Phantasy Star Online 2 New Genesis : que vaut le MMORPG de SEGA après un an de service ?

Créée en décembre 1987, la série Phantasy Star de SEGA s’est vite imposée comme un concurrent sérieux aux Dragon Quest d’Enix et Final Fantasy de SquareSoft. Moins reconnue au Japon, cette licence est pourtant dotée de nombreuses qualités et innovations dans le domaine du RPG, et en est actuellement à son vingtième titre : Phantasy Star Online 2 New Genesis, qui fêtait en juin  2022 sa première année de service en ligne.

Nous allons donc revenir rapidement sur les débuts de la série pour remonter jusqu’à New Genesis et ce qu’il a à offrir jusqu’à présent.

PS Logo

Les débuts

Phantasy Star a commencé sur Master System en décembre 1987. Nous n’allons pas revenir dessus trop en détails car nous en avons déjà parlé dans un Gaming Memories, mais dès le premier épisode, ces jeux introduisaient des idées rares, voire uniques dans le monde du jeu vidéo à cette époque. Le héros du premier jeu était une héroïne (Alisa Landale), le jeu se passait dans un univers futuriste avec voyages interspatiaux, et même quelques petites références à Star Wars y étaient cachées. Tout comme Shining in the Darkness a été l’un des premiers contacts de joueurs avec le RPG, Phantasy Star en a initié plus d’un dans ce domaine.

Ses suites, prenant place sur Mega Drive, ont elles aussi apporté de nombreuses innovations au genre : le deuxième volet, par exemple, se permettait de mettre en scène des personnages matures et non silencieux comme la plupart des autres, une quête de la découverte du monde et de soi-même, des idées pessimistes et presque déprimantes, une mise en scène poussée au travers de cut-scenes, et même… (attention au spoiler : FF VII) le décès tragique de l’un des personnages principaux, bien avant une certaine Aerith de Final Fantasy VII. Son système de combat novateur semi tour par tour stratégique, repris dans un Phantasy Star III, certes moins abouti techniquement mais tout aussi intéressant, intriguant, et même dérangeant par moments.

Cela en a sans doute fait le vilain petit canard de la famille mais attire également la sympathie pour ses idées uniques. Phantasy Star IV, quant à lui, reprend un peu de tout ce qui a été fait, pour le sublimer et PS MSen faire sans aucune hésitation l’un des meilleurs RPG de tous les temps, en tous cas capable de rivaliser sans problème avec les très célèbres Final Fantasy VI et Crono Trigger de Square sur Super Nintendo. Une fin en apothéose pour un jeu passionnant, d’une plaisance déconcertante à prendre en main et fascinant à suivre. Tout cela pour une série qui a montré une originalité, et gratifié les joueurs de Mega Drive de nombreuses heures d’amuserment à ne pas avoir à rougir des face aux possesseurs de Super Nintendo (sur laquelle les RPG étaient quasiment inexistants en Europe).

Après ce dernier opus sorti en 1993, la série s’est totalement effacée du marché du jeu vidéo, jusqu’à son retour en 2001 avec Phantasy Star Online sur Dreamcast. De nos jours un peu raide, difficile à prendre en main et un peu cubique à regarder – quoi que très satisfaisant, PSO ne s’avère pas être moins que le pionnier de tous les MMORPG de type Action RPG de nos jours. Non destiné uniquement aux joueurs PC mais rejoignant cette fois le terrain des consoles, il a pu rallier des milliers de joueurs grâce à son gameplay dynamique et accrocheur. On ne manquera pas de souligner la prouesse de le voir tourner sur les connexions Internet ridiculement basses de l’époque : PSO était jouable avec trente-trois pauvres Ko/s ! Un souvenir impérissable pour toute personne s’y étant essayé, un souvenir qui ne manquera pas de mettre les larmes aux yeux de tout fan entendant son thème d’introduction…

 

La série a continué à jouer la carte de l’Action RPG sur console par la suite. Moins novateurs mais tout aussi intéressants, on peut citer Phantasy Star Universe qui a su rallier un bon nombre de joueurs à lui seul. Phantasy Star Zero sur NintendoDS non dénué de défauts mais techniquement impressionnant pour la petite portable tactile grâce à sa belle 3D, son scénario accrocheur notamment par les différences qu’il offre selon l’espèce choisie par le joueur ; ou encore Phantasy Star Portable 2 Infinity malheureusement dédié au public japonais mais étant tout simplement l’un des meilleurs jeux sortis sur PSP, là encore grâce à un coté graphique solide, une aventure longue, portée par un scénario passionnant, et un gameplay toujours plus poussé et solide pour une action elle aussi toujours plus dynamique. Ces titres ne sont que quelques exemples, sans doute les plus intéressants à citer (les autres ne sont pas mauvais pour autant ! Evitez juste l’épisode Nova sur PSVita, en revanche).

Pionneer of the online RPG

Phantasy Star Online 2, quant à lui, est sorti en juin 2012 au Japon, sur PC tout d’abord puis PlayStation 4 et Nintendo Switch grâce à un système de cloud pour pallier à la capacité de stockage insuffisante de la machine. Des années plus tard, et malgré le souhait du producteur du jeu Satoshi SAKAI de voir le jeu s’exporter plus rapidement, « PSO2 » n’arrive aux Etats-Unis puis dans le monde entier que courant 2019. C’est un Free-to-play d’abord disponible sur Xbox One et Series X/S, puis Windows Store, Steam et Epic Games Store quelques mois plus tard en version Global, destinée au monde entier (la version JP est devenue inaccessible officiellement depuis le lancement de New Genesis).

C’est un Action-RPG en ligne, qui commence lorsque le joueur, après avoir créé son avatar, rejoint les ARKS, une organisation faisant régner la loi et la paix dans le système solaire. Après une rencontre rapide avec Afin, une nouvelle recrue qui deviendra un ami, le joueur est très vite envoyé sur Naverius, où ils seront testés avant d’être reçus parmi les ARKS. C’est l’occasion d’un tutoriel qui expliquera progressivement tout ce qu’il y a à savoir sur le système de combat… mais une menace inattendue fait bien vite son apparition.

Les Darkers, ou Falzpawns dans notre version, font vite leur apparition. Ce sont des créatures d’un noir pso2personaplus profond qu’un noir ordinaire, dont la seule motivation est de semer le chaos et la mort autour d’eux. L’avatar du joueur – appelons le « Player » pour aller plus vite – et Afin vont vite devoir se débarrasser de ces monstres – alors que l’état d’alerte a été décrété. Un nouveau venu nommé Zeno vient les rejoindre et leur montrer les ficelles tout en éliminant de la bestiole, jusqu’à ce que le calme ne revienne. Player est bien vite abandonné par Afin, avide de découvrir le vaisseau dans lequel les ARKS combattants vivent. Ils maintenant possible de découvrir les lieux, de nouveaux personnages, et de nouvelles aventures.

Phantasy Star Online 2, s’il semble un peu dépassé maintenant, s’avérait être un jeu plus que correct, voire même magnifique selon les endroits dans lesquels on se trouve. Le nombre de types d’armes différentes, de PNJ, de genres de missions sont énormes, tout comme le coté cosmétique (tenues, coiffures, accessoires…). La création/modification des personnages est dans la droite lignée de Phantasy Star, et s’avère être l’un, si ce n’est le meilleur jamais créé dans un jeu en ligne. La diversité dans les décors et le choix des armes, le gameplay nerveux. Et pour un jeu en ligne, on appréciera le fait que les loups solitaires puissent totalement s’y adonner seuls si telle est leur préférence. Au total, ce sont six Episodes (six arcs scénaristiques) différents qui composent cette grande aventure qui s’est étendue et améliorée d’année en année entre 2012 et 2021.

Tout ce petit tableau semble extraordinaire– un jeu en ligne gratuit, divertissant, qui donne au joueur la possibilité d’être absolument tout ce qu’il veut être. Mais rien n’est parfait : le Hedgehog Engine, sous Qunalequel le jeu tourne, montre ses limites au bout de quelques années. Il tourne parfaitement, et les nouvelles idées de gameplay – pas toujours heureuses cela dit – continuent à faire germer de nouvelles idées. Phantasy Star Online 2, au Japon, est tout simplement l’un des jeux en ligne les plus joués du moment. Le scénario ne convaincra cependant pas tout le monde, et quelques petites imperfections font que certaines animations ne sont pas particulièrement réussies, et même après presque dix ans de jeu, les personnages continuent à remuer les lèvres alors que leur ligne de texte est terminée depuis dix secondes…

Si bien entendu les textes et voix dans le jeu était en japonais, la version Global a corrigé ce détail en proposant une traduction et un doublage anglais, soyons honnêtes, corrects sans être proches d’égaler les originaux. Et les noms de certains personnages ont été traduits à la hache, ce qui a probablement fait grincer les dents de plus d’un fan de la première heure… le jeu est également instable, crashe souvent, quand bien sûr son launcher lui-même accepte de faire son travail et laisser se connecter, même en tentant d’y accéder via un service fiable tel que Steam. Au final, cependant, ce sont neuf ans de jeu qui arrivent chez nous westerners en l’espace de deux ans.

Finalement, après toutes ces années, et alors que SEGA pensait avoir fait le tour de PSO2, l’annonce de NGS –  New Genesis – s’est rapidement faite après la fin de l’Episode 6. Bien vite, les caractéristiques techniques arrivent et elles sont assourdissantes : le soft demande une configuration PC monstrueuse pour tourner, affolant une bonne partie des joueurs. Mais au final, ces capacités ont été vite revues à la baisse, avec une meilleure optimisation machine pour pouvoir tourner correctement. L’une des grandes réussites de PSO2, niveau technique, était de pouvoir tourner aussi bien sur les plus petites machines possibles (un notebook, la taille en dessous du PC portable, pouvait y parvenir au niveau graphique minimal) comme sur les plus grosses configurations. NGS, au final, parvient à recréer cet exploit en proposant un large choix de niveaux graphiques différents. Il reste un F2P, et cette fois, le monde entier est au même niveau : sortie internationale le 9 juin 2021 ! Bien qu’étant un standalone, il est rattaché au compte PSO2 du joueur, et même un nouveau venu peut retourner dans le passé s’il le souhaite ou juste ignorer le jeu d’origine. Pour fêter sa première année de mise en service, Journal du Japon vous emmène dans le futur, afin de faire l’état des lieux depuis son lancement en 2021 !

NGS Art

A New Genesis begins

Vous, Player, êtes un Meteorn. Vous atterrissez sur une planète nommée Halpha, dans une capsule de transport qui s’écrase sur une plage quelque part à l’ouest de la région d’Aelio. Dès votre arrivée, la jeune Aina vient vous secourir en ouvrant la capsule. Vous ne vous souvenez de rien… juste de votre nom. Ce que vous faites là ? Pour quelle raison et ce qui vient de se passer ? Aucune idée. Aina vous emmène à Aelio Town, un petit village non-loin, dans laquelle se trouve une autre Meteorn nommée Manon. Cette dernière, étrangement, prétend avoir quelques souvenirs de sa vie passée, avant son arrivée sur Halpha.

Aina vous présente à tout le monde et bien entendu à son père, le chef du village,  Garoa. Ce dernier est, comme sa fille, bienveillant et vous accueille les bras tendus. Il vous propose de préparer quelque chose pour remplir votre estomac et pendant ce temps, pourquoi ne pas faire le tour du village… et commencer à vous battre ? Bien entendu, autant prendre les bases du nouveau gamesystem au travers d’une suite de petits tutoriels ! Tout semble bien se passer, tout le monde est accueillant, mais… vous ne savez toujours pas qui vous êtes.

La nuit venue, cependant, ce petit moment d’effervescence à l’idée d’accueillir un(e) nouvel(lle) ami(e) se brise. Des monstres apparaissent… nommés Dolls, ceux-ci sortent de nulle part et seraient des restes de Dark Falz, l’entité maléfique qui revient tous les millénaires et tente de détruire l’univers à NGS Manonchaque fois. Vous ne vous en souvenez plus, mais… vous avez déjà combattu et vaincu Falz mille ans auparavant, lorsque vous faisiez partie de la flotte Oracle. Que se passe-t-il réellement sur cette planète ? Le petit village tombe vite en ruines et en flammes malgré les efforts des trois jeunes héros qui combattent les monstres, et de Garoa qui vient les assister. Un monstre gigantesque apparaît – serait-ce Dark Falz lui-même ? Garoa somme les trois jeunes de s’enfuir. Il n’y a pas d’autres choix, il faut fuir jusqu’à la capitale, Central City… emportant une Aina terrifiée par le spectacle d’une explosion lors de laquelle l’arme de son père atteint le monstre, et…

Tout commence réellement lorsque vous, Player, arrivez à Central City. Vous décider d’accompagner vos deux nouvelles amies et de joindre les ARKS dans la lutte contre Dark Falz et toutes les créatures malveillantes qui rôdent dans les parages. Au cours de votre voyage, vous traverserez les différentes zones et région qui composent Halpha, pour le moment au nombre de trois – Aelio, Retem et Kvaris. Entre exploration et combat, le calme succèdera aux tempêtes de monstres, tout en découvrant peu à peu les mystères et drames qui composent cette planète…

NGS Garoa

L’action avec trois boutons

Phantasy Star Online utilisait un système de combat quelque peu similaire à celui que l’on a pu voir dans d’autres jeux de SEGA tels que les Yakuza ou le plus récent Sakura Wars : il y a une touche d’attaque simple, et une d’attaque spéciale qui va donner une technique différente en fonction du nombre de fois que l’assaut simple a été lancé (donc « normal > spécial, normal normal > spécial, etc). NGS adopte définitivement la maniabilité à trois boutons qui a été ajoutée en cours de route chez son ainé. Ces attaques sont soit nommées Photon Arts soit Technics (l’équivalent des magies).

Ainsi, on a un bouton pour les attaques normales qui peuvent composer un combo de quatre ou cinq NGS Tealassauts, un pour les PA, puis maintenir une gâchette pour utiliser deux PA différentes. Celles-ci peuvent s’enchaîner et ont parfois plusieurs phases, ou une version différente si elles sont chargées. Leur utilisation dépend de la jauge de PP (Photon Points), qui se recharge progressivement en cas d’inutilisation (les attaques normales la remplissent plus rapidement). On peut également sauter, marcher, courir ou dasher (pour aller encore plus vite), esquiver ou contrer en se mettant en défense, et chaque type d’arme possède une Weapon Action différente.

On a aussi une subclass (classe secondaire), qui permet de diversifier son style de combat à son envie. Il est ainsi possible d’utiliser les capacités de deux types de classes à la fois : par exemple, un Hunter se bat au corps à corps avec des armes blanches, et est donc incapable de lancer des Technics. S’il a une subclass pouvant lancer ces magies, il pourra jouer le magicien à distance en même temps. S’il devient Ranger en sub, il pourra à l’inverse utiliser des armes à feu. Le nombre de classes différentes actuellement est de neuf, ce qui permet une diversité certaine dans le style de combat de chacun. D’autres sont prévues pour arriver dans les temps à venir.

RPG oblige, on gagne de l’expérience et à terme, des niveaux (actuellement 60 au maximum). Tout est prétexte à monter cette caractéristique essentielle durant sa progresser le jeu. Armes et défenses plus fortes et upgradées (jusqu’au niveau 50), ajout d’Augments (bonus à fixer à son matériel pour gagner plus d’attaque, de défense, de potenty – puissance – résistances particulières…), il est essentiel de prendre soin de ses équipements et de comment s’en servir en fonction de son style (inutile d’ajouter une capacité Precision destinée aux armes à feu, à une arme au CàC par exemple).

NGSRappy

Open world online

Au contraire de PSO2, dont le gameplay était inspiré d’anciens jeux de la série, il ne s’agit plus de juste choisir ses missions et les exécuter. Si l’on découvre le monde au fur et à mesure que le scénario se dévoile, il reste possible de vagabonder absolument partout dans les régions, qui sont séparées en plusieurs zones. Sur le terrain, il est possible d’explorer tout ce qui se trouve devant nous, et découvrir une pléthore de petites choses plus ou moins cachées comme des coffres qui donnent divers objets, des matériaux utiles pour l’amélioration ou encore différents types de nourriture qui procurent des bonus (plus de points de vie, résistance, etc). Parfois, en explorant bien, on peut trouver des références bien plaisantes pour les fans.

Les monstres sont un peu partout, et des évènements peuvent se déclencher n’importe quand. Des créatures bien plus puissantes, un PNJ qui a besoin d’aide… des Rappies qui apparaissent (ce sont en quelques sortes les mascottes de la série) ? Le monde est vivant en permanence, et également grâce aux Urgent Quests. Celles-ci apparaissent à des heures aléatoires tous les jours, et proposent une mission spéciale par région. Elles sont jouables jusqu’à huit personnes, et comme les zones de farm qui parsèment le monde, existent en plusieurs difficultés.

Ces zones de farm, d’ailleurs, sont purement là pour l’entrainement et la récupération de monnaie (meseta) et d’XP. Là encore, des évènements peuvent arriver : des Trials qui rapportent un peu plus NGSRetemd’XP et surtout, les PSEBurst. Pendant cette phase, des hordes de monstres arrivent dans tous les sens dans un chaos total, et à terme, un boss apparaîtra pour compléter le tout. Ces séquences rapportent gros en récompense et en XP et sont donc essentielles pour le leveling, tout comme les Client orders, des missions données par les PNJ qui sont récompensées de diverses façons. Le coté social et fashion sont également assez poussés, mais nous vous laisserons le soin de découvrir cela par vous-mêmes : il y a de quoi faire et NGS est une place chaleureuse !

Les décors sont travaillés, et de manière surprenante, donnent envie de les explorer et de s’arrêter pour  pour les contermpler. Pour bien profiter de l’exploration sous tous ses angles, le jeu possède également un Screenshot Salon dans lequel toute menace disparait, et quelques options de lumière permettent de profiter des décors incroyables. Vous avez des amis ? Allez vous détendre et prendre des photos ensemble aussi !

Ce que nous réserve cette nouvelle genèse

Le jeu s’ouvre sur un programme de création du personnage. Si SEGA a probablement, et depuis toujours été parmi les meilleurs voire peut-être tout simplement les maîtres dans le domaine, ils prouvent ici qu’ils ne failleront pas à leur tâche. En effet, il est possible de créer son personnage de la tête aux pieds… littéralement. Les options sont extrêmement nombreuses et l’outil est facile à utiliser. Vous y passerez sans doute plus d’une heure, mais de nombreuses choses sont possibles. Le jeu propose quatre « espèces » différentes : humains, Newman (longues oreilles), CAST (androides) et Deuman (cornes) et chacune a ses particularités, aussi bien esthétiques qu’au combat. Si tout ceci trempe dans un character-design « typé manga » prononcé, il est tout à fait possible de créer un avatar au visage réaliste si c’est ce que vous préférez.

Une fois ceci fait, on arrive sur cette nouvelle planète dans une cinématique assez intrigante. L’action commence bien vite, expliquant comment le système de combat fonctionne au travers de plusieurs petits NGSNaderehtutoriels. Et on se rend vite compte que ce n’est pas du copié-collé de la version précédente. En effet, si dans PSO2 il était relativement possible de faire n’importe quoi et de s’en sortir avec certaines classes, ou en abusant des esquives très permissives, ici on semble se rapprocher plus, peut-être d’un God Eater dans lequel il vaut mieux calculer ses mouvements. La défense, esquive ou contre, tout demande un timing et le dynamisme, ainsi que la fluidité des actions, la possibilité d’utiliser plusieurs types d’armes en fonction de sa façon de jouer, font que l’on se retrouve devant une production nerveuse, réactive et assez jouissive qui en donne pour tous les   goûts.

Les graphismes sont beaux, bourrés de couleurs et de lumières dans tous les sens lorsque l’on se bat, et les décors peuvent parfois être tristes ou assez désolés, et d’autres fois seront enchanteurs. La diversité est de mise et on prend plaisir à visiter les lieux à un point où l’on finit par découvrir ses spots favoris. Les effets de lumière peuvent parfois être assez étranges cela dit ( voire même ratés et gênants à un point où le jeu semble prendre plaisir à faire tomber l’ombre sur votre personnages que vous vouliez juste prendre en capture d’écran sous une belle lumière… sans raison). Le cycle jour/nuit ne change parfois rien, et on peut se retrouver dans le noir en plein jour dans certaines parties des villes ou missions. Là encore, de nombreuses options graphiques sont disponibles afin de permettre au plus grand nombre de joueurs de s’adonner à l’aventure, et on peut aussi régler la  luminosité globale pour tenter de pallier à ce souci.

PSO2NGS propose des doublages en japonais et en anglais ainsi que, forcément, les sous-titres qui vont avec. Les voix originales sont vivantes et de qualité, quoi que tirant forcément parfois un peu dans les habitudes de doublages japonais. Aina, par exemple, finit assez vite par presque devenir un cliché… les voix américaines, quant à elles, souffrent malheureusement de problèmes récurrents dans les jeux JP : il est correct, mais est loin d’être toujours vivant et expressif…

La bande-son en elle-même reste dans les tons de celle de son ainé, avec aussi bien des thèmes NGScalmes qu’héroïques et d’autres plus détendus et pacifistes. Chaque zone et chaque boss principal a son propre thème et la mélodie change même en fonction de la météo dans la zone dans laquelle on se trouve. Cette météo, d’ailleurs, peut affecter les types de monstres présents, certains effets sur eux et aussi l’apparition de différents types de matériaux. La bande-son, dans tous les cas, accompagne le jeu mais si jamais elle ne convient pas, il est possible de récolter un nombre incalculable de « discs » contenant d’autres morceaux provenant de divers endroits (y compris d’autres jeux de SEGA) et les écouter à la place.

Les contrôles sont également réactifs et intuitifs, et donnent des combats vivants. Grâce à plus de quinze armes et magies différents au moment où ces lignes sont écrites, il est possible de créer son propre style face à la menace. Chacun peut choisir sa façon de faire via différents types de distances en fonction des armes, comme dit précédemment. La difficulté est parfois au rendez-vous, de façon d’ailleurs abusive, qui tend à intensifier le coté multijoueur : la plupart du jeu peut être fait seul malgré que ce soit un jeu en ligne, mais certains combats risquent de faire mal…

Ce que l’on  appelle le farming (combattre pendant des heures pour ramasser des tonnes de matériaux) est au cœur du jeu pour pouvoir se maintenir au niveau et accéder à toutes les zones. Malgré tout, NGS reste aussi bien dédié aux hardcore qu’aux plus casuals, puisque le scénario principal ne demande pas tant d’efforts, et de nombreux objets peuvent être achetés à d’autre joueurs contre des meseta (la monnaie peut aider à grappiller quelques petites objets de boost mais est surtout utilisée pour les cosmétiques – qui peuvent eux aussi être rachetés à d’autres joueurs – par exemple, ce qui fait que NGS n’est pas un pay to win).

… et ce que l’on aimerait voir amélioré

Si NGS remplit parfaitement son rôle de jeu d’action, diversifié, satisfaisant techniquement, réactif, défoulant, il s’avère aussi finalement plus proche d’un beat’em-up : il est plus que répétitif. Peu importe l’endroit, et même si les monstres gagnent de nouveaux patterns au fil des régions, le bestiaire reste un gros réchauffé permanent auquel viennent s’ajouter quelques nouveaux types. Ce qui n’empêche pas les batailles contre les boss passionnantes pour autant, mais au final, le jeu devient une routine permanente, peut-être un peu comme une seconde vie et aussi pour son aspect social et fashion prononcés.

PSO2 était bien évidemment dans le même genre mais grâce à son système de missions séparés, il pouvait procurer différents types de challenges bien définis, ce qu’un open world comme NGS parvient difficilement à créer pour le moment. Au final, malgré tout, il peut aussi bien correspondre aux casuals qui souhaitent juste s’amuser et faire une partie de quelques heures par-ci par-là qu’aux hardcore qui cherchent la perfection.

Ensuite, il pêche aussi un peu au niveau technique. Si PSO2 était plutôt un gros portage fait à la truelle (bourré de crashs et un programme de lancement défectueux qui ne fonctionnait carrément pas sur certaines machines), NGS a nettement corrigé le tir. Mais, malheureusement, il souffre de nombreux NGSCrawfordcrashs ou déconnexions assez aléatoires (et qui demandent partout de tout simplement redémarrer le jeu). Black screens, téléportations impossibles qui laissent le joueur dans la même zone indéfiniment… de nombreuses améliorations ont été faites pour rendre le jeu plus léger à charger, et plus stable aussi, mais il reste encore quelques petits freezes à certains moments – heureusement pas en pleine action. Une pelletée de bugs ont été signalés un peu partout sur le jeu et les maintenances hebdomadaires durent parfois plus longtemps que prévu (normalement six heures, ce qui est cohérent et normal pour maintenir l’état des serveurs et des nombreuses nouveautés ajoutés régulièrement, mais parfois ces dernières durent plus longtemps sans grande raison)…

Le troisième chapitre du jeu, Kvaris, apporte de nombreuses nouveautés de gameplay qui rendent les choses encore plus intéressantes, ainsi qu’une partie histoire assez lourde en sens ; les théories quant à ce qu’est réellement le monde dans lequel on se trouve, ce qui nous est arrivé, pourquoi nous avons perdu la mémoire, sont nombreuses et les espoirs quant à l’apparition d’anciens personnes sont légion.

NGSPS4

Phantasy Star Online 2 New Genesis est désormais disponible sur PlayStation 4 depuis le 30 août 2022. Cette version est en tous points identique aux autres, exceptés quelques petits changements intéressants…

Premier constat, la manette de PS4 a été bien étudiée pour pallier au manque de touches comparée à celle de Xbox (deux de moins, ce qui peut se ressentir dans certains jeux). Les claviers sont acceptés pour gérer les menus ou discuter plus facilement, bien que son fonctionnement soit un peu différent (on PSO2NGSne peut pas copier et coller un texte comme sur les autres supports). Si les graphismes sont légèrement en deçà des autres moutures (la caméra semble plus éloignée de base, faisant que tout est plus petit, et cela vaut aussi pour les textes), et peuvent sembler un peu moins fins dans leur globalité, moins précis. Cela n’a pas grand-chose d’étonnant si l’on compare à une Xbox Series plus puissante, mais attention, cela ne veut pas dire que la PS4 est à la ramasse pour autant. On remarque des lags de temps à autres, ainsi que des sautes de son lorsque les batailles sont trop surchargées – il semble également y avoir quelques petits bugs qui n’étaient pas présents sur les autres machines.

Il faut également signaler que malgré quelques petites améliorations d’interface, telles que le retour de la touche Option à maintenir une seconde pour ouvrir la map (sur Xbox, il faut obligatoirement passer par le menu principal, alors que sur PC non). Il y a de nombreux blocks (pour simplifier, les blocks servent à séparer les mêmes endroits en « réalités » différentes, ce qui permet aux joueurs de se rejoindre selon les mêmes critères de jeu s’ils le souhaitent) pour les nouveaux joueurs et aussi quelques-uns dédiés aux possesseurs de PS4 uniquement.

La plus grosse et meilleure idée de ce portage reste dans son installation : en effet, si sur PC et Xbox il faut impérativement télécharger le jeu complet (soit une centaine de Giga-octets actuellement), la PlayStation 4 permet de ne télécharger que New Genesis (soit 45Go) et totalement ignorer le jeu de base PSO2 si l’on ne souhaite pas l’avoir. Une riche idée qui permet d’éviter le flood de disque dur pour quelque chose que l’on ne souhaite peut-être pas ou plus (les nouveaux joueurs ne sont pas forcément intéressés par la version de base, tout comme ceux qui l’ont déjà terminée à fond au cours de son développement).

Tout ceci fait au final un portage plutôt réussi, qui tient la route techniquement, même sur une machine PSO2NGSsortie il y a presque dix ans, à coté de ce que peuvent donner les autres supports ; on pardonne les lags, et quelques petits bugs qui donnent peut-être un cachet étrange à certains combats, car au final, il vaut le coup, si vous n’avez pas de PC assez puissant ou une Series X/S. Pour les autres, nous conseillons forcément le jeu sur machines Microsoft, mais au moins, maintenant il y a le choix et ce n’est pas la possibilité de transférer son personnage sur tous les supports qui va dire le contraire !

Au final, Phantasy Star Online 2 New Genesis n’est pas parfait et loin de là, mais remplit parfaitement son office de défouloir dans un bel emballage technique et humain qui le rendent chaleureux et accueillant. Les joueurs râlent, peuvent détester certains aspects, mais finissent aussi par y passer leurs journées, comme une seconde vie. SEGA possède absolument toutes les clés pour en faire l’un des tout meilleurs jeux du genre, et au vu des améliorations au fil des mises à jour, on a envie d’y croire. Mais seul l’avenir nous dira si c’était à tort ou à raison car actuellement, les fidèles s’y plaisent mais nombreux sont ceux qui ne viennent que lors de nouveaux gros contenus. A vous de voir, donc, à quel rythme et sous quelles conditions vous préféreriez vous y adonner.

Spécifications techniques et liens utiles

PSO2NGS est, comme dit précédemment, disponible sur PC via Windows Store, Steam et aussi Epic Games. Si vous préférez les consoles, vous pouvez vous y mettre sur tout modèle de Xbox (One, One X/S, Series). Il arrivera bientôt sur PlayStation 4 – version sur laquelle nous reviendrons très bientôt pour compléter cette review –, est gratuit et ne nécessite pas d’abonnement payant. NGS propose des micro-paiements pour pouvoir participer à des loteries pour gagner de nombreux cosmétiques, comme dit plus tôt – mais aussi les acheter à d’autres joueurs contre des meseta. Une centaine de Giga-octets sont requis pour l’installer dans l’état présent et maintenances de six heures tous les mercredis matin commencent à 4h et se  terminent 10h pour nous.

Sur PC, il est supposé qu’il puisse tourner sur un processeur Intel Core i3 avec 8 Go de RAM, mais le top minimum reste dans les i5 pour une qualité satisfaisante. Bien entendu, toute machine plus puissante pourra le faire tourner et les processeurs I9 et 16Go de Ram seront les bienvenues. Cependant, NG­S est bel et bien permissif et propose de nombreux niveaux graphiques différents pour satisfaire toutes les machines. Le choix des FPS maximum est aussi possible ainsi que l’activations ou non d’effets graphiques et filtres (Gshader et autres procédés poussés de nVidia pour lesquelles il est optimisé). En somme, toute machine de nos jours est censée pouvoir le faire tourner, ce que d’autres jeux ne permettront pas forcément.

Le jeu dispose de plusieurs sites liés qui permettent d’en savoir plus dessus et de le faire vivre en dehors de ses serveurs :
Site officiel : https://pso2.com/players/
Twitter officiel : https://twitter.com/play_pso2
Programme de création et test machine : https://pso2.com/benchmark/

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