Bloody Monday 2 : La boîte de Pandore est rouverte

Diffusée sur la chaîne TBS jusqu’au 20 mars 2010, la 2e saison de la série live Bloody Monday, tirée de la 2e saison du manga homonyme de Ryô Ryûmon et Megumi Kôji, était tout aussi forte en émotion que la précédente.

Bloody Monday 2
Bloody Monday – Save the earth

On prend les mêmes et on recommence. Enfin presque. La 2e saison de Bloody Monday se déroule deux ans après les premières aventures de Fujimaru Takagi (Haruma Miura). Et cette fois-ci, le monde n’est pas menacé par une attaque virale mais par une bombe nucléaire ! L’organisation terroriste s’appelle Der Freischutz et cherche à mettre en place un mystérieux « plan de reconstruction du Japon ». Une nouvelle fois, la cellule anti-terroriste Third-i, un peu à la manière de nos héros de blockbusters américains, fait appel au génie du hacker Falcon, qui n’est autre que Fujimaru, devenu étudiant depuis.

Même si celui-ci doit faire face à plusieurs terroristes, sa cible (et celle qui nous intéresse) est un hacker. Après Bluebird dans la première saison, c’est Hornet qui lui mènera la vie dure. Pendant la première partie du drama, son identité est bien sûr tenue secrète, on le reconnaît seulement grâce à son avatar : une guêpe au visage humain et rigolant de manière sarcastique. À vous d’en trouver la signification ? Quoi qu’il en soit c’est un adversaire de taille, parfois meilleur que Fujimaru/Falcon. Surtout que le cyber-terroriste utilise le web pour faire chanter notre héros et le Third-i.

Les pirates du web

Bien que le thème des dangers du web soit surtout là pour servir l’intrigue, la série soulève tout de même des questions liées aux dérives et aux risques de l’usage imprudent du net et de notre impuissance face à ce formidable outil.

Quelques exemples. Des adolescents, montrés comme psychologiquement vulnérables, se retrouvent sur un forum et accordent toute leur confiance à une personne qui dit avoir trouvé la solution à leurs problèmes, sans se douter que cette personne va en fait se servir d’eux. Ou encore, des centaines de milliers d’internautes se ruent sur un site qui diffuse la vidéo d’un enfant assis par terre s’amusant avec des jouets, le viseur d’un fusil pointé sur lui. Tous attendent le moment où l’agresseur va tirer…

Hornet utilise cette naïveté et cette curiosité malsaine, qu’on retrouve chez l’être humain et d’une certaine façon, exacerbée par le net, pour menacer Fujimaru et le Third-i et mener à bien son fameux plan, à tendance nationaliste (cf. son appellation). Quel est le but de Der Freischutz ? Est-il donc de dénoncer les vices de la société japonaise et de les utiliser contre elle ? C’est en tout cas la question que l’on se pose au fil des épisodes.

Cette saison 2 maintient le suspense et ne cesse de surprendre. Et ce dès le premier épisode, où Fujimaru, qui doit sauver Tôkyô d’une attaque, voit ses amis disparaître inopinément. Sa petite sœur Haruka (Umika Kawashima) et son meilleur ami Otoya Kujô (Takeru Satô), victimes des manipulations de ses ennemis se retrouvent une fois de plus mêlés à tout ça, ce qui n’arrange rien pour lui.

Jun Kanzaki (Hiroki Narimiya), aussi connu sous le nom de « J », ainsi que Maya Orihara (Kichise Michiko) ont aussi leur place dans cette nouvelle saison mais leur mission reste plus énigmatique. Tout est fait pour se demander s’ils ont des remords et s’ils combattent Der Freischutz ou s’il est encore question d’un de leur stratagème.

Pour aller plus loin :

Bloody Monday est l’adaptation du manga homonyme de l’illustratrice Megumi Kôji et du scénariste Ryô Ryûmon, qui n’est autre que Tadashi Agi, l’auteur du seinen Les Gouttes de Dieu ou Yûya Aoki l’auteur du shônen Get Backers.
Le générique Zanzo est interprété par flumpool.

www.tbs.co.jp/bloody-monday

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