Niigata et l’île de Sado, le Japon côté traditions agricoles et maritimes

L’histoire de Niigata, dans le Nord du Japon, a toujours été intimement liée à l’eau : celle de la mer, et celle des rivières. La ville s’est implantée au bord de la mer du Japon, à l’embouchure de deux rivières. À l’époque d’Edo, elle était l’un des plus gros producteurs de riz de la côte. Elle est vite devenue un port de commerce. Elle fut très tôt bercée de traditions comme celles des geigi, les geishas locales, dont les arts ont fait surface pour le divertissement des marins. Parcourue de canaux et longtemps surnommée « ville de l’eau » ou « Petite Venise », Niigata est aujourd’hui le plus grand port de la mer du Japon. La proximité de la mer et la présence de lacs et rivières permet l’épanouissement d’activités comme l’agriculture, la riziculture et le brassage du saké.

Escale dans une cité tournée vers le large.

 

Une cité lagunaire devenue port de commerce

Niigata (新潟) signifie littéralement « nouvelle lagune ». Le site est occupé depuis la période Jōmon (de – 13 000 avant J.-C. à – 400 avant J.-C.). La cité lagunaire s’est implantée à l’embouchure des fleuves Shinano (le plus long du Japon) et Agano, dans un pays de rivières et de dunes, entre lagons et terrains marécageux. La vie s’est très tôt organisée autour de l’eau. Outre la pêche au saumon et à la truite saumonée, ainsi que la saliculture dans les collines de Niitsu, les activités agricoles ont éclos dès la période Heian (8e-12e siècles) sur les terres fertiles de la plaine d’Echigo, dans l’arrière-pays de Niigata. Côté terre, on pratiquait aussi la poterie, la céramique, et la sylviculture pour les laques.

La prospère Niigata s’est naturellement lancée dans commerce, le négoce et l’exportation, en particulier vers Edo (ancienne Tokyo) et Osaka, et outre-mer, vers la Chine, la Corée et l’Asie du Sud-Ouest. Elle est ainsi devenue la plus grande ville portuaire du littoral de la mer du Japon.

Classé « bien culturel important du Japon », le musée d’Histoire de la ville de Niigata retrace le fil de cette histoire liée à l’eau. Le musée est abrité dans un bâtiment dont le style occidental était très en vogue pendant la restauration de Meiji (1868-1912). Très richement documenté en manuscrits et objets du quotidien, le musée présente de multiples maquettes et dioramas. Les collections suivent en fil rouge le thème de l’eau. Elles soulignent le rôle crucial que cet élément a joué dans l’essor et la prospérité de la ville, devenue une base pour la pêcherie en mer du Nord, et un important nœud de communication sur les routes maritimes.

Musée d’Histoire de la ville de Niigata

Musée d’Histoire de la ville de Niigata © Marie Borgers

Mais c’est en 1868 que Niigata est véritablement entrée dans l’histoire du Japon. Après 2 siècles de sakoku (fermeture du pays), à l’aube de la restauration de Meiji, elle fut choisie comme l’un des 5 ports du Japon à s’ouvrir au commerce international – avec Hakodate, Kanagawa, Hyogo et Nagasaki.

À deux pas de là se situe l’ancien bureau des douanes. Construit en 1869, en l’an 2 de l’ère Meiji, il arbore lui aussi le style européen en vogue en ces temps où Niigata, déclarée ville ouverte, inventait un urbanisme à l’occidentale. On traverse l’ancien bureau des douanes non sans une certaine émotion, car c’est par ce bâtiment que les voyageurs entraient sur le territoire nippon.

Bureau des douanes de Niigata

Bureau des douanes de Niigata

Les villas traditionnelles de propriétaires terriens

Une riche classe de propriétaires terriens a joué un rôle majeur dans l’essor de Niigata. Ils ont investi dans la finance, le commerce et l’industrie pour soutenir la capitalisation du Japon. Ils ont été acteurs non seulement du développement de la riziculture, mais aussi de l’essor de la culture locale. Poussons les portes de quelques-unes de ces demeures, villas et hôtels particuliers au charme parfois suranné.

Le musée de la Culture du Nord est l’une des plus beaux exemples de l’esthétique japonaise dans les villas de propriétaires. Elle est depuis 8 générations dans la famille Ito, des propriétaires terriens enrichis dans l’agriculture. Immense mais tout en élégance, la maison compte 65 pièces. La salle de banquet est la plus vaste, recouverte de 100 tatamis ! Selon la longue tradition d’esthétique de la famille Ito, les vitrines exposent une collection de près de 6 000 objets récoltés par les chefs successifs du clan : des antiquités du Japon, de Chine et de Corée. Les pièces s’ouvrent sur un jardin japonais qui rappelle le fameux temple bouddhiste Ginkaku-ji de Kyōto, aussi appelé Pavillon d’Argent. Le jardin cultive lui aussi des marqueurs de Niigata : pierres aux teintes gris-pastel, et végétaux endémiques comme les wisteria, des glycines aux teintes violettes qui fleurissent au mois de mai.

Musée de la Culture du Nord, jardin

Musée de la Culture du Nord, jardin © Marie Borgers

Autre villa de renom et de charme, la Villa Saitō, achevée dans les années 1920, appartenait à une famille de marchands de l’ère Meiji et du début de la période Shōwa. Dans la pièce de réception, on retrouve les éléments caractéristiques du style shoin-zukuri : tokonoma (alcôve surélevée pour poser rouleaux de calligraphie ou autres éléments de décoration), chigaidana (rayonnage d’étagères décalées), tsukeshoin (bureau d’étude devant une fenêtre dont la lumière est filtrée)… De charmants salons de thé intimistes sont répartis en enfilade le long de l’engawa, une sorte de véranda en bois surélevée qui court tout autour de la maison. Une pièce est même dévolue au change de la tenue des geigi, les geishas locales.

Villa Saito à Niigata

Villa Saito à Niigata © Marie Borgers

Villa Saito à Niigata, tokonoma

Tokonoma dans la Villa Saito à Niigata © Marie Borgers

La pièce de réception s’ouvre sur un jardin japonais planté de bambous, d’érables, de pruniers et de pins noirs. Les pins ont été plantés il y a près de 50 ans pour protéger le centre-ville des vents de sable. L’art paysager s’articule autour de trois éléments porte-chance : le bambou, symbole de développement ; le pin, signe de santé et de longévité ; et le palmier, qui évoque le vœu. Le silence du jardin est bercé par le bruissement de l’eau.

Construite en 1860, la résidence de la famille Ozawa, tout de bois, est quant à elle l’un des plus anciens édifices de Niigata. Elle appartenait à un riche marchand de riz et de saké.

Pour ceux qui ne seraient pas encore rassasiés de coquettes villas aux façades en kimusuko (treillis de bois), le Flower District révèle ses charmes à chaque coin de chaque rue. Les ruelles sont bordées de vénérables maisons de bois. Au pied de certaines devantures, de petits tas de sel sont destinés à protéger du démon, en particulier des forces du feu, qui dévasta Niigata à plusieurs reprises.

Flower District

Flower District à Niigata © Marie Borgers

Flower District 2

Flower District à Niigata © Marie Borgers

Traditions des geigi, les geishas de Niigata

Si Niigata doit sa prospérité financière au commerce extérieur, elle tient sa richesse culturelle de l’activité générée par les navires – et les marins – en escale. Les geigi sont à Niigata ce que les geishas sont à Tōkyō, et les geiko à Kyōto. Tout est question de dialectes, mais tous ces termes désignent des artistes et dames de compagnie.

Performance de geigi à Niigata

Performance de geigi au Kappo Hotaru à Niigata © Marie Borgers

La présence de marins en escale a donné lieu au développement d’une culture populaire du divertissement : littérature, musique, jeux, festivités, arts du spectacle… Il y a 2 siècles, les geigi jouaient un rôle majeur à Niigata, en divertissant les marins avec des performances de musique et de danse. C’est ainsi qu’a éclos une culture de cour tout en raffinement.

Aujourd’hui, une vingtaine de geigi perpétuent la tradition dans les restaurants traditionnels, et dans des quartiers comme Furumachi, comparable au légendaire quartier de Gion à Kyōto, et à Shinbashi à Tōkyō.

Geigi à Niigata

Geigi au Kappo Hotaru à Niigata © Marie Borgers

 

Les sanctuaires shintoïstes de Niigata

Les geigi priaient dans les sanctuaires shintoïstes pour que le mauvais temps retienne les marins à terre. Voici un petit florilège de sanctuaires où les traditions sont orientées vers la formulation de vœux.

Le sanctuaire shintoïste Minato Inari est dédié à Inari, déesse du riz et des récoltes. Les geigi venaient y prier pour que la météo retienne les marins en ville. Elles orientaient vers l’Ouest les statues rotatives de komainu ; ces créatures semblables à des lions sont destinées à conjurer les esprits maléfiques. Elles font office de gardiens des sanctuaires shintoïstes.

Sanctuaire Minato Inari à Niigata

Sanctuaire Minato Inari à Niigata © Marie Borgers

Un peu plus loin, le sanctuaire shintoïste Kotoshira recèle plusieurs curiosités. Face au bassin de purification temizu-ya, une pierre promet la réalisation des vœux : il faut souffler dessus, et la toucher. Devant le honden, le sanctuaire intérieur, est posée une jolie boîte en bois ciselé. Elle contient des filaments de paille de riz tressée. Ils sont à nouer sur les différentes parties du corps du komainu. À chaque partie du corps correspond une sorte de vœu : réussite aux examens, prospérité de l’entreprise, mariage heureux, santé…

Sanctuaire Kotoshira, komainu

Sanctuaire Kotoshira, komainu © Marie Borgers

Sanctuaire Kotoshira à Niigata, boite

Sanctuaire Kotoshira à Niigata, boîte © Marie Borgers

Traditions agricoles de l’île de Sado

Prenons le large, direction l’île de Sado, à 80 km de la côte. Ces terres rurales sont un petit pays de cocagne. L’île est l’héritière d’une longue tradition agricole, et l’omniprésence de l’eau est particulièrement propice à la riziculture. Les rizières bénéficient à la fois des sources montagneuses et de l’eau de la mer du Japon. Leur richesse en minéraux permet d’éviter l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides. Le riz ainsi cultivé, le riz Koshihikari, est réputé pour être l’un des meilleurs du Japon. Il est certifié « Spécial A », et fut plusieurs fois primé par la Japan Grain Inspection Association. Il donne aussi au saké local la force et la subtilité de ses arômes.

Ici, la riziculture est tout un art, y compris au sens propre du terme. Les agriculteurs s’adonnent chaque année à une étonnante pratique : le design de rizière. Les plants de riz sont modelés de manière à former des motifs et des figures visibles depuis le ciel.

Les plaines de Sado sont aussi de grands territoires de maraîchage. Des fermes comme Challenged Tateno, dans le bourg de Tateno, s’attachent à travailler les champs sans pesticides ni produits chimiques. Leur production est largement bio, chose plutôt rare au Japon. La communauté dispose aussi de plantations de thé. On y récolte le Sado bancha, un thé vert populaire dans le pays, aux touches acidulées.

Challenged Tateno, maison

Sur le terrain de la communauté Challenged Tateno © Marie Borgers

Côté mer, la pêche et l’ostréiculture sont les activités phare. La ferme ostréicole Akitsu Maru s’est implantée sur le lac Kamo, relié à la mer. Elle bénéficie ainsi d’eaux saumâtres riches en nutriments, qui confèrent aux huîtres toutes leurs saveurs. Cultivées sur des radeaux ostréicoles flottant sur du lac, les huîtres sont récoltées de novembre à mai. Réputées pour leur taille et leur teneur en nutriments, elles sont cuisinées en soupe miso, en onigiri ou en marinade de gingembre.

Les rizières, vergers et potagers sont cultivés avec une conscience environnementale et dans le respect de la biodiversité locale. Désireux de travailler la terre en harmonie avec les éléments, les agriculteurs de Sado optent pour des méthodes de production agricole respectueuses de la topographie et des écosystèmes. Leur travail pour la préservation de l’environnement a valu à Sado d’être reconnue « système ingénieux du patrimoine agricole mondial » (GIAS).

Ce souci écologique se traduit par des astuces éco-responsables dans l’agriculture. Dans les rizières, on utilise par exemple comme fertilisants naturels la pâte de canne à sucre, le son de riz ou encore la poudre de coquilles d’huîtres. Un riziculteur de Sanno a même mis en place un ingénieux système de circulation de l’eau à travers des coquilles d’huîtres, destiné à enrichir la rizière en calcium et minéraux.

Image d’Épinal du Japon traditionnel, les rizières sont survolées par l’ibis nippon ou ibis à crête rouge (toki). Sado est l’un des rares endroits du Japon où l’on peut encore l’apercevoir à l’état sauvage. Soucieux de respecter le biotope, les riziculteurs creusent des sillons dans les rizières pour permettre aux ibis de s’abreuver. Après avoir plané au-dessus des rizières, l’oiseau pique du bec sur les plants de riz. L’île recense à ce jour près de 400 toki sauvages, et 200 sont hébergés dans des centres en vue d’être réintroduits dans la nature.

 

Traditions et arts du spectacle sur l’île de Sado

Dans ce pays de cocagne à la forte conscience environnementale, rien ne se perd, tout se transforme. La paille de riz est assemblée en bottes, séchée puis assouplie pour pouvoir être tressée. Elle sert à la fabrication des waraji, les sandales japonaises en paille de riz. Chaussures populaires, les waraji étaient traditionnellement utilisées par les moines bouddhistes pour marcher dans les rizières, et par les samouraïs en chemin à travers les montagnes. Elles sont aujourd’hui essentiellement portées par les danseurs lors des matsuri (festivals). Les waraji sont notamment fabriquées par l’atelier Sadoya Nippon (さどやニッポン) à Niibo, au cœur de l’île de Sado.

Waraji

Waraji © Marie Borgers

Ces terres de traditions sont aussi le berceau de l’ondeko, appellation locale de l’oni-daiko, la danse du tambour (taiko) et du démon. L’ondeko est la grande tradition locale des arts du spectacle. Cette danse quasi rituelle faisait office de prière pour les moissons, pour l’harmonie sociale et la tenue à distance du démon. La danse du diable peut s’assortir d’une danse du dragon : tandis que le démon alterne d’amples gestes des bras, des pas chassés et de brusques mouvements de tête, le dragon ondule et donne des coups de mâchoires. Fascinant !

Ondeko, danse du dragon

Performance d’ondeko, danse du dragon © Marie Borgers

Ondeko, danseur

Danseur d’ondeko © Marie Borgers

On distingue 5 styles de danses ondeko, chacun ayant ses thématiques et ses arrangements. Le Hanagasa odori, danse Hanagasa, a été désigné « patrimoine culturel populaire immatériel ». L’ondeko est aujourd’hui pratiqué par près de 120 troupes ou collectifs de villages, et les tambours résonnent toujours lors des matsuri.

Chaque année au mois d’avril, le sanctuaire Sanno-Hiyoshi de Niibo est le théâtre de performances de danse ondeko.

Sanctuaire Sanno-Hiyoshi

Sanctuaire Sanno-Hiyoshi © Marie Borgers

Sanctuaire Sanno-Hiyoshi

Sanctuaire Sanno-Hiyoshi © Marie Borgers

Autre tradition ancestrale de Sado, les nōmen, masques de marionnettes du théâtre nō, sont toujours peints à la main. Ils sont ensuite recouverts d’une laque qui fixe les couleurs et leur donne leur brillance. Ces masques de poupées s’animent lors de récits épiques, historiques ou fantastiques. Pour ceux qui voudraient s’essayer à la peinture, Fureai Shizo no Sato, à Senago, propose des ateliers de peinture de nōmen, étape par étape. L’atelier de 1h30 coûte 1250 yen par personne (hors taxes).

Peinture de nomen

Peinture de nōmen © Marie Borgers

Petites nomen

Petites nōmen © Marie Borgers

Gastronomie et brassage du saké dans la préfecture de Niigata

Riches en minéraux, les eaux de la mer du Japon, des montagnes et des rivières donnent au riz et aux sakés régionaux la force et la délicatesse de leurs arômes.

La région Niigata est réputée pour le riz Koshihikari. Ce riz à grain très court est produit dans la région d’Uonoma, dans la grande plaine fertile d’Echigo, et sur l’île de Sado. Il profite des bienfaits de saisons marquées. Quand il n’est pas directement consommé en tant qu’ingrédient de base dans la cuisine du quotidien, le riz est fermenté pour produire le saké.

La qualité du riz rejaillit sur celle du saké régional, renommé à travers tout le Japon. La préfecture de Niigata est celle de l’Archipel qui compte le plus de brasseries de saké. Fondée en 1767, la brasserie Imayo-Tsukasa est la plus ancienne, et l’une des plus célèbres de la région.

Brasserie Imayo Tsukasa à Niigata

Brasserie Imayo Tsukasa à Niigata © Marie Borgers

Soucieuse de l’écologie, l’île de Sado met au centre de la table des fruits et légumes respectueux des écosystèmes, souvent bio. Dans ses vergers et potagers sont récoltés une grande variété de fruits (kakis, pommes, oranges, raisin, kiwis) et de légumes (daikon ou radis blanc).

Quant à la mer du Japon, elle est pourvoyeuse de produits de la mer : poissons (sériole japonaise, limande à queue jaune…), et fruits de mer (huîtres, crevettes, calamars). Ils sont souvent dégustés en sashimis, ou en buri katsudon, un plat gourmet local qui remplace l’escalope de porc par  la limande.

Au rayon des confiseries, la préfecture de Niigata craque pour les mochi, les gâteaux à base de riz gluant. Le battage du mochi (mochi-tsuki) donne lieu à un cérémonial au cours duquel deux à trois personnes pétrissent la pâte, et la frappent à tour de rôle à l’aide de longs maillets. Les mochi sont servis avec du anko, de la pâte de haricot rouge. Les sasa dango sont des gâteaux de riz fourrés de anko, joliment enveloppés dans des feuilles de bambou.

Mochi tsuki, battage du mochi

Mochi tsuki, battage du mochi au musée des Cultures du Nord à Niigata © Marie Borgers

Préparation des mochi

Préparation des mochi au musée des Cultures du Nord à Niigata © Marie Borgers

Accès à Niigata

Accès à Niigata en train :
– depuis Tokyo, par la ligne JR Joetsu Shinkansen, 2h15 de trajet ; accessible avec le Japan Rail Pass.
– depuis la gare Shin-Osaka, par la ligne JR Tokaido Shinkansen ou JR Joetsu Shinkansen, via Tokyo, environ 5h de trajet ;
– depuis la gare Shin-Osaka, par la ligne rapide JR Hokuriku Honsen Tokyu (Hokuriku Shinkansen), environ 6h40 de trajet.

Accès à Niigata en avion :
– depuis Tokyo ; environ 1h de vol ;
– depuis Osaka ; 1h10 de vol ;
– depuis Nayoya (aéroport Komaki) ; 55 minutes de vol.

Comment aller sur l’île de Sado au départ de Niigata ?

L’île de Sado se trouve en mer du Japon, à près de 80 km des côtes. Le ferry ou l’hydroptère JetFoil fait la liaison entre Niigata et l’île de Sado. Tous deux se prennent au départ du terminal de ferries Sado Kisen à Niigata. Le débarquement sur Sado se fait au terminal de ferries de Ryotsu, au centre nord de l’île. Compter 2h30 de trajet en ferry, ou 1h35 en JetFoil. Service de restauration rapide disponible à bord du ferry.

 

Se restaurer à Niigata

Le restaurant Kappo Hotaru, à Niigata, sert pour le déjeuner de la cuisine nabe  (鍋, signifiant « marmite » ou « casserole »), une cuisine familiale de type fondue, mijotée et servie à même la marmite. Les soirées sont réservées à la cuisine kaiseki (懐石料理). Cette cuisine gastronomique japonaise se caractérise par la succession codifiée de petits plats. Le restaurant est également connu pour ses performances de geigi, données dans des salon privatifs de style japonais. Ces spectacles mêlant musique et danse respectent le rythme des saisons, tant dans les thématiques des chansons que par les accessoires des geigi. Ils sont l’occasion de rencontrer les geigi qui partagent alors leur expérience. Plus qu’un spectacle, l’occasion d’un échange passionnant et d’une rencontre inoubliable.

Kappo Hotaru à Niigata

Kappo Hotaru à Niigata © Marie Borgers

– Pour une pause gourmande plus décontractée, le Café Gotokuya Jube (五徳屋十兵衛), à Niigata toujours, est un concept original de café dit « combiné », qui fait aussi boutique de produits naturels, et propose la location de vélos.

 

Hébergement et restauration traditionnels à Niigata et Sado

Auberge Dairoan (大呂菴発) à Niigata, attenant au musée des Cultures du Nord : derrière un joli jardin avec sa bambouseraie, cette ancienne ferme traditionnelle d’Echigo s’ouvre sur une grande salle à manger cosy. Le repas complet est un festin de délicatesse, avec poisson grillé, tempura de saison, soupe miso, le tout accompagné de riz Koshihikari (et la liste n’est pas exhaustive). Un concentré de charme, de saveurs et d’hospitalité japonais.

Auberge Dairoan à Niigata, extérieur

Auberge Dairoan à Niigata © Marie Borgers

Auberge Dairoan à Niigata, set repas

Set repas à l’auberge Dairoan à Niigata © Marie Borgers

Le Ryotsu Yamaki Hotel (両津やまきホテル), sur l’île de Sado, est un ryokan (hôtel traditionnel) établi sur une colline à proximité du port de Ryotsu. Les chambres sur tatamis sont meublées de tables basses et de zaisu, des chaises japonaises sans pieds. Les chambres offrent sur vue imprenable sur le lac Kamo. Le restaurant sert une cuisine régionale à base de produits locaux et de saison. Côté onsen, le ryokan est relié à une source aux multiples vertus, connue pour adoucir la peau, soulager les douceurs musculaires et les rhumatismes. Le onsen se compose d’un bassin intérieur et d’un bassin en plein air, sur une terrasse donnant sur le lac Kamo. L’eau jaillit d’une source et dévale jusque dans le bassin par un chemin de pierre, dans une apaisante musique aquatique.

Set repas, Ryotsu Yamaki Hotel

Set repas au Ryotsu Yamaki Hotel © Marie Borgers

Ryotsu Yamaki Hotel, crabe

Ryotsu Yamaki Hotel © Marie Borgers

Sado-Niigata Pass

Le Sado-Niigata Pass couvre l’aller-retour en bus entre la gare et le port de Niigata, l’aller-retour en ferry entre Niigata et Sado, l’utilisation des bus de la Niigata City Loop pendant une journée, et l’accès aux bus de Sado (Niigata Kotsu Sado) durant 3 jours. Il donne aussi droit à 2h de location de vélos. Il coûte 5 000 yens pour un adulte. Il est très utile pour se déplacer sur l’île de Sado.

Contacts d’offices de tourisme

Enjoy Niigata

Ville de Niigata

Sado Tourism Association

 

Voyage organisé et co-financé par TOKIMEKI SADO NIIGATA TOURISM ZONE
Article écrit en partenariat avec EDGE OF NIIGATA, Niigata Visitors & Convention Bureau

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