exist†trace, place aux femmes dans le visual kei
« Faire des choses que les hommes ne peuvent pas faire… » C’est l’un des principes du groupe féminin exist†trace que nous avons pu voir en concert le 5 mai au Nouveau Casino à Paris.
Elles sont 5 et ce qu’elles veulent c’est imposer leur style sur la scène du visual kei, une scène musicale surtout occupée par les mecs. Jyou (chant), Omi (guitare), Naoto (basse), Mally (batterie) et Miko (guitariste) se sont produites le 5 mai 2010 au Nouveau Casino à Paris devant un public à majorité féminine. Normal !
Ces nanas, qui ont signé avec le label indie Monster’s inc., n’ont rien à envier à leurs homologues masculins. C’est avec violence, sur le titre RESONANCE, qu’elles démarrent le show, donnant ainsi le ton de la soirée. En effet, elles n’hésiteront pas, tout au long du concert, à se jeter sans retenue dans le public ou encore à nous appeler à chanter et à hurler (un appel auquel nous avons bien répondu). « Dans cet univers noir et gothique que nous avons développé, nous cherchons à donner une vision plus féminine de la mort », nous explique Miko, avant de monter sur scène. Le visual kei au féminin et féministe ?

Le groupe naît en 2003 avec Jyou et Naoto. Après avoir traditionnellement passé une annonce, elles rencontrent Mally, la batteuse et Miko, la première guitariste. La deuxième guitariste, Omi, les rejoindra un peu plus tard. « Ainsi, nous formons un groupe complémentaire », affirme Mally ravie. Et ce qui les unit, c’est cette volonté de « ne pas perdre face aux hommes » et de bousculer les mentalités en montrant que « hommes et femmes devraient pouvoir aujourd’hui faire de la musique sans avoir à lutter », continue Miko. Parmi les morceaux qu’elles ont interprétés pendant la soirée, on retrouve tous les titres de l’album VANGUARD qui représente, d’après elles, cette « lutte des femmes pour la liberté ».
Avec des influences telles que Evanescence, Within Temptation, Dir en grey ou encore Static X, elles imposent leur approche du visual kei en cherchant à « faire des choses que les hommes ne peuvent pas faire tout en les égalant, grâce aux instruments et à la voix ». Chose promise, chose due, Jyou impressionne l’audience avec sa voix, qui peut partir aussi bien dans les graves que dans les aigus, sublimée par le son lourd des instruments, en particulier celui de Naoto. La bassiste, qui l’accompagne au micro d’une voix gutturale, prouve qu’elle sait se servir de sa basse avec diverses techniques qu’on sait compliquées.

Malgré l’annulation de deux dates (Lyon et Barcelone) faute de billets vendus, que l’on essaiera pas d’expliquer, exist†trace semble gagner progressivement en notoriété y compris chez les hommes et en Europe. C’est avec le sourire, la joie, et la tristesse d’une tournée qui s’achève, que le groupe nous a laissé sur ce dernier live européen au cours duquel elles en ont par ailleurs profiter pour nous interpréter leur nouveau titre KNIFE, qui sortira ce mois-ci.
SETLIST exist†trace au Nouveau Casino
- RESONANCE (Ambivalent Symphony)
- KNIFE (KNIFE)
- Orleans no shôjo (VANGUARD)
- Hana no sakanai machi (VANGUARD)
- Mirror (KNIFE)
- Unforgive you (n/a)
- ﹣overture﹣ (Ambivalent Symphony)
- Ambivalence (Ambivalent Symphony)
- Requiem (VANGUARD)
- Lost in Helix (VANGUARD)
- Water (Annunciation ~the heretic elegy~)
- SACRIFICE BABY (Annunciation ~the heretic elegy~)
- liquid (Recreation eve)
- Forward (VANGUARD)
- ROUGE (VANGUARD)
- JUDEA (Recreation eve)
- Owari no nai sekai (Ambivalent Symphony)
- (encore)
- Venom (Recreation eve)
- VANGUARD (VANGUARD)
Pour aller plus loin :
www.exist-trace.com
myspace.com/existxtrace
Propos recueillis par David Amelin et Pascal Voglimacci (traduction)

