J-rap : top 10 des rappeurs japonais à suivre en 2026

Depuis notre dernier top 10 en 2024, il s’en est passé des choses sur la scène locale. Le rap est un phénomène parmi les Gen Z nippons. Porté par le retour de Kohh sous son vrai nom Yuki Chiba avec son hymne national « team tomodachi » décliné en dizaine de remix ou avec Awich qui collabore avec le producteur américain RZA, le rap japonais a pignon sur rue. En 2025, Pop Yours, le plus grand festival rap au Japon accueillait 20000 personnes dans le dome de Chiba : le Makuhari Messe. Tous les petits jeunes étaient sappés de la tête aux pieds de streetwear maximaliste aux accents « Ura-Hara ».

Pour ce nouveau top, nous avons ciblé les new comers qui font le rap japonais de demain avec, bien entendu, des pionniers qui reviennent sur le devant de la scène depuis 2025. La liste 2024 avait prédit juste et beaucoup de rappeurs mentionnés à l’époque sont aujourd’hui centraux dans le rap nippon 2026. N’hésitez pas à aller la consulter pour plus de suggestions. Place aux nouvelles têtes!

Pxrge Trxxxper

Né le 6 novembre 2006 à Shimotsuma, préfecture d’Ibaraki, c’est le petit prodige de l’année. Il commence le rap à l’âge de 14 ans et se met à composer ses propres morceaux. Il se caractérise par un son dur et sombre et un rap agressif ponctué de cris.

En 2024, alors qu’il est âgé de 17 ans, il se fait remarquer comme jeune artiste prometteur et se fait connaître du grand public grâce à ses tubes BIOHAZARD et DEATH NOTE.  En 2025, il enchaîne les collaborations avec de grands noms, les apparitions dans des médias tels que 03- Performance et Red Bull 64 Bars, les prestations sur de grandes scènes telles que POP YOURS OSAKA (retrouvez l’article sur le POP YOURS 2025 ici). Il a remporté le concours de rap RAPSTAR 2025, ce qui le place parmi les nouvelles têtes d’affiche de la scène rap japonaise. Ce concours façonne la scène locale depuis des années, et les plus grands rappeurs de la décennie actuelle en sont issus.

3li¥en (Alien)

©Spincoaster

Née le 25 mai 2001 à Toda, dans la préfecture de Saitama, d’un père nigérian et d’une mère japonaise, elle a débuté sa carrière en 2024 et évolue dans les genres hyperpop et hip-hop alternatif. Son premier titre teamtomodachi – GALS Remix a fait le buzz et son clip a dépassé les 4 millions de vues sur YouTube. Elle a participé à l’émission de casting de rappeurs RAPSTAR 2025 sur ABEMA TV et s’est qualifiée pour la HOOD STAGE.

Elle déclare sur CYZO Online en juillet 2025 : « Mon père m’a proposé de partir en voyage, et je l’ai suivi jusqu’à Lagos, au Nigeria. Il avait déjà choisi l’école primaire où j’allais être scolarisée, et je me suis sentie trompée (NDLR : son père ne lui avait pas dit qu’il comptait la laisser sur place seule). Mais là-bas, j’ai pu découvrir mes racines, d’où je venais. Comme on me traitait d’étrangère aussi bien au Japon qu’au Nigeria, je me demandais « qui suis-je vraiment ? » et depuis mon enfance, j’ai été confrontée à toutes sortes de problèmes liés à l’ethnie. Mais finalement, je me suis dit que j’étais Eri (mon vrai nom). Je veux inspirer les enfants qui souffrent de leur métissage ou qui se sentent différents des autres à travers mes chansons. »

https://www.youtube.com/watch?v=NiZhPCdPDrY

Masato Hayashi

©FNMNL

Né à Eifuku-chô, dans l’arrondissement de Suginami, Masato Hayashi grandit à Hachioji dès son plus jeune âge. Sa date de naissance et son âge n’ont pas été rendus publics. Au collège, Masato Hayashi se battait avec les élèves des écoles voisines et faisait des courses de mobylette. C’est à cette époque qu’il a découvert le rap. Il est rapidement devenu célèbre dans sa région et donnait des concerts dans sa ville natale. À l’origine, il était connu sous le nom de BLASTA jusqu’à l’âge de 20 ans environ. Peu à peu, le surnom de Pablo s’est imposé, et il a commencé à se produire sous le nom de Pablo Blasta.

À l’âge de 18 ans, Masato Hayashi a arrêté le rap et s’est alors progressivement laissé entraîner dans le vol et le trafic de drogue. C’est une phrase prononcée par RYKEY, un rappeur plus âgé de sa région, qui a marqué un tournant dans sa vie : « Que veux-tu faire de toi-même ? Si tu veux devenir rappeur, tu n’as pas d’autre choix que de te faire connaître autour de toi, non ? ». Avec les paroles de RYKEY en tête, Masato Hayashi a recommencé à rapper et a fait du freestyle devant ses aînés pour faire savoir à son entourage ce qu’il voulait faire. C’est dans ce contexte qu’il a composé le morceau Tokyo Young OG grâce auquel sa carrière de rappeur décolle en 2017.

Suite à ce titre, on le retrouve comme artiste invité sur le morceau Bitch to Au de DJ CHARI & DJ TATSUKI qui est devenu viral. C’est en 2021 qu’il décide de changer de nom, déclarant vouloir « tuer son ancien moi ». Il a sorti un nouveau single intitulé Yarushika ne (Je n’ai pas le choix) sous le nom de Masato Hayashi. Il participe à RAPSTAR 2025 sur lequel il termine second derrière Pxrge Trxxxper par le vote du jury.

SHINGO★西成

©ナタリー

SHINGO★西成, de son vrai nom Shingo Ikegami, est né le 9 mai 1972 à Nishinari, Osaka. Il est le premier rappeur japonais à avoir véritablement représenté la vie dans le ghetto dans ses morceaux. Il se distingue pour ses lyrics contant ses propres expériences, celles d’un enfant qui a grandi à Nishinari. Ses paroles positives mêlées à des blagues typiques de la région du Kansai, sont uniques et ne ressemblent à celles d’aucun autre rappeur. Vétéran du rap japonais, en 2025 il s’est affiché et imposé beaucoup plus sur la scène nationale. Il mérite à ce qu’on s’attarde sur ses productions en 2026.

Il grandit dans un environnement pauvre, dans une maison mitoyenne près du parc Sankaku – parc dans lequel il organise régulièrement des concerts caritatifs aujourd’hui pour les sans-abris du quartier. Au collège, il découvre RUN-DMC et se passionne pour le hip hop. Il entre au lycée Imamiya de la préfecture d’Osaka et se consacre entièrement au rugby. En 1995, alors qu’il est sur le point d’obtenir son diplôme, le grand tremblement de terre du Hanshin-Awaji survient et il participe à des activités bénévoles. Tout en travaillant dans un établissement pour personnes âgées, il commence également à se produire sur des concerts en tant que rappeur. À 31 ans, il décide de quitter son emploi et de tenter une carrière de rappeur à temps plein.

En 2005, il sort son single Ghetto no Uta desu (Konna dô desu?) (C’est une chanson du ghetto (Qu’en pensez-vous ?)) de manière indépendante. En 2006, il signe avec Libra Record et sort son premier mini-album Welcome To Ghetto. En 2010, il signe avec Showa Records et sort son deuxième album I・N・G. En 2021, il a repris Showa Records, anciennement appartenant au rappeur Hannya, et en 2022, il a fait parler de lui en sortant son septième album, Independence Day. En 2025, il a été beaucoup vu en featuring et a porté haut les couleurs d’Osaka. L’exposition universelle a été l’occasion pour lui d’apparaître dans le guide Vuitton Osaka 2025, tout un programme !

Rei©️hi

©FNMNL

De son vrai nom Reina Sakai, elle est née le 18 janvier 2000 à Habikino dans la préfecture d’Osaka. Née d’un père japonais et d’une mère philippine, elle est élevée par son père. Elle a été victime de harcèlement scolaire au collège en raison de sa situation familiale. Mais elle a surmonté cette épreuve en la considérant comme « une sorte de test de courage » .

Au collège, elle commence à pratiquer les arts martiaux mixtes et rencontre le rappeur mindboi. Invitée par mindboi, elle assiste à son premier cypher à la même époque et se lance dans le rap. Elle participe au 9e championnat de rap lycéen, où elle s’incline face à Chanmina dès le premier tour après un battle acharné. Le duel entre Chanmina et Reichi lors de ce 9e championnat de rap lycéen reste encore aujourd’hui un combat légendaire. Avec près d’un million de vues sur YouTube, ce duel a permis à la rappeuse de se faire connaître et de gagner en notoriété auprès du grand public.

Elle fait ensuite ses débuts dans le rap avec son premier mini-album JK wa Brand juste avant la fin du lycée. Elle sort son premier EP numérique sweetie en 2019, et son deuxième mini-album TWEMPTY en 2020. Le charme du rap de Reichi réside dans le fait qu’elle exprime dans ses textes ce qu’elle ressent et ce qu’elle vit. Ses messages trouvent un écho chez les femmes de sa génération. En 2025, Reichi poursuit ses activités musicales, principalement sous forme de concerts et de diffusions en ligne.

Young Coco (youngsavagecoco en production)

©The Live

Né le 12 janvier 1997 à Nishinomiya dans la préfecture de Hyôgo, il est influencé très tôt par son père et commence à faire du surf à l’âge de 2 ou 3 ans. Au collège, il fait partie du club de football et c’est à cette même période qu’il rencontre WILYWNKA –membre du groupe très populaire Hentai Gentlemen’s Club, également originaire du Kansai– et commence à faire du rap. Il a progressivement attiré l’attention au Japon et à l’étranger en publiant ses morceaux sur le site de diffusion musicale Soundcloud.

Young Coco a participé en tant qu’invité aux côtés de Yo-Sea au morceau 22 VISION de DJ KANJI, et à No Pressure !!! avec LEX en featuring, deux morceaux très populaires. Il était fan de Jin Dogg depuis ses débuts et assistait à ses concerts au premier rang. Il aurait ensuite commencé à discuter personnellement avec Jin Dogg, ce qui lui aurait permis de rejoindre HIBRID ENTERTAINMENT, le label de Jin Dogg. Il compose nombre des morceaux du rappeur actuellement.

Young Coco se distingue par son utilisation systématique de l’auto-tune et son style de rap mélodieux. C’est un rappeur et un producteur qui compose des morceaux axés sur la trap. Il est non seulement très en vue au Japon, mais également très remarqué à Taïwan, en Corée, en Chine et dans toute l’Asie. Il contribue à dynamiser la scène japonaise actuelle. On peut s’attendre à de grandes choses de sa part à l’avenir.

Benjazzy

©AH1, Asian Hip Hop Connection

De son vrai nom Yukikazu Ishikawa, il est né le 19 octobre 1994 à Kawasaki dans la préfecture de Kanagawa. Il rencontre T-Pablow et YZERR au lycée et entre dans le groupe BAD HOP dans la foulée. Tous les membres viennent des quartiers populaires de Kawasaki.

En 2014, la sortie de BAD HOP ERA marque une ère dominée par le groupe sur la scène nationale, et un regain de popularité du rap au Japon. La première tournée nationale du groupe arrive en 2017, suivie d’un concert au Budokan en 2018. En mai 2023, BAD HOP, au sommet de sa popularité, a annoncé sa dissolution, provoquant un choc dans le milieu.

Benjazzy, très talentueux et reconnu au sein du groupe n’a pas chômé en parallèle à construire sa carrière solo. Il sort VVS en 2019, puis WAR en 2020. Dans l’émission spéciale BADHOP1000万1週間生活 (BADHOP 10 millions de yens pour vivre pendant une semaine) il a vraiment épousé la femme qu’il rencontre lors d’une caméra cachée diffusée sur ABEMA TV ; Benjazzy a fait parler de lui en se mariant en mai 2024. En décembre 2024, il a sorti son premier album solo UNTITLED, qui comprend 12 titres produits par Chaki Zulu, Koshy, KM, ZOT on the WAVE & dubby bunny. Il a participé au POP YOURS 2025 en tant qu’invité spécial. Un rappeur à suivre de près ces prochaines années !

Chico Carlito

©Spincoaster

Né le 28 novembre 1993, ce rappeur originaire de Naha, dans la préfecture d’Okinawa, a commencé à écouter du hip-hop après avoir entendu la chanson Onahama de Oni. Son grand-père maternel était un militaire américain d’origine portoricaine, et son nom de scène CHICO vient du surnom de son grand-père. En 2012, Chico Carlito s’est illustré dès ses débuts en remportant plusieurs concours de battle MC, dont le Sengoku MC BATTLE et l’ULTIMATE MC BATTLE, en obtenant régulièrement d’excellents résultats, ce qui lui a valu d’être reconnu comme une figure importante de la scène rap.

Au printemps 2013, il quitte Okinawa pour s’installer dans la préfecture de Saitama afin de poursuivre ses études universitaires. Il se lance alors sérieusement dans une carrière de rappeur et donne son premier concert en août de la même année. En 2014, il remporte le battle de MC Sengoku et MC Kanshasai Sono Ni Music Video Cup et sort son titre solo C.H.I.C.O. sous forme de clip vidéo. Le 7 décembre 2016, il sort son premier album, Carlito’s Way, suivi de son deuxième album Sandra’s Son en 2022 et d’un troisième album Grandma’s Wish en 2023. Sa performance de Let Go feat. Hiiragito sur la chaîne YouTube THE FIRST TAKE a également fait beaucoup parler d’elle.

Daichi Yamamoto

©FNMNL

Ce rappeur bilingue est né en 1993 à Kyoto d’un père japonais et d’une mère jamaïcaine. Son père, Nick Yamamoto, est une figure emblématique de la scène musicale de Kyoto. Après avoir quitté son emploi chez Kansai Electric Power, il a séjourné à New York et en Jamaïque, avant de revenir au Japon en 1985 avec son épouse jamaïcaine. De retour au Japon, Nick Yamamoto a fondé Metro, le plus ancien club de Kyoto. Ce club innovant et légendaire a été sélectionné parmi les 14 clubs incontournables au monde. Daichi Yamamoto s’y est également produit en concert. C’est en sixième année d’école primaire qu’il s’est vraiment intéressé à la musique. Il s’est passionné pour le hip hop, le reggae et le jazz. Influencé par son professeur particulier, il s’est également intéressé à la house music et, à l’âge de 18 ans, il s’est mis au rap et à la création de beats. Après avoir échoué deux fois aux examens d’entrée à l’université d’art de Kyoto, il suit les conseils de son père : « Si tu veux faire de l’art, tu ferais mieux d’aller à l’étranger », et s’inscrit à l’université d’art de Londres.

Influencée par le hip hop, le jazz, le reggae, la house music, mais aussi le jazz hip hop et le grime, sa musique est internationale. En 2018, il participe en tant qu’invité à l’album de STUTS et montre une nouvelle facette du jazz et du rap dans l’album de Kuwabara Ai. Il mène des activités très variées. Son premier album Andless, sorti en 2019, a été très bien accueilli et il a été sélectionné par Spotify comme l’un des 10 artistes japonais les plus prometteurs de 2020. Il a ensuite sorti l’EP Window, en collaboration avec Aaron Choulai, GAPPER de PSG et Senninchu de MONJU. Il sort l’EP Secure en décembre 2024, qui comprend sept titres avec la participation de Benjazzy, STUTS et MFS. Dhrma, DJ MAYAKU, STUTS, KM, QUNIMUNE et 4LON ont participé à la production.

Daichi Yamamoto est un électron libre qui voyage entre le local et l’international et mélange tout pour créer une musique nouvelle. Il faut s’attendre à ce qu’il fasse vibrer le monde entier depuis Kyoto.

LANA

 ©FNMNL

LANA est née le 3 avril 2004 à Samukawa-cho dans la préfecture de Kanagawa. Élevée par sa mère seule, elle est la cadette d’une fratrie de 3 : sa sœur aînée, la danseuse LILI, et son frère aîné, le rappeur LEX. LANA compose des morceaux dans l’espoir d’inspirer les jeunes filles de sa génération à vivre pleinement leur identité et à s’affirmer. Elle est reconnue pour son talent vocal exceptionnel, à la fois hip-hop, R&B et enka, et pour sa voix rauque et envoûtante.

Après avoir obtenu son diplôme de fin de collège, à l’instigation de son frère aîné LEX, elle commence à composer de la musique. Elle met en ligne en février 2020, son premier titre complet Hate Me, qui a rapidement rencontré un vif succès ; c’est alors qu’elle se décide à se lancer dans la musique. En mai 2020 elle enchaîne avec IM NOT HER (feat. LEX) via la plateforme Soundcloud et fait ses débuts officiels en 2022 avec FLAME (feat. LEX, Saru jr.fool, taisyov).

Son premier album très attendu 20, est sorti en 2024. En avril 2025, elle donne un concert solo au Nippon Budokan –accomplissement important pour les artistes nippons–, devenant ainsi la plus jeune artiste de l’histoire du hip hop. En mai 2025, elle participe au festival rap Pop Yours et sort un EP Like a Flower le 24 septembre 2025. Elle a immédiatement conquis un large public. LANA est à suivre en 2026, elle possède un potentiel immense pour un avenir encore plus prometteur.

Le rap japonais a de beaux jours devant lui. Il est de plus en plus suivi à l’étranger avec des featurings qui se multiplient avec les US. Les rappeurs américains se déplacent de plus en plus au Japon pour sonder la scène locale, faire des collaborations et des concerts. La période du confinement avait fortement touché l’évènementiel local, mais les artistes internationaux sont de retour.

Au-delà de la musique, c’est aussi le streetwear nippon, les soirées hip hop en club, les concerts ou encore la culture des grillz qui connait une véritable expansion au Japon depuis 2025. Cette année, le rappeur YZERR (que l’on vous avait présenté en 2024) a organisé le premier grand festival rap ouvert à l’international du Japon : FORCE FESTIVAL, qui a accueilli à Yokohama des artistes anglophones tels que Central Cee, Future, Latto, Rae Sremmurd pour n’en citer que quelques-uns, en collaboration avec les têtes d’affiche japonaises actuelles. L’occasion de faire briller le rap nippon et reprendre le contrôle d’une scène en pleine expansion.

Avez-vous suivi l’évolution de scène rap au Japon? quels sont vos artistes préférés actuels ou passés que nous n’avons pas cité ici? Dites-le nous en commentaire !

Cristina Thaïs

Je suis passionnée de culture japonaise. J'aime étudier, comprendre les différences et les complexités de ce magnifique pays, non sans mille contradictions. Je voyage une fois par an au Japon pour le parcourir de long en large. J'ai un point faible pour les expositions, la mode, les cosmétiques japonais, le J-rap et la bonne cuisine locale. J'adore échanger sur ces sujets, alors n'hésitez à me laisser un commentaire! @tinakrys

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


En 2026, rejoignez la team de Journal du Japon !

Vous aimerez aussi...