Vampires & Japanime : le retour des suceurs de sang en 6 séries

Si les vampires sont connus de tous et récurrents dans les mangas et animes, ils ne sont pas toujours présentés de la même façon et ne servent pas forcément le même propos. En ce sens, nous vous proposons deux animes diffusés en 2021 qui utilisent les monstres pour des genres différents. S’ajoutent à ceux-ci quatre autres séries la même année qui, elles-aussi, explorent des thèmes divers. Qu’ils s’inspirent des œuvres plus classiques, ou au contraire s’en détachent, chaque anime se sert de la figure du vampire pour raconter et exploiter différentes histoires, qu’elles soient réalistes, fantaisistes ou même comiques.

 

Les Mémoires de Vanitas : ne pas succomber à la tentation

© Jun MOCHIZUKI / Bones

Adapté du manga de Jun MOCHIZUKI (Pandora Hearts), Les mémoires de Vanitas nous plonge en France au XIXème siècle, le tout dans un univers steampunk. Cachés des humains, les vampires existent dans la société. Ces derniers sont divisés en deux groupes : les premiers, nés sous une lune rouge, sont définis comme « normaux », tandis que les seconds, nés sous une lune bleue, sont craints par les autres vampires comme étant une race maudite. Une légende raconte que l’un d’entre eux, Vanitas, aurait créé un grimoire capable de tuer les vampires. Nous suivons alors Noé, un vampire né sous la lune rouge, qui va faire la rencontre d’un humain qui avance s’appeler Vanitas et posséder ce mystérieux livre… À eux-deux, ils vont devoir faire face à une maladie qui touche les vampires et les transforme en bêtes assoiffées de sang.

Situer l’action au XIXème siècle va de soi puisque c’est durant cette période que s’est formée l’imagerie populaire du vampire, avec The Vampyre de John Stagg, Carmilla de Ferdinand Le Fanu, et évidemment Dracula de Bram Stoker. Les Mémoires de Vanitas joue sur cet aspect en dessinant un portrait classique des suceurs de sang. Ils vivent normalement le jour, similairement aux œuvres citées dans lesquelles le soleil ne les tuent pas, et boivent du sang. La peur du soleil est toutefois remplacée par la peur des soirs de lune bleue, leur rappelant ceux qu’ils désignent comme une race maudite. Même si les vampires vivent parmi les humains, ils sont inconnus de ces derniers, mais de nombreuses légendes existent à leur sujet. À l’instar de Dracula, dans lequel celui-ci est un comte, la noblesse des vampires est mise en valeur avec toute une société organisée selon le prestige des familles. Mais les pouvoirs influent aussi beaucoup sur le rang. Par exemple, Noé, descendant des « Archivistes », a le pouvoir de lire la mémoire des personnes dont il boit le sang. Outre ces avantages, la caractéristique principale de chaque vampire se trouve dans une force innée : le Vrai Nom, une sorte d’identité interne et invisible qui représenterait le véritable pouvoir de chacun d’entre eux ainsi que leur vraie nature.

Vanitas © Jun MOCHIZUKI / Bones

La malédiction qui inquiète Noé et Vanitas force les victimes à répondre à leur désir premier : boire du sang. Bien qu’il soit admis de le faire entre vampires, il est interdit d’attaquer les humains, ce que font cependant les affectés, révélant leur condition monstrueuse et bestiale inarrêtable. Cela peut être rapproché de la théorie freudienne sur l’inconscient : le Moi, le Surmoi et le Ça. Que ce soit le Vrai Nom ou le Ça, ils correspondent tous deux aux désirs refoulés de l’inconscient et au véritable état naturel et sauvage d’un individu. Cette philosophie est d’abord explorée dans Dracula, avec l’influence perverse et possessive du comte sur le personnage de Harker. Mais elle est aussi visible dans Carmilla, où la vampire manipule les sentiments de Laura en son sens. Dans Les Mémoires de Vanitas, certains malades se transforment même complètement en animaux, ce qui renforce cette idée. Le rapport aux bêtes est par ailleurs déjà visible dans Dracula, où le comte a la possibilité de parler aux animaux, les commander et le pouvoir de se transformer lui-même en l’un d’entre eux. Cette analogie se retrouve aussi dans la nouvelle de Le Fanu, dans laquelle Carmilla est décrite comme un gros animal quand elle attaque ses victimes. Ces deux personnages acceptent alors entièrement leur condition de bêtes assoiffées de sang, ce qui n’est pas le cas des vampires des Mémoires de Vanitas qui tentent de lutter contre leur soif. Une idée qui a aussi été explorée auparavant à travers les figures de Louis et Lestat dans les livres d’Anne Rice.

Noé et Vanitas à Paris © Jun MOCHIZUKI / Bones

Au final, même si ce n’est pas un concept inventé par l’anime, celui-ci s’en sert pour rendre ses personnages pitoyables, et contre-balancer monstruosité et humanité chez eux. Bien que l’aspect classique du vampire se retrouve avec plusieurs caractéristiques, l’œuvre joue avec les codes des classiques et arrive à s’en écarter en proposant un portrait unique des créatures. On notera de plus quelques références à la culture populaire, avec notamment le comte Parks Orlok, dont le nom est directement repris du comte Orlok du film Nosferatu de 1922.

Les Mémoires de Vanitas modélise ses vampires à travers des inspirations conventionnelles et populaires, mais y ajoute aussi un côté psychologique qui définit ainsi la personnalité de ses personnages.

 

Irina: The Vampire Cosmonaut : accepter la différence

© Keisuke MAKINO / Shogakukan / TSUKI TO LAIKA TO NOSFERATU Project

Adapté d’une série de light novels écrit par Keisuke MAKINO, l’anime nous plonge en pleine guerre froide fictive, en 1960. Les deux grandes puissances au monde, l’Union des républiques de Zirnitra et le Royaume d’Arnack, se battent sur un nouveau front : la conquête spatiale. Lev Leps, candidat remplaçant cosmonaute de l’URZ, s’entraîne dans l’espoir d’être le premier homme envoyé dans l’espace. Mais en parallèle, la nation prépare le « Projet Nosferatu » : une jeune vampire nommée Irina Ruminescu fera office de sujet d’expérience et sera envoyée dans l’espace la première. Lev se voit alors confier la mission confidentielle de veiller sur elle et de l’entraîner.

La focalisation sur cette époque réaliste mais romancée propose une nouvelle approche de la guerre technologique. Beaucoup des événements relatés dans l’œuvre se sont réellement produits, et c’est ambitieux de voir tout ça s’imbriquer des éléments fantastiques. Le récit se centre sur l’URZ, parallèle évident avec l’URSS mais ne vient pas y ajouter un quelconque révisionnisme qui viserait à réécrire l’histoire, ou à l’édulcorer. Le scénario tourne autour des entraînements de Lev et Irina, leur relation, ainsi que sur les enjeux de la course à l’espace. Irina: The Vampire Cosmonaut mélange plusieurs thèmes dont la science fiction mais aussi certains plus profond comme la question du spécisme.

Irina Ruminescu © Keisuke MAKINO / Shogakukan / TSUKI TO LAIKA TO NOSFERATU Project

Irina Ruminescu est bien entendu un des points centraux de l’histoire. C’est un vampire, mais elle n’est pas du tout proche de celui des légendes. Comme on a pu le voir avec Les Mémoires de Vanitas, on a plutôt l’habitude des vampires tels des monstres avec de grands pouvoirs. Mais les vampires de Irina: The Vampire Cosmonaut n’ont pas d’origine surnaturelle. Ils appartiennent à une autre espèce rare, semblable aux êtres humains mais avec leurs propres attributs. Déjà ils ont la peau plutôt pâle, des oreilles pointues, et de longues canines. Ces caractéristiques sont très proches de l’image populaire qu’on retrouve à peu près partout. Mais, distinction majeure avec Les Mémoires de Vanitas ou même les romans comme Dracula, ils n’ont aucun pouvoir, ce qui les rend beaucoup moins terrifiants, évidemment. Malgré cette différence, on relève un aspect similaire au livre de Bram Stoker, c’est à dire qu’ils ne craignent pas directement le soleil. En outre, ils ont un très bon odorat mais aucune papille gustative, et boivent du lait en substitut au sang dont ils n’ont pas besoin. Contrairement aux humains, ils ont une très bonne vision nocturne, et sont athlétiques et agiles. Tout cela suffit pour que les vampires soient victimes de discrimination et qu’Irina soit considérée comme un objet, un sujet d’expérimentation plutôt qu’un être vivant, par plusieurs membres du projet spatial. Leur image est ainsi utilisée et revisitée afin de pointer du doigt l’utilisation de cobayes pendant la course à l’espace au XXème siècle. Irina se compare d’ailleurs elle-même aux chiens qui l’ont précédé pendant les tests des fusées.

Ce rapprochement malgré elle à l’animal fait plus ou moins écho à l’image véhiculée dans Les Mémoires de Vanitas, et les œuvres plus classiques. La différence est que cette question d’animalité ne s’exprime pas de la même manière, puisque dans un cas on est face à une condition bestiale parfois assumée, alors que dans l’autre c’est un rabaissement sans fondement – si ce n’est xénophobe. C’est de cette façon qu’Irina: The Vampire Cosmonaut change drastiquement la façon d’être du vampire de manière générale car il n’est pas un monstre ou une créature surnaturelle. Irina et son peuple n’ont donc aucune raison de lutter contre quoique ce soit, si ce n’est leur place dans la société humaine. Son village a particulièrement été touché par la guerre, expliquant ainsi la crainte des vampires face aux êtres humains, et on apprend de plus assez tardivement qu’il a été question de chasses aux vampires par le passé en URZ. Au final ce sont les humains eux-mêmes qui les abaissent au rang d’animal.

Irina en tenue de cosmonaute © Keisuke MAKINO / Shogakukan / TSUKI TO LAIKA TO NOSFERATU Project

Alors que Les Mémoires de Vanitas joue beaucoup sur les pouvoirs et la condition monstrueuse du vampire, Irina: The Vampire Cosmonaut casse donc totalement les codes classiques en proposant une vision beaucoup plus ordinaire des créatures. La noblesse est par exemple totalement absente, et on peut y voir une comparaison évidente avec des autochtones. Le village d’Irina est ainsi présenté comme une ethnie qui vit reculée dans les montagnes, avec de multiples pratiques folkloriques. Même si certains vivent dans les villes et ont des enfants avec des humains (des « dhampires »), c’est son village et la manière de vivre de ses proches qui sont illustrés plusieurs fois. La question qui se pose alors est : pourquoi sont-ils autant craints et détestés ? Car l’anime n’exclut pas les légendes et différents ouvrages qui existent dans notre monde, ainsi que les chasses aux vampires mentionnées plus haut. Lev est d’ailleurs au début effrayé par Irina, en pensant aux légendes urbaines et à la popculture (avec au passage des scènes issues du Nosferatu de 1922 redessinées pour l’occasion). C’est peut-être ce qu’il manque pour comprendre finalement l’utilité des vampires dans l’histoire, puisqu’ils ne servent finalement qu’au propos spéciste et discriminatoire, à la différence des Mémoires de Vanitas qui accentue le côté personnel et psychologique des individus.

C’est ainsi que Irina: The Vampire Cosmonaut se distingue de ses homologues, puisqu’il est le seul à ne pas réutiliser ou réinventer les croyances populaires mais qu’il fabrique un tout nouveau portait du vampire. On serait pourtant à même de se demander s’il est véritablement question de « vampires » tellement leur image diffère. En attendant, Irina: The Vampire Cosmonaut réussit tout de même le pari d’être original, et se distingue des Mémoires de Vanitas.

 

Ces deux animes n’étaient pas les seuls à utiliser les suceurs de sang à leur avantage, et quatre autres séries ont fait de même afin d’appuyer leur thème. Si deux d’entre eux sont assez sérieux et dramatiques dans leur approche similaire au théâtre, les deux autres ouvrent la porte à l’humour et à l’absurdité.

 

Des pièces de théâtres animées

MARS RED

© Bun-O FUJISAWA / SIGNAL.MD

Adapté d’un manga lui même issu d’une pièce de théâtre de Bun-O FUJISAWA, MARS RED nous transporte au début du XXème siècle, au Japon, lequel est troublé par une maladie qui transforme les humains en vampires. Le gouvernement décide de former un groupe spécial composé à son tour de vampires afin d’enquêter sur le virus, limiter sa transmission et combattre les infectés. Avec la sortie du manga entre 2020 et 2021, la situation pandémique a contribué à son succès, ce qui a donné lieu à l’adaptation en anime au printemps 2021. On peut rapprocher la série des Mémoires de Vanitas sur la question de la maladie, puisque dans les deux cas le malade est déchaîné. MARS RED se centre cependant sur un mal qui touche les humains, explorant alors un peu moins le côté psychologique du vampire que l’on retrouve dans l’autre anime.

En regardant MARS RED on voit qu’il s’agit d’une adaptation théâtrale grâce à la mise en scène, ou encore avec les arrière-plans qui rappellent les fonds décoratifs d’une pièce. Les dialogues sont de la même manière parfois très littéraires et poétiques, un sentiment qui est également visible dans la traduction.

L’œuvre prend la liberté de situer son histoire au Japon ainsi que d’instituer le vampire comme une créature qui existe depuis longtemps. Les enjeux de l’occidentalisation du pays sont de plus mis en avant en utilisant la montée du vampirisme comme une menace. Parallèlement aux Mémoires de Vanitas, les gens mordus puis transformés possède une marque qui ici aussi est un symbole très fort. Mais en retour, ils ne sont que de simples tueurs qui errent pour s’abreuver. D’autres vampires, les anciens, sont beaucoup plus conscients et distingués. En combattant les vampires, l’unité propose à chacun la possibilité de rejoindre le gouvernement en échange de bénéfices. Les anciens s’opposent généralement à cela et détestent ceux qui acceptent.

En bref, MARS RED est un anime qui explore le rapport entre les humains et les vampires, à la fois considéré comme une maladie qui peut ébranler la société, mais aussi comme une arme, le tout à travers une présentation très théâtrale et cinématographique.

Visual Prison

© Noriyasu AGEMATSU / A-1 Pictures / Aniplex

Visual Prison est un anime original du studio A-1 Pictures qui se focalise sur la musique visual key. Nous suivons Ange Yuki qui se rendait à Harajuku pour assister au concert de son groupe préféré. Mais alors qu’il est témoin d’une bataille entre les groupes Eclipse et Lost Eden, il commence à se tordre de douleur et perd connaissance. L’histoire se focalise ensuite sur son parcours de chanteur, mais aussi sur le mystère entourant l’existence des vampires. Il y a trois groupes de musiques, tous composés de vampires. C’est la Lune Écarlate, un astre que seuls les vampires peuvent voir, qui en est la raison. On apprend alors que cette lune a choisi Ange pour chanter, et plus particulièrement participer aux combats. En remportant ces derniers, le ou les participants gagnent un cristal. S’ils arrivent à en accumuler dix, ils ont la possibilité de faire un vœu à la Lune Écarlate.

Les vampires dans Visual Prison doivent respecter des règles établies par la lune : ne pas attaquer les humains, et ne pas les laisser connaître l’existence des vampires. S’ils venaient à ne pas les respecter, ils pourraient en mourir. Au fur et à mesure de l’anime, on en apprend beaucoup plus sur leurs pouvoirs. Certains aspects sont par ailleurs inspirés de la popculture, comme le fait qu’ils ne peuvent pas rentrer dans une maison sans y être invités au préalable.

Visual Prison rappelle par moments la comédie musicale ou l’opéra, souvent grâce aux passages musicaux qui prennent la forme de clips. On a ce sentiment aussi à travers l’histoire et son déroulement qui fait très drame de théâtre. Les vampires dans l’œuvre servent à mettre en valeur le chant qui est censé être un instrument de pouvoir immense : c’est en chantant qu’ils expriment leurs véritables émotions.

 

Les vampires au service de la comédie

Vlad Love

© Mamoru OSHII / Junji NISHIMURA / Kei YAMAMURA / Ichigo Animation

Vlad Love est un anime totalement original issu de la collaboration entre le légendaire Mamoru OSHII et Junji NISHIMURA, diffusé début 2021. Il raconte la rencontre entre Mitsugu Bamba, une lycéenne japonaise fanatique du don du sang, et Mai Vlad Transylvania, une vampire venu de Roumanie. Mitsugu tombe sous le charme de Mai et décide de vouer sa vie à la protéger. Chihiro Chimatsuri, infirmière et chef du département de recherche sur le sang, met alors en place des classes de nuit pour que Mai puisse étudier. D’autres lycéennes vont rejoindre cette classe, et l’anime tournera sur les relations entre les personnages et des situations totalement absurdes. Le thème du vampire n’est exploré qu’à travers le personnage de Mai, qui est censée être une descendante de Dracula.

On retrouve la pâte de Mamoru OSHII à travers les multiples références littéraires, politiques et cinématographiques qui servent aux scènes comiques. Il y a de plus un petit fond philosophique dans la relation entre Mitsugu et Mai, une relation entre humain et vampire qui parfois frôle le yuri. Vlad Love se centre sur l’absurde et s’inspire tout de même de la popculture afin de caricaturer le vampire, comme dans l’épisode 6 qui parodie le jeu vidéo Castlevania sous forme de pièce de théâtre, avec Mai dans le rôle de Dracula.

Vampire dies in no time

© Yukie SUGAWARA / Madhouse

Vampire dies in no time, cette fois-ci une adaptation du manga de Itaru BONNOKI, se présente beaucoup plus comme une vraie parodie des histoires de vampires. Nous y suivons le chasseur Ronaldo, au Japon, qui doit faire face à un seigneur vampire du nom de Draluc. Mais quand il entre dans son château, il se rend compte que ce dernier n’est pas aussi puissant qu’on le raconte : c’est un peureux qui meurt face à tout et n’importe quoi. Il peut cependant revenir à la vie instantanément. Ces deux personnages, avec John le familier tatou, finissent par travailler ensemble et protéger les habitants de Shin Yokohama face à des vampires plus ridicules les uns que les autres.

On ressent dans Vampire dies in no time l’inspiration des légendes et de la popculture à travers le personnage de Draluc. Son nom est un anagramme du mot « dracul » et son apparence est aussi très stéréotypée : grand, pâle, aux oreilles pointues, vêtu d’un costume noir et d’une cape. La série réutilise ouvertement des codes du vampires, comme la transformation en chauve-souris et le fait de boire du sang, afin d’appuyer ses nombreux gags burlesques. Les vampires de ce monde sont divisés en deux groupes : les inférieurs, victimes de morsure ou des insectes, et les supérieurs comme Draluc qui jouissent de plusieurs pouvoirs.

La plupart des antagonistes sont des vampires supérieurs qui ont chacun un pouvoir ou un objectif ridicule. Il y en a un qui force ses victimes à jouer à un pierre-feuille-ciseaux où le perdant doit se déshabiller. Un autre a le pouvoir d’hypnotiser les gens et de les forcer à ne parler que de leurs fantasmes. Ceci-dit, Vampire dies in no time parodie tout de même l’ambiance des films d’horreurs. On a notamment à la fin des épisodes un petit teaser du suivant ne montrant que des scènes hors-contexte, et avec une ambiance terrifiante. En outre, la pseudo-amitié entre Ronaldo et Draluc rappelle la rivalité entre chasseurs et vampires qu’on retrouve dans plusieurs œuvres. On peut ainsi les rapprocher de Dracula et du professeur Van Helsing. Vampire dies in no time, à la manière de Vlad Love, préfère la carte de l’absurde et du comique, et utilise ainsi le vampire pour créer des gags caricaturant les combats entre chasseurs et monstres.

 

Ça continue en 2022

Affiche promotionnelle pour Call of the Night © KOTOYAMA / LIDENFILMS

Cette année, Les Mémoires de Vanitas a droit a une saison 2 qui a débuté en janvier. Nous y retrouvons à nouveau Noé et Vanitas qui cette fois devront enquêter sur le retour mystérieux de la Bête du Gévaudan. Une saison qui explorera cette fois-ci un mythe urbain français très connu. De la même manière, une suite à Vampire dies in no time a été annoncé pour 2022 mais aucune date n’a encore été officialisée à ce jour. On aura de plus l’occasion de voir la cinquième et dernière saison de Strike the Blood, une autre œuvre traitant du sujet des vampires. Adaptée des romans de Gakuto MIKUMO, la série met en scène le lycéen japonais et vampire Kojô Akatsuki, soupçonné d’être le plus puissant de son espèce, qui est surveillé par Yukina Himeragi, une chamane qui se bat à l’épée.

Mais ce n’est pas tout car d’autres séries inédites verront le jour en 2022, avec une toute nouvelle adaptation en juillet : Call of the Night, à l’origine un manga écrit par Kotoyama (Dagashi Kashi). Netflix aura aussi son mot à dire avec une production originale en collaboration avec le studio Wit : Vampire in the Garden. La date de diffusion n’a pas encore été annoncée, mais l’anime devrait lui aussi sortir cette année.

 

Vous pouvez retrouver les séries citées sur leurs plateformes respectives suivantes :

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