[Live Report] coldrain, CROSSFAITH : la tournée rêvée des metalheads

Décidément, personne n’arrête la vague métalcore japonaise.
Malgré un premier passage cette année, en février pour coldrain et juin pour CROSSFAITH, la bande n’arrive plus à quitter le vieux continent et revient pour une seconde tournée européenne qui passait par Nantes et Paris en ce début novembre.

crossfaith 02Photo par Lōlu Photography

Journal du Japon s’est rendu directement à Nantes pour assister au premier concert sold-out de leur voyage, et après une interview très détendue avec le leader de coldrain, Masato, nous étions fin prêt pour affronter une fosse qui s’annonçait particulièrement impatiente ce soir-là.

The sky is the limit so hold on

coldrain/CROSSFAITH, c’est la tournée rêvée par tant de fans depuis des mois et des mois, mais l’acharnement aura payé : leurs supplications ont été entendues, et voici que débarquent en force les deux groupes japonais les plus en vues du moment. Dès lors, rien d’étonnant à ce que la date de ce soir soit sold-out, et l’apparition de CROSSFAITH au Hellfest n’est certainement pas étrangère à la présence en force de metalheads prêts à en découdre dans la fosse.

Sugi, guitariste de coldrain. Photo par Lōlu PhotographyPhoto par Lōlu Photography

C’est donc dans une ambiance bouillonnante mais bon enfant que coldrain ouvre le bal. Ce dernier, bien qu’étant plus connu que son homologue Silents Screams, avait la lourde tâche de commencer les festivités. Certainement une stratégie discutable pour éviter un trop plein de japonais, mais toujours est-il que coldrain se retrouve encore une fois avec un set court de première partie. Grosse déception pour les fans présents donc, qui espéraient enfin pouvoir être rassasiés.
Gros challenge également du côté de Masato et ses camarades, qui doivent une fois de plus donner le meilleur d’eux-mêmes en un temps très limitée.

Masato, chanteur et leader de coldrain Photo par Lōlu PhotographyMais qu’à cela ne tienne, le groupe a maintenant l’habitude de délivrer des fix bien chargés, et c’est avec The Revelation qu’il décide de réveiller la folie furieuse du Ferrailleur. Fort de leur expérience de ces derniers mois, les cinq coreux ont bien compris qu’en Europe, il faut direct tailler dans le vif pour espérer conquérir le public. Ainsi, sans ménagement, coldrain enchaîne sur Evolve, un des titres les plus violents de la version européenne de leur dernier album, The Revelation. Techniquement assez complexe au niveau de la voix, mais également de la rythmique, Masato et sa bande tiennent la route et délivrent un son clair et puissant qui enchante les nantais. Le reste du set oscillera entre nouveaux titres (Aware and Awake, You Lie) et classiques, tous plus redoutables les uns que les autres, mais répondant aux attentes d’un public plutôt exigeant en terme en de brutalité. La sueur perle sur leurs visages souriants, mais coldrain a répondu présent avec impétuosité et professionnalisme, prouvant une fois de plus qu’il ne n’est pas là par hasard.  

Countdown To Hell

Après la petite parenthèse Silent Screams, les affaires reprennent et c’est une foule surexcitée qui se presse contre la scène du Ferrailleur. Les choses sont claires : les gens sont là pour CROSSFAITH ce soir, et comptent bien le faire comprendre au groupe.
Pour nous mettre dans l’ambiance, rien de tel qu’un interlude électro/dance/dumbstep estampillé « made in CROSSFAITH », annonçant inlassablement le compte à rebours avant l’entrée sur scène du quintet.

Puis les lumières s’éteignent, et les choses sérieuses commencent. Cris et hurlements retentissent aux rythmes des apparitions des membres du groupe, et lorsque l’introduction de We Are The Future raisonne, c’est la salle entière qui explose.

crossfaith 01Les bouches de l’Enfer s’ouvrent sur Nantes, la température monte tout-de-suite,  et le démon de l’électrocore prend possession de la salle. Les tubes défilent à une vitesse folle, le rythme est endiablé, l’air est moite, transpire la violence. Les slameurs pleuvent sur scène, au grand étonnement du groupe qui finira par s’en amuser, surtout quand ce gamin de 12 ans à peine, gilet « Hellfest » sur les épaules, saute sur scène pour un petit moment de gloire.

Avec un début de set foudroyant qui alignait les tubes, circle pits et autres walls of death, CROSSFAITH déchaîne les passions et enflamme les quais de la Loire : ce soir, ils sont les représentants de l’Enfer sur Terre, et comptent bien nous rôtir à la broche. Le rythme change cependant lorsque les premières notes de Madness sont entonnées, nouveau single du groupe plus que controversé à cause de ses airs pop. C’est d’abord avec scepticisme qu’est accueilli le titre, mais c’est bien mal connaître la machine de guerre qu’est CROSSFAITH, et au bout de trois minutes montre en main, bien évidemment, la foule saute en rythme et les sourires sont de la partie. Ouf !

Bien vite, trop vite, le rappel arrive, et Kenta qui se fend d’une petite larme « you guys are fucking amazing ! … no no, you guys are fucking crazy !!!!! », avant de nous dire que ce concert est le meilleur qu’il n’aie jamais fait en France, et qu’il adore notre pays.

Le public le lui rend bien, et c’est sur la combinaison parfaite de Monolith/Omen/Leviathan que les dernières forces sont usées, tant sur scène que sur la fosse. De mémoire de métaleux présents ce soir-là, cela faisait bien longtemps que le Ferrailleur n’avait pas tremblé à ce point.

crossfaith 03Photo par Lōlu Photography

Alors oui, le groupe n’avait rien de plus qu’une pauvre inédite à nous présenter ce soir-là. Oui, cela fait des mois (années ?) qu’ils tournent avec les mêmes titres. Mais bon Dieu, comment résister face à ce mur du son qui décolle les tempes ? Impossible. Tout bonnement impossible. CROSSFAITH est l’un des meilleurs groupes de la scène métal actuelle, et ont encore démontré avec ce set dantesque qu’il faudra désormais compter sur eux.
Apocalyze Now, qu’ils disent. Et tellement bien.

Setlist :
We Are the Future
Hounds Of The Apocalypse
The Evolution
Countdown to Hell
Gala Hala
Jägerbomb
Scarlett
Photosphere
Madness
Eclipse
Stars faded in Slow Motion

DJ & Drum Solo
Monolith
Omen (reprise de The Prodigy)
Leviathan

Remerciements à Raw Power Management.
Photos par Lōlu Photography pour Journal du Japon.

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2 réponses

  1. 24 novembre 2014

    […] Le compte rendu du concert événement de CROSSFAITH  et coldrain (A lire ici).* L’interview de coldrain : la conquête continue (A lire […]

  2. 31 décembre 2014

    […] Notre seconde interview avec Masato, le chanteur, lors de leur tournée avec Crossfaith, ainsi que le live report de la date, et les […]

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