Symboliques et légendes autour des animaux au Japon

Partout dans le monde, les animaux y ont une place importante dans la culture et les traditions des différents pays et peuples de la Terre. Autant sur le plan physique que spirituel, ils ont fasciné les anciens et continuent de le faire aujourd’hui. Au Japon, les animaux ont façonné pendant des siècles l’animisme et le shintoïsme. Si beaucoup de mythes et de croyances ont été importés de Chine, le pays du Soleil Levant a su développer les siens.

Dans cet article, nous vous proposons de découvrir quelques animaux emblématiques du Japon, leur symbolisme et leur place dans la culture japonaise.

 

🐯虎 (トラ tora) : le tigre

Estampe de Ohara KOSON

Quoi de mieux que de commencer cette liste par le tigre, animal de l’année 2022 ? Le tigre fait partie du calendrier chinois et japonais. Il est le troisième des douze animaux du zodiaque chinois (干支 eto).

Historiquement, le tigre était inconnu des Japonais car inexistant à l’état naturel sur l’archipel. Les contacts avec l’Asie à travers les époques leur ont permis de prendre connaissance de cet animal, notamment via l’importation des croyances chinoises.

Figure majeure du bouddhisme, il est dans l’astrologie chinoise une des quatre créatures célestes (四神 shishin). Nommé Byakko (白虎), le tigre blanc est associé à l’Ouest et à l’automne. Son élément est le métal. Similaire à la Chine, on le considère au Japon comme le roi des forêts et des bêtes. Il incarne puissance et virilité, ainsi que l’état sauvage.

En revanche, dans le bouddhisme zen, il est un symbole d’illumination, de sagesse et de chance. On le trouve par exemple dans différentes expressions le plus souvent liées à la richesse et au courage. Citons par exemple :

虎穴に入らずんば虎子を得ず

koketsu ni irazunba koji o ezu

Si vous n’entrez pas dans l’antre du tigre, vous ne pouvez pas attraper ses petits.

Estampe de Hanzan MATSUKAWA

Il existe d’ailleurs un temple bouddhiste, le Chogosonshi-ji, qui est dédié au dieu Bishamonten, divinité des guerriers mais aussi de la prospérité. Les statues de tigres sont les particularités principales du bâtiment, ce qui lui vaut aussi le nom de « temple du tigre ».

En outre, l’animal est dépeint dans de nombreuses estampes et œuvres d’art. Le tigre y est souvent représenté avec du bambou : dans le bouddhisme, on raconte que le tigre est le plus heureux dans les forêts de bambous.

Le personnage de Lum dans le manga Urusei Yatsura (Lamu en français), de la mangaka Rumiko TAKAHASHI, porte un bikini à l’effigie du pelage du tigre. C’est une référence aux oni (鬼 démons japonais) qui porteraient eux-aussi des pagnes de même motif. Comme 2022 est l’année du tigre, beaucoup de fanarts représentant Lum ont été postés sur les réseaux sociaux et un nouvel anime a même été annoncé.

 

🐰兎 (うさぎ usagi) : le lapin

Estampe de Keinen IMAO

Le lapin est un animal très important dans le folklore japonais. On le croise assez souvent dans la mythologie shintô. À la manière du tigre, il est aussi un des animaux du calendrier, dans lequel il occupe la quatrième place.

C’est surtout le lapin blanc qui est une figure mythique au Japon, notamment grâce à la légende narrant la rencontre du lapin blanc d’Inaba (因幡の白兎 inaba no usagi) et du héros Ôkuninushi, un kami important du shintoïsme.

Une autre légende très célèbre lie le lapin à la lune. Si nous autres européens avons l’habitude de voir un visage se dessiner sur la face du satellite, les Japonais y voient, eux, un lapin en train de piler du mochi, gâteau de riz gluant. Ce mythe est à la base une adaptation d’une légende bouddhique.

Selon la version japonaise, le dieu de la lune vint un jour sur Terre pour observer et tester les animaux, tout en se déguisant en vieillard affamé. Le lapin fût le seul qui se sacrifia en donnant sa propre viande à la divinité. En retour, ce dernier fût tellement ému qu’il le ressuscita et l’emmena vivre sur l’astre lunaire avec lui. On raconte que les soirs de pleine lune il serait même possible de percevoir ce lapin en train de piler du mochi.

Estampe dont l’auteur est inconnu représentant le lapin pillant du mochi

De la même manière, des festivals qu’on nomme Otsukimi (お月見 « contemplation de la lune ») sont tenus au Japon. Selon le calendrier japonais, on fête la pleine lune le 15ème jour du huitième mois, et la demi-lune le 13ème jour du neuvième mois. Ces jours tombent à peu près entre septembre et octobre.

Le lapin est aussi très souvent représenté dans les contes comme un animal sage qui chasse les mauvais et les farceurs, tel que dans celui de la Montagne qui Craque.

Aujourd’hui, l’animal est très présent dans la culture populaire. Par exemple, dans le manga Sailor Moon, la légende du lapin lunaire occupe une place importante. Notons également que l’héroïne s’appelle Tsukino Usagi (月野うさぎ) en japonais et peut être lu comme « Lapin de la Lune ». Dans les jeux Touhou, les légendes se mélangent et on retrouve des personnages mi-humains mi-lapins portant le nom d’« Inaba », ainsi qu’un royaume lunaire rempli de lapins.

 

🐱猫 (ねこ neko) : le chat

Estampe de Ohara KOSON

Le chat est un incontournable de la culture japonaise. Il est présent partout et il n’est pas rare de voir des Japonais posséder un manekineko chez eux.

Le manekineko, contraction de maneku (招く) et neko (猫) signifie « le chat qui invite ». En effet, il est dit qu’il appelle la chance, le bonheur ou même la richesse, selon la couleur de ce dernier et la patte qu’il lève. De cette manière le chat a un symbolisme très fort au Japon. On le retrouve dans de nombreux temples, souvent avec des statues de manekineko. La légende raconte qu’un guerrier ou un seigneur, surpris par un orage, passa à côté d’un temple. Il y aperçut alors un chat qui semblait l’inviter de la patte à venir s’y s’abriter. À peine s’exécuta-t-il, que la foudre s’abattit à l’endroit où il se trouvait avant d’enter.

Comme dans l’Europe, le chat est aussi rattaché à la féminité. Il est commun dans les estampes de l’apercevoir accompagné d’une ou plusieurs femmes, ou même d’induire leur présence si elles ne sont pas directement là.

Au contraire, le chat est un animal clé dans les histoires de fantômes et de yôkai. Il est dit qu’un chat qui dépasse l’âge de 13 ans devient un bakeneko (化け猫 chat fantôme). On peut ainsi le comparer à ses compères vampires d’Europe se faufilant la nuit et s’introduisant dans les maisons afin de vider les humains de leur énergie vitale. À la manière de beaucoup d’autres yôkai, il serait capable de prendre forme humaine et de revêtir l’apparence de ses victimes.

Photo d’un manekineko (Wikimedia Commons)

Si aujourd’hui il est possible de rencontrer et cajoler les félins dans des cafés à thème, les neko cafe (猫カフェ), le Japon possède plusieurs îles où ils résident en majorité. C’est le cas de Tashirojima, une nekojima (猫島 île à chats) où on y compte environ une centaine de chats pour 35 personnes en 2019. Il est dit que les félins qui y vivent apportent richesse et bonne fortune.

Le chat se retrouve dans différentes œuvres à travers les époques. Dans le roman du 20ème siècle Je suis un chat de Sôseki NATSUME, on suit la vie d’un félin, à travers ses yeux, adopté par un professeur. Il existe de plus de vieux contes et d’anciennes légendes à propos des chats et de leur statut monstrueux, comme Le chat-vampire de Nabeshima.

Plus récemment, son côté mignon et innocent est dépeint dans les mangas Chi de Konami KANATA. En outre, on lit son côté plus sombre dans Kitaro le repoussant de Shigeru MIZUKI avec, par exemple, le yôkai Neko Musume, qui rappelle le bakeneko.

 

🎏鯉 (コイ koi) : la carpe

Estampe de Yoshitoshi TSUKIOKA

Estampe de Ohara KOSON

Poisson emblématique du Japon, la carpe koï tient elle aussi un symbolisme fort. Ce n’est pas pour rien que de nombreux yakuzas se la tatouent sur le dos. La légende, aussi bien présente en Chine qu’au Japon, associée au poisson est très connue. Elle raconte qu’une carpe qui remonte une cascade devient un dragon.

Au Japon, il existe une tradition depuis l’ère Edo (1603-1868) qui consiste à confectionner des carpes en papier pour ses fils le jour des garçons (端午の節句 tango no sekku) le 5 mai (qui est aussi le jour des enfants). Elles sont censées apporter de la chance à ces derniers et leur permettre de bien grandir et devenir des hommes forts.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que les tatouages de carpe sont si populaires. Ils symbolisent à la fois l’envie de devenir plus fort mais aussi, si l’on est superstitieux, de s’attirer la chance. La couleur du poisson est d’ailleurs très importante. Par exemple, une koï orange représente le bonheur. Une carpe bleue se rapporte à la nature et la tranquillité, tandis qu’une noire signifierait force et combat intérieur. Peu importe la couleur, la carpe aura toujours un message positif.

Il existe une tradition au Japon qui conseille de donner de la carpe amère aux femmes enceintes. En manger leur apporterait bonne santé et tranquillité. De plus, en consommer après la naissance d’un enfant aurait un impact positif sur la production de lait maternel.

L’un des emblèmes du Japon est par ailleurs un type rare de carpe, la carpe tancho. Elle est blanche et possède un gros point rouge sur la tête qui rappelle bien évidemment le drapeau japonais, Hinomaru.

Dans la pop culture, le personnage d’Akira Nishikiyama dans la série de jeux vidéo Yakuza porte une carpe comme tatouage dans son dos. Son nom est d’ailleurs un jeu de mot, car nishiki se rapporte à nishikigoi (錦鯉 carpe colorée).

 

🦊狐 (キツネ kitsune) : le renard

Estampe de Yoshitoshi TSUKIOKA

Autre incontournable du Japon, le renard revêt bien des formes différentes. Parfois bon, parfois mauvais, son symbolisme est à l’image de son yôkai qui a le pouvoir de se métamorphoser. D’ailleurs, contrairement au chat yôkai qui a son propre nom, bakeneko, on ne différencie pas un renard régulier d’un plus mauvais. Les deux sont dénommés kitsune.

Cependant, l’âge de l’animal et la couleur de son pelage sont assez d’indices permettant de les distinguer. Il est dit par exemple qu’un renard qui dépasse les 50 ans obtient le pouvoir de se métamorphoser en femme afin de tromper les hommes. À partir de l’âge vénérable de 100 ans, ses pouvoirs sont amplifiés et lui permettent de prendre plus d’apparences.

Aujourd’hui, beaucoup connaissent sûrement kyûbi no kitsune (九尾の狐), le renard à neuf queues, mythe originaire de Chine. Au Japon, on dit de ce yôkai qu’il est une créature divine, à la fourrure soit rouge soit blanche, qui peut imiter le son des nouveaux nés. Il serait de plus capable de prendre la forme de n’importe quel être humain et prendre possession du corps d’une personne.

On retrouve ce yôkai dans une légende très populaire qui date de l’époque Heian (794-1185). Une belle jeune femme du nom de Tamamo no Mae, qui servait l’empereur Toba (1103-1156), n’était nulle autre qu’un renard à neuf queues déguisé.

Si le renard peut être menaçant et dangereux, il a aussi une place d’animal sacré. Il est le compagnon et emblème de la déesse (ou dieu selon les croyances) shintô des moissons et des rizières, Inari. Les sanctuaires voués à son culte disposent de statues de renards. Par exemple, on les retrouve au fameux sanctuaire Fushimi Inari Taisha à Kyoto, principal lieu de culte de la déesse Inari. Le chemin des visiteurs est jalonné par de nombreuses statues de renards avec un maekake (aussi appelé yodarekake) rouge, sorte de bavoir ou de foulard. Le rouge symbolise le sacré et la vie et la couleur éloignerait les mauvais esprits. Les statues ont souvent une clé dans la gueule qui est censée évoquer les greniers à céréales. De plus, la particularité de ce sanctuaire est de posséder des milliers de torii).

La combinaison du renard et d’Inari est assez compréhensible, le goupil étant un très bon chasseur de rongeurs. Ces derniers s’infiltrent dans les greniers et les champs grignotant les diverses céréales. On raconte qu’Inari enverrait les renards protéger les récoltes des nuisibles.

Présent dans de nombreux contes, il est souvent représenté comme étant coquin et blagueur. Il peut aussi se montrer honnête et redevable.

Le renard à neuf queues s’est popularisé à l’étranger grâce au manga Naruto, dans lequel le personnage éponyme abrite un renard démoniaque à neuf queues, Kyûbi. Le Pokémon Feunard est aussi une très bonne représentation du kyûbi no kitsune. Les statues de renards du Fushimi Inari Taisha ont aussi inspiré Shigeru MIYAMOTO pendant la création du jeu Star Fox. En effet, Fox McCloud, le protagoniste, est un renard roux qui porte un foulard rouge.

 

🦌鹿 (シカ shika) : le cerf sika

Estampe de Hiroshi YOSHIDA

Quand on parle de Nara, en général, la première image qui vient à la tête, ce sont ses cerfs et ses biches qui se baladent en liberté dans la ville et ses alentours.

Le cerf sika est un animal très respecté au Japon car il symbolise la pureté. On lui accorde une place divine en tant que messager des dieux. Cette croyance est telle qu’il était demandé de saluer respectueusement les cerfs qu’on croisait sur sa route. Et il était bon signe d’en voir un. On raconte que cet animal apporte toujours des messages de bon augure et qu’il favorise alors la chance.

Bien avant l’époque Nara (710-794), on utilisait d’ailleurs les omoplates des cerfs dans des rituels destinés aux directions à prendre à la cour impériale. Avec le temps, l’animal est devenu sacré et une figure majeure dans les croyances shintô. Il est formellement interdit de le tuer si l’on ne veut pas offenser les dieux.

Le sika est aussi la personnification de l’automne. Dans l’art, on le voit très souvent associé aux arbres et aux feuilles d’érable, symbole de cette saison au Japon. De la même façon, le cerf accompagne le dieu taoïste Jurôjin. Ce dernier symbolise aussi l’automne et la longévité et on le voit représenté tenant une feuille d’érable dans la main.

Pour revenir à la ville de Nara, l’attraction la plus connue est bien évidemment son parc. Une légende veut qu’à la fin du 8e siècle, le dieu du tonnerre Takemikazuchi y soit arrivé à dos d’un cerf blanc, à l’endroit où se trouve aujourd’hui le sanctuaire Kasuga taisha. Le sika est ainsi devenu l’animal sacré du sanctuaire. Le parc est d’ailleurs connu pour abriter le Tôdai-ji, le plus grand temple bouddhiste en bois au monde. Mais son autre particularité est d’abriter plus de 1 200 cerfs ! Mascottes de la ville, on y tient un événement annuel entre fin octobre et début novembre, le shika no kakukiri (鹿の角切り coupe du bois de cerf). Le but est d’attraper les cerfs par leurs bois à l’aide de cordes et de couper ces derniers. Pas de panique, les bois repoussent. Cet événement est tenu depuis le 17e siècle afin que les cerfs en liberté à Nara ne puissent pas blesser les habitants ou les touristes.

 

🦝狸 (たぬき tanuki) : le tanuki ou chien viverrin

Estampes de Kuniyoshi UTAGAWA

Le tanuki, ou plutôt chien viverrin en français, est une sorte de raton-laveur qui inspire de nombreux mythes au Japon. Bien que tanuki désigne à la fois l’animal comme le yôkai, on utilise plus souvent bakedanuki (化け狸) pour ce dernier.

Il est représenté avec un gros ventre, habillé d’un chapeau de paille et portant une bouteille de saké à la main. Si les marchands et les restaurateurs s’en servent en ornement à l’entrée de leurs boutiques, c’est parce qu’il est censé apporter la chance et la richesse, comme le manekineko. À la manière des renards, il s’agit aussi d’une créature métamorphe. De plus, il est dit qu’il peut jouer du tambour grâce à son ventre bedonnant.

Les premières légendes qui l’entourent viennent de Chine, et font de lui un yôkai qui se cache chez les humains grâce à ses pouvoirs de transformation. Il s’en sert ensuite pour hanter des lieux, ou tout simplement ennuyer les humains.

Une particularité de l’animal est d’avoir des testicules énormes. En effet, il est dit que le tanuki a la possibilité de faire grossir son scrotum à volonté et de l’utiliser pour n’importe quoi. À cause de cette caractéristique, il est très souvent dépeint de manière humoristique, même si le bakedanuki est généralement un être farceur, mesquin et même très méchant. Ses dons de métamorphose lui permettent de jouer des tours et prendre la place de personnes qu’il tue comme dans la Montagne qui craque.

Estampe de Hokusai

En outre, le tanuki est un sujet de choix dans les ukiyo-e. Il existe beaucoup de peintures le représentant, datant surtout de l’ère Edo, époque à laquelle il était probablement le plus populaire si on ne compte pas notre époque moderne. C’est par ailleurs son scrotum qui est mis en valeur, car on peut le voir le manipuler de différentes manières : par exemple, il se sert de ses testicules comme un bâteau ou comme un filet de pêche.

Pour finir, le temple de Morin-ji, à Tatebayashi, est connu pour sa vingtaine de statues de tanuki. Le temple rend hommage à une histoire bien connue, le Bunbuku Chagama qui raconte qu’un vieil homme aurait sauvé un tanuki, qui en retour se serait métamorphosé en bouilloire ou en théière et lui aurait demandé de le vendre. La bouilloire est acheté par un moine qui très vite prend peur en étant témoin d’une transformation du tanuki. Il s’en sépare. Le prince qui aurait eu vent de cette histoire, aurait invité le dernier acheteur à la cour. Ce dernier fera finalement fortune grâce à des spectacles mettant en scène la bouilloire qui se transforme. Finalement, il remettra à nouveau l’objet au temple. Dans certaines versions de la légende, il s’agit d’ailleurs du Morin-ji.

Aujourd’hui, les tanuki sont présents dans beaucoup d’aspects de la culture. Naturellement, on pense au film d’animation Pompoko (1994) d’Isao TAKAHATA. On retrouve également le chien viverrin dans des jeux vidéo, comme dans Super Mario Bros. 3, dans lequel Mario a pour la première fois la possibilité de se transformer en tanuki. Dans les jeux Animal Crossing, le personnage de Tom Nook est un tanuki. Son nom est de plus un jeu de mot sur l’animal.

 

Pour aller plus loin…

Pour en savoir davantage, un bestiaire spécial Japon est sorti en octobre 2021 aux éditions À Propos. Écrit par Nelly Delay et Dominique Ruspoli, le livre a servi de base pour réaliser cette liste d’animaux.

D’environ 200 pages, le bestiaire nous invite à découvrir 28 animaux propres à la culture japonaise. L’ouvrage propose à la fois des présentations et des descriptions, mais aussi de l’histoire, une dizaine de contes ainsi que plus de 180 illustrations diverses (estampes, photos…). Pas de panique pour les moins crochus d’histoire japonaise, l’annexe synthétise les différentes ères et époques principales du pays et un glossaire est inclus. Chaque animal est de plus introduit par un haïku.

On regrettera cependant quelques erreurs et imprécisions, ce qui n’empêche pas le bestiaire d’être un bon livre de collection pour les amateurs de culture japonaise. Il est possible aussi que vous trouviez des versions différentes des contes inclus dans le livre, ce qui est normal au vu des nombreuses traductions et interprétations qui ont traversé les époques.

 

Pour plus d’informations sur le livre, rendez-vous sur le site des éditions À Propos en cliquant ici.

Sources : wikipedia.jp, myhologica.fr, inari.jp, culturejaponaise.info
Bibliographie :
DELAY Nelly, RUSPOLI Dominique, Bestiaire Japonais, À Propos, 2021.
Illustrations : ukiyo-e.org, Wikipedia

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