Japanime & music : Cowboy Bebop, la narration par la musique

Si le cinéma a ses couples de réalisateurs et compositeurs célèbres, Sergio Leone & Ennio Morricone ou Steven Spielberg & John Williams pour ne citer qu’eux, l’animation japonaise n’est pas non plus en reste sur le sujet. Et derrière les monstres sacrés du grand écran que sont Mamoru OSHII & Kenji KAWAI, ou les inévitables Hayao MIYAZAKI & Joe HISAICHI, se cachent des duos de réalisateurs-compositeurs tout aussi talentueux et produisant, main dans la main, des séries d’exceptions. Masaaki YUASA & Kensuke USHIO par exemple, mais aussi et surtout Shin’ichirô WATANABE & Yokô KANNO, auxquels on doit, entre autres l’inoubliable Cowboy Bebop ! À l’occasion de la sortie de sa bande originale au format vinyle chez All The Anime, Journal du Japon revient sur ce chef d’oeuvre et son utilisation de la musique comme véritable outil de narration.

Cowboy Bebop, équipage, Spike, Jet Faye, Ed, Ein

©SUNRISE

 

Quand la musique est bonne

Diffusé pour la première fois en 1998, Cowboy Bebop est auréolé, depuis, d’une aura de culte absolu alors même qu’il est la première réalisation originale de son créateur, Shin’ichirô WATANABE. Son action se déroule en 2071 dans un système solaire colonisé à la suite d’un accident, celui de la « Gate », un système de voyage spatial qui en explosant a rendu la Terre quasi inhabitable. Dans ce monde aussi futuriste que poussiéreux, l’animé donne à voir les aventures d’un groupe de chasseurs de prime, l’équipage du Bebop, composé d’abord de Spike Spiegel et Jet Black. Tous deux seront rejoints par la suite par Ein, un corgi modifié génétiquement, Faye Valentine une escroc amnésique et Edward, une jeune pirate informatique. Un casting quatre étoiles sur lequel nous reviendrons et qui a contribué, à n’en pas douter, au succès de la série tant chaque personnage, Ein compris, est aussi attachant que bien écrit.

Avant cela, cependant, faisons marche arrière un instant. Car si nous avons commencé par parler de couples de compositeurs et de réalisateurs, ce n’est pas pour rien. Cowboy Bebop est en effet une œuvre singulière, où la musique composée par Yokô KANNO est absolument essentielle, et surtout où elle précède l’image. WATANABE et son scénariste Keiko NOBUMOTO avouent volontiers s’être inspirés de morceaux préexistants de la compositrice pour l’écriture du scénario, des personnages et même la réalisation. Une démarche hautement originale, due sans aucun doute à la passion de WATANABE pour la musique. Le bonhomme a d’ailleurs admis en interview qu’avant de devenir animateur il comptait faire de la musique, mais que, peu doué dans le domaine, il a dû se faire une raison et remplacer les instruments par des crayons. De fait, son amour pour cette dernière, transparaissant dans chaque plan et détail de Cowboy Bebop, de son générique inspiré par les pochettes très colorées du label Blue Note au choix de l’ingénieur du son, Rudy VAN GELDER (producteur entre autres de « A Love Supreme » de John COLTRANE ou « Walkin’ » de Miles DAVIS), deviendra sa marque de fabrique. L’élément clef d’un « style WATANABE » qui, même lorsqu’il s’entoure d’autres compositeurs que KANNO, repose sur une démarche toujours identique et dont Cowboy Bebop posait déjà les bases avec passion : utiliser la musique non pas comme « ajout » mais comme véritable fondement d’une œuvre qu’elle définit et qui ne pourrait simplement pas exister sans elle.

Cowboy Bebop, Blue note, Spike, générique, coltrane

Une poche Blue note, à côté d’un visuel du générique ©Blue Note / ©SUNRISE

Bien sûr, dans le cas de Cowboy Bebop, ce caractère absolument fondateur de la musique est répété d’épisode en épisode, se mêlant parfaitement à ce qui fait la richesse de la série. Car si le scénario initial pose l’animé du côté du space opera, c’est une œuvre qui a pour ambition affirmée de « devenir un nouveau genre » et qui se propose de le faire en mélangeant toutes les formes, croisant pêle-mêle d’un épisode à l’autre, voire au sein même d’un épisode, les codes du vaudeville, du western spaghetti, du film noir, de celui d’alien et de bien d‘autres genres encore. Une diversité visuelle et thématique à laquelle vient répondre une diversité musicale. Car si le titre de la série, Cowboy Bebop, lui donne comme inspiration musicale centrale le jazz, en réalité on y retrouve aussi du blues, de la country, du hip-hop, du rock, du funk et même des chants religieux. Cette richesse musicale et thématique n’est pas pour autant un étalage pédant de culture et de références. Au contraire même, elle fait parfaitement sens dans la diégèse de la série, et nous parait être le point de départ parfait pour toucher à ce qui fait l’essence même de Cowboy Bebop.

Cowboy Bebop, Spike, Faye, Jet, Ein, Ed

©SUNRISE

Me, Myself and I

En effet, l’animé est divisée en 26 épisodes appelés des « sessions », en référence aux « jam-session » de jazz. Si certaines de ces sessions sont liées les unes autres et se concentrent sur l’histoire de chacun des personnages principaux, la plupart sont indépendantes. Se limitant à la durée d’un ou deux épisodes maximum, elles racontent des histoires dans lesquelles, en général, les membres de l’équipage du Bebop ne jouent qu’un rôle secondaire. Relégués au second plan, ils y sont des spectateurs d’autres histoires, dans lesquelles ils n’interviennent que peu. Ce faisant, WATANABE transforme chaque épisode de la série en monde singulier, espace d’expression privilégié d’une individualité, celle du personnage secondaire auquel l’épisode est consacré. Et, bien sûr, si cette expression passe par un médium privilégié, c’est bien la musique.

Glen, Space Lion, Cowboy Bebop

Glen jouant « Space Lion » ©SUNRISE

Ainsi, la septième session donne à voir la rencontre entre Spike et une « camionneuse », V.T, dont la passion pour le métal affecte tout l’épisode, en devenant la bande-son. De même, les épisodes 12 et 13 consacrés au mélancolique Glen sont tous les deux caractérisés par un triste saxophone, celui du morceau « Space Lion ». La mélancolie de Glen parasite les deux épisodes autant dans leur forme – ils se passent sur un satellite glacé aux rues gelées – que dans la musique, qui se fait, comme presque toujours dans la série, le reflet de l’intériorité des personnages que croisent les membres du Bebop, Glen, V.T ou d’autres. Le plus bel exemple de cela, sans aucun doute, se trouve dans la très belle conclusion de la sixième session, « Sympathy for the devil », et dans un échange auquel la traduction française ne rend pas honneur. Alors que Spike vient d’abattre Wen, un enfant connu pour ses talents de joueurs d’harmonica que l’explosion de la gate en 2021 a rendu immortel, ce dernier, à l’agonie et brusquement vieilli, lui dit que son corps est lourd et lui demande, en japonais « 分かるか / Wakaruka ? » (Est-ce que tu comprends ?). Spike récupère son harmonica, souffle dedans sans être capable de produire un son puis répond « 分かるかよ / Wakarukayo ? » (Est-ce que je peux comprendre ?). La musique que jouait Wen était « sienne », l’expression de son individualité, une individualité que Spike ne peut ni comprendre ni reproduire.

Et c’est là, d’ailleurs, un autre tour de force, peut-être le plus grand, de Cowboy Bebop. Car si chaque épisode est consacré à un personnage et donne à voir, dans sa mise en scène et sa musique, son « monde intérieur » et sa personnalité, les membres du Bebop n’entrent jamais, ou presque jamais, en symbiose avec cette expression individuelle. En effet, s’il faut définir les personnages principaux de l’animé et leur donner un point en commun, c’est à n’en pas douter leur caractère de marginaux détachés du monde, en particulier Spike sur lequel rien ne semble avoir de prise. À ce titre, ils ne résonnent pas avec les histoires qu’ils traversent, la faute à un rapport au passé propre à Cowboy Bebop et qui tient les personnages à distance les uns des autres. Il suffit d’ailleurs d’un épisode pour très vite se rendre compte que, malgré son contexte futuriste, tout est extrêmement daté dans Cowboy Bebop. Les tenues, les armes, les vaisseaux, les villes, tout semble vieux, usé, et pour cause, les personnages du Bebop eux-mêmes sont des personnages hantés par leur passé. Spike et son association à la mafia qu’il a quittée en simulant sa mort et laissant sur le côté Julia, la femme qu’il aimait, Jet et son passé de policier ayant perdu un bras, Faye et son amnésie.

Faye, Cowboy Bebop, blues

La solitude de Faye, même au soleil ©SUNRISE

Or c’est précisément ce passé qui les obsède qui les tient à l’écart du monde, figures solitaires qui ne peuvent partager leur peine avec personne, même avec les membres de l’équipage eux-mêmes. En témoigne un échange entre Jet et Spike dans l’épisode 12 alors qu’ils se séparent, peut-être définitivement : « Je ne t’ai jamais compris. – Moi non plus. » Face à cette impossibilité de se comprendre, même pour des compagnons aussi proches, la musique semble être, dans Cowboy Bebop, l’unique réponse, l’unique solution pour exprimer son moi profond. Ainsi ce n’est pas un hasard que l’échange entre les deux hommes se fasse dans l’un des deux épisodes consacrés à Glen (diptyque dans lequel l’un des morceaux les plus important est « Words that we couldn’t say », tout un symbole). Alors même que Jet et Spike sont incapables de se comprendre et de dire ce qu’ils pensent, le saxophoniste hermaphrodite, au contraire, exprime parfaitement sa situation d’homme trahi et abandonné. Et bien sur, il le fait à travers sa musique, dans l’un des rares « act » de la série, au-cours duquel il joue « Space Lion », triste complainte où son saxophone semble pleurer et qui dit, mieux que n’importe quels mots, toute sa douleur.

Isolés par leur passé, les membres de l’équipage du Bebop sont donc des personnages à la dérive, sans attache au présent. Une notion essentielle dans l’animé que WATANABE a le génie de ne pas superposer à son histoire, mais d’exprimer de façon synthétique : la dérive y est autant concrète, celle d’un vaisseau « perdu dans l’espace » que métaphorique, et même musicale, la série glissant d’un genre à l’autre. Plus généralement, cette dérive est existentielle, c’est une dérive du sens qui semble avoir disparu pour l’équipage du Bebop. Ils sont perdus dans le cosmos sans aucun moyen de donner un but à leur vie, ils sont observateurs du monde, tellement pris par leurs souvenirs – ou absence de souvenirs dans le cas de Faye – qu’ils sont réduits à devenir des personnages secondaires de leur propre histoire. Prisonniers d’une expérience individuelle du passé qui crée entre eux et le monde un décalage tragique. Une expérience aliénante, mais aussi et même surtout sensible.

Car dans Cowboy Bebop, là encore, le passé n’est pas une métaphore superposée au récit, c’est un objet concret, qui rattrape les personnages. La magnifique image de Wen, au moment de sa mort, vieillissant d’un coup, comme frappé par le temps auquel il échappait jusque-là est certainement le plus bel exemple de cela. En témoigne aussi la réplique adressée par Spike à Faye, dans le dernier épisode : « Depuis ce jour-là, avec l’œil droit je regardais le passé, tandis qu’avec le gauche je regardais le présent. » Il est un temps qui peut se superposer au présent, et même l’effacer. Une idée d’autant plus précieuse que cette expérience physique du passé n’est pas sans rappeler l’expérience, tout aussi concrète, d’une musique, le jazz, qui elle aussi s’inscrit dans une Histoire qui ne peut être oubliée.

La confrontation entre Spike et Faye ©SUNRISE

Kind of blue

Si Cowboy Bebop est une œuvre qui traite du passé, elle le fait sur une modalité qui n’est pas nostalgique, mais plutôt mélancolique. Il ne s’agit pas, comme cela est devenu la mode dans des œuvres « pop » telles que Stranger Things ou Ready Player One, de réhabiliter, par-dessus le présent, un passé qui serait meilleur, mais plutôt de se confronter à un passé qu’il est nécessaire de comprendre – celui de Spike, de Jet, ou, dans le cas du jazz, de l’esclavagisme et de l’origine de la musique – pour se ré ancrer dans le présent. En effet, quand, dans la session 26, Spike est arrêté par Faye alors qu’il est en chemin pour, justement, faire face à son passé, il déclare « Je n’y vais pas pour mourir. J’y vais pour savoir une fois pour toutes si je suis vivant. » Preuve s’il en est que, chez WATANABE, la confrontation avec le passé est une étape obligatoire sur le chemin vers le présent et le sens, toute dangereuse voire mortelle qu’elle soit.

Un rapport au passé qui, là encore, renvoie à un courant musical, cette fois le blues, cette musique que l’on peut décrire comme l’expression de la nostalgie des afro-américains pour le Sud, une Motherland magnifique mais invivable. Une terre qui est la sienne sans être la sienne et qui est insupportable à vivre malgré des attaches profondes à son sol. Or, c’est exactement le rapport qu’entretient Spike avec son passé :  une époque magnifique, faite d’amour, avec Julia, et de fraternité, avec Vicious, mais qui est irrémédiablement perdue. Dès lors, prouver qu’il est encore en vie revient à prouver qu’il n’est pas resté bloqué dans la « Motherland de son passé ». Et sa mort à la fin de l’épisode 26, alors qu’il a enfin réglé ses comptes avec Vicious et la mafia, est une réponse d’une tristesse infinie, comme s’il avait été incapable de trouver le chemin vers le présent et ne pouvait vivre que dans le souvenir de la terre / du passé perdu.

Spike, mort, Cowboy Bebop

Spike, de retour après sa confrontation avec Vicious ©SUNRISE

Plus généralement, dans un monde où la Terre est désormais inhabitable, le concept de Motherland semble tout à fait adapté et résonne à l’échelle de l’humanité tout entière qui serait plongée dans un blues généralisé. L’analogie peut même être poussée plus loin puisque le blues est une musique qui se joue, à l’origine, seul, ce qui correspond à merveille à l’équipage du Bebop, constitué d’individualistes et de solitaires patentés qui n’ont de cesse de se séparer les uns des autres pour suivre leurs voies, ou plutôt leurs « voix », respectives. Par ailleurs, si la dernière session s’appelle bien « Real Folk Blues », rappelant la place de cette musique dans la série, il est tout aussi intéressant de noter que le premier épisode, déjà, portait le genre dans son titre, « Asteroid Blues », montrant l’importance capitale de cette musique dans une série qui aurait tout aussi bien pu s’appeler « Cowboy Blues ».

I want to break free

Dans une interview, WATANABE explique que le bebop a donné plus de liberté aux musiciens, qu’il leur a permis d’improviser, et que c’était exactement ce qu’il voulait avec ses personnages, des personnages « libres et anticonformistes ». Or c’est aussi précisément ce que fait la série : casser les codes, en témoigne le panneau de milieu d’épisode 12 : « The work which becomes a new genre itself, will be called… Cowboy Bebop ». Une liberté que prend KANNO vis-à-vis du jazz, dont elle n’a de cesse, on l’a dit, de s’éloigner, mais dont jouissent aussi les membres du Bebop, si l’on excepte bien sûr leur rapport au passé. Ainsi dans l’épisode 8, alors qu’un jeune voyou le prend pour son maître et lui demande de lui enseigner les arts martiaux, Spike lui explique qu’il faut « être comme l’eau, pouvoir prendre toutes les formes. » De la même façon, l’objet que partage tout l’équipage, le Bebop, est précisément un vaisseau qui permet de se déplacer, d’aller là où ils le souhaitent, version plus rapide du train, l’attribut des « hobbo », ces vagabonds dont les personnages de Cowboy Bebop semblent être une itération futuriste. Une version plus rapide, ce qui a du sens au vu du nom du vaisseau, le Bebop, un genre de jazz au tempo rapide.

Sur ce sujet, il est d’ailleurs impossible d’ignorer la dernière scène de la série, la mort de Spike, un sourire aux lèvres. Une mort filmée exactement comme celle de Glen, le saxophoniste des épisodes 12 et 13, car identique, les deux hommes mourant en paix avec leurs souvenirs, libérés de leur passé. Dans les deux cas donc, la caméra s’élève, du corps de Glen ou de Spike vers les étoiles. Pour ce dernier, néanmoins, il convient de noter deux choses : la durée de ce traveling arrière, plus de 3 minutes, et surtout la musique qui l’accompagne, d’abord des cœurs qui se transforment alors que la caméra s’élève en une guitare et une voix qui chante, en anglais, « Wanna be free, gonna be free. Everything is clearer now. Life is just a dream you know, it’s never ending and ascending. » Des paroles cohérentes, puisque si Cowboy Bebop montrait un monde à son crépuscule, fait de couchers de soleil, de moments de solitude et surtout d’obscurité, la mort de Spike, elle, prend place dans une scène sursaturée, comme si la libération laissait la place à la lumière.

Cowboy Bebop, crépuscule, Jet

Une des nombreuses scènes crépusculaires de l’animé ©SUNRISE

Et c’est peut-être la plus belle image de la série de WATANABE, le crépuscule d’un monde qui laisse sa place à la lumière, et que l’on pourrait reformuler :  un blues solitaire qui s’étire de la Terre ravagée au fin fond du système solaire avant de se transforme en bebop. Un chant mélancolique poussé dans un monde interlope fait de petites rues sales, de bars aux néons cassés, un Story-Ville futuriste, étendu à l’échelle de planètes toutes entières, où se croisent des figures marginales, chasseurs de primes, anciens militaires hermaphrodites, parrains de la mafia ou joueurs d’harmonicas immortels. Tout autant de « gens réels » dont le blues contamine chaque image, chaque plan, et qui tous, à leur façon, cherchent la liberté qui transformera leur chant individuel en un jazz endiablé.

 

Il y a, dans Cowboy Bebop, une richesse folle. Une profusion de scènes et images cultes, qu’elles soient dramatiques, comiques, profondément cool ou douces-amères. Une richesse thématique, visuelle et musicale que nous avons à peine effleurée. Et l’on pourrait, pendant des heures, décrire les géniales idées de réalisation de WATANABE. Son usage des couleurs, associant le bleu à la tristesse, le jaune au bonheur. Sa façon de transformer une scène de combat en danse collant au rythme d’un bebop fast-paced, ou une course poursuite en élégie à l’amour. Sa mise en scène des relations entre les membres du Bebop, faite d’autant de maladresse que d’amour, d’autant d’inquiétude que de confiance. Mais tout cela, au fond, renvoie à une seule chose, la plus grande force de Cowboy Bebop : son humanité infinie, et sa tendresse débordante. L’amour de son créateur, Shin’ichirô WATANABE, pour ses personnages abîmés, qu’il sait incapables de dire ce qu’ils veulent, qui ils aiment et ce qu’ils sont, et qui se propose de le faire à leur place, en musique.

4 réponses

  1. Gilles D. dit :

    Bravo à l’auteur pour son travail !
    Votre article est fantastique.
    J’ai replongé dans la série au fur et à mesure de ma lecture.

    Il m’a donné envie de lire le reste de votre travail.

  2. Paille dit :

    C’est très instructif. L’analyse est poussée et c’est bien écrit. Merci pour ce travail, qui me donne clairement envie de visionner cette série!

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