Concert de Maximum the Hormone : Hardcore, jusqu’à la mort !
Juste après leur participation au Hellfest édition 2011, les Maximum the Hormone ouvraient leur tournée européenne en passant par Paris le 18 juin avec un concert au Bataclan. Une salle pleine à craquer et qui aura vite fait de devenir une joyeuse succursale de l’enfer, tant la température a rapidement crevé le plafond. Un détail qui n’a en aucun cas fait baisser la tension d’un public survolté.

Près de 3 ans depuis leur dernier passage en France ! Dire que MTH était attendu relève de l’euphémisme. D’autant plus que la réputation du groupe dans l’hexagone n’est maintenant plus à faire et que la formation, portée au départ par sa contribution à l’anime Death Note, a su rassembler un large public bien au-delà de la fanbase classique des groupes japonais (souvent plus orienté visu) en Europe. Un public à l’image de la musique du groupe, qui marie un métal hardcore et tripal à des accents rock et pop plus mélodiques. Un impressionnant grand écart favorisé notamment par le fait que chacun des membres n’hésite pas à pousser la chansonnette ; chacun ayant un style et un timbre de voix particulier. Le tout toujours servi avec une énergie et une bonne humeur communicatives. Un style accrocheur qui a définitivement de quoi séduire !
Aussi, quand Maximum the Hormone investit le Bataclan, les crinières s’agitent et le thermostat s’envole. Rien de bien surprenant pour ce groupe qui donne tout à un public qui le lui rend bien. Il suffit pour s’en assurer de regarder la fosse et la scène, séparées par nulle barrière. Un témoignage flagrant de l’esprit du combo, sans artifices trompeurs : pas de pose ou d’attitude à deux balles ici ; juste de la musique livrée en live avec une exultation et une jubilation non feintes par une bande de musiciens hirsutes et déchainés. C’est bien simple, la fosse bondée s’agite au rythme des titres phares du groupe ﹣ Koi no Megalover et Zetsubou Billy en premier lieu ﹣ et le chanteur lui-même n’hésite pas à slamer dans la foule dès la 3e chanson.
Mais MTH, ce n’est pas que de la fureur, comme le montre le titre Koi no sweet kuso (datant de 2004) : le groupe sait aussi comment instiller la bonne humeur tout au long de son live et créer une réelle complicité avec le public français malgré la barrière de la langue. Et là, tout le monde s’y met ﹣ mention spéciale à Daisuke, le frontman en chef, et Nao (qui ne se contente pas de marteler ses fûts avec talent) ﹣. Entre deux morceaux, ils n’hésitent pas à s’essayer au français ou à l’anglais lors de nombreux MC menés avec un humour certain (référence à Johnny Hallyday incluse !)
Quand le concert s’achève (un peu trop vite d’ailleurs) après quasiment 1 h 30 de folie douce et d’headbanging sauvage, la joie et le contentement se lisent sur les visages maculés par la sueur. On espère bien qu’on n’aura pas à attendre encore trois longues années pour revoir MTH à la maison !
Pour aller plus loin :
www.55mth.com/open.html (site officiel)
myspace.com/maximumthehormone

