avec LaLaLand, le réseau social fictif de ce remake : on vous demandera ainsi de vous amuser à envoyer un signal aux autres utilisateurs de cette fonction, dans la rue, pour les ajouter comme amis et découvrir leurs vies peu à peu jusqu’à devenir des BFF (Best Friend Forever) ! Une fonction relativement gadget dans le jeu, mais diablement amusante. Voir Kiryu saluer tous les passants à la cantonade (en appuyant sur la touche dédiée) dans la rue et ceux-ci se retourner pour lui répondre amicalement est à la fois touchant et immersif ! Serait-ce un reflet de la société japonaise, très friande des smartphones ? C’est bien possible, lorsque l’on sait comme la série Yakuza a toujours tenté de coller à la réalité.
De ce fait, on peut à présent soulever un point qui prête à controverse parmi la communauté : Kiryu parle d’une voix beaucoup plus douce et calme qu’avant. Certains diront que son doubleur, Takaya Kuroda, peine à montrer des émotions dans la plupart du jeu mais on pourrait également voir les choses sous un autre angle : l’ancien yakuza a enfin trouvé la paix, entouré des enfants et dans un cadre qui lui plait, loin de la morosité et de la rage permanente de Kamurocho. Son tempérament, sa voix en sont donc adoucis et finalement, cela colle parfaitement à la prestation du doubleur. Et cela ne l’empêche pas de montrer sa force et sa virilité habituelles au travers de sa voix profonde et charismatique lors des scènes plus chaudes !

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… et violence.
C’est là que vous devez être en train de vous dire, « mais c’est pas un jeu Yakuza, ça !? ». Certes, on est bien loin de ce qu’est la série depuis toujours : des gnons à gogo, des finish moves ultra brutaux, des fusillades, des morts gratuites… et pourtant, Yakuza Kiwami 3 est définitivement l’épisode qui apporte le plus de violence, de scènes perturbantes même. Sans entrer dans les détails, histoire de garder la surprise, il mérite amplement sa classification de jeu 18+ et on insiste bien sur ce fait. Bien que discrètes par rapport à l’ampleur des dégâts, les effusions de sang sont bien présentes lors des combats, mais il est bon à savoir qu’elles peuvent être désactivées.
C’est aussi l’épisode aux dialogues les plus crus de toute la série. Les insultes et mots grossiers coulent à flots, comme ce serait sans doute le cas dans la vraie vie. Les personnages ne mâchent pas leurs mots (enfants mis à part, bien sûr)… le jeu possède ainsi un contraste assez brutal entre la candeur des moments touchants passés avec les enfants et le monde des adultes, plus dur et direct. Certains y regretteront cependant la disparition des cabarets et bars à hôtesses, qui menaient à des séquences de drague jusqu’à une nuit tendre dans un love hotel… mais là encore, n’est-ce pas un choix de game design cohérent pour le meilleur papounet du monde ?
vous spoiler le nouveau style de combat de Kiryu !
Un jeu Yakuza restant un jeu Yakuza, les batailles u sont un point principal. On retrouve donc les arènes de combat en plus de l’immensité d’affrontements aléatoires dans la rue, avec des adversaires qui patrouillent volontairement en quête d’une proie pour leur défoncer le crâne. Les finish moves sont certes moins violents que dans Kiwami 2 mais restent toujours aussi impressionnants, sans compter le coup de pied au sol de Kiryu qui fait voler ses adversaires deux mètres plus loin. Et si d’aventure on n’en avait pas assez avec tout cela, une sous-intrigue assez conséquente borde la progression principale : Big Bad Dragon.
Dans celle-ci, Kiryu devra s’allier à un gang de filles d’Okinawa qui se lient contre les Terreurs Nocturnes, un gang venu de Tokyo pour dominer le territoire par la force. Cette sale bande harcèle les femmes et font preuve d’agressivité, mais les Filles du Haisai, puisque c’est leur nom, ont pour ambition de changer cela. À leurs cotés, notre héros mènera des dizaines de batailles rangées à la conquête des différents territoires. L’ambiance bosozoku et furyo, avec les tenues et motos modifiées, y est délectable !

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Okinawa n’a jamais été aussi belle qu’en vrai
Yakuza Kiwami 3 & The Dark Ties propose donc un certain renouveau dans la série et s’avère très fun à jouer, assez touchant quand il faut et secoue le joueur à d’autres moments. Mais soyons honnêtes : il n’est pas au top graphiquement. Ceux-ci tiennent bien la route globalement et permettent une aventure plaisante… à condition de ne pas approcher des décors de trop près. En effet, certaines textures (notamment au sol) manquent cruellement de finesse, sans parler de la plage en dehors du Morning Glory, totalement en retard graphiquement et bien moins attirante que dans la version originale…

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Les visages, quant à eux, sont de bonne facture dans la grande majorité malgré un teint huileux et luisant inexplicable un peu étrange et désagréable (qui prend effet même la nuit) sur certains protagonistes. Et si Ryu Ga Gotoku Studios a longtemps peiné à rendre les yeux vraiment réalistes, c’est désormais plutôt au niveau des dents et des cheveux bien moins texturés qu’on aura à redire. On se demande de ce fait pourquoi user de si gros plans sur les visages et si souvent, quand les rendre un peu plus distants aurait probablement suffi à oublier ces détails… on appréciera tout de même qu’il soit toujours possible de se promener en vue interne pour une meilleure immersion !

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On constate aussi quelques petits bugs plus ou moins amusants, comme le pied de Kiryu qui termine sur la tête d’un ennemi effondré au sol si son dernier mouvement le porte aussi près à la fin d’un combat ; on a également pu attester d’un combat en pleine rue qui s’est terminé de façon abrupte car les déplacements lors de celui-ci avaient porté notre héros dans la zone d’activation d’une sous-quête ! Plutôt amusant sur le coup, mais pas le genre de détails que l’on devrait remarquer en 2026…

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Malgré cela, Okinawa est nettement plus peuplée et accueillante qu’elle l’était à l’origine et le jeu ne peine absolument pas à afficher des dizaines d’opposants à la fois lors des gros combats ou même tout simplement de passants. Les temps de chargement sont également presque invisibles, bien que coupant deux scènes de façon un peu radicale d’un simple écran noir de transition. Celles-ci sont ainsi un peu moins naturelles que dans les épisodes précédents de la franchise. Sans donner un jeu repoussant, le Dragon Engine nous avait habitués à mieux avec des productions incroyables, à commencer par Yakuza Kiwami 2 sorti en 2017…
Le yakuza qui se « Capcomise »…
On commence à le savoir, maintenant, mais l’éditeur Capcom a prouvé qu’il était le maître de l’accessibilité du jeu vidéo pour tous. Au travers des remakes des Resident Evil 2, 3 et 4, puis Street Fighter 6 et d’autres encore, il a introduit de nombreuses options judicieuses pour l’aide aux joueurs handicapés, comme des repères sonores de distance entre deux opposants (SF6) ou des textes et viseurs de couleurs différentes. SEGA s’y met aussi avec Yakuza Kiwami 3 en proposant son lot de bonnes idées.
On peut y choisir la taille des sous-titres et leur couleur ainsi que l’opacité d’un cadre pour les rendre plus visibles ou non ; voir le nom du locuteur ou non est également possible ainsi qu’afficher un viseur pour être plus précis sur des objets à cibler lors de l’aventure. L’idée va même jusqu’à proposer une luminosité plus adaptée, en utilisant la fonction HDR ou non des consoles, et il est même proposé d’améliorer les couleurs, sans doute pour pallier à l’obligation de diminuer la luminosité et le contraste d’un écran (pour les gens atteints de photosensibilité, par exemple), ce qui les rend naturellement plus ternes. De bien belles idées que l’on espère voir s’étendre de plus en plus dans le monde du jeu vidéo.
… et s’ouvre au monde au passage
L’un des gros points noirs de la série de SEGA était son manque d’ouverture au monde, une série de niche qui se cantonnait à des voix japonaises et textes anglais, exception faite du tout premier opus sorti sur PlayStation 2 en 2006 à l’internationale. Il a fallu attendre Judgement, en 2018, pour qu’un jeu signé Ryu Ga Gotoku Studio ait enfin des textes en français et voix en anglais, tendance qui a continué avec sa suite Lost Judgement ainsi que les Yakuza Like a Dragon. Cependant, les Remasters de Yakuza 3, 4 et 5 sortis entre temps n’avaient même pas eu droit à ce traitement. On est donc heureux de voir que l’effort continue après Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name (2023).
Le jeu dispose donc de doublages en japonais, anglais et, plus surprenant, en chinois. Ceux-ci font très bien leur travail de manière générale, bien que la version anglaise soit un peu en deçà de celles asiatiques. Kiryu, pour le coup, ne donne pas vraiment cette impression de virilité que sa voix japonaise fait ressentir. Pire encore, on sent assez vite le manque de moyens alloués aux doublages lorsque l’on sait que l’intégralité des vendeurs, des passants ainsi que quelques PNJ plus mis en avant s’expriment toujours en japonais, peu importe la langue choisie… cependant, les fans de Phantasy Star Online 2 (également de SEGA) seront ravis de retrouver Xianthe Huyhn (la voix de l’adorable Matoi) en tant qu’Haruka ! Petit détail de programmation étrange toutefois : il est possible de changer de langue parlée en plein jeu mais… il faudra obligatoirement le redémarrer pour que la modification prenne effet. Quel est l’intérêt ?
Les textes aussi ont fait l’effet d’une traduction dans plusieurs langues, y compris le français. Un français plutôt bon, assez naturel qui colle bien à une façon de parler contemporaine (avec son lot de grossièretés, comme dit plus haut). Elle n’est pas parfaite, cependant, car on y retrouve quelques petites coquilles par moments. On restera aussi un peu tièdes à la nomination de certains personnages : on y lira régulièrement des « Kiryu-san », « aniki » et autres « Kazu-chan »… un traitement digne de fansubs d’anime des années 2000. Mais peu importe : c’est un plaisir de voir que la série est enfin en français après tout ce temps.
The Dark Ties
Vous l’aurez remarqué, le jeu s’appelle Yakuza Kiwami 3 & The Dark Ties. Cette seconde partie réfère à un scénario additionnel dédié à l’un des personnages centraux de la production, un personnage relativement intéressant d’ailleurs. Nous éviterons cependant d’entrer dans les détails pour conserver la découverte mais sachez qu’il ne s’agit pas juste d’un bonus, c’est une véritable histoire secondaire, à la manière du scénario dédié à Majima dans Yakuza Kiwami 2. Les combats, l’expérience, les sous-quêtes et mini-jeux sont donc de la partie. On se demande juste pourquoi l’avoir tant mis en avant puisque ce n’est que l’histoire de cinq heures environ…
Yakuza Kiwami 3 & The Dark Ties, dans tous les cas, s’avère être un très bon remake, certes en retard graphiquement mais qui sublime un épisode populaire quoi que tout de même un peu faible de la série. On aimera sa violence fracassante, on aimera ses combats vivants, on aimera les contenus secondaires fournis et le tout dans un cadre parfois adorablement candide ; bref, un titre à essayer que l’on soit débutant ou que l’on aime les jeux Yakuza. Espérons maintenant que Yakuza 4 et 5 auront droit à un Kiwami aussi fantastique que les 2 et 3.
Une petite visite d’Okinawa pour finir, ça vous tente ?





