Les lolitas aiment la (mode) Chantilly

Chantilly, marque de l’enseigne Laforêt Harajuku, à la 10e édition de Japan Expo.

Mémoire Hana à la mode Chantilly (Atelier Pierrot)
© Photo Julien Tartarin

Ses boucles oranges tombent sur sa robe de poupée en porcelaine. À mi-chemin entre Boucle d’or et Le petit chaperon rouge, Mémoire Hana défend la marque de vêtements lolita japonaise Chantilly. Pendant que la jeune femme est occupée à son stand dans le coin Laforêt Harajuku de Japan Expo, Fumiko, la créatrice des lignes de vêtements et d’accessoires Chantilly et Atelier Pierrot, témoigne : « Je ne suis pas la mode, seulement mes envies ». Elle espère cependant faire en sorte de plaire aussi aux Européennes. « Mes clientes deviennent les héroïnes, confie-t-elle. J’essaye de les plonger dans les contes de leurs enfances.

Atelier Pierrot, mais aussi : Algonquins, Angelic Pretty, Baby the stars shine bright, Alice and the Pirates, Black Peace Now, Metamorphose temps de fille, Putumayo, Sexy Dynamite London et Super Lovers.
Les grandes marques de l’enseigne Laforêt Harajuku étaient invitées par Japan Expo à présenter leurs modèles. « Laforêt Harajuku est un bâtiment, explique Fumiko. C’est le centre de la mode tokyoïte, où naissent les marques mainstream et underground. » Les Japonais le savent, ces marques font le bonheur de toutes les lolitas françaises.

Fumiko sur son stand Chantilly (Atelier Pierrot) © Photo Julien Tartarin
Stand Angelic Pretty avec Laforêt Harajuku à Japan Expo 2009 © Photo Julien Tartarin

« Il n’y a pas de règles ! »
Une mode qui reste difficile à cerner en France, qui se cherche encore. Pour faire simple, les stylistes s’appliquent à fabriquer des vêtements mignons, qui ont une âme. Ils ont le souci du détail, jusqu’au bout des ongles. Filles ou garçons, on se retrouve alors dans un monde onirique, féerique et fantaisiste. Il en ressort plusieurs courants comme le shiro lolita, sweet lolita, gothic lolita, etc. « Il n’y a pas de règles ! » indique Fumiko. « Ma vision du lolita est d’ailleurs forcément fausse, puisque seulement la mienne ».

Défilé de mode Laforêt Harajuku à Japan Expo 2009
© Photo Julien Tartarin

Pour aller plus loin :
chantilly-mimidy.com (site)

Céline Maxant

En créant le magazine Journal du Japon en 2008, je cherchais à valoriser la culture populaire japonaise auprès du grand public. Je souhaitais aussi mettre en avant les pratiques artistiques amateurs autour du manga et de l'animation comme le cosplay, et à faire vivre les événements aux passionné.es via des articles de presse et des reportages photos.

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