Kill me baby, baby please kill me : adaptation animée du yonkoma

Excel saga, Yakitate!! Ja-pan, Nichijô, la comédie dans l’animation japonaise est un genre plus que bien représenté. Qui dit comédie et Japon, dit manga et yonkoma, ces histoires en quatre cases, particulièrement propices à la narration d’un gag. Mais la transposition du yonkoma à l’anime fait parfois perdre le Ki (introduction) Shô (continuité) Ten (rupture) Kentsu (dénouement) qui le caractérise. Kill me baby ne fait pas parti de ceux-ci. Faisons le point sur cet ovni gagesque.

Kill me baby est, vous l’aurez compris, tiré d’un yonkoma, et ça se ressent. Chaque épisode contient une multitude de scénettes, plus ou moins courtes, mettant en scène nos personnages pour un gag. L’anime, réalisé par J.C. Staff et diffusé sur TBS au Japon depuis le début de l’année et comptera en tout 13 épisodes. Le manga original, créé par Kaduho, est quant à lui publié depuis juillet 2008 dans le mensuel Manga Time Kirara Carat qui accueille principalement des yonkoma, on a notamment pu y retrouver Hidamari Sketch, A Channel ou K-ON! Même si l’on aimerait le comparer au roi du yonkoma tranche de vie/comédie qu’est Azumanga Daioh, Kill me baby est loin d’être à la hauteur. Là où Kiyohiko Azuma nous donnait l’occasion de suivre le quotidien de sept lycéennes, l’histoire de Kaduho ne nous en offre que trois (dont une qui n’est là qu’en support).

Yasuna − high school girl − est l’héroïne de l’histoire, une lycéenne blagueuse et entêtée, mais tout ce qu’il y a de plus normal. Si ce n’est qu’elle tente tant bien que mal d’être amie avec Sonya − killer − assassin de profession. Notre duo, qui présente déjà un potentiel comique important, est pour certaines scènes rejoint par Agiri − ninja − une kunoichi désinvolte qui se présente avec des ninjutsus un peu louches. Le générique nous présente quand même une quatrième lycéenne − unused character − jamais nommée. On comprend tout de suite qu’elle repousse les limites du personnage de second plan et que c’est même le sujet du gag, car à chacune de ses quelques apparitions, nos personnages principaux ne la remarque quasiment pas. C’est probablement ce manque de diversité des personnages qui se fait ressentir et qui entraine un manque de renouvellement des gags. On tombe alors dans un comique de répétition qui n’en reste pas moins plaisant, si bien qu’on se demande de quelle façon Yasuna va réussir à pousser à bout Sonya la tueuse pour le prochain gag.

Kill me baby réussit tout de même ce qu’on lui demande, c’est-à-dire nous faire sourire et passer de bons moments WTFesques. Mention spéciale à la chorégraphie du générique de fin, totalement délirante et entrainante.

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