Zamza n’Banshee : les nouveaux anciens du rock

© Photo Journal du Japon
Zamza n’Banshee, formation visual kei tout juste créée par des grands noms de la scène rock, était en concert le jeudi 2 juillet à la 10e édition de Japan Expo. Qui sont-ils et que veulent-ils ? Réponse…
Les quatre musiciens du groupe Zamza n’Banchee sont déjà connus au Japon à travers leur carrière respective. Sur scène, ils ont chacun des univers à part. Entre Kôta en papy du rock et Banshee à la mode visual kei, Hiroki nous semble d’autant plus discret. La différence est flagrante, pourtant l’alchimie semble bien prendre. Au Japon, ils n’ont plus rien à prouver individuellement mais recherchent la fraîcheur de leur début et veulent se construire une toute nouvelle notoriété à l’étranger, à commencer par la France. « Il faut nous considérer comme les nouveaux ! » s’exclament-ils en chœur avant de monter sur scène. Ils sont d’accord. « Ce groupe est un nouveau départ dans la musique, nous avons quelque chose de différent à exprimer et nous voulons faire nos preuves à l’international. » Il y a encore du chemin à faire car les visiteurs de Japan Expo n’ont pas été nombreux à venir les encourager.
Cependant, les quelques curieux présents dans la salle se sont montrés réceptifs à leur musique loud rock. C’est indéniable, Zamza n’Banshee peut se vanter d’avoir offert au public une belle performance rock’n’roll et le courant est passé. « Nous qui sommes Japonais, nous avons eu l’impression d’être mieux compris à Berlin qu’au Japon », témoigne Banshee en faisant référence au passage du groupe en Allemagne quelques jours plus tôt.

Indépendance
Zamza n’Banshee, c’est finalement l’histoire de musiciens qui prennent leur indépendance. Habitués de la scène nippone, les membres du groupe veulent s’exprimer librement à travers leur musique. « Au Japon, les thèmes accusateurs ne sont pas forcément bien vus, il n’y a que des love songs et je voulais faire autre chose », confie Hiroki. Les quatre vétérans du rock ne remettent pas en cause pour autant leurs expériences passées respectives. Zinc White (Hitonari « Jinsei » Tsuji) auteur, réalisateur et musicien, et Hiroki (Hiroki Itô), guitariste, ont joué ensemble dans le groupe Echoes. Kôta (Kôta Igarashi), batteur, et Banshee Aliouxce (Yoshihito Onda), bassiste, ont fait leurs armes avec le groupe Judy and Mary. Ensemble et sur l’initiative de Zinc, ils ont voulu créer un groupe où ils pourraient exploiter leurs acquis tout en découvrant de nouveaux aspects de la scène. Et c’est avec leur « premier » album MANGA, qu’ils s’y attaquent.
Zinc en a écrit toutes les paroles. Les autres se sont concentrés sur la recherche d’une unité musicale. « Les paroles de Zinc dénoncent ce qui ne va pas dans ce monde, explique Banshee. Nous avions envie de les accompagner par une musique qui avait la même texture. » À la tête de leur propre label ZAMZA ROCK SYNDICATE, ils ont enregistré cet album au domicile de Banshee, un peu comme des musiciens débutants. La qualité de l’enregistrement s’en ressent mais pour eux ce n’est pas le plus important. « C’est vrai qu’il y a quelque chose de très dur dans notre musique mais nous voulons aussi qu’elle soit perçue de manière optimiste. Elle doit donner aux gens l’envie de se battre. » Parfois leurs attentes sont même bien plus simples. « Nous souhaitons aussi que les gens sortent du concert en ayant l’impression d’avoir vu un truc sympa. »
Pour aller plus loin :
myspace.com/zamzanbanshee
