10 questions à Japan Touch pour les 20 ans du salon lyonnais !

C’est dans une dizaine de jours que se tiendra comme chaque Japan Touch, à Lyon, le 30 novembre et 1er décembre 2019. Orienté 100 % Japon pop et tradition, cette édition proposera animations & invités, un espace zen & bien-être, un village de créateurs, des arts traditionnels & arts martiaux, etc. le tout animé par 200 exposants sur 20 000 mètres carrés… de quoi constater qu’en 20 ans, cette initiative associative a bien grandi !

Journal du Japon revient sur ce parcours, sur les petits frères et sœurs de l’événement qui sont nés ces dernières années et, bien évidemment sur l’édition 2020, avec 10 questions posés à son fondateur Jean-Pierre Gimenez !

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Il était une fois… Japan Touch

Tout commence, ou presque, en 1997, quand Asiexpo, association lyonnaise dont la vocation est de promouvoir les cultures asiatiques dans leur diversité, organise des évènements culturels et cinématographiques. Par exemple il existe des soirées 100 % Manga où des films d’animation japonaise sont diffusés par Asiexpo pendant le festival Cinémas et Cultures d’Asie. Ces séances se déroulent au Ninkasi Gerland (à Lyon 7e) et attirent 400 spectateurs environ. De ces soirées nait alors, en il y a 20 ans donc, en 1999, d’un festival. Le projet se concrétise en 2000, première année du festival Japan Touch.

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Japan Touch 2010, alors que le festival est en pleine ascension

En 2005 Asiexpo s’associe au salon du Jouet qui a lieu au Double Mixte et accueille 2 400 visiteurs. Ce succès conduit au lancement de la Chibi Japan Touch #6 (plus de 900 visiteurs). Puis les éditions 2006 à 2008 se déroulent au Centre Culturel de Villeurbanne et permettent à la manifestation de prendre de l’ampleur. Le nombre de visiteurs croît rapidement (1 200 en 2006 et 1 600 en 2007) pour atteindre les 3 000 personnes en 2008. En 2009 et 2010 les éditions se tiennent à l’Espace Tête d’Or de Villeurbanne. Le succès est à nouveau au rendez-vous : 5 000 visiteurs sont présents la première année et 6 400 la suivante. En 2011, le festival retourne au Double Mixte et accueille près de 10 000 visiteurs puis 13 274 visiteurs en 2012. La Japan Touch devient l’un des plus importants de l’hexagone et continue de croître pour avoisiner les 30 000 visiteurs en 2014 et encore plus à l’heure actuelle.

Au passage, au printemps 2014, nait la « petite sœur » de la Japan Touch : la Japan Touch Haru. Ce nouvel événement, 100 % pop culture, met à l’honneur les univers geek : manga et japanimation, cosplay, web-séries et youtubeurs, science-fiction et fantasy, sciences et high-tech, jeux vidéo, comics et séries TV… D’autres suivront.

A quoi ressemble aujourd’hui Japan Touch, que retenir des débuts ? Pour en savoir plus nous sommes allés rencontrés directement le fondateur de l’événement qui a accepté de répondre à nos questions à moins de deux semaines de l’événement.

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Jean-Pierre Gimenez, fondateur de Japan Touch

Journal du Japon : Bonjour et merci pour votre temps. 

 

Pour vous présenter est ce que vous pouvez nous en dire plus sur votre poste au sein de Japan Touch, ce que vous y faites concrètement… et comment vous avez rejoint l’aventure ? 

Jean-Pierre Gimenez : J’ai créé la Japan Touch il y a 20 ans dans une MJC lyonnaise alors qu’Asiexpo était une association ; il y a 4 ans nous sommes passés en société, et depuis j’en assume la direction. 

Tout d’abord peut-on revenir sur les débuts de Japan Touch, comment s’est déroulé la première édition, quelle en était la philosophie ? 

Nous avons commencé la même année que Japan Expo… sauf que nous étions à Lyon et tous bénévoles. Nous organisions un festival de cinéma asiatique où l’animation japonaise avait une place importante et chaque mois des soirées 100 % manga. Quelques centaines de personnes se sont déplacées, puis des milliers, puis de dizaines de milliers.

Histoire de vous placer dans la galaxie des conventions japonaises en France : ces dernières années, en moyenne, Japan Touch regroupe combien de visiteurs, quel espace et combien d’invités ?

La Japan Touch Haru au printemps accueille entre 37 000 et 40 000 visiteurs sur 25 000m2, et la Japan Touch d’automne entre 40 000 et 45 000 visiteurs sur 30 000m2.

Et une quarantaine d’invités à chaque édition.

Quels sont vos spécificités par rapport, disons, à un Paris Manga ou une Japan Expo pour en citer deux célèbres ?

Nous sommes à Lyon et sommes plus ouverts sur l’aspect traditionnel (édition automnale) et geek (édition printanière).

Japan Touch Haru 2019

Japan Touch Haru 2019

Japan Touch fait aussi partie d’une galaxie de conventions : Kawaii, Haru, Cosplay, Geek Touch… Et même une Japan Touch Toulouse… comment tout ceci s’est développé et pourquoi autant de déclinaisons ?

Afin de ne pas nous lasser et de ne pas lasser le public, à chaque événement, la programmation est différente. Pendant une bonne quinzaine d’années, nous étions régulièrement sollicités par des parcs d’exposition aux 4 coins de l’Hexagone, et même un peu plus loin, nous avons toujours refusés. Puis il y a 2 ans, nous avons fait une première tentative à la Roche/Foron en Haute-Savoie, l’expérience n’a pas été renouvelée mais l’idée de se développer était prise. Depuis nous avons essaimé d’autres Japan Touch.

Comment s’assurer que ces conventions autour de Japan Touch ne finissent pas par créer une lassitude par la répétition, ou ne dilue pas l’intérêt portée à Japan Touch qui semble rester le vaisseau mère de ses conventions ?

Effectivement, la Japan Touch de Lyon, reste notre événement phare. Le public à chaque fois différent est au rendez-vous. Nous avons désormais capacité à organiser des événements tous différents.

Japan Touch se tient, pour ceux qui ne le savent pas, à Lyon… Idem pour Haru, Cosplay , Kawaii je crois ? Est-ce que la ville, c’est à dire la Mairie ou son pôle culturel, joue un rôle important dans la tenue des conventions, où est-ce qu’il s’agit juste d’une relation, disons, administrative ? D’ailleurs on pourrait poser la même question pour Toulouse, mais l’historique n’est pas le même…

Étant dans des lieux privés nous n’avons aucun lien avec les mairies, hormis à Toulouse car la Japan Touch se déroule dans un espace public en plein air.

affiche-salon-del-asie-2019Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur la fusion entre Japan Touch et le Salon de l’Asie, comment s’est faite l’association et pourquoi ?

Passionnés du continent asiatique et ne souhaitant pas nous enfermer dans une formule qui, certes est plutôt gagnante, nous nous sommes ouverts il y a 6 ans à la totalité du continent asiatique.

Terminons par l’édition 2019 : au bout de 20 ans vous êtes rodés ? Qu’est-ce qui reste encore difficile et quels sont encore les pistes d’améliorations selon-vous ?

A chaque édition, nous nous remettons en question. L’affluence grandissante du public apporte son lot de problèmes par exemple le temps d’attente au food corner, nous essayons de sensibiliser les exposants restaurateurs et effectuons une sélection de ceux qui sont à même de répondre aux attentes du public.

Niveau contenu cette année : Les 21 ans, une édition spéciale cuisine… Dites-nous en plus ! Des noms d’invités ou de moments marquants ?

Les cartonnades qui vont construire pendant tout le week-end une cuisine XXL et qui en 10 minutes vont tout détruire. Deux chefs japonais qui vont révéler leurs secrets, deux catcheurs japonais qui vont s’affronter et une dizaine d’auteurs passionnés de Japon seront présents. 

On termine avec un micro libre : pourquoi ne faut-il pas rater la Japan Touch 2019 ?

C’est un événement éclectique qui essaie de refléter ce qu’est la culture japonaise qui ne se limite pas au manga, à l’animation et au cosplay. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.

Le message est passé, merci !

Rendez-vous à la Japan Touch les 30 novembre et 1er décembre au parc des expositions Eurexpo Lyon Chassieu. Toutes les informations sur le site officiel ou en suivant le salon sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter ou Instagram.

Japan Touch 2019 HD
Remerciements aux équipes de Japan Touch pour leur disponibilité et leur temps.

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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