[Attentes mangas] En avril, les mangas font des piles
Pour le printemps 2026, l’arrivée des beaux jours sera-t-elle synonyme de nouveaux mangas ?
Pour le savoir, il faudra faire le tri dans les quelques 290 nouveaux tomes ET dans la quarantaine de nouveautés. Des chiffres dans la tendance de 2025, même si cela fait encore vraiment beaucoup.
Pour avril 2026, nous avons repéré douze nouvelles séries ou one shot qui méritent votre attention ! Au programme : trois grands noms du manga font leur retour, avec du thriller, de la SF, de la fantasy ; des nouveaux arrivent également avec des fantômes parfois humains, parfois canins ; de la tranche de vie, de la romance… Et même plus encore !
Avril 2026 : les nouveautés mangas
Zashisu – Éditions Pika

Allez, je fais mon fanboy, pour une fois : Masanori Morita-samaaaaaaaaa !
Il faut dire que nous ne l’avions pas vu depuis Rookies et Racailles Blues, deux mangas qui sont deux fondations (n’ayons pas peur des mots) du furyô manga en France ! On comprend mieux comment l’édition Masterpiece de Racailles Blues est arrivée dans le catalogue des éditions Pika, qui a signé les deux titres d’un coup (et Rookies alors, l’est où Rookies ?) et nous avons hâte de découvrir cette nouvelle série. Par contre, soyez prévenu, c’est ici un thriller ! Jugez par vous-même avec le synopsis officiel :
Kai Yamauchi, professeur au collège, découvre à la télévision que Yûki Suzuki, l’un de ses anciens camarades de classe, a été assassiné. Quelques jours plus tard, la petite amie de Kai, Tamao, jeune éditrice de romans, tombe par hasard sur un manuscrit non retenu qui décrit jusque dans ses moindres détails un meurtre bien particulier… celui du fameux Yûki ! Pire encore : ce roman prétend que cet homme n’est que la première victime, et que d’autres suivront… Et si l’auteur de ce roman n’était pas un inconnu pour Kai ? Cette affaire sordide va faire remonter à la surface de lourds secrets…
Zashisu a été publié de 2022 à 2024 au Japon, dans le magazine seinen Grand Jump des éditions Shueisha (La fin du système, Noise, #DRCL ou Adabana). Ce titre mélange psychologie et horreur – l’éditeur le compare au film Seven – et il est assez intrigant de voir un mangaka, si bon dans ce qu’il fait habituellement, s’essayer à autre chose. Très fort pour ses personnages rustres mais au grand cœur, qu’est-ce que Morita va nous proposer dans ce manga qui se veut comme un page-turner happant, prenant et… glaçant ?
Zashisu est terminé en trois volumes, donc on saura rapidement si c’est une réussite. Le premier volume est prévu le 15 avril, au prix de 7,95 €. Pour les 14 ans et plus. (Paul)
Cosmos – Éditions Ki-oon

Chez Journal du Japon, on adore la SF et cela fait quelques mois que nous sommes gâtés. Notamment par les éditions Ki-oon : Mechanical Buddy Universe tome 0 était pas mal, Rai Rai Rai était aussi tordant qu’intrigant et là arrive Cosmos, pas signé par n’importe-qui-oui-madame : Ryûhei Tamura, le mangaka de Beelzebub… Pas un débutant, donc.
Dans le monde de la SF, qui a tendance à beaucoup jurer par le postapocalyptique ces dernières années (il faut dire que notre monde s’y prête un tout petit peu…), Cosmos se veut rafraîchissant et original. Kaede, un lycéen (pas) ordinaire possède un drôle de pouvoir : il est capable de déceler l’odeur du mensonge chez ses interlocuteurs. Dans ces conditions, au quotidien, difficile de se faire des amis et de se lier à ses semblables. C’est là qu’il rencontre Rin, une demoiselle singulière, elle aussi : c’est une enquêtrice de COSMOS, une compagnie d’assurance intergalactique ! Aucun effluve de tromperie n’émane d’elle, ce n’est donc pas un mensonge et elle est bien l’un des nombreux aliens à vivre en secret sur Terre. Pour Rin, la capacité de Kaede à discerner le vrai du faux est un atout de taille… Pas question de le lâcher, elle fera de lui un agent au service de COSMOS !
Nous voilà donc partis pour un duo détonant, avec une thématique du mensonge qui offre de multiples possibilités scénaristiques. De plus, ce duo d’enquêteurs, ces aliens cachés sur Terre et une agence spéciale pour couronner le tout, nous rappellent avec amusement un certain Men in Black, et aiguisent notre curiosité. Cosmos compte déjà 8 volumes au Japon, où il est publié dans le mensuel seinen Sunday GX de chez Shôgakukan. Le premier opus débarque le 2 avril, soit dans quelques jours, au prix de 7,95 €. (Paul)
L’Arcane de l’aube – Éditions Kazé

Certains titres finissent par disparaître des rayons, la faute au temps passant, au manque de succès ou pour toute autre raison. Certains ne sont juste plus édités, ils deviennent alors introuvables et les revendeurs s’amusent alors à monter les prix de ces produits d’occasion devenus rares. Mais il arrive aussi qu’après un certain temps, les éditeurs choisissent d’eux-mêmes de proposer une nouvelle édition comme tout récemment, Le Cœur de Thomas, qui est ressortie non pas chez Kazé mais bien chez Akata. Ainsi, si un titre a eu un certain succès au cours de sa vie littéraire, il a des chances de revenir sur les étagères comme la série d’aujourd’hui : L’Arcane de l’aube.
Ce shôjo de Rei Tôma, considéré comme culte aujourd’hui, fait peau neuve chez Kazé, 13 ans après la parution de son dernier tome. Les fans de la première heure doivent être contents de pouvoir revoir Nakaba et sa belle chevelure rousse. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, voici un bref résumé. Notre héroïne est une princesse et, pour raisons politiques, elle doit se marier avec le prince du royaume ennemi. Malheureusement, ce dernier la rejette à cause de ses cheveux de feu, couleur « du peuple ». Mais derrière cette couleur se cachent des secrets, et les pouvoirs de Nakaba ne vont pas tarder à se révéler.
Vous l’aurez compris, nous sommes face à une histoire de prince et princesse sur fond de fantasy. Politique et magie, amour et complots, tout ce qui fait le sel des histoires de cours est le pilier de L’Arcane de l’aube. Chevaliers beaux gosses, princesse mystérieuse et intrigue plus complexe qu’il n’y paraît, voilà de quoi faire envie. Alors si vous aussi, vous voulez découvrir ou redécouvrir Nakaba, foncez dès le 1eravril 2026 à l’aube, meilleur moment de la journée pour vous le procurer (13,29 €) ! (Andres)
Smother me – Éditions Glénat Manga

Ici, il s’agit de découvrir un nouvel auteur, parce que la couverture de sa première série, Smother me, intrigue. Cet œil perçant, pas vraiment humain, c’est celui d’Akio, aka Serpent. Le jour où il a été vendu par sa mère, il a dû abandonner son nom. Aujourd’hui, il a 13 ans, utilise ce pseudonyme et il est… tueur à gages. Régulièrement hanté dans ses rêves par le souvenir de ses victimes, il fait alors la rencontre de Lynne, une jeune femme malvoyante. Désireux de gagner l’argent nécessaire à l’opération des yeux de celle-ci, il accepte une mission particulièrement dangereuse…
Édité en France par Glénat Manga, Smother me (Étouffez-moi en français, tout un programme !) a été prépublié au Japon en 2024 sur le site Shônen Jump+ des éditions Shueisha. Ce premier shônen, très sombre, nous arrive en deux volumes, publiés ensemble le 8 avril prochain.
Quant à Hiroshi Shimomoto, nous sommes aussi curieux de voir ce que l’auteur va proposer après ce diptyque. En effet, le mangaka est aussi auteur d’un furyô, également aux éditions Shueisha, intitulé Gacha Sokii, qui a débuté en novembre sur la même plateforme Shônen Jump+. Ce ne sera sans doute pas pour tout de suite mais il semble assez probable que Glénat Manga y trouve le nouveau furyô de son catalogue après Tokyo Revengers, d’autant que le manga est déjà proposé à l’international sur la plateforme Manga Plus sous le titre Delinquent Gacha, ici, signe que la maison d’édition japonaise lui imagine un certain potentiel à l’international.
Enfin, parce que l’on aime bien garder le meilleur pour la fin, sachez que Smother me a été recommandé par Hiroko Araki, l’auteur de l’iconique Jojo’s Bizarre Adventure. Même si le tome est un peu cher, à 10,95 €, cela fait quand même plusieurs bonnes raisons d’aller voir ça de plus près ! (Paul)
Shiba Inu Rooms – Éditions Doki-Doki

Je veux un chien. Mais j’ai peur de me faire mordre. Accessoirement, le sortir à pas d’heure me provoque des crises de flemme aiguë… Je ne suis peut-être pas faite pour avoir un chien. Mais peut-être qu’un chien-fantôme, ça le ferait ?
Pour sa part, Momose Kori ne s’attendait pas à adopter une boule de poils. Elle change de lycée en cours d’année et compte s’installer dans cet appartement au loyer si bas qu’il en est suspect. Et pour cause, elle doit partager les lieux avec Muu, un shiba qui aurait dû rejoindre le paradis des chiens depuis un moment… Elle est maladroite et ne sait pas exprimer ce qu’elle ressent, il est caractériel et même s’il ne sait pas pourquoi il est là, il sait très bien ce qu’il veut !
Publié sur l’application Manga+ du Jump, Shiba Inu Rooms fait partie de cette vague de mangas à l’ambiance cosy et mignonne. La relation entre Momose et Muu fait chaud au cœur. Le caractère indépendant et l’intelligence des shibas est très bien exploitée. Momose, qui ne s’est jamais ouverte à qui que ce soit, doit désormais composer avec un chien qui n’en fait qu’à sa tête, et avec des voisins aussi originaux que gentils. À leurs côtés, elle va apprendre à prendre soin de Muu, le fait qu’il soit un fantôme n’enlevant presque rien à ses besoins de toutou.
Le premier travail d’Esu Ômori à paraître en France a tout pour réconforter et faire rire. En le lisant sur l’application, je me suis aussi amusée des commentaires des autres lecteurices qui sont devenus une communauté de fidèles avides de mignonnerie, et ont adoré suivre les petits tracas et les grandes joies de Momose et Muu.
Comptant actuellement sept tomes au Japon, Shiba Inu Rooms commencera son invasion velue dès le 1er avril chez Doki-Doki au prix de 7,95 €. (Albine)
Where the ghosts are going ? – Éditions Nazca

Que feriez-vous si vous pouviez voir les fantômes ?
Peut-être que vous les ignorerez, comme le fait la protagoniste de Mieruko-chan, ou alors vous les chasseriez, comme dans Phantom Buster.
Where the Ghost are Going ? propose une autre réponse : celle de guider ces esprits. Enfin, il s’agit de la réputation de Chiutung, renommé « le bus fantôme ». Dans sa classe, sa camarade Chingching possède en réalité la même capacité. Loin du récit horrifique, suivez dans ce slice of life le quotidien de ces deux lycéen·nes qui aident les esprits encore coincés dans notre monde, en passant des animaux aux humains !
Originaire de Toayuan, l’autrice Rimui Yumin signe une deuxième saga dans un style tout aussi fleuri et fin, comme pour The Funeral Concerto (lauréat du 14e prix international du manga au Japon), paru en 2020 chez Taiwan Comic Books, puis par les éditions Nazca en 2022 pour la France. Where the Ghosts are Going ? sera publié par la même maison d’édition en France au prix de 12,50 €, en deux tomes disponibles dès le 15 avril 2026. Un coffret intégral paraîtra à la même date au prix de 25 €.
Espérons découvrir où vont les fantômes ! (Clara. L)
Le dernier écrivain – Éditions Glénat Manga

Dans un monde où l’IA s’est imposée comme étant une norme, écrire est devenue une simple tâche exécutée avec facilité par tous. Le statut des écrivains change, mais pourtant, certains restent adulés. C’est le cas de Sugai Yagura, qui était alors inconnu avant sa cryogénisation il y a cent ans. Les choses ont bien changé pour lui, lorsqu’il se réveille il est devenu l’un des auteurs les plus célèbres de ce nouveau monde dont il va essayer de comprendre les enjeux.
Confronté à une célébrité abrupte à laquelle il va devoir faire face, il reçoit une lettre de son ancienne petite amie, supposée morte. Comme tout bon écrivain qui se respecte (au lieu d’aller la chercher), il va reprendre l’écriture de son roman inachevé et lui dédier.
Le dernier écrivain est la nouvelle sortie seinen des éditions Glénat. Entre voyage temporel, romance, questionnement sur l’utilisation de l’IA et rôle des auteurs, ce titre de Akai Chitose nous plonge dans un univers riche et complet qui saura vous ravir. Une série en quatre tomes, dont le premier sortira le 22 avril au prix de 7,90 €. (Clara M.)
Bride of Ignat – Éditions Taifu

Si je pouvais vous affirmer que ce yaoi allait faire partie de vos préférences de ce mois d’avril, voire de toutes les lectures que vous avez pu faire jusqu’à présent, me croiriez-vous ? Essayez-le et dites-moi votre ressenti. Un pari que je suis prête à vous lancer sans trop de risque.
Selon une ancienne coutume, une légende raconte que tous les vingt ans une personne doit être désignée pour devenir la « fiancée » du dragon de la montagne enneigée. Rita, jeune orphelin, s’engage à se sacrifier pour son village. La chose dont il n’est pas conscient, c’est qu’aucun autre villageois ne croit encore en cette légende, et qu’ils trouvent là une bonne excuse pour se débarrasser de lui. Alors qu’il se rend de son plein gré dans la montagne à la recherche de ce fameux dragon, il tombe nez à nez avec un jeune homme…
Une histoire qui saura ravir les cœurs des amateurs de boy’s love, de romance et de fantasy. Une histoire douce-amère, mélancolique et tendre qui traite tant bien de leur relation naissante que de leur passé plutôt difficile. Bride of Ignat c’est bien plus qu’une simple histoire d’amour : c’est une quête d’acceptation de soi, de respect envers les autres et de sens au bonheur. Chaque sentiment est présent, juste, et se renforce par les dessins juste sublimes de la mangaka Mori Moyori dont on reconnaît le style. Elle est connue pour son manga Touching your night sorti aux éditions Taifu en 2024.
Après seulement un tome sorti au Japon et toujours en cours de parution, le manga a su convaincre les éditions Taifu. Ce premier tome sortira le 24 avril, au prix de 9,35 €. (Clara M.)
My Home Your One Room – Éditions Hana

Un manga friends to lovers, green flag à souhait, que demander de plus pour bien débuter le printemps !!! My Home Your One Room sera votre petite douceur réconfortante de ce début de printemps et saura faire fondre votre cœur.
Une histoire d’amour quotidienne qui naît entre Takei et Yanagi, deux amis que la fac a rapprochés. Takei passe la plus grande partie de son temps chez Yanagi, dont l’appartement est plus proche de l’université. Takei va commencer petit à petit à habiter chez son ami. En échange, Takei réveille Yanagi et lui prépare ses petits-déjeuners tous les matins. Derrière ce petit rituel quotidien et innocent se cachent des sentiments amoureux de la part de Yanagi envers son ami. Une découverte qui ne laissera pas les deux amis de marbre et bousculera leur quotidien à tous les deux. Entre appréhension des premiers sentiments et découverte de l’autre, Takei et Yanagi vont apprendre à s’aimer au détour d’un petit-déjeuner, d’une tasse de café.
Une intrigue simple sans ajout d’éléments perturbateurs qui viendraient noyer leur relation. Ici, on suit une histoire légère au rythme lent, dont l’objectif est la seule découverte des sentiments amoureux des deux protagonistes. L’autrice Tsukizuki Yoshi manie à la perfection le rythme de son one shot avec lenteur et tendresse.
My Home Your One Room, one shot des éditions Hana, sortira le 10 avril au prix de 7,95 €. (Clara M.)
Ao et Midori – Éditions Hana

Le printemps arrive à grands pas. Le ciel est de plus en plus bleu (aoi), les oiseaux chantent, le soleil brille, les fleurs éclosent et l’herbe est bien verte (midori). Clairement, c’est un décor de carte postale digne de la saison des amours. Idyllique, n’est-ce pas ? Alors quoi de mieux que de proposer une romance toute douce entre deux amis de longue date ? Hana a sans doute vu le potentiel d’Ao et Midori et nous le propose pour ce mois d’avril 2026 !
Boys’ love signé Roji, ce titre nous entraîne dans la relation toute mignonne qui naît entre Ao Hayama, un génie sportif, et son ami Midori Yamamura. Fou amoureux depuis des années, les sentiments d’Ao ne passent pas inaperçus et Midori se questionne lui-même sur ce qu’il ressent pour cet ami super beau qu’est le sien. Cela prend du temps, mais Ao est prêt à l’attendre aussi longtemps qu’il faudra. Nous sommes clairement devant un titre « rose bonbon » paisible avec de sublimes graphismes. Rien qu’à voir la couverture, nous savons exactement le genre d’histoire qui va se dérouler devant nos yeux. Et c’est ça qui marche vraiment !
Ao et Midori, la nouveauté boy’s love de Roji chez Hana, ce sera disponible dès le 17 avril dans toute bonne librairie. Ayant déjà charmé pas mal de lecteurs avec son précédent titre Arnaque corporelle, nous souhaitons à l’autrice d’en faire tout autant avec sa nouvelle romance vendue 7,95 €. Si tout le monde se met au bleu et au vert pour le printemps, alors c’est le succès (littéraire) garanti ! (Andres)
Les filles d’Awajima – Éditions Akata

Allez, à mon tour de faire ma fangirl. Takako Shizuma-samaaaaaaaaaa !
C’est un petit bijou remontant aux débuts de la carrière de l’autrice de Si nous étions adultes (déjà chez Akata) qui nous parvient aujourd’hui. Je pense que pouvoir lire ce genre de travaux en France a autant d’importance que de lire des histoires courtes, parce qu’ils montrent l’état d’esprit de l’époque, tout en permettant de constater l’évolution d’un·e mangaka.
L’institut artistique d’Awajima est doté d’une excellente réputation. Et parmi ses élèves, il y a celles qui visent l’élite : la troupe de théâtre de l’école. Mais en arts de la scène comme ailleurs, plus les rôles sont convoités, plus les places sont chères. Les jeunes filles qui se lancent dans cette compétition, mais aussi les adultes qui les entourent, vont chacune raconter leurs histoires, leurs blessures, leurs sentiments et leurs espoirs, dans un chassé-croisé de sentiments étroitement liés.
Je suis hypée comme jamais. Pas seulement parce que j’adore le travail de Shizuma quand il s’agit de mettre en scène des sentiments complexes et parfois difficiles à décrire même pour les protagonistes. Mais parce que madame se fait fort de parler de Takarazuka, ce théâtre où tous les rôles sont tenus par des femmes, sans jamais l’évoquer. Je m’attends à des secrets, des non-dits, peut-être du yuri qui sait. J’ai trop hâte !
Primé en même temps que le Mari de mon frère (encore un titre Akata décidément) lors du Japan Media Arts Festival de 2015, recommandé par le ministère de la culture en 2023 comme étant l’un des meilleurs représentants du manga féminin, le manga aura droit à une adaptation animée qui débutera ce printemps sur Crunchyroll.
Avec cinq tomes au total, préparez-vous à des émotions intenses, le premier sortira le 22 avril 2026 au prix de 8,30 €. (Albine)
Sukima – Éditions Sakka

À force de consommer la culture japonaise ou de lire les articles de Journal du Japon, je pense (avec humilité) avoir une vision plutôt claire de ce qu’est le pays du Soleil Levant. D’un point de vue français s’entend. Alors je suis toujours intriguée quand d’autres nations font savoir leur intérêt pour l’archipel.
C’est là que Gao Yan entre en scène. Autrice taïwanaise publiée au Japon, elle décrit dans ses œuvres une jeunesse contemporaine, connectée, curieuse et engagée. Après le très beau Song about Green, publié l’année dernière également chez Sakka, la voilà de retour avec Sukima.
Pour repartir sur des bases saines après un deuil et une rupture, Yang Yang quitte Taïwan et s’installe dans une pension à Tokyo pour entrer à la fac. La vie étudiante, ses voisins de palier remuants et sa curiosité vont la pousser à expérimenter et réfléchir à son avenir. Comme beaucoup de ses compatriotes, elle est fascinée par le Japon et ce qu’il a à offrir à la jeune adulte qu’elle est.
Tout comme Song about Green, Sukima est un roman d’apprentissage sur l’entrée dans la vie d’adulte et les décisions qui en découlent concernant, entre autres, la vie amoureuse et l’engagement politique. C’est l’occasion de découvrir non pas une mais deux cultures, et de voir comment elles cohabitent et se confrontent dans le cœur de l’héroïne. C’est aussi l’occasion d’admirer le trait à la fois doux et détaillé de son autrice. Je ne peux pas m’empêcher de penser à Golo Zhao, auteur chinois qui explore les mêmes thèmes.
La série a été publiée dans Comic Beam, qui abrite notamment les adaptations lovecraftiennes de Gô Tanabe. Son grand succès lui vaut aujourd’hui une parution en France. Prévue en quatre tomes, le premier arrivera le 29 avril au prix de 14,50 €. C’est un peu plus cher que la moyenne, mais Sakka déçoit rarement en termes de qualité. (Albine)
Avec ces douze titres, il y a donc de bonnes raisons d’essayer au moins une nouveauté ou deux. Quelle est la série qui vous tente le plus ? En avez-vous remarqué d’autres ? N’hésitez pas à venir nous le dire en commentaires !
