L’ère Meiji en mangas #1 : simple reflet d’un contexte historique ?

Les Noces des Lucioles, Golden Kamui ou Forlorn Hope, tous ces titres ont un point commun : ils se déroulent pendant l’ère Meiji durant laquelle le Japon s’ouvre au monde et se modernise selon les normes occidentales de l’époque. Une période qui est le berceau d’un slogan encore en vigueur sur les réseaux sociaux, voire d’un fantasme, pour certains : « le Japon entre tradition et modernité ». Ces trois exemples ne sont pas les seuls et les publications françaises consacrées à cette période ne cessent d’augmenter depuis la parution de Golden Kamui en 2016, chez Ki-oon.

Mais qu’est-ce que l’on représente de l’ère Meiji en mangas ? Est-ce juste un simple fond historique permettant aux mangakas d’installer leurs personnages ou les mangas s’érigent-ils en véritable média-historique de cette ère charnière de l’histoire japonaise ?

Toyohara Chikanobu, [L’empereur Meiji, l’impératrice et l’héritier impérial], estampe, 1887. Domaine public

Avant tout, l’ère Meiji, c’est quoi ?

Tout d’abord, l’ère Meiji n’est pas une période historique japonaise, mais un temps du calendrier qui est associé au tennô, l’empereur. Ce système perdure encore de nos jours avec l’actuelle ère Reiwa qui a débuté en 2019 avec l’empereur Naruhito. Le nom de chaque ère est adopté dès l’intronisation de l’empereur comme nom posthume à ce dernier. Ainsi, l’ère Meiji débute avec la montée sur le trône du chrysanthème – autre nom du trône impérial japonais – et la restauration du pouvoir impérial de Mutsuhito, alors âgé de seize ans, qui prend pour nom posthume Meiji. Composé du caractère de gouvernement et de celui de lumière, Meiji se traduit alors par « gouvernement éclairé » et annonce une période de bouleversements pour le Japon.

Le début de l’ère Meiji coïncide avec la fin de la guerre civile de Boshin opposant les clans de l’Ouest et ceux soutenant le Shôgunat Tokugawa. Le pays s’ouvre au monde et s’arme de slogans comme wakon yosai : « techniques occidentales, esprit japonais » ou fukoku kyôhei : « un pays riche, une armée forte ». Ils irriguent les politiques gouvernementales de nombreuses réformes de l’administration avec la fin de la féodalité et des domaines pour un État moderne et centralisé ; la création d’une armée nationale ; une instruction qui devient obligatoire, sans oublier une industrialisation massive et la dotation de la première constitution asiatique en 1889. Durant les 44 années de l’ère Meiji (1868-1912), le Japon s’est également imposé comme puissance militaire sur la scène régionale et s’est forgé un empire colonial à la manière des Occidentaux, en Asie.

Ce bref résumé permet d’évoquer un premier point sur les représentations mangas : elles couvrent la totalité de cette ère. Sur la base de seize titres de mangas, ayant un lien de près ou de loin, se déroulant ou évoquant l’ère Meiji, douze sont parus après 2016. Cette explosion est aussi en corrélation avec la parution de jeux vidéo ancrés dans cette ère ou la période précédente, le Bakumatsu (1853-1868), comme Total War Shogun 2 Fall of Samurai, en 2012. Il est, et reste, le premier Total War se déroulant dans une période historique aussi proche de la nôtre.

On n’oublie pas non plus que certains titres comme Au Temps de Botchan ou Sidooh ont déjà été publiés avant 2016. Les séries Au Temps de Botchan (2003) et Sidooh (2007) ont été interrompues avant de revenir entière, pour Sidooh dès 2021 avec 25 tomes, ou en cours pour Au Temps de Botchan depuis 2024 avec quatre tomes pour l’instant. Preuve d’un public appréciant les thématiques associées à cette ère ou devenu plus mature pour ce type de séries. Ces dernières possèdent en effet un fond historique fort, tant chronologiquement, qu’en matière de thématiques avec un aspect purement politique et militaire ou portant sur les mutations de la société face à l’industrialisation. Parfois également, elles réinterprètent cette période dans un futur post-apocalyptique.

Des histoires politisées ?

L’ère Meiji est inévitablement un temps de mutations de la politique nippone, tant par les réformes que par les bouleversements qu’elles provoquent sur la société. Catalyseurs de ces tensions entre mise au pas vers la modernité et volonté de retrouver une « pureté » gouvernementale, les figures historiques majeures sont convoquées par les mangas. Ce sont Saigô Takamori, samouraï du clan Satsuma et général durant la guerre de Boshin, Ôkubo Toshimichi, ami de Saigô et ministre de l’Intérieur au début du régime, Arimoto Yamagata, samouraï de Chôshû puis ministre de la Guerre ou Tomomi Iwakura, ministre, puis conseiller privé de l’empereur. Tous deviennent des protagonistes et antagonistes des mangas de l’époque. Dans certains cas, ils ne sont pas représentés, mais la seule évocation de leur nom suffit aux personnages – et par extension au lecteur – pour comprendre à qui ils ont à faire.

Ces personnages sont nommés genrô ou anciens et possèdent tous une position de conseiller impérial privé auprès de l’empereur. Le conseil privé du souverain n’est ni lié à un parti politique, ni à la Diète : c’est une institution extraparlementaire, une éminence grise conseillant l’empereur sur les choix de politique intérieure et extérieure. Hormis le prince Saionji qui est noble, tous sont issus d’un des deux clans vainqueurs de la guerre de Boshin, Satsuma ou Chôshû, et sont sept membres en tout.

Cette oligarchie est au cœur des intrigues politiques des mangas de l’ère Meiji, et en particulier dans la biographie manga de l’empereur Hirohito (petit-fils de l’empereur Meiji)  : Empereur du Japon. L’histoire de l’empereur Hirohito. Nous y suivons le prince Michi – futur prince Hirohito – de son enfance à son intronisation. Le manga débute au temps de sa jeunesse, durant la dernière période de l’ère Meiji (1901-1912) et nous plonge dans l’éducation martiale du prince auprès du général Nogi (vainqueur de la bataille de Port-Arthur), puis de l’amiral Tôgô (vainqueur de la bataille navale de Tsushima). Le manga esquisse également les luttes de pouvoir et l’influence des genrô sur la vie politique nippone, surtout avec le général Yamagata qui intervient même dans le choix de la future fiancée du prince.

Le prince Michi fait sa rentrée écolière à Gakushuin. Il y salue le général Nogi alors directeur de l'école.  Dans Empereur du Japon : l'histoire de l'empereur Hirohito - Delcourt/Tonkam.
Junichi Nojo (dessin), Issei Eifuku (scénario) et Hidetaka Shiba (supervision), [Le prince Michi rencontre le général Nogi, proviseur de l’école gakushuin], dans Empereur du Japon : l’histoire de l’empereur Hirohito, ©Shogakukan, 2017, t.1 p. 55.

La présence en arrière-fond de ces politiciens aguerris jette une ombre sur les parlementaires qui sont quasiment inexistants des planches de mangas, sauf pour quelques éminentes figures comme Takashi Hara. Au Temps de Botchan permet d’offrir au lecteur une autre vision en y incluant les intellectuels de l’époque et les débats politiques associés. De fait, les genrô, mais également les militaires, monopolisent les histoires, car même l’empereur Meiji est absent. Étonnant pour des mangas retraçant son ère, non ?

Aucun manga ne représente très longtemps Meiji-tennô, là où le prince Michi et l’empereur Taishô (fils de l’empereur Meiji et père de Hirohito) sont dessinés activement et participent entièrement au scénario. La seule vision de l’empereur Meiji se tient en deux planches de Empereur du Japon où l’on surprend le général Nogi converser avec lui. Cependant, l’empereur reste sur le trône avec un faciès grave et distant. Iconoclasme ? Pourtant l’image de Meiji a été largement représentée et diffusée au Japon par le biais des estampes. Or, ce biais représentatif le met en valeur plus que la photographie prise de lui en 1873 et qu’il n’a jamais aimée. Est-ce donc une forme de respect du mangaka, une demande du superviseur de ne pas le reproduire de manière « réaliste », ou simplement un effet graphique pour renforcer l’aura du personnage ? Il ne peut y avoir que des hypothèses pour ces questions.

Plus que de simples fables politiques de l’époque, les mangas sont également un miroir des combats sociétaux dans cette nation en pleine mutation et modernisation, valorisant certains et délaissant les anciens champions de l’empereur : les samouraïs.

Le début d’une ère et la fin d’une autre…

Dans le camp pro-impérial durant la guerre civile, tous œuvrent en oligarchie pour moderniser le Japon et possèdent une autorité politique claire sur les personnages. Dans Laughing under the Clouds, Iwakura, alors ministre d’État, dirige une unité spéciale. De même, dans Forlorn Hope, nous suivons la genèse de la création de l’unité Battôtai (brigade des sabres) de la police, en 1877 par Ôkubo. Comparativement à celle d’Iwakura qui possède un rôle symbolique et scénaristique, l’unité créée par Ôkubo dans Forlorn Hope s’inspire de la véritable brigade Battôtai déployée contre les samouraïs de Saigô lors de la bataille de Shiroyama, en 1877. Le nom de cette bataille entre dans l’histoire avec la composition de la musique éponyme devenant la musique de marche des troupes impériales. Le manga se transforme en véritable média-historique avec, certes, des personnages et des éléments scénaristiques propres à la fiction manga : nom, aura, taille des personnages ou décalage comme avec la représentation de Saigô Takamori (dans la réalité ce dernier est un colosse par sa grande taille et sa carrure massive que l’on peut retrouver en estampe), dont il faut tenir compte lors de l’analyse.

La brigade des sabres, la battotai intervient contre les samouraïs de Saigô Takamori lors de la bataille de Shiroyama. Dans Forlorn Hope -  chez Kommiku.
Takumi Sameotoko (dessin), Keisuke Ide (scénario), Toshiki Mizutani et Noboru Hisayama (supervision), [Arrivée de la brigade des sabres dans la bataille de Shiroyama], dans Forlorn Hope, ©HERO’S INC, 2023, t.1 p. 36-37.

Revenons cependant à la bataille de Shiroyama et la fin du statut des samouraïs durant l’ère de Meiji. Cette thématique revient dans la moitié des mangas évoquant cette période, dont le plus connu est Kenshin le Vagabond, mais également Sidooh et son spin-off Sunrise. Le schéma représentatif peut prendre différentes formes. D’abord l’évocation pleine et entière de la mutation du statut de samouraï pour en finir avec « les vestiges barbares » et accomplir la pleine modernisation du Japon. Nous pouvons inclure toutes les séries se déroulant de 1868 à 1877. Ensuite, la seconde catégorie représente la création d’un héritage samouraï par le gouvernement Meiji pour l’inculquer à la population japonaise, principalement dans l’armée.

Laughing Under The Clouds et Forlon Hope entrent dans la première catégorie et présentent les réformes qui poussent certains samouraïs à se radicaliser progressivement : l’abolition des domaines féodaux en 1871, l’instauration d’une armée nationale par le biais de la conscription l’année suivante, qui rompt avec le privilège militaire que possédaient les samouraïs. Privilèges qui n’ont cessé de diminuer au fil du temps : suppression de la classe des guerriers et élaboration d’une classe aristocratique haute, interdiction du port du chignon, puis du port du sabre en 1876 pour devenir un privilège des policiers et des soldats.

Un samouraï ayant fuit les policier se retrouve face à l'ainé des Kumo, une famille qui garde un sanctuaire proche du lac Biwa. Il clame sa rancune envers le gouvernement Meiji. Dans Laughing Under The Clouds, chez Panini.
Karakara Kemuri, [Un ancien samouraï souhaite se venger du nouveau gouvernement], dans Laughing Under The Clouds, ©MAG Garden, 2011, t.1 p. 42.

Ces deux mangas se déroulent dans ce temps de tumulte pour l’ancienne classe guerrière, où les samouraïs se sentent lésés. Certains provoquent donc des attentats contre des personnalités du régime ou des révoltes. Dans Forlorn Hope, c’est par les yeux de Takuma, ancien samouraï reconverti en policier que nous découvrons cette gronde se décuplant en secret : par le biais d’un attentat contre Iwakura ou par la traque de l’ancien ministre de la Justice, Êto Shinpei, qui, comme Saigô, quitte le gouvernement pour fomenter la révolte de Saga, en 1874. L’escalade entre les samouraïs de l’Ouest et le gouvernement se clôture avec la guerre du Sud-Ouest ou Seinan Senso qui est le cœur de l’histoire de ce manga. D’emblée nous commençons par l’ultime bataille de Saigô Takamori et des samouraïs de Satsuma, celle de la colline Shiroyama, le 24 septembre.

Pour la seconde catégorie de mangas, en lien avec l’héritage samouraï, les représentations sont bien plus diffuses : sabres pour les policiers et officiers militaires et, dans le cas des soldats, une baïonnette comme nouveau sabre. De plus, lors du service militaire, les vertus des samouraïs sont réutilisées pour bâtir une armée forte : sens du sacrifice, loyauté à l’empereur et tradition de discipline. Cette transformation est parfaitement visible dans les premières planches de Golden Kamui où Sugimoto, notre héros, est soldat lors de la guerre russo-japonaise durant l’attaque de tranchées sur la colline 203. On y retrouve également la pratique du junshi en suivant son maître, l’empereur, dans la mort par seppuku[1]. Visible en manga, le régime de Meiji réhabilite les samouraïs vaincus en érigeant les vertus et les codes de cette caste au rang de modèle à suivre pour fonder une société nouvelle.

Un simple reflet du contexte historique ?

Les mangas profitent de la période d’installation du régime (1868 – 1889) pour représenter une multitude d’histoires incluant des personnages historiques – dont la majorité est composée de genrô -, ou l’évolution de la caste des samouraïs. Ces guerriers ont permis la restauration de l’empereur en 1868, par le biais des clans Satsuma, Chôshû et Tosa, face aux clans en faveur du shôgun. Ils sont pourtant mis de côté par le nouveau régime dans l’optique de rendre le pays moderne aux yeux des Occidentaux.

Cependant, cette mise à l’écart de la société de Meiji est de courte durée. La caste s’intègre progressivement dans les corps d’État (administration, police, armée) ou se reconvertit pleinement dans la société civile. Néanmoins, cette dernière est réutilisée par les genrô – issus dans la majorité des samouraïs – pour façonner cette nouvelle société moderne en usant des vertus guerrières : ryôsai kenbo pour les femmes ou loyauté pour les jeunes soldats.

Retrouvez ces mutations sociétales et ces habitudes, tant alimentaires que vestimentaires, dans la deuxième partie de cet article consacré à l’ère Meiji, la semaine prochaine.


Bibliographie et pour aller plus loin

Mangas sources (ordre alphabétique des dessinateurs et des dates de publications françaises)

IKEDA Kunihiko, Engineer. A la conquête du rail, Rouen, Éditions Petit à Petit, 2025.

KEMURI Karakara, Laughing Under The Clouds, Nice, Panini, 2024.

KISHIRO Yukito, Gunnm édition originale, Grenoble, Glénat, 3e édition, 2016.

NAGAYASU Takumi (dessin) et ASADA Jirô (scénario), Mibu Gishi Den, Paris, Mangetsu, 2023.

NODA Satoru, Golden Kamui, Paris, Ki-oon, 2016.

NOJO Junichi (dessin), EIKUFU Issei (scénario), SHIBA Hidetaka (supervision), Empereur du Japon : l’histoire de l’empereur Hirohito, Paris, Delcourt/Tonkam, 2019.

SAMEOTOKO Takumi (dessin), IDE Keisuke (scénario) et HISAYAMA Noboru, MIZUTANI Toshiki (supervision), Forlorn Hope, Paris, Komikku, 2025.

SASSA Taiga, Isabella Bird – femme exploratrice, Paris, Ki-oon, 2017.

SIIBASHI Hiroshi, Iwamoto Senpai, Paris, Mangetsu, 2025.

SUENOBU Ryu (dessin), TAKIGAWA Renji (scénario) et SAMURA Hiroaki (supervision), L’Habitant de l’infini : Bakumatsu, Bruxelles, Casterman, 2023.

TACHIBANA Oreco, Les Noces des Lucioles, Grenoble, Glénat, 2024.

TAKAHASHI Tsutomu, Sidooh, Nice, Panini, 2021.

—, Sidooh Sunrise, Nice, Panini, 2025.

TANIGUCHI Jirô (dessin) et SEKIKAWA Natsuo (scénario), Au Temps de Botchan, Bruxelles, Casterman, 3e édition, 2024.

WATSUKI Nobuhiro, Kenshin le Vagabond, Grenoble, Glénat, 2e édition, 2009.

YAMAKUJIRA, Les Lueurs de l’Outre-Monde, Paris, Kurokawa, 2025.

Ouvrages et articles

ABBAD Fabrice, Histoire du Japon, 1868-1945, Paris, Armand Colin, 1999.

AÏN Alexandra, « Fragmentation de l’être. Mémoire et identité dans les mangas », Captures, 2019/4, p. 2-14.

BOUISSOU Jean-Marie (dir.), Le Japon contemporain, Paris, Fayard, 2007.

—, Le Japon depuis 1945, Paris, Armand Colin, 2e édition, 1997.

—, Manga – Histoire et univers de la bande dessinée japonaise, Arles, Éditions Philippe Picquier, 3e édition, 2013.

CARLOTTO Federica, « Métissage de styles vestimentaires : le style andonbakama durant la période Meiji (1868-1912) au Japon », dans Du Transfert culturel au métissage. Concepts, acteurs, pratiques, 2019, p. 371-385 [en ligne] URL : Du transfert culturel au métissage – Métissage de styles vestimentaires : le style andonbakama durant la période Meiji (1868-1912) au Japon – Presses universitaires de Rennes

DUFOURMONT Eddy, Histoire politique du Japon de 1853 à nos jours, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 3e édition, 2017.

GRAVEREAU Jacques, Le Japon au XXe siècle, Paris, Seuil, 3e édition, 1993.

FRÉDÉRIC Louis, Le Japon dictionnaire et civilisation, Paris, Robert Laffont, 1996.

MARIE Ako, « La culture du pain au Japon », nippon.com. Votre portail vers le Japon, 2019 [en ligne] URL : https://www.nippon.com/fr/japan-topics/g00694/

NINOMIYA Hiroyuki, Le Japon pré-moderne 1573-1867, Paris, CNRS Éditons, 2017.

SOUYRI Pierre-François, Nouvelle Histoire du Japon, Paris, Perrin, 2010.

—, Être moderne sans être occidental. Aux origines du Japon d’aujourd’hui, Paris, Gallimard, 2016.

YURIKO Aoki, « “Yôshoku“, une cuisine occidentale…typiquement japonaise ! » nippon.com. Votre portail vers le Japon, 2019 [en ligne] URL : https://www.nippon.com/fr/japan-topics/g00749/


[1] NOJO Junichi (dessin), EIFUKU Issei (scénario) et SHIBA Hidetaka (supervision), Empereur du Japon : l’histoire de l’empereur Hirohito, Paris, Delcourt/Tonkam, 2019, t.2 p. 77.

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