Nouvel an chinois 2026 : bonne et intense année du Cheval de Feu !
L’année du Serpent de Bois arrive à son terme, laissant place dès le 17 février à celle du Cheval de Feu. Cette alliance du 7e signe du zodiaque chinois et de l’élément Feu annonce une année 2026 particulièrement intense. Place à l’audace et à la nouveauté !

2026, une année de mouvement et de renouveau
Le Cheval est un signe du zodiaque chinois qui symbolise l’énergie et le mouvement, la liberté et l’indépendance, la détermination et l’audace. Les années placées sous le signe équin sont ainsi marquées par des changements rapides où le dynamisme et la prise de risques sont récompensés. L’élément Feu auquel l’astrologie chinoise attribue la passion et l’énergie va renforcer l’influence du Cheval et rendre 2026 d’autant plus flamboyante et instable. Cette combinaison explosive qui a lieu tous les 60 ans (alternance des 12 signes du zodiaque chinois et des 5 éléments chaque année) annonce ainsi une année propice aux grandes transformations (réformes, réorientations, projets ambitieux) sous le signe d’une énergie créative intense qu’il faudra toutefois veiller à canaliser.

Le cheval, monture sacrée des kami
Dans les sanctuaires shintô, il n’est pas rare de voir des représentations d’animaux et le cheval a une place de choix car dans la religion autochtone, l’animal est la monture sacrée des kami, divinités indigènes de l’archipel nippon. Durant l’époque de Nara (710-794), selon la tradition du shinme (神馬 « cheval sacré »), des chevaux étaient offerts aux sanctuaires en guise d’offrandes votives pour obtenir des dieux la pluie ou le beau temps.

Les chevaux vivants étant très coûteux, les fidèles se sont mis à offrir progressivement des représentations de l’animal sacré sous forme de sculpture ou de peinture sur des plaques de bois — les fameuses ema (絵馬 « images de chevaux ») — souvenirs des sanctuaires, où l’on note sa prière dessus. Aujourd’hui, rares sont les sanctuaires à perpétuer la tradition des chevaux vivants et on trouve le plus souvent des statues de cheval en bronze à la place.

Les bushi, cavaliers archers et le tir à l’arc à cheval rituel yabusame
Quand on parle de cheval au Japon, vient sans doute directement en tête l’image du samouraï sur sa monture. Avant d’être appelé samurai (侍), pour parler de la classe guerrière, on utilisait le terme bushi (武士). Ces « guerriers gentilshommes » sont représentés sur de nombreuses estampes ukiyo-e. Si la paire de sabres traditionnels (katana et wakizashi) symbolise les samouraïs de l’ère féodale, l’arme principale des bushi était l’arc yumi. Aujourd’hui, cette tradition militaire n’est pas perdue avec la pratique du yabusame, tir à l’arc à cheval rituel pratiqué lors de cérémonies religieuses dans des sanctuaires shintô.

Des statuettes en terre cuite aux petits chevaux en bois
Les chevaux d’Asie centrale ou des steppes asiatiques sont arrivés sur les îles japonaises au 3e siècle de notre ère avec des tribus de cavaliers venues du nord, de la Corée. Avec cette migration coréenne à la période des Kofun (250-538), un nouveau type de sépulture apparaît : les kofun (古墳 « tumulus »). Pour accompagner les seigneurs de guerre dans leur voyage vers l’au-delà, étaient placées, autour des monticules massifs en forme de trous de serrure, des statuettes en terre cuite appelées haniwa (埴輪 « cylindres de terre cuite ») représentant des guerriers et des chevaux.

Dans le Tôhoku, région du nord-est du Japon où l’élevage équin est important, des artisans perpétuent la tradition de plus de 1 500 ans de réaliser des petits chevaux en bois richement décorés dont les plus connus sont les Miharu-Goma pour Fukushima et les Yawata-Uma pour Aomori. Les départements de Miyagi et d’Iwate ont aussi une production locale de ces jouets baptisés respectivement Kinoshita-Goma et Chagu Chagu Umaka. La boutique française Madame Haori chine au Japon pour ses clients divers kimonos et objets traditionnels et artisanaux et vous pourrez y acheter des haniwa et même des Miharu-Goma.

Du 17 février 2026 au 7 février 2027, l’année du Cheval de Feu s’annonce d’ores et déjà explosive avec son lot de changements et une énergie créative à appréhender pour vivre 12 mois sous le signe du renouveau et de la passion, de la liberté et de l’audace. Une chose est sûre : il ne faudra pas avoir froid aux yeux !

