Epitanime aussi a fêté Noël

Le père Noël est passé à l’Epitanime dans la nuit du 19 au 20 décembre 2009. Il est même resté un peu pour prendre un saké avec les otakus parisiens.
Les températures extérieures invitaient les plus raisonnables à la chaleur du foyer… Mais pas elleux ! Porte d’Italie, il est 21 h. On entend les cris de ralliement depuis le quai de la ligne 7 : une horde de lolitas et d’otakus paré.es pour la nuit. Il suffit de les suivre et de se laisser porter par l’enthousiasme général. Ce soir, on organise une nocturne dans les locaux de l’Epita, l’école d’ingénieurs en informatique qui accueille les activités de l’association Epitanime. « On attend 1 000 personnes », s’exclame Sébastien Puges, président de l’association.
Il nous explique en interview : « Tous les mois à peu près, on anime une nocturne ». En général, l’association y propose des activités plutôt simples comme le karaoké, les jeux musicaux, ou les jeux d’esprit japonais (majong, go…). « On privilégie les activités de groupes plutôt que les projections, c’est pour ça que les gens viennent, pour l’ambiance. » Mais pour cette nocturne, qui s’était mise aux couleurs des fêtes de Noël, il y avait quelques surprises en plus. Epitanime a décidé de profiter de la soirée pour promouvoir la sortie du manga Suupa Kokujin aux éditions Kazoku en invitant son auteur Ynho. « Il a été très bien reçu, c’est une expérience qu’on refera sûrement », raconte Sébastien.
Ce n’est pas tout. On sait que plusieurs salles sont aménagés pour les jeux vidéo. « Il y a autant de place pour les anciens (retrogaming) que pour les nouveaux jeux. » Justement, le jeu de la soirée était Bayonetta (qui sort officiellement en France, le 8 janvier 2010), que l’équipe a pu se procurer et tester en avant-première. Et le public apprécie puisque même sans avoir fait de communication particulière sur l’évènement, le jeu a tourné toute la nuit. « C’était une bonne surprise, on ne s’y attendait pas, on avait d’ailleurs prévu de l’arrêter avant. »

Nuit blanche
Une nuit blanche tous les mois avec un tel programme, pas facile ? Epitanime n’est pas seule pour gérer tout ça. L’association travaille toujours avec deux ou trois partenaires. La rencontre avec Ynho s’est par exemple faite en collaboration avec l’association Mugenji, dont le président n’est autre que l’auteur lui-même. « Et on compte sur l’équipe mais aussi les visiteurs pour mettre l’ambiance. »
Des visiteur.euses, il n’y en aura finalement pas autant que prévu. Certain.es n’ayant pas pu braver les grèves de RER. « C’est pas grave, les retours sont très positifs. » Il faut dire que la nocturne Epitanime n’a rien d’une convention, même si elle pourrait en avoir l’allure, mais tient plus de la soirée entre potes. Si vous ne pouvez pas faire de DDR chez vous, pensez à la nocturne !
Pour aller plus loin :
www.epita-convention.com
Cristina Thaïs

