MetzTorii 2021, une reprise inoubliable

Deux ans se sont écoulés après la dernière édition de MetzTorii. A cause du coronavirus, les organisateurs avaient repoussé plusieurs fois cette quatrième édition à cause des restrictions. Mais cette fois-ci, en ce week-end du 28 et 29 août, c’était la bonne ! Pour les exposants et le staff du salon, il s’agissait d’une reprise pas comme les autres. Tous étaient heureux voire émus de pouvoir repartager leur passion avec du public en direct. Et les amateurs de mangas et de science-fiction étaient bien présents ! Malgré la mise en place du pass sanitaire, au moins 12 000 personnes se sont retrouvés au Centre des Congrès de Metz.

Comment s’est passé cette quatrième édition ? A-t-elle été à la hauteur des attentes des spectateurs ? Quelles étaient les activités les plus intéressantes  ? Comment la culture japonaise a-t-elle été mise en avant ? Journal du Japon a donc fait le déplacement à Metz afin de ressentir le quatrième battement de cœur de MetzTorii, en visitant quelques stands et en assistant aux différents évènements. L’heure du bilan a sonné et avec notre ressenti sur cette belle édition !  

La convention MetzTorii en bref

©Leo Thomas pour Journal du Japon

Avant tout, il convient d’abord de parler de l’histoire de la convention et des chiffres importants à retenir. Avant d’être la convention que l’on connaît aujourd’hui, une association est créée en 2017, à l’initiative d’Antoine Thomassin, Président et Organisateur. Le principe est simple : réunir les différents univers dans un seul et même endroit, mélanger les amateurs de mangas et ceux de science-fiction. Il y en a pour tous les goûts mais l’essentiel c’est que tout le monde passe un bon moment ! L’événement est le fruit de la collaboration avec la métropole de Metz et le Centre des Congrès situé au niveau de la couronne de la ville.

MetzTorii en quelques chiffres, c’est :

  • Plus de 20 000 amateurs de mangas et de science-fiction lors de la 3ème édition
  • 240 exposants
  • 32 invités
  • 13 000 m² d’espace d’exposition pour accueillir les visiteurs

C’est également la rencontre avec des invités prestigieux comme Sean Astin (Seigneur des Anneaux), Siphano ou encore Brigitte Lecordier (Son Gohan enfant dans Dragon Ball Z). D’année en année, la convention arrive à se faire un nom parmi les nombreuses conventions de l’hexagone.

Cette quatrième édition était très spéciale : que cela soit du côté de l’équipe, des exposants ou des visiteurs, tout le monde était heureux de revivre une convention ! La mise en place du pass sanitaire était la condition pour pouvoir mettre en place le salon. Comme un peu partout, les visiteurs devaient montrer leur pass (vaccin à jour ou test antigénique/PCR négatif). Et pour qu’un maximum de personnes puissent être de la fête, un stand pour se faire tester était à disposition. De plus, une jauge maximale de 5 000 visiteurs a été mise en place pour l’occasion et toute sortie était définitive.

Plan du salon

Pour le midi, il y avait deux espaces de restauration dont l’un à côté de la scène où se déroulait les différents concerts et conférences et l’autre entre les espaces jeux vidéo et boutiques. Le menu était assez simple et délicieux tout de même : poulet/curry/riz ou burger/purée de pommes de terre… Il fallait compter environ 10 ou 12€, ce qui est plutôt correct pour des tarifs de convention.

L’exposition Harry Potter et un invité de marque : Nick Moran

Objets de tournage des films Harry Potter ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Outre la culture japonaise, MetzTorii c’est aussi la science-fiction. Cette année, c’est Harry Potter qui était à l’honneur. L’exposition, signée Gallimard, consacrée à la saga était à ne pas rater pour tous les fans inconditionnels. L’entrée était gratuite et seule petite règle : interdiction de toucher aux objets exposés sauf les mandragores que l’on pouvait tirer et qui émettaient du bruit comme dans le deuxième film Harry Potter et la Chambre des Secrets. Les visiteurs ont ainsi pu voir des objets de tournage comme la baguette magique de Lucius Malefoy, père de Drago Malefoy ou encore la veste en jean de Hermione Granger utilisée lors des deux parties des Reliques de la Mort. L’exposition Harry Potter devait partager l’endroit avec une exposition dédiée au film Les Animaux Fantastiques, Les Crimes de Grindelwald.

Objets de tournage des films Harry Potter ©Leo Thomas pour Journal du Japon

A la fin de la visite, une copie de la Ford Anglia, voiture conduite par Harry et Ron pour aller à Poudlard lors du second volet, n’attendait plus que les fans !

Réplique de la Ford Anglia ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Et cerise sur le gâteau pour les visiteurs les plus passionnés par la saga de JK Rowling, les organisateurs ont fait venir un hôte de marque : Nick Moran. Pour ceux qui ont déjà vu la saga, son personnage vous dit vaguement quelque chose. Dans les Reliques de la Mort, 1ère partie, Nick Moran jouait Scabior, le chef de meute du groupe de Fenrir Greyback qui avait capturé Harry, Ron et Hermione dans le but de les livrer à la famille Malefoy dans leur manoir.

Nick Moran alias Scabior dans Harry Potter ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Pour Nick Moran, c’était la première fois qu’il répondait à une participation à une convention en France. Samedi et dimanche, l’acteur était en séance dédicace et photo où les visiteurs pouvaient faire une photo avec lui. Il faut savoir que la dédicace et le photoshoot étaient payants : 20 € pour les deux formules ou un pack de 35€ contenant la photo et la dédicace.

Le concours de cosplay, des prestations et costumes en tout genres

L’ensemble des candidats du concours de cosplay ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Une convention mangas n’en serait pas une sans son traditionnel concours de cosplay. C’est l’Association des Cosplayers de France qui a mis en place l’événement en collaboration avec les organisateurs de MetzTorii. Le samedi se déroulait un premier concours réservé aux cosplayeurs qui passaient en solo. Et le dimanche a eu lieu un second concours pour les personnes en solo ou en groupe. Qui dit concours dit cosplayers mais aussi… jury : Aldarion, LeelooKris, Miss Miwooki et Mélyanis !

Les jurés ont du départager les candidats sur deux critères : le costume ainsi que la prestation sur la scène. Pour la partie costume, ces derniers ont jugé la qualité des cosplay, la cohérence avec le personnage ainsi que les éventuels défauts. Pour la partie sur la prestation scénique, le jury a particulièrement prêté attention à la qualité de la prestation, la bande-son, la cohérence avec l’histoire du personnage et surtout l’originalité.

Ainsi, le dimanche 29 août, nous avons pu voir différents candidats portant des costumes venus d’univers très différents comme Ahrudo et Tristhelin de Legend Of Zeldan : Breath of the Wild ou encore Bloom et Tecna de la série Winx Club.

Entretien avec Aldarion, juré du concours de cosplay

Aldarion (à gauche) et LeelooKris (à droite) ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Avant le déroulement de ce concours, Aldarion, un membre du jury, nous a accordé un entretien pour nous parler de son parcours en tant que cosplayeur aguerri avant d’aborder le concours et ses attendus ainsi que les conseils qu’il donnerait aux candidats débutants

Journal du Japon : Bonjour Aldarion et merci de nous accorder cet entretien. Afin d’éclairer nos lecteurs, pouvez-vous vous présenter ?

Aldarion : Aldarion, j’ai 34 ans et j’habite à proximité d’Épinal dans les Vosges. Je fais du cosplay depuis 2015. A l’origine, c’est mon épouse (LeelooKris) qui m’a donné envie de me plonger dans la passion du cosplay. Au départ, j’étais un peu dubitatif, puis j’ai eu une idée de costume et c’est à ce moment que j’ai eu le déclic.

Pourquoi cette passion ? Qu’est ce qui vous plaît dans le cosplay ?

J’aime le design des costumes, la manière de les créer et le choix des matériaux utilisés pour les différents costumes.

Parmi les costumes que vous avez confectionné, quel est votre favori ?

Alors en ce qui me concerne, je dirais l’armure T-60 de Fallout 4. C’était mon avant dernier costume et beaucoup de finitions ont été apportées dessus. C’est ma fierté par rapport aux autres costumes. A chaque fois que je vois ce costume, je repense au temps que j’y ai consacré. J’ai mis 10 mois à le faire et environ 10 h par jour. Pour le porter, j’ai besoin d’aller dans un vestiaire et d’avoir de l’aide pour l’enfiler car c’est impossible de le mettre tout seul.

Combien de temps en moyenne mettez-vous pour fabriquer un cosplay ?

La réponse traditionnelle est que ça dépend des costumes. En moyenne, il faudrait 300 heures. Mon dernier costume était celui d’Alexios du jeu vidéo Assassin’s Creed qui m’a pris entre 150 et 200 heures.

Quel est votre secret dans la confection de cosplay aussi sophistiqué et précis que les vôtres ?

C’est le temps qu’on y passe. C’est notre degré d’exigence et ça dépend de ce que l’on veut en faire, si c’est pour le porter ou bien pour participer à des concours.

Passons au concours cosplay où vous êtes convié en tant que juré. Sur quels critères jugez-vous les candidats qui passent sur scène ?

En France, le costume et la prestation sont aussi importants car en Asie, la prestation sera beaucoup plus importante. Nous avons un certains temps pour le passage des costumes, ils passent tous individuellement et nous observons les différents défauts : la qualité et la ressemblance avec le personnage.

Pour aider les candidats, il y a les Cosplay Guide où les candidats peuvent se préparer. On passe ensuite à la partie prestation, pour ceux qui passent en solo c’est entre 1 et 2 minutes et pour ceux en groupe, c’est 2-3 minutes. Les candidats apportent leur propre bande-son ou vidéo, nous jugeons sa qualité, de manière à faire vivre leurs personnages, pas de playback. Il ne faut pas négliger la prestation. Le public aura un point de vue plus subjectif quant à la prestation des candidats. Pour notre part, nous devons être objectifs dans notre jugement.

Qu’attendez-vous des candidats ?

Qu’ils respectent leurs personnages sinon ils seront pénalisés. Que les finitions soient bien réalisées à l’intérieur comme à l’extérieur. Pour la prestation, qu’il y ait une cohérence et une histoire. Il faut comprendre l’histoire, on doit ressentir l’émotion et l’originalité. Et que la bande-son soit faite par soi-même.

Enfin, pour certains candidats, il s’agit de leurs premières participations à des concours de ce type. Quels conseils leur donneriez-vous ?

Même si c’est un concours, on est là pour se faire plaisir. Ils doivent être à fond dans leur rôle. Tout le monde est passé par là. On fait des échanges et nous même on apprend des choses qui ne nous viendraient pas à l’esprit. On est là pour les encourager.

Merci à Aldarion pour son temps, sa disponibilité et les réponses apportées. Vous pouvez le suivre sur son compte Facebook où il partage régulièrement des publications.

La mise en avant de la culture japonaise à MetzTorii

Lors de notre journée à MetzTorii, Journal du Japon a pu rencontrer plusieurs exposants qui mettent en valeur la culture du pays du Soleil Levant. Que cela soit par les arts martiaux, la langue japonaise ou les traditions, chaque exposant trouve l’énergie pour sublimer ce qui vient du Japon.

Envie d’initiation aux arts martiaux japonais ? Choisissez Budokai à Metz !

Démonstration d’aïkido ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Lors de notre tour des exposants dans le salon, nous nous sommes intéressés à un atelier dédié à une école d’art martiaux, l’école Budokai à Metz. Elle est actuellement dirigée par Philippe Petit, spécialisé dans la pratique de l’aikido. Cette école enseigne trois arts martiaux japonais :

  • Le kendo qui veut dire « la voie du sabre » et que l’on peut considérer comme l’escrime au sabre à deux mains avec une arme en bambou et une armure pour encaisser les coups.
  • L’aïkido qui est en quelque sorte la concrétisation du concept de légitime défense. Il se compose de différentes techniques avec des armes ou à mains nues utilisant la force de l’adversaire.
  • Puis il y a le Iaïdo, qui est l’art de dégainer le sabre et de couper en un seul mouvement. C’est une discipline qui se base essentiellement sur la perfection des mouvements et sur la démarche spirituelle.

La raison de leur présence à MetzTorii est simple : mettre en avant ces arts martiaux et faire des initiations auprès d’un public susceptible de s’intéresser à ces disciplines. Ils avaient mis à disposition des tapis pour pouvoir pratiquer l’une des 3 disciplines. Les participants devaient retirer leurs chaussures pour ne pas salir les tapis et enfiler une veste et un hakama (sorte de robe) pour pouvoir pratiquer. Un stand d’information était à la disposition des visiteurs afin d’attirer de nouveaux adhérents pour ces arts martiaux. Le kendo et l’aïkido sont accessibles à tous y compris aux personnes à mobilité réduite.

Afin d’en savoir un peu plus sur l’école, le directeur de l’école a bien voulu répondre à nos questions. Il nous a ainsi fait part de l’histoire de son école ainsi que de sa vision sur les arts martiaux japonais en France.

Philippe Petit (à droite) et un professeur du club Budokai (à gauche) ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Journal du Japon : Merci d’avoir accepté d’échanger avec nous autour de votre école. Pour commencer, pouvez-vous nous parler un peu de vous ainsi que de l’école ?

Philippe Petit : Pour ma part je suis le Président de Budokaï à Metz. Le club est composé en trois parties : l’Aïkido, le Kendo en lien avec la Fédération du CNKDR, Comité National de Kendo et Discipline Rattachée et le Iaïdo. Le club existe depuis 1973 et a été fondé par Jean Malaisé. Nous sommes présents à Metz et aussi à Hayange en Moselle. Actuellement, nous avons 27 adhérents pour le kendo, 10 pour le Iaïdo et 40 pour l’aïkido.

Pourquoi avoir choisi de pratiquer ces trois arts martiaux dans votre club ?

Le kendo a une grande renommée à l’échelle nationale. Au Japon, c’est un des arts martiaux les plus pratiqués. Quand M. Malaisé a créé l’école, il a fallu passer par le kendo pour pouvoir maîtriser ensuite l’aïkido et le iaïdo. Ces trois arts martiaux sont complémentaires. De plus, nous avons de très bons professeurs.

Parmi ces trois arts martiaux, quel est celui le plus pratiqué par vos adhérents ?

Aujourd’hui chez nous, l’aïkido reste le plus populaire. Mais depuis, le kendo connaît une forte tendance. Au Japon, la pratique du kendo dépasse celle du judo ! Il y a 7 000 licenciés de kendo en France.

Vous même vous enseignez l’aïkido, pouvez-vous expliquer à nos lecteurs en quoi ça consiste ?

L’Aïkido, c’est l’art de déstabiliser la force de son partenaire. Pour le battre, il faut jouer sur la force. Il faut profiter de la saisie.

Quelles sont les conditions pour pouvoir pratiquer ces sports ?

Tout le monde peut venir, il faut un certificat médical valable 3 ans. Et pour les ados, ce sont les médecins qui donne un avis. Le club est fortement impliqué dans le handisport. Pour les enfants, l’accès au cours est possible à partir de 14 ans.

Pensez-vous que les arts martiaux japonais ont pris une place importante en France ?

Je pense que oui avec la démocratisation du judo. Pour le kendo, c’était à la base réservé aux personnes aisées. Le kendo s’est développé en France depuis 50 ans. L’étiquette japonaise n’est pas toujours présente, il faut néanmoins apprendre de leur culture et savoir garder les traditions propres aux arts martiaux japonais. Le kendo est la seule discipline autorisée par l’armée américaine.

Pour terminer, quelle est votre définition de la culture japonaise ?

C’est la discipline, l’éthique, le respect de ses adversaires, respecter son propre ennemi. Il y a de belles valeurs comme battre ses peurs, ses doutes. Les arts martiaux c’est battre son pire ennemi qui est soi-même. Au niveau des enfants, c’est très éducatif.

Une fois encore, nous tenons à remercier M. Petit pour cet échange. Pour en savoir plus sur l’école et si vous habitez pas loin de Metz et que vous souhaitez pratiquer un de ces arts martiaux, vous pouvez aller visiter le site de l’Ecole Budokai

L’Association « Les Amis du Japon », des amis qui vous veulent du bien !

Bénévoles de l’association « Amis du Japon » ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Juste à côté de l’atelier de l’école Budokai se trouvait le stand de l’association « Les Amis du Japon ». Si vous êtes un passionné de la culture nippone et que vous vouliez participer à des activités traditionnelles, c’était le bon endroit ! La vocation première de leur groupe est de créer des liens d’amitié forts dans le cadre des échanges familles japonaises/familles françaises. Elle donne toute sa motivation pour faire connaître aux Japonais la France et sa culture. Ils veulent ainsi faciliter l’intégration des jeunes Japonais arrivants en France.

Ils proposent des activités régulières ou ponctuelles dont :

  • la création d’évènementiels à la demande
  • les cours de langue japonaise
  • des sorties culturelles et des voyages au Japon
  • l’accueil de familles japonaises

Malheureusement ces derniers mois, l’association a du annuler toutes les activités à cause de la pandémie. Mais elle compte bien se rattraper dans les mois à venir. Pour MetzTorii, le collectif vendait des objets en rapport avec le Japon comme des bols, des baguettes ou encore des foulards.

Objets en vente sur le stand des Amis du Japon ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Pour en savoir un peu plus sur eux, foncez vite sur leur site web Les Amis du Japon !

Interview du président de MetzTorii, Antoine Thomassin

Antoine Thomassin, président d’Anim’Est ©Leo Thomas pour Journal du Japon

Avant de terminer cette convention, nous avons tenu à interviewer Antoine Thomassin, le président de MetzTorii afin d’avoir son ressenti sur cette édition mais aussi nous partager sa vision de la convention.

Journal du Japon : Merci pour cet entretien. Tout d’abord, pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Antoine Thomassin : Je suis Antoine Thomassin, je suis la convention depuis ses débuts donc depuis 2017. J’ai l’infime honneur de diriger cette manifestation qu’est MetzTorii.

Parlez-nous un peu de la convention…

MetzTorii, c’est une convention Pop Culture. On part d’un premier univers qu’est le Japon, le manga et après on agrémente avec de la science-fiction, des jeunes créateurs, du YouTube, des films comme Harry Potter. On complète aussi avec des jeux de société, des jeux vidéo. Tout s’est déclenché avec le Japon, tout vient de là. On est parti de là et on réussit à tous les réunir. Je parlais avec l’animateur de la Caverne des Gobelins et il me dit : « Les jeux vidéo sont vraiment intégrés dans la convention ». C’est normal d’avoir tous ces univers et de les représenter au mieux.

Forcément, il y a eu une année exceptionnelle avec la pandémie, comment avez-vous vécu cette période ? Quelles ont été les conséquences financières pour vous et les exposants ?

Je fais juste ça pour mon plaisir donc je ne gagne pas d’argent. Par contre, je fais travailler énormément de monde, je fais travailler les prestataires. Et effectivement l’année dernière, on l’a vécu avec trois annulations. A la conférence d’octobre 2020, on était confiant pour pouvoir faire la convention en novembre et le lundi, j’ai du annuler. J’ai annulé un an de travail en deux heures. Passer les coups de fil pour dire qu’on annulait, ça faisait mal. Et pourtant, ça fait 20 ans que je suis dans l’évènementiel mais cela, ça ne m’était jamais arrivé. Pour l’association, c’est une perte d’une dizaine de milliers d’euros mais ce n’est pas le plus important. Ce qui m’a inquiété, c’est le parc des expos, qui est notre partenaire principal. Maintenant que je savais que MetzExpo était partant pour cette reprise, j’ai continué le cercle, les sous-traitants étaient d’accord et les boutiques qui représentent la famille, eux c’est plus difficile car ça fait deux ans qu’ils n’avaient pas fait de salons. Donc les revoir faisait un bien fou !

Avez-vous rencontré des difficultés par rapport à la mise en place du pass sanitaire ?

Sur le salon non. Quand on a décidé de refaire un salon, on savait à quelle sauce on allait être mangé. Quand on a communiqué en juin sur le pass sanitaire, c’était compliqué. Et paradoxalement, les annonces du 12 juillet ont contribué à ce que l’on puisse ouvrir. Les gens comprennent maintenant. Sans pass sanitaire, on n’ouvrait pas. J’ai préparé cette édition dans la sérénité et ça a aidé l’évènementiel.

Quel a été votre ressenti sur cette édition et celui des visiteurs que vous avez pu croisé ?

L’édition, c’était une édition de reprise. Quand j’ai ouvert le matin, j’aurais pu faire une personne comme 5 000. C’est difficile de savoir combien je vais faire de visiteurs… Mais au-delà de ça, c’était une édition de bonheur, une édition de plaisir. J’y ai mis tout mon cœur pour cette édition et malgré tout le protocole, on a quand même réussi le pari et le ressenti des visiteurs l’a confirmé.

Nous avions échangé avec l’association des « Amis du Japon » et le Consul du Japon à Strasbourg était venu les voir, avez-vous pu parler avec le consul et est-ce qu’il a eu l’impression que la culture japonaise a été suffisamment mise en avant à MetzTorii ?

Les Amis du Japon nous ont fait le plaisir de pouvoir voir le consul du Japon, M. Hito. Il est venu hier matin de façon non-officielle et j’ai passé une heure et demie à lui présenter le salon. J’ai senti que le salon avait un vrai intérêt pour lui, il a pu voir son potentiel et quand on est allé au gaming et s’il n’avait pas été pressé par le temps, je pense qu’il aurait fait une partie. Il m’a promis qu’on aurait des contacts pour développer le côté traditionnel et moderne.

Vous disiez qu’un des organisateurs de la convention Paris Manga était venu à la MetzTorii, pensez-vous qu’ils vont s’inspirer de votre organisation ?

Je dis pas qu’ils vont s’inspirer : ces organisateurs, ils ont de l’expérience. Ils étaient là pour revivre cet esprit convention. J’ai pas de leçons à donner à Louis de Paris Manga, c’est plutôt l’inverse. Chacun a sa vision. Ce qui était agréable, c’était d’avoir leurs retours.

C’est quoi votre définition du Japon ?

Le Japon, pour moi, c’est un outil qui me permet de développer ma passion, d’organiser des évènements. Il y a tellement à faire et tellement à prendre. Moi-même j’ai travaillé dans une entreprise japonaise et il y avait une manière de travailler qui convenait mieux à ma façon d’être. Ce côté organisation, je le dois au Japon, au Club Dorothée ; on le doit aussi aux gens.

Un dernier mot à dire pour les visiteurs qui liront l’article ?

Merci des millions de fois, l’évènementiel c’est pas un pour un. On imagine des choses, les gens répondent présents, les exposants, la presse… Merci d’avoir cru en nous car ce n’était pas évident. Et ça me fait extrêmement plaisir.

 

Évidemment, quel bonheur cela a été de revivre une convention manga après deux ans de vide. J’ai été impressionné par l’énergie qu’Antoine Thomassin a mis pour faire de cette convention une reprise inoubliable. Cette édition, on la doit avant tout à son organisateur, à l’équipe, au Parc des Expos et à tous les exposants qui ont répondu présents. Ce n’était pas une simple reprise, c’était un rendez-vous mythique de tous les amateurs de plein d’univers différents. MetzTorii, c’était sympa et une expérience riche en émotion ! Merci à M. Petit de l’école Budokai, mais également à Aldarion, membre du jury du concours de cosplay et aux bénévoles de l’association des Amis du Japon pour m’avoir fait découvrir vos univers. A l’année prochaine ! 

 

Quelques photos avant de se quitter…

 

©Leo Thomas pour Journal du Japon

©Leo Thomas pour Journal du Japon

©Leo Thomas pour Journal du Japon

©Leo Thomas pour Journal du Japon

©Leo Thomas pour Journal du Japon

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