Yasukuni-jinja, sanctuaire de la controverse et symbole du révisionnisme nippon

Au cœur de Tokyo, non loin du palais impérial, dans l’arrondissement de Chiyoda, le sanctuaire shintō Yasukuni-jinja est dédié aux combattants morts pour le Japon. Fondé en 1869, une année après le début de l’ère Meiji, l’Empereur leur rendait hommage à travers ce poème écrit lors de sa visite en 1874  : «Je tiens à assurer tous ceux qui se sont battus et sont morts pour leur pays que leurs noms vivront pour toujours dans ce sanctuaire». Signifiant «préservation de la paix», ce sanctuaire à la gloire militaire est devenu controversé après la Seconde Guerre mondiale (depuis la déification de criminels de guerre de classe A) et cristallise aujourd’hui les tensions diplomatiques entre un Japon incapable de faire face à son passé impérial du 20e siècle et ses voisins, la Corée et la Chine notamment dont les blessures de guerre ne sont pas encore cicatrisées.

Journal du Japon vous propose de revenir sur les origines du Yasukuni-jinja et les raisons de la controverse. Pour finir, nous analyserons l’examen de conscience sur les crimes commis notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Si le sanctuaire est aujourd’hui un symbole du révisionnisme et du nationalisme de l’extrême droite japonaise, une lueur d’espoir apparaît quand on sait que le lieu est loin de faire consensus sur le plan moral et politique dans le pays.

Bâtiment principal du sanctuaire Yasukuni

Bâtiment principal du sanctuaire Yasukuni – Photo de Kakidai (Wikimedia Commons)

Un sanctuaire à la gloire militaire

En Occident, les hommes morts au combat sont inhumés dans des cimetières militaires : en France, on pense notamment aux Cimetières militaires du Débarquement en Normandie où reposent à jamais plus de 99 000 soldats qui ne peuvent laisser indifférents les visiteurs où chacune des stèles blanches est à elle seule un réquisitoire en faveur de la paix. Au Yasukuni-jinja, vous ne trouverez pas de tombes mais vous pourrez ressentir la présence des 2 466 000 âmes des défunts érigées en divinités et vénérées : les kami qui habitent dorénavant dans le sanctuaire. A l’origine, lors de la construction du sanctuaire en 1869, alors baptisé Tōkyō Shōkonsha (東京招魂社 : « sanctuaire d’invitation aux esprits de Tokyo »), ce sont 3 500 Japonais qui sont célébrés pour avoir réalisé le «sacrifice ultime» pour l’empereur lors de la guerre civile de Boshin en 1868. Par la suite, sont ajoutées les victimes de la Rébellion de Satsuma en 1877 (Seinan Sensō ou « Guerre du Sud-Ouest »), de la première guerre sino-japonaise (1894-1895), de la guerre russo-japonaise (1904-1905), de la Première Guerre mondiale (1914-1918), de l’incident de Mukden ou de Mandchourie (1931), et la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Le sanctuaire est renommé Yasukuni, son nom actuel signifiant « préservation de la paix », en 1879.

Le sanctuaire n’accueille pas seulement des soldats et compte ainsi des civils, des femmes et des étudiants, des Taïwanais et des Coréens «morts en Japonais». A tous les morts qui ont participé à l’effort de guerre, disparu sur le champ de bataille ou dans les usines, Yasukuni leur promet une vénération égale, quel que soit leur rang social ou leur genre. Chaque jour, des rituels ont lieu pour honorer les kami : offrandes de repas, mots de louange. Sur le site officiel du sanctuaire, une sélection mensuelle présente les louanges adressées aux défunts. Le 15 août, à la date anniversaire de la capitulation japonaise à la Seconde Guerre mondiale (officiellement le 2 septembre 1945 ; le 15 août correspond à l’allocution radiophonique de l’empereur du Japon Hirohito annonçant que le pays accepte les termes de la conférence de Potsdam), une importante commémoration aux morts se déroule au sanctuaire.

C’est un lieu hautement symbolique de la gloire militaire nationale et étroitement lié à l’histoire impériale du Japon. Avant de partir au combat, les soldats se promettaient souvent de se retrouver au sanctuaire Yasukuni, sorte de panthéon pour les guerriers tombés au front. Après la Seconde Guerre mondiale, la religion est séparée de l’État. Le Yasukuni-jinja, qui était un site national, devient alors un sanctuaire privé et autonome. Chaque année, le site accueille 5 millions de visiteurs : à titre de comparaison, le nombre de visiteurs de la Tour Eiffel est de 7 millions par an.

Un site controversé : des criminels de guerre vénérés

Le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient dans le quartier d'Ichigaya à Tokyo

Le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient dans le quartier d’Ichigaya à Tokyo (Wikimedia Commons)

Yasukuni suscite de nombreuses controverses au Japon comme à l’étranger. Le principal reproche est que le sanctuaire vénère parmi toutes les âmes déifiées (plus de 2 millions pour rappel) 14 criminels de guerre de classe A, reconnus coupables de crimes contre la paix lors du Procès de Tokyo tenu par les Alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces criminels ont été reconnus coupables d’avoir orchestré une guerre d’expansion violente dans le Pacifique, d’avoir planifié ou toléré des traitements inhumains sur les prisonniers de guerre, des actes de répression, de torture et des massacres de civils. Parmi eux, il y a par exemple Hideki TŌJŌ, Premier ministre pendant la Seconde Guerre mondiale, favorable à l’alliance avec l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste et responsable de l’attaque « surprise » de Pearl Harbor. On trouve aussi Kenji DOIHARA, coupable de répression sur le peuple chinois. Le général Iwane MATSUI, lui, est responsable du massacre de Nankin en Chine, qui a conduit au meurtre de 200 000 civils par l’armée impériale japonaise en décembre 1937. Leurs âmes ont été secrètement ajoutées aux kami de Yasukuni lors d’une cérémonie en 1978. Dans les kami du sanctuaire, on retrouve aussi des criminels de classe B et C, coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Selon Nippon.com, ils seraient plus d’un millier. Au même titre que tous les autres défunts du sanctuaire, ils sont eux aussi élevés au rang de martyr…

Visites ministérielles et crises diplomatiques

Les polémiques autour du sanctuaire sont d’autant plus violentes qu’il continue d’être utilisé comme un symbole politique du patriotisme japonais. Fréquemment, des Premiers ministres et des représentants politiques japonais rendent visite ou envoient des offrandes au Yasukuni-jinja, ce qui provoque des tensions diplomatiques avec la Chine et la Corée du Sud. Il faut dire que ces deux pays ont particulièrement souffert de l’occupation japonaise. Les hommages aux soldats impériaux y sont vus comme une provocation délibérée, une négation des atrocités passées voire une apologie de l’impérialisme et un appel à la remilitarisation. Pour donner un ordre d’idée, en tant que Français ou Juif par exemple, imaginez que le gouvernement allemand vienne se recueillir sur des tombes nazies, quel sentiment vous animerait ? Faisons un rapide récapitulatif des visites ministérielles qui ont défrayé la chronique.

Le Premier ministre Yasuhiro NAKASONE est le premier à rendre une visite officielle au sanctuaire Yasukuni, à l’occasion du 40ème anniversaire de la capitulation japonaise en 1985, alors que les criminels de guerre y sont déjà intégrés. Accompagné de plusieurs ministres, il signe le livre des visiteurs avec son titre officiel et son nom, la visite revêtant ainsi un caractère officiel. Des fleurs payées avec les finances publiques sont offertes au sanctuaire, soulève le Los Angeles Times du 16 août 1985. Si le Premier ministre se défend alors de soutenir une remilitarisation du Japon, son geste exaspère Pékin, dont le Ministère des Affaires Étrangères annonce que cela heurte le «ressenti des Chinois et des Japonais qui ont souffert des mains des militaristes».

Le 15 août 2006, le Premier ministre Junichiro KOIZUMI se rend aussi au sanctuaire controversé, comme il en avait fait la promesse lors de sa campagne électorale en 2001. Séoul et Pékin convoquent les ambassadeurs japonais pour leur signifier leur indignation. La Chine blâme un geste qui «ruine les fondations politiques des relations sino-japonaises» et foule «la conscience humaine», rapporte le 15 août 2006 Le Monde.

L’actuel Premier ministre, Shinzō ABE, est le dernier dirigeant en date à avoir visité le Yasukuni-jinja, le 26 décembre 2013. S’il l’a fait à titre privé, sa visite a quand même été filmée et diffusée en direct, suscitant une nouvelle crise diplomatique. La Corée du Sud fait alors savoir son refus de se rapprocher du Japon tant que le pays ne s’est pas «sincèrement penché sur son passé». Le Ministère des Affaires Étrangères chinois évoque un «acte absolument inacceptable pour le peuple chinois», peut-on lire dans Le Monde.

Chaque fois, les Premiers ministres japonais se défendent de vouloir provoquer leurs voisins chinois et coréens et répètent regretter les actes passés du Japon. Ils considèrent néanmoins qu’il n’y a pas de raison de ne pas rendre hommage aux Japonais morts pour leur nation, comme tout pays peut le faire. C’est une façon d’encourager les soldats et de soutenir la mobilisation nationale. Malveillantes ou non, ces visites n’en aggravent pas moins les tensions entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud…

Le Japon face à son passé : les « femmes de réconfort » et le massacre de Nankin notamment

Le cas du Yasukuni-jinja est à resituer dans un contexte plus large de tensions régionales autour de l’histoire moderne impériale japonaise. Pékin et Séoul reprochent à Tokyo de n’avoir jamais fait une introspection sincère et complète des atrocités commises dans le passé. Le Japon est fréquemment accusé d’hypocrisie, de déni et de révisionnisme vis-à-vis de ses actes pendant la guerre.

La statue de la paix également appelée Sonyeosang (statue d'une fille)

Statue de la Paix également appelée Sonyeosang (« Statue de Fille ») symbole des victimes de l’esclavage sexuel, connues sous le noms de «femmes de réconfort» (Domaine public)

On sait que l’occupation japonaise s’est tristement distinguée pour sa brutalité et sa cruauté. Dans certains pays, spécialement la Chine et la Corée du Sud où la violence était encore plus extrême, elle a laissé des traumatismes. Les plaies à vif s’expriment aujourd’hui à travers les nombreux procès intentés contre le gouvernement japonais, les joutes diplomatiques ou les manifestations chinoises et coréennes appelant le Japon à s’excuser et dédommager les victimes. L’exemple des « femmes de réconfort » est l’un des plus connus. L’armée japonaise a réduit en esclaves sexuelles de nombreuses femmes des pays occupés, leur infligeant des traitements violents et inhumains. A Séoul, il est fréquent de voir des manifestations de soutien aux anciennes « femmes de réconfort » (euphémisme utilisé au Japon pour ne pas parler d’esclaves sexuelles), réclamant une action du gouvernement japonais. Le massacre de Nankin en Chine est un autre exemple de traumatisme issu de l’occupation. On parle ici de 200 000 morts (!), chiffre estimé par le Tribunal de Tokyo à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Au cœur de la discorde entre les trois pays se trouve la question des excuses. Les voisins du Japon pointent fréquemment le fait que l’ancien empire ne s’est jamais sincèrement excusé pour son passé. Pourtant, par la voix de l’Empereur ou du Premier ministre, les représentants japonais ont à plusieurs reprises exprimé publiquement leurs regrets quant aux crimes commis par le Japon et leur vœu que cela ne se reproduise plus jamais. Mais Séoul et Pékin continuent de reprocher un manque de sincérité. C’est un débat complexe et sensible, qui se joue sur des mots et des actes. Le 14 août 2015, Shinzō Abe reconnait les «dégâts et souffrances incommensurables» infligés par le Japon tout en considérant qu’il ne faut pas «laisser à nos enfants, petits-enfants et les générations suivantes, qui n’ont rien à voir avec la guerre, être prédestinés à s’excuser » indique Le Monde. Une façon de répliquer aux demandes répétées d’excuses.

Un autre problème historique est lié à Yasukuni : l’intégration aux âmes du sanctuaire non consentie de Taïwanais et Coréens, enrôlés de force dans l’armée japonaise pendant l’occupation. D’après le journaliste Michael Booth dans son livre Three tigers, one mountain, ils seraient 50 000 à faire partie d’une commémoration d’un combat qui n’était pas le leur. Les familles coréennes et taïwanaises de ces défunts se battent aujourd’hui pour obtenir leur retrait du sanctuaire… En vain, le sanctuaire Yasukuni considérant que toute âme y entre pour l’éternité et qu’elle ne peut donc en être retirée.

Le musée révisionniste de Yushukan

Intégré dans le site de Yasukuni, le musée Yushukan n’arrange rien à l’approche historique douteuse du sanctuaire. Ce musée est dédié à l’armée japonaise et l’histoire de la guerre depuis l’ère Meiji jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il étale des collections militaires de l’armée japonaise, dont le fameux avion de chasse Zero, notamment employé par les kamikaze. Le musée propose une vision historique discutable de l’impérialisme japonais, mettant l’accent sur le patriotisme et le succès des campagnes militaires japonaises. Une lecture de l’histoire selon laquelle le Japon aurait été contraint d’envoyer ses armées dans les pays voisins pour les préserver de l’oppression occidentale et se défendre de l’étau américain qui se resserrait. Les pays occupés auraient acclamé l’arrivée des armées japonaises. Les textes « oublient » de mentionner les atrocités commises par le Japon, ce qui vaut au musée d’être fréquemment taxé de négationnisme selon The Atlantic.com.

Symbole du nationalisme d’extrême-droite

Les uyoku dantai, groupes d’extrême-droite japonais, utilisent le Yasukun-jinjai comme repaire et symbole de la lutte nationaliste, un monument à la gloire de l’empire japonais. Cette myriade d’organisations d’extrême-droite n’est pas unifiée sur le plan idéologique mais elle se rassemble autour du nationalisme, du militarisme, de la glorification du passé impérial et du déni des atrocités commises dans le passé, comme l’explique Metropolisjapan.com.

Van noir de l'association d'extrême-droite Kokoku Seinen-Sha

Van noir de l’association d’extrême-droite Kokoku Seinen-Sha (Wikimedia Commons)

Ces groupes se font remarquer par leur apparition publique au volant de vans noirs appelés gaisensha dont les hauts parleurs scandent des slogans nationalistes. Ils brandissent des drapeaux de l’armée impériale (soleil rouge rayonnant sur fond blanc).

Le groupe Issuikai, qui milite entre autres pour un réarmement du Japon, organisait en août 2010 une «Conférence Internationale des Organisations patriotiques» invitant plusieurs représentants de partis d’extrême-droite européens à Tokyo. A cette occasion, Jean-Marie Le Pen du Front National et Adam Walker du British National Party entre autres, viennent rendre visite au sanctuaire Yasukuni.

A l’inverse, ce haut lieu de la controverse a aussi été victime de plusieurs actes de vandalisme. Le 26 décembre 2011, un Chinois est arrêté alors qu’il tente d’incendier l’une des portes du site. Il s’était aussi illustré par une attaque au cocktail molotov contre l’ambassade du Japon à Séoul. Il souhaitait venger sa grand-mère, « femme de réconfort » coréenne, face au refus de Tokyo de s’excuser et de dédommager les anciennes esclaves sexuelles. En 2013, un citoyen sud-coréen est arrêté avec des pots de diluant à peinture qu’il voulait utiliser pour enflammer le sanctuaire. Le 23 novembre 2015, un autre Sud-coréen fait exploser une bombe dans les toilettes du Yasukuni-jinja ne faisant aucune victime et causant peu de dégâts matériels.

Divergences japonaises à propos de Yasukuni

Au Japon aussi, Yasukuni-jinja est loin de faire consensus sur les plans moral et politique. Les visites de Premier ministre font débat sur le plan constitutionnel. En vertu de la séparation de la religion et de l’État, certains Japonais considèrent que la venue et l’hommage du Premier ministre sur un lieu de culte shintō est en contradiction avec la Constitution. D’autres leur rétorquent que le Premier ministre effectue cette visite à titre privé et qu’il jouit comme tout à chacun d’une liberté de religion. Ce débat se joue sur des subtilités : le Premier ministre a-t-il signé le registre avec son titre officiel ou juste son nom ? Est-il venu avec une voiture gouvernementale ou privée ? A-t-il fait des offrandes avec des fonds publics ou son argent personnel ?

Des propositions ont été faites pour retirer les 14 noms des criminels de guerre de classe A qui entachent le sanctuaire. Mais le sanctuaire Yasukuni refuse, arguant que le Shintō n’autorise pas le retrait des âmes une fois qu’elles sont consacrées. Il y a eu aussi la suggestion de fonder un nouveau mémorial aux morts, laïc et national, qui n’a jamais abouti.

En octobre 2018, le prêtre supérieur de Yasukuni a démissionné après avoir critiqué l’attitude de l’empereur Akihito, à qui il reprochait de tenter de «détruire le sanctuaire» en refusant de le visiter, rapporte Le Monde le 13 octobre 2018. Son père, l’empereur Hirohito, qui a régné pendant la Seconde Guerre mondiale, a cessé de visiter le sanctuaire depuis l’ajout des criminels de guerre. Une décision prise par l’empereur Akihito, et que son fils et successeur, l’empereur Naruhito, semble conserver.

En janvier 2014, un sondage téléphonique du quotidien japonais Asahi Shimbun, relayé par The Chicago Council, indique que 46% des Japonais sondés considèrent qu’une visite du Premier ministre Shinzō Abe au Yasukuni-jinja n’est pas souhaitable et que 41% pensent que c’est une bonne chose. A la question de l’impact d’une visite sur les relations extérieures du Japon, 56% considèrent que cela a un impact négatif et 36% pensent le contraire.


A l’origine le Tōkyō Shōkonsha bâti en 1869 est un sanctuaire loin de la controverse actuelle en honorant les Japonais morts pour l’empereur lors de la guerre civile de Boshin en 1868. Depuis les crimes commis par le Japon impérial au 20e siècle, le Yasukuni-jinja porte bien mal son nom de « sanctuaire shintō du pays apaisé ». Les criminels de guerre de classe A, B et C qui y sont vénérés cristallisent les reproches à l’étranger, en Chine et en Corée dont les blessures de l’occupation japonaise ne sont pas encore cicatrisées. Comment oublier et pardonner lorsque leur voisin nippon peine à faire face à son passé, notamment le massacre de Nankin et les « femmes de réconfort » ? Que penser du musée révisionniste de Yushukan sur le site du sanctuaire Yasukuni ? Au Japon, des voix s’élèvent contre les visites de Premier ministre… L’empereur émérite et son successeur ont pris la décision de ne pas s’y rendre. Il est permis d’espérer des changements. Et éventuellement, pourquoi pas l’aboutissement d’un nouveau mémorial aux morts, laïc et national qui respecterait à la fois les victimes japonaises de la Seconde Guerre mondiale et celles des victimes de l’impérialisme nippon ?

Sources :

 

 

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