Yôkai Ippai : Aurélie, créatrice du jeu, nous dévoile l’envers du décor

Hier, nous vous présentions Yôkai Ippai : Yôkai et cuisine japonaise dans un jeu de société autoédité ! dont la campagne Ulule a démarré il y a quelques jours. Si le projet vous a plu, vous avez peut-être participé à cette dernière. Aujourd’hui, Journal du Japon vous livre une interview inédite de la créatrice de Yôkai Ippai, Aurélie. A travers son témoignage, vous en apprendrez davantage sur les aléas de l’auto-édition, les étapes de réalisation d’un jeu de société ou encore l’univers de Yôkai Ippai et ses origines. Sans plus attendre, voici notre interview !

Le parcours d’Aurélie et son rapport au Japon

Journal du Japon : Bonjour Aurélie ! Merci d’avoir accepté de réaliser cette interview. Peux-tu te présenter brièvement et nous parler de ton parcours ?

Aurélie Chapotin : Je m’appelle Aurélie et je suis une grande passionnée du Japon depuis mes années de collège. Depuis la fin de mes études en conception web (webdesign, webmarketing et webdevelopment), j’ai travaillé 3 ans en tant que front-end développeur et webdesigner. J’ai également passé un CAP pâtisserie ainsi qu’une certification en pâtisserie végétale avec la cheffe Linda Vongdara. Ces 3 années m’ont permis d’économiser suffisamment pour faire un PVT d’un an au Japon avec mon copain, Philippe. J’ai profité de ce voyage pour créer Yuzu et Mi et leur monde. Avant de partir, nous avons constitué des équipes pour enquêter à distance, pendant un an, sur le mystère du monde Yuzumi. Nous avons ainsi créé un jeu de piste géant d’une année, en direct du Japon ! Le site de l’aventure est d’ailleurs toujours disponible sur yuzumi.fr. Depuis notre retour en juillet 2020, j’ai continué à faire vivre Yuzu et Mi à travers un calendrier illustré, des challenges cosplay sur Instagram et enfin à travers mon dernier projet : le jeu Yôkai Ippai.

Page d'accueil du site Yuzumi

La page d’accueil du site Yuzumi ©Yuzumi

Tu as eu beaucoup de beaux projets ! Comment t’es venue l’idée de créer un site de jeu de piste et tout l’univers autour ? Que souhaitais-tu à travers ce projet conséquent ?

2 choses : rendre ce voyage unique et encore plus marquant qu’il ne l’aurait déjà été. Mais aussi créer un univers qui me ressemble et le partager avec le plus de monde possible ! J’avais pour projet de créer un salon de thé ou un restaurant japonais et végétalien à l’avenir, mais avec les derniers événements, j’avoue que ça m’a un peu refroidie…

Tu as réalisé un voyage d’un an au Japon. Quel est ton lien avec ce pays ? 

J’ai connu le Japon grâce aux mangas, comme beaucoup de notre génération je pense. J’ai rapidement commencé à regarder des animés en VO sous-titrée car j’ai toujours beaucoup accroché avec la sonorité de la langue japonaise. Ensuite, j’ai commencé à apprendre la langue en seconde, avec le CNED, mais sans trop d’efficacité. Ce n’est que quelques années plus tard que je m’y suis vraiment remise. Depuis, j’ai validé les niveaux JLPT 5 et 4 et je compte passer le N3 l’année prochaine ! Avec Philippe, nous avons voyagé au Japon en 2014, 2015, 2017, 2018 et enfin un an en 2019. J’espère d’ailleurs y retourner bientôt ! 

On te souhaite de pouvoir y retourner bientôt. Sur ton compte Instagram, tu évoques souvent ce voyage. Dans quel cadre l’as-tu réalisé ? Quels étaient tes objectifs ?

J’avais simplement envie de vivre au Japon sur une période longue. Après 4 voyages de quelques semaines, j’avais envie de découvrir plus en profondeur la vie quotidienne et la culture japonaise. Yuzu et Mi ont été un gros boost dans ce voyage, ils nous ont permis de découvrir des lieux où nous n’aurions pas pensé aller ! Par exemple, nous avons vu plus de 30 statues de bouddha géantes à travers l’archipel, pour réaliser la mission principale de Yuzu et Mi ! Et c’était très chouette ! J’avais un second objectif pendant ce voyage : apprendre la cuisine japonaise végétale. Nous-mêmes végétaliens, et le poisson étant omniprésent dans les plats japonais, j’avais envie de pouvoir cuisiner nos plats japonais préférés et en profiter selon mes valeurs. C’était aussi l’occasion de découvrir de nouveaux plats, car la gastronomie japonaise est loin de se résumer aux sushis, makis, sashimis et yakitori. 

La conception de Yôkai Ippai et l’auto-édition

Pourquoi as-tu choisi de créer un jeu de société ? Pourquoi ce support ?

Je voulais trouver une solution pour poursuivre le périple de Yuzu et Mi, toujours de manière fun, mais à portée d’un plus grand public. J’avoue qu’à l’époque, je ne connaissais pas beaucoup de jeux de société modernes, mais le peu que je connaissais me donnait envie de tenter aussi ma chance. Pendant la création du jeu, j’ai testé d’autres jeux pour voir les mécaniques qui existaient, et j’ai commencé, moi-même, à tomber dans cette passion du jeu de société !

Effectivement, c’était astucieux de prendre cette direction. Ça ne doit pas être simple de se lancer dans la conception d’un jeu de société de A à Z. Peux-tu nous décrire les étapes de réalisation / conception de Yôkai Ippai ? 

Contrairement au processus normal, j’ai commencé en partant d’un thème spécifique : la cuisine japonaise. Je me suis réveillée en pleine nuit, le cerveau en éruption, et j’ai sorti mon portable pour noter toutes les idées qui m’étaient venues à ce moment. À ses débuts, il fallait planter des ressources pour récupérer des ingrédients, mais la mécanique était compliquée et imparfaite (on ne réussit pas du premier coup !).

Petit à petit, la mécanique autour des champs, de la récupération des produits et de la réalisation des recettes s’est ficelée, notamment grâce aux tests effectués avec mon copain et son neveu de 8 ans (qui a adoré cette partie de la conception !). Il y avait déjà des événements à ce moment, puis ils se sont transformés en Yôkai, et le jeu s’est divisé en deux phases : le jour et la nuit. En parallèle de la mécanique, j’ai commencé à illustrer les produits et les recettes, car il y en avait un sacré paquet ! Une fois les 50 recettes illustrées, j’ai commencé à dessiner les Yôkai “événements”, puis les Yôkai apparaissant la nuit.

Comme le projet prenait forme, j’ai commencé à communiquer dessus sur Instagram, ce qui m’a motivée à continuer. Enfin, j’ai voulu ajouter des objectifs personnels au jeu. Je n’avais pas assez parlé des Royaumes du monde de Yuzu et Mi, et j’ai alors décidé de créer des cartes Royaume avec objectifs qui rapporteraient beaucoup de points à la fin de la partie.

Boîte et plateau du jeu

Boîte et plateau du jeu illustrés par Aurélie Chapotin ©Marine (discoveRin) pour Journal du Japon

Cela devait être un travail colossal ! Peux-tu également nous expliquer ton ressenti vis-à-vis de cette conception ? Les obstacles, contraintes, objectifs, et l’expérience obtenue ?

La conception en elle-même n’était pas compliquée, à part la place dans mon emploi du temps qu’elle prenait. C’est au moment de deviser que je suis tombée de haut. On m’a rapidement fait comprendre que je devrais faire des choix pour que mon projet soit réalisable. J’ai alors revu le nombre de cartes à la baisse, changé quelques règles du jeu (encore), fait la demande de nouveaux devis jusqu’à obtenir quelque chose de potentiellement réalisable… J’ai beaucoup appris et progressé, que ce soit en matière de jeu de société, d’illustration, de design ou de communication. Mon dernier obstacle : financer la production du jeu via Ulule, mais j’y crois ! 

Pourquoi avoir choisi l’autoédition plutôt que de passer par une maison d’éditions existante ? Quels ont été les avantages et les difficultés liés à ce choix ?

J’ai toujours tout fait moi-même au maximum, je suis quelqu’un d’autodidacte, qui aime maîtriser un projet de A à Z. Mais c’est aussi la non-connaissance de ce milieu qui m’a naturellement fait choisir la voie de l’autoédition. De plus, j’avais déjà à mon actif 2 campagnes Ulule, donc ce choix me paraissait évident. Ainsi, j’étais libre de faire les choses comme je le voulais, sans le risque de devoir tout changer pour que ça plaise à tout prix à un plus large public.

Il y a bien sûr eu des inconvénients majeurs : le choix de l’imprimeur, la communication, la quasi impossibilité de trouver des distributeurs. Je n’avais pas pour ambition de base de produire des milliers de boîtes. J’en voulais juste assez pour celles et ceux qui seraient touchés par mon univers et mes créations. Sauf que pour avoir un produit sans perte, à un prix convenable, il faut les produire par centaines voire milliers. Quoi qu’il en soit, je ne regrette pas (tout du moins pas encore) ce choix, et je croise les doigts pour ne pas rencontrer de gros blocages d’ici la fin du projet !

Pour communiquer sur ton jeu et t’aider à le concrétiser, tu as choisi le crowdfunding. Pourquoi ce choix ? Comment as-tu déterminé les contreparties proposées aux contributeurs de la campagne Ulule ?

Parce que je ne connais que ça… En autoédition, c’est difficile et risqué de faire autrement. J’ai pas mal observé ce qui se faisait sur Ulule en termes de jeux de société, j’ai discuté avec d’autres créateurs et j’ai ainsi pu, petit à petit, construire ma campagne. La contrepartie principale est le jeu bien sûr. Et pour les autres, j’ai suivi les envies de mes “followers” sur Instagram. J’ai fait des sondages, et j’ai noté ce qui était réalisable. On m’a dit un jour qu’il était dommage que mes illustrations soient si petites (à cause du format des cartes). J’ai donc choisi de proposer des toiles imprimées pour donner une occasion d’avoir ces visuels en plus grand (voire très très grand avec les toiles Yôkai).

Enfin, as-tu réalisé ce projet seule ou accompagnée ?

Je l’ai réalisée seule… mais accompagnée ! Je m’explique : j’ai imaginé le jeu, ses mécaniques, j’ai illustré toutes les cartes, le plateau, la boîte. J’ai aussi beaucoup communiqué sur Instagram et j’ai passé un temps fou à mettre en page le projet sur Ulule, c’est vrai. Mais j’ai été aidée quand il fallait faire des choix, principalement par mon copain et par son neveu de 9 ans. Cela m’a permis d’adapter le jeu pour les presque petits (8 ans) et les grands ! Ma mère s’est aussi proposée pour démarcher de potentiels partenaires sur Toulouse, alors qu’elle ne connaissait rien au Japon !  Cela m’a quand même permis d’avoir un stand à la Popcon [NDLR : une convention sur la pop culture qui aura lieu le week-end du 11-12 septembre au Manoir du Prince à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse] ! J’ai également eu une précieuse aide de plusieurs testeurs (amis, familles ou inconnus) – dont toi – qui m’ont fait part de leur ressenti et des améliorations que je pouvais apporter au jeu. Donc non, je ne peux pas dire que j’étais seule à 100% sur le projet, car si c’était le cas, il serait bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. 

Capture écran campagne Ulule

Capture d’écran de la campagne Ulule de Yôkai Ippai, ayant atteint 30% en 12h ©Yuzumi

L’univers de Yôkai Ippai

Pourquoi avoir appelé le jeu Yôkai Ippai et ne pas avoir conservé le nom « Yuzumi » ? 

Pour communiquer sur le jeu, j’ai gardé le compte que j’utilisais pendant notre voyage, il s’appelait à l’époque “Yuzu et Mi au Japon”. Nous avons réfléchi à un nom pour le jeu pendant de longues semaines, je voulais être sûre à 98% du nom du jeu avant de communiquer dessus. Quand Yôkai Ippai nous a semblé être le bon choix, j’ai changé le nom du compte. Concernant l’histoire du nom du jeu, Yôkai Ippai signifie “plein de Yôkai”, dans le sens “rempli”. « Ippai » est aussi utilisé pour un verre plein, qui peut donc aussi faire référence aux recettes (comme il y a des boissons dans le jeu). Il fallait aussi que le nom rime et ne soit pas compliqué à prononcer. Yôkai Ippai nous semblait donc être le bon compromis. 

Les thèmes du jeu, Yôkai et cuisine japonaise, sont assez différents. Pourquoi les avoir choisi ? Comment as-tu eu l’idée de mêler les deux ?

L’univers de Yuzumi tourne beaucoup autour de la nourriture : Yuzu et une grande gourmande sur pattes et Mi vient d’une famille tenant un restaurant de udon. Il fallait donc que le jeu ait un rapport avec la cuisine, d’autant plus que j’avais envie de partager mon expérience en cuisine obtenue au Japon. Les Yôkai ne sont arrivés que plus tard. En effet, la cuisine japonaise, c’est bien, mais dans une aventure, il faut des péripéties. Je suis donc partie de la fin de notre aventure au Japon : Yuzu et Mi ont sauvé leur monde du chaos et y sont retournés avec la sorcière Mamajo. Mais tout ne se reconstruit pas aussi rapidement. Le chaos a laissé des traces, et pas des moindres : des Yôkai rôdent toujours dans leur monde et sèment la pagaille la nuit. Mais rien ni personne n’empêchera Yuzu et Mi d’organiser le grand concours de cuisine de l’année. Il faudra donc faire en sorte qu’ils ne se fassent pas dévorer pendant la partie !

Les Yôkai sont nombreux dans le folklore japonais. Comment as-tu sélectionné les plus pertinents pour le jeu ? 

Pour rester cohérente, j’ai recherché des Yôkai ayant un lien avec la nourriture. Par exemple, le Yôkai Kappa a lui-même donné son nom aux maki au concombre (appelés kappa maki au Japon). Ce Yôkai adore les concombres, il sera donc facile de le distraire en le lui en donnant ! Mais ça n’a pas été aussi simple pour les 20 Yôkai sélectionnés, car la plupart d’entre eux mangent les humains ! Ça aurait été compliqué de nous sacrifier pour Yuzu et Mi !

J’ai donc dû créer certains liens avec les ingrédients du jeu, tout en restant cohérente avec leurs origines et leurs histoires. D’ailleurs, pour éloigner certains Yôkai, il ne faudra pas forcément d’ingrédients précis. Par exemple, Okiku, rendue célèbre par le film d’horreur “Le cercle”, ne peut être repoussée que si la totalité de nos points recettes a atteint 10. Dans la légende, son fantôme hantait le château et maudissait les habitants avec ses cris désespérés de ne pas trouver la 10ème assiette manquante. Ce n’est qu’en énonçant le chiffre 10, que l’empereur a pu se défaire de sa malédiction et apaiser Okiku. Voilà un exemple de liens que j’ai créé avec l’histoire originale des Yôkai du jeu. 🙂

Et pour les recettes ?

Certaines sont basées sur celles que j’ai apprises au Japon, d’autres sont des inventions, utilisant principalement des produits japonais. J’adore cuisiner, et cette phase de conception était un vrai challenge pour moi !

Yuzu et Mi - Sakura - Yôkai Ippai

Yuzu et Mi, personnages du Jeu
– Extraits d’illustrations de Yuzumi.fr ©Yuzumi

Yuzu et Mi - Mont Fuji - Yôkai Ippai

Yuzu et Mi, personnages du Jeu
– Extraits d’illustrations de Yuzumi.fr ©Yuzumi

Dans Yôkai Ippai, les recettes sont toutes végétales, puisque les personnages sont tous des animaux. Comment as-tu adapté des recettes japonaises traditionnelles impliquant souvent de la viande ou du poisson ?

Simplement en reprenant les astuces apprises pendant mon voyage : remplacer le bouillon de poisson par du bouillon de champignon shiitake et/ou d’algues kombu, par exemple. Il existe une communauté de moines bouddhistes japonais majoritairement végétaliens (je ne peux pas m’avancer et dire qu’ils le sont tous). Il existe donc des solutions depuis toujours pour adapter la cuisine japonaise “classique” en version végétale.

Qu’est-ce qui t’a décidée à intégrer les humeurs de Yuzu et Mi pour pimenter le jeu à coups de contraintes ?

Pour le coup, le jury Yuzu et Mi était déjà là au tout début du projet ! Et oui, ce sont les mascottes et ceux qui les connaissent bien savent à quel point Yuzu peut être gourmande ! Mi, quant à lui, est plutôt pointilleux et aime suivre ses valeurs. J’avais envie qu’on retrouve leurs personnalités à travers le jeu.

Le mot de la fin

As-tu d’autres projets liés de près ou de loin à Yuzu et Mi à venir ?

À ce jour, je dirais non. Mais c’est un peu ce que je me dis à chaque fin de projet ! Mes nouvelles idées arrivent comme ça, en pleine nuit, donc je laisserai mes nuits me porter vers de nouveaux challenges ! Peut-être que je reprendrai le cosplay challenge de Yuzu et Mi sur Instagram, si j’en trouve le courage et le temps. 

Si tu retournes au Japon, referas-tu un projet collectif dans le même esprit que ton jeu de piste ?

Je ne pense pas retourner aussi longtemps au Japon donc non, je ne pense pas. J’aimerais profiter du Japon à fond, le peu de temps où j’y serai. Je referai probablement du wwoofing car j’ai adoré ça ! Peut-être que je ferai quelques shootings photo de Yuzu et Mi au Japon. Mais encore une fois, avec moi, on n’est pas à l’abri de nouvelles idées farfelues… !

Aurélie et Philippe

Aurélie, créatrice de Yôkai Ippai, et Philippe, son copain et partenaire d’aventure ©Marine (dicoveRin) pour Journal du Japon

Vous l’avez constaté lors de cette interview, le parcours de conception d’un jeu de société n’est pas de tout repos ! Le témoignage d’Aurélie montre qu’il faut s’armer de patience et accepter de prendre du recul. L’autoédition est un choix difficile mais très formateur. Nous espérons que cet échange vous aura permis d’en savoir plus sur l’envers du décor de la création d’un jeu et vous aura encore plus convaincu de participer à l’aventure de Yôkai Ippai !

4 réponses

  1. Yuzumi dit :

    Merci pour cette super interview !
    J’espère qu’elle apportera des éléments de réponses à celles et ceux qui suivent le projet avec attention.

    • Marine M. dit :

      Merci à toi d’avoir pris le temps d’y répondre, à l’oral et à l’écrit (grâce à mes mésaventures technologiques) et de nous avoir livré tes ressentis avec autant de sincérité et de passion. Ca se sent que ce projet, tu le portes à 1000% et que tu veux qu’il voie le jour. Des projets comme ça avec des auteurs impliqués, ça fait réellement plaisir et je suis ravie d’avoir pu contribuer à faire connaître Yôkai Ippai 🙂

      • AirV dit :

        Super article qui m’a appris plein de choses sur la genèse du projet même si je suis un proche de Yuzu et Mi…euh Aurélie et Philippe ! Merci Marine

        • Marine M. dit :

          Bonjour, ici Marine, rédactrice de l’article !
          Merci beaucoup pour ces compliments, j’en suis vraiment ravie !! Ahaha on ne fait plus la différence entre Yuzumi et Aurélie et Philippe ahaha … !
          Avec plaisir 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *