Play Paris : le rétrogaming japonais mis à l’honneur

Inspiré de salons similaires se tenant lieu régulièrement aux États-Unis ainsi qu’en Australie depuis une quinzaine d’années, le salon Play Paris proposait le week-end du 21 avril une véritable exposition dédiée aux jeux de société et aux jeux vidéo. L’occasion entre autres de (re)découvrir plusieurs grands classiques du jeu vidéo japonais, le tout sur leur console d’origine.

Play Paris entrée

Play Paris entrée – Crédit photo : Aude Boyer pour ©journaldujapon.com – Tous droits réservés

Play Paris : un salon à taille (trop ?) humaine

Dans le cadre de sa première édition, le salon Play Paris powered py PAX avait notamment communiqué sur une volonté parfaitement louable de proposer un événement à taille humaine, loin de la Paris Game Week et de sa foule immense. La météo agréable dont les parisiens ont pu profiter ce week-end du 21 avril, mais aussi le prix d’accès, peut-être un peu trop élevé (21€ le samedi, 17 le dimanche), ont sans doute suffit à réduire considérablement le nombre de visiteurs qui se sont rendus dans la grande Halle de la Villette.

Une véritable aubaine pour les personnes sur place désireuses d’accéder facilement aux différentes perles rétro proposées, de tester la VR (notamment) sur The Last Guardian afin d’admirer Trico, de découvrir les jeux indé à venir en compagnie de leurs développeurs, ou encore de participer aux sympathiques tournois organisés. Sans doute moins en revanche pour les nombreux exposants qui pouvaient s’attendre à un public plus important… Dans l’optique d’une prochaine édition, Play Paris sera sans doute amené à revoir légèrement sa formule pour trouver le juste milieu : proposer un salon à taille humaine tout en garantissant les intérêts de ses exposants.

Le jeu vidéo à travers les âges

Pour tout passionné de jeux vidéo, se balader dans les différentes zones du salon Play Paris constituait donc un véritable plaisir (malgré un certain manque d’indication). La convivialité était de mise, et il était assez facile de trouver du monde pour lancer une partie de Mario Kart Double Dash!, de FIFA 18 (dont le portage sur Switch a pu s’avérer assez perturbant pour les joueurs en comparaison de la version PS4), ou encore pour tenter de battre un boss à deux sur Cuphead.

Play Paris free play

Play Paris free play – Crédit photo : Aude Boyer pour ©journaldujapon.com – Tous droits réservés

Enfin, les différentes consoles accessibles dans les zones free-play, qui allaient de l’ordinateur MSX au PC Engine, ou encore Super NES jusqu’à la PS4 et la Switch, ont pu offrir un effet “voyage dans le temps” des plus plaisants. L’occasion entre autres de constater l’évolution du gameplay à travers les âges, notamment dans le cadre du tournoi “Play Caravan Tournament” proposé par l’association “Le club des sacs”. Celui-ci donnait l’occasion de montrer sa maîtrise (ou non) de différents jeux rétro, dont certains bien connus pour leur grande difficulté (Super Ghouls’n Ghosts).

Les jeux de société disposaient aussi d’un espace conséquent, avec de nombreuses tables permettant de les tester directement sur place, en présence des éditeurs.

Enfin, plusieurs conférences données sur des sujets variés (Youtubers, 30 ans de Street Fighter, narration dans le jeu vidéo, évolution de la presse spécialisée…) complétaient le tableau. Le contenu ne manquait donc pas tout au long de l’événement.

Rétro-gaming japonais : découverte de merveilles rétro

La place importante accordée au rétro-gaming était une belle occasion de jouer enfin à des grands classiques sur leur support d’origine, ou encore de faire de belles découvertes. La preuve par ailleurs que les oeuvres vidéoludiques à priori datées sont toujours capables de marquer et/ou d’amuser les joueurs d’aujourd’hui de par leur nature intemporelle.

Plusieurs séries japonaises phares mises à l’honneur

Parmi les grands classiques : Mario Bros sur NES et son gameplay aussi simple qu’efficace. Éliminer des ennemis en les assommant par l’étage du dessous avant de leur donner un coup de pied tout en évitant les différents pièges peut paraître basique, mais force est de constater que c’est toujours aussi prenant en 2018.

Play Paris Super Smash Bros NES

Play Paris Super Smash Bros NES – Crédit photo : Aude Boyer pour ©journaldujapon.com – Tous droits réservés

La célèbre série de Konami Castlevania était aussi mis à l’honneur avec l’un des jeux les plus rares de la saga : Castlevania : Rondo of Blood, dont la version originale est uniquement sortie au Japon en 1993 sur PC Engine. Manette en main, on ressent rapidement un niveau de difficulté exigeant, mais aussi la qualité du titre, considéré comme l’un des meilleurs de la saga.

Super Ghouls’n Ghosts, bien connu pour sa difficulté extrême, était aussi au programme : la patience est ici de mise pour faire avancer le chevalier Arthur en évitant de nombreux monstres. Le joueur n’est évidemment pas aidé par des commandes particulièrement (et volontairement) rigides… Le genre de jeu où la moindre erreur d’appréciation peut être fatale, mais qui possède un tel challenge qu’il peut vite devenir addictif (ou énervant pour d’autres).

Enfin, inutile de présenter la célèbre licence The Legend of Zelda, qui était ici représentée par… son jeu le moins représentatif : l’un des fameux épisodes sortis sur Phillips CDi (en l’occurrence Link : The Faces of Evil), bien connus pour leur médiocrité quasi-nanardesque due à un budget et un temps très limité ainsi qu’à des conditions de production des plus difficiles. L’occasion “d’admirer” les animations et le doublage plutôt limités (pour ne pas dire en total décalage avec l’univers Zelda) du jeu et de déplacer Link dans des décors bien 90’s.

Les amateurs de jeux de combat n’étaient pas en reste non plus avec l’incontournable Street Fighter ou encore le plus rare Dragon Ball Z: Idainaru Son Gokū densetsu.

Parmi les découvertes

Sorti sur Neo Geo, PlayStation et Saturn en 1997, Magical Drop 3 est un puzzle game qui prend toute sa saveur en mode duel. Le principe est simple : des boules de couleurs différentes apparaissent régulièrement en en haut de votre écran. Il s’agit de les faire disparaître en alignant verticalement au moins trois boules de la même couleur. Bien entendu, il est possible de réaliser des combos permettant de faire disparaître un grand nombre de boules d’un seul coup. La partie s’arrête lorsque l’un des deux joueurs voit les boules atteindre le bas de son écran : l’autre joueur est alors vainqueur. Il est aussi possible de remporter une partie après avoir atteint un certain score, calculé selon le nombre de boules détruites.

Tournoi Magical Drop 3

Tournoi Magical Drop 3 – Crédit photo : Aude Boyer pour ©journaldujapon.com – Tous droits réservés

L’apparition de boules spéciales, mais aussi les caractéristiques propres à chaque personnage (impactant sur les séries de boules apparaissant chez votre adversaire) viennent également pimenter l’ensemble. Un puzzle-game qui se transforme donc en véritable duel nerveux se tenant à un rythme effréné pour les joueurs de haut-niveau : sans doute l’une des meilleures découvertes du salon.

Pour ceux qui n’avaient pas encore eu l’occasion d’essayer le tir au pistolet optique (light gun shooter), très populaire dans les années 80-90, Play Paris proposait avec Elemental Gearbolt (sorti en 1997 sur PS1) une sympathique séance de rattrapage. Jeu de tir à la 1ère personne, il demande au joueur une certaine dextérité pour lui permettre d’avancer dans ce rail shooter au charme rétro certain.

Joli lieu de rendez-vous pour les joueurs passionnés, le salon Play Paris a séduit en parvenant à présenter un large pan de l’histoire vidéoludique. L’affluence assez réduite aura permis aux visiteurs de profiter des nombreux jeux variés à disposition. En espérant une prochaine édition Play Paris où le salon parviendra à attirer plus de monde tout en restant fidèle à cette volonté de proposer un événement à taille humaine.

 

Bonus : Retrouvez toutes nos photos du salon dans l’album ci-dessous !

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