La fédération française de yosakoi : à l’assaut du festival de Kochi !

Alors qu’en 2016 nous vous présentions l’une des équipes françaises de yosakoi et qu’en 2018, nous vous offrions des photos du grand rassemblement européen d’équipe yosakoi à Japan Expo, il est temps de refaire un point et de relancer le sujet. Pourquoi ? Car nous y sommes, 4 ans après, à ce fameux projet de Festival International de Kochi ! À l’heure où ces lignes sont écrites, ce dernier n’a pas été annulé malgré la menace du COVID-19, donc le soutien de tous sera forcément appréciable pour le yosakoi français qui travaille depuis maintenant 10 ans à se révéler au public.

Rappel du yosakoi, explication du rôle de la F.Y.F… c’est ci-dessous que ça se passe.

Et si on refaisait le point : qu’est-ce que le yosakoi ?

Photo prise lors du rassemblement européen de yosakoi de 2018 à Japan Expo

© C. Hugonin, Journal du Japon

Voici pour vous un éclaircissement sur cette danse, son origine, son esprit… Elle n’est pas forcément mise en avant en temps normal, car on entend surtout parler des autres arts purement traditionnels, et pourtant…

Photo prise lors du Yosakoi European Project à Japan Expo 2018

© C. Hugonin, Journal du Japon

Le yosakoi voulant dire « viens la nuit » est née en 1954 dans la ville de Kochi présente dans le sud de l’île de Shikoku au Japon. À l’origine, cet art sportif est imaginée dans l’optique de redonner un coup d’accélérateur à l’économie du pays et des villes à la fin de la guerre. Cette danse, alliant à la fois un style traditionnel comme l’est par exemple l’awa odori (autre danse traditionnelle japonaise très connue, on vous en dit plus par ici ) mais aussi des mouvements bien plus moderne et un rythme énergique est interprétée par des Japonais de tout âge, homme et femme.

La vocation de cette démonstration est plutôt simple : transmettre à la fois de la joie et de l’énergie à ceux venus la voir, le tout dans un esprit festif. Ainsi, au fil des années, le yosakoi a su trouver sa propre évolution et, possède à présent ses propres us et coutumes en se pratiquant sur des musiques parfois plus modernes et entraînantes ! Son autre particularité, au-delà de toute cette énergie envahissante, c’est que cet art se danse avec des naruko, un instrument en bois que l’on tient à la main et qu’on fait claquer en rythme. Ces derniers étaient à la base utilisés pour effrayer les oiseaux qui s’approchaient un peu trop des rizières. Mais ils peuvent être complétés avec un éventail ou encore une lanterne.

Photo prise lors d'un festival à Sapporo

© Yuki Shimazu, Yosakoi Soran Festival

Aujourd’hui en 2020, il y a plus de 200 festivals par an autour du yosakoi à travers le Japon, les plus grands pouvant même accueillir jusqu’à 200 équipes en même temps, toutes entre 50 et 150 personnes. Eh oui, au Japon, on peut trouver des membres dans les universités, les préfectures et mêmes dans certaines entreprises (un exemple ? celle de « Japan Rail »). Et il n’y a pas qu’en Asie que l’on retrouve des équipes. Elle a fait tellement de bruit qu’elle s’exporte à travers le monde, tant et si bien qu’au prochain Festival de Kochi, des équipes étrangères sont conviées, afin de donner une dimension internationale.

Vous l’aurez donc compris, cet art traditionnel est énergique, se représente en groupe (les plus grandes pouvant aller jusqu’à 150 membres), et pour tous les âges : femmes, enfants, hommes, personnes âgées…. Vous aurez de tout au sein de ces groupes et c’est bien là le plus fun, pas de restriction : l’objectif est de s’amuser.

Vous préférez un aperçu ? En voici un, du célèbre événement festif de Kochi qui a lieu chaque année en été.

La F.Y.F en avant pour défendre le yosakoi en France !

Les équipe borderlaises et parisienne de © Yosakoi Paris Hinodemai, Art to Play à Art to Play

©F.Y.F, Art to Play, Nantes

Au vu de nos articles précédents, et de celui-ci, vous l’aurez donc compris : en France, nous avons une fédération, qui ne cesse d’évoluer et de grandir. De fait, plusieurs équipes françaises existent, les principales étant celles de Bordeaux (Koidoukai) et de Paris (Yosakoi Paris Hinodemai). Mais quel est son rôle exact ? Elle est là pour aider les associations de yosakoi de France, mais aussi les projets individuels tournant autour de ce sport de voir le jour, en les encadrant, en les accompagnant surtout. L’objectif est simple : faire rayonner cet art français aussi bien sur le sol national qu’à l’étranger. 

Ceci peut se faire en participant à des events, festivals et autres moments culturels où il est de bon ton de partager avec le plus de monde possible. Le principe est d’ouvrir le plus grand nombre à la culture japonaise via le biais d’un instant traditionnel japonais. Tout en initiant joie, partage, immersion, et continuer de se perfectionner selon les codes en rigueurs et en suivant ses propres évolutions.

L'équipe parisienne de yosakoi

© Yosakoi Paris Hinodemai

Dans cette optique, la F.Y.F. va participer au prochain rassemblement qui aura lieu à Kochi en août 2020. 50 membres seront ainsi présents pour échanger et danser avec les Japonais. Ce moment unique étant l’un des plus grands du Japon, et le berceau du yosakoi, cela a d’autant plus d’importance pour l’équipe française. Cette manifestation est un mix entre parade, démonstration sur scène, avec une compétition à cheval entre le Carnaval de Rio et les J.O. pour donner une image plus précise. Autant dire qu’au delà de l’aspect local et national, ce festival a vocation de récompenser le travail des équipes venues en représentation de tout le pays, et cette année du monde entier. Cela fait 4 ans que la F.Y.F. prépare le terrain et ce voyage, et si vous souhaitez en apprendre plus sur le projet, voire même y participer, voici le lien vers le crowfunding qui a lieu afin d’aider à trouver des fonds supplémentaires pour le voyage à Kochi. 

Pour suivre la F.Y.F, vous pouvez aller sur leur page facebook.

  Et bien sûr, on reste en contact avec la FYF afin de suivre ce beau projet le plus près possible ! D’autres articles seront à venir afin d’en partager un maximum avec vous, chers lecteurs !

Charlène Hugonin

Rédactrice à Journal du Japon depuis deux longues années, je suis un peu une touche-à-tout niveau mangas, anime et culture. Mais j'ai une jolie préférence pour tout ce qui a trait à la gastronomie japonaise, et ce qui tourne autour ! Peut-être pourrons-nous même en parler ensemble ?

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