Attentes mangas : en février, quelles sont les nouveautés qui se font remarquer ?
C’est une bonne question, y a-t-il des nouveautés mangas marquantes pour ce mois de février 2026 ?
Comme nous l’évoquions en janvier, après une envolée du nombre de sorties entre 2020 (environ 1 500) à 2023 (presque 3 500), 2025 semble confirmer l’accalmie de 2024 autour des 3 000 sorties. Pour 2026, le ralentissement du mois de janvier ne dure pas et l’on repasse la barre des 300 titres (310-320 environ), contre 270 l’an dernier et 350 en 2024. Côté nouveautés, on en retrouve une quarantaine (41) contre 44 l’an dernier et 50 en 2025 comme en 2024, toujours avec son lot d’une quinzaine de one shot érotiques. Difficile donc de savoir où veut aller le marché, alors que Gfk (qui se nomme NielsenIQ désormais) a annoncé, dans son bilan annuel, un nouveau recul de 11,6 % des volumes vendus.
En tout cas, pour le lecteur, cela représente encore un rythme impossible à suivre. Pour vous aider à faire le tri dans les rayonnages, l’équipe de Journal du Japon vous propose son habituelle sélection de nouveautés, parmi celles qui ont retenu son attention. Au programme : du surnaturel, romantique ou explosif, un roi déchu, de l’histoire, fidèle ou détournée, du commerce, une princesse, des câlins… Et plus encore !
Février 2026 : les nouveautés mangas
Bride of the Death God – Éditions Kurokawa
« Dans sept jours tu mourras. »

Une phrase banale qu’un dieu de la mort prononce à ses victimes, juste avant leur fin de vie. Chacune d’elle pleure, crie ou s’effondre face à cette terrible annonce. Toutes, sauf une.
Lorsqu’il annonce sa sentence à Aibi, elle lui sourit avec une étonnante douceur et lui avoue attendre avec impatience son retour.
« Merci d’être venu me prévenir. Ça me touche. »
Un court échange qui scellera à jamais leur destin, les amenant tous deux à s’interroger sur la vie et la mort. De cette rencontre naîtra une histoire d’amour plus forte que la mort. Le dieu de la mort tentera alors l’interdit : aider Aibi à échapper à son destin, celui de mourir dans sept jours.
Bride of the Death God est la nouveauté des éditions Kurokawa et sortira le 12 février 2026 aux prix de 7,95 €. Cette romance surnaturelle, écrite et dessinée par Hako Ichiro, et toujours en cours de parution, compte trois tomes au Japon. L’auteur est également connu pour son manga en quatre tomes, Frère à louer, édité chez Delcourt, dans lequel il traite avec finesse des thèmes difficiles comme la maltraitance, la solitude ou encore la question de la famille, tout en y intégrant une touche de légèreté.
On peut donc s’attendre à retrouver au sein de Bride of the Death God des thématiques matures, traitées avec profondeur, autour de la mort, de l’existence ou encore de l’amour. (Clara)
The Regalia of the Underdog – Éditions Glénat

Richesse, pouvoir, talent… Tarte est né avec tout. Ce jeune noble arrogant ne vit que pour une chose : le Tessère, un test de sélection impitoyable qui désigne l’unique souverain du monde. Mais alors qu’il se croie intouchable, il est provoqué en duel le jour de sa remise de diplôme par Figo, un simple fils de forgeron. Ce qui ne devait être qu’une formalité pour le « génie » se transforme en une défaite humiliante. C’est le début d’une quête de rédemption inattendue pour ce héros déchu qui va devoir apprendre la vraie valeur de l’effort.
The Regalia of the Underdog est très certainement l’une des nouveautés les plus intrigantes de ce début d’année sur le marché français du manga. Car la force de ce titre réside principalement dans sa capacité à nous surprendre : ici, on ne suit pas l’ascension d’un héros démuni, mais la chute et la reconstruction d’un personnage que l’on aurait normalement adoré détester.
Le trait est vif, dynamique, et pour cause : l’auteur, Shinachiku, a fait ses armes en tant qu’assistant de Kohei Horikoshi, l’auteur du célèbre My Hero Academia. On retrouve d’ailleurs cette science du mouvement et des expressions marquantes qui ont fait le succès de son maître. Au Japon, la série est prépubliée dans le magazine MAGKAN (Mag Garden) et compte actuellement deux tomes. Chez nous, le premier tome sera disponible le 4 février au prix de 7,90 €. (Juliet)

14 août 1945 – Le jour le plus long du Japon – Éditions Petit à Petit
La collection de mangas documentaires Kotodama aux éditions Petit à Petit continuent de s’étoffer avec encore une fois un nouveau one shot, 14 août 1945 – Le jour le plus long du Japon (2021-2022), seinen de Yukinobu Hoshino (dessin) connu pour 2001 Night Stories (Glénat) et Blue Hole (Pika) d’après le roman historique (1965) de Kazutoshi Handô.
Après que les deux bombes atomiques ont embrasé Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août), le monde n’attend plus que la reddition sans condition du Japon. Cependant, dans le gouvernement et les corps d’armée, certains ne sont pas de cet avis… Cette journée du 14 août 1945 devient alors une course contre la montre opposant les partisans du maintien du conflit et ceux souhaitant mettre fin à une guerre déjà perdue.
Le volume de 480 pages du manga, au prix de 15,90€, sera agrémenté de 16 pages de documentaire comme tous les autres titres de la collection Kotodama. Rendez-vous le 18 février dans votre librairie pour vivre le jour le plus long du Japon, celui de la capitulation du Japon.
En France, on a en tête l’allocution radiophonique de l’empereur du Japon Hirohito annonçant la reddition le 15 août 1945. Peu connaissent en détails l’incident de Kyûjô, la tentative de coup d’État militaire de la veille qui aurait pu retarder la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si on complète ce titre avec le manga Empereur du Japon de Junichi Nôjô (dessin) et Issei Eifuku (scénario) aux éditions Delcourt / Tonkam, d’après le roman Histoire de Shôwa du même auteur Kazutoshi Handô, nous avons donc la chance de voir arriver de plus en plus de mangas historiques importants pour réviser ou se replonger dans ce moment marquant du Japon ! (David)
Sharehouse Nile – Mangetsu Éditions

Très remarqué lors de son annonce par Mangetsu il y a un an, Sharehouse Nile pointe enfin le bout de son nez, et l’amatrice de détournements que je suis en est ravie.
Imaginer une pension (oui, comme celle des Mimosas), dans le Tokyo moderne, où tous les locataires seraient des personnalités historiques ressuscitées. Des célébrités telles que Cléopâtre, Picasso ou Jeanne d’Arc. Et au milieu de cette bande de joyeux lurons, deux personnes que leur vision du monde opposeraient normalement se tournent autour : Marie-Antoinette, dernière reine de France, et Ernesto « Le Che » Guevara, révolutionnaire argentin.
Oui vous avez bien lu, ce manga est une tranche de vie déjantée allègrement saupoudrée de romance. Tout le casting a été redessiné façon beaux et belles gosses – difficile de reconnaitre Marie-Antoinette sous cet air boudeur. Mais outre mon faible pour les personnages aux longs cheveux argentés, je suis cliente des histoires qui sortent des figures historiques de leur contexte pour leur faire faire n’importe quoi !
Publié dans le Gekkan Shonen Sunday au côté de Kore Kaite Shine, c’est le premier travail de la dessinatrice Megumi Dorakawa à arriver en France. Le scénariste Hirô Nakamichi est un peu plus connu car c’est à lui que l’on doit l’adaptation en anime de Afterschool Dice, disponible sur Crunchyroll.
Ce n’est pas la première fois que Marie-Antoinette sort de son rôle de reine tragique. Accro à la muscu prête à reprendre le pouvoir dans Power Antoinette, femme lucide et complexe dans Le 3e Gidéon, elle est une figure récurrente du manga depuis La Rose de Versailles.
Prévue en quatre tomes, Sharehouse Nile sortira le 4 février au prix de 7,95 € (Albine).
La guilde marchande de Pandemonia – Glénat

Est-ce que le commerce peut arrêter la guerre ? Voila une étrange question à poser.
Jusque là, Lucciola Lunataria a passé son temps à combattre les monstres et les démons à la Frontière mystique, un territoire âprement disputé de Pandemonia. Sa rencontre avec Bilkis Draco l’amène cependant à considérer une autre voie, et à intégrer la Guilde marchande de la frontière, où humains et démons commercent. Mais peut-elle réaliser son rêve et ramener la paix avec de l’argent plutôt qu’avec une épée ?
C’est le grand retour en France et chez Glénat de Kachô Hachimoto, déjà remarquée pour Gagaster, un récit post apocalyptique haletant, sorti en 2014. Cette fois, elle délaisse la SF pour nous plonger dans un monde de fantasy dont les tenants rappellent plutôt Spice & Wolft ou Beast King, à savoir : que se passe-t-il quand il y a une motivation autre que la gloire dans l’aventure ?
Un style de récit popularisé notamment par Frieren et que je prendrai plaisir à lire parce que l’aventure pour l’aventure a aussi ses limites, selon moi du moins. Et surtout, je suis curieuse de savoir si le profit pécunier sera le seul moteur de ce récit. Ce serait un peu dommage si c’était le cas, alors j’attends d’être étonnée.
La guilde marchande de Pandemonia compte actuellement quatre tomes au Japon. Chez nous, le premier est prévu pour le 18 février au prix de 7,20 € (Albine).
Mon adolescence explosive – Éditions Doki-Doki

Après une décennie de super héros aux supers pouvoirs, dans les blockbusters US mais aussi dans certains mangas (on en parle ici), les récits les plus récents aiment utiliser ces capacités hors norme comme un outil narratif plutôt que comme sujet principal. Et souvent, ça marche assez bien. Le prochain essai du genre dans le monde du manga s’appelle Mon adolescence explosive, de Tao NOHARA et sort aux éditions Doki Doki le 4 février prochain.
Résumé officiel : Raikichi, officier des forces d’autodéfense japonaises, vit seul avec sa fille Haruko sur l’île d’Okinawa depuis le décès de son épouse. Mais l’adolescence de la jeune fille prend une tournure explosive… littéralement ! Haruko détruit tout autour d’elle et affirme ne pas contrôler ses accès de rage. Pour ce père rationnel, difficile d’accepter des propos aussi mystérieux. Jusqu’où ira cette transformation surnaturelle ? Le lien entre père et fille y survivra-t-il ?
L’adolescence, moment de toutes les incertitudes et de tous les changements, de toutes les désillusions et de toutes les colères, aussi. C’était parfait pour qu’un super pouvoir destructeur serve de métaphore. Plus encore : l’autorité parentale, personnifiée par un militaire qui plus est (l’ordre, la rationalité, toussa toussa), va voler en éclat au propre comme au figuré. Ce manga des éditions Shôgakukan, compte pour le moment trois tomes au Japon et il est classé en seinen. Il est signé du mangaka Tao NOHARA qui a fait ses débuts dans les pages du magazine mensuel Spirits, que l’on connait bien chez nous avec, pêle-mêle : Après la pluie, Le couvent des damnés, Le palais des assassins ou encore Tokyo Alien Bros…
Enfin on notera que l’action se déroule à Okinawa, avec un père militaire donc, ce qui peut en faire un sujet sociétal, politique voire géopolitique porteur. Bref, pour 7,95 €, il est certain que l’on va se laisser tenter dès la semaine prochaine ! (Paul)

Vert chartreuse – Hana
Les romances, voilà ce qui réchauffe les cœurs en cette période hivernale. Et qu’est-ce qui est mieux qu’une rom-com ? Une rom-com boys’ love bien sûr. Et parmi les nouveaux titres à venir chez Hana, un a particulièrement piqué l’attention de Journal du Japon : Vert chartreuse.
Écrit et dessiné par Nakamichi Nishima, et originellement pré-publié dans le &Emo, ce BL de l’éditeur japonais Kaiôsha nous met dans la peau d’un jeune homme nommé Shôma. Ce dernier a une passion : la photographie. Se baladant toujours avec un appareil photo, il immortalise tout ce qui lui tape dans l’œil. Oiseaux, animaux, humains, tout peut être un sujet à photographier. Et un jour qu’il prend, comme à son habitude, des clichés, une personne va lui taper dans l’œil. En effet, alors qu’il déambule dans les couloirs, Shôma rencontre Akira en train de dessiner, et il est immédiatement subjugué… par ses yeux vert chartreuse. Il demande alors à son camarade de devenir son modèle mais Akira refuse une, deux,… plusieurs fois. Il finit par accepter à la condition que Shôma photographie un fantôme !?
Vous aussi, vous pourrez prochainement être hypnotisé par les yeux d’Akira, car Vert chartreuse sera disponible pour 7,95 € en librairie dès le 25 février prochain. En attendant, n’hésitez pas vous aussi à prendre des photos, qui sait, peut-être que vous aussi vous trouverez votre muse ainsi. (Andres)
Yakuza zen – VEGA

Un yakuza dans un temple zen peut-il se cacher indéfiniment ? Que se passerait-il si des moines découvrent sa véritable identité ? C’est la question qui nous est donnée dans ce manga. Depuis quelques temps, les comédies mettant en scène des yakuza sont une tendance chez de nombreux éditeurs français comme par exemple La voie du tablier de Kousouke Oono chez les éditions Kana. Un thème pourtant peu facile à aborder étant donné que ce n’est que récemment que le public français s’est intéressé à cette culture discrète japonaise ( notamment grâce aux mangas et aux films).
Cette fois-ci, c’est au tour de VEGA qui propose de découvrir Yakuza Zen qui est un manga écrit et dessiné par Gen Momoji et prépublié dans le magazine seinen Kurage Bunch. Celui-ci raconte l’histoire de Kazunobu Harumoto, sous-fifre d’un gang de yakuza. Suite à une attaque, seuls lui et la jeune fille du chef de clan, Mutsumi, survivent et doivent se cacher au temple Zenjouji. Arriveront-ils à s’adapter et à suivre les règles strictes des moines.
Ce seinen est la première série publiée par l’autrice sous son nouveau nom de plume Gen Momoji, anciennement connue en France sous le nom de Chie Shimomoto pour le one shot Le mandala de feu et publié chez Mangetsu en 2021 qui suit l’histoire d’un ancien moine bouddhiste. Elle n’en est donc pas à son premier coup d’essai sur ce thème si passionnant.
Encore en cours de publication au Japon et qui compte pour le moment trois volumes, le premier tome de Yakuza zen sera disponible en France le 27 février au prix de 8,35 €. ( Noémie)
Le webtoon du mois
La vraie c’est moi – Pika

Cela faisait un petit moment que Journal du Japon ne s’était pas attardé sur les sorties manhwa. Cette erreur est désormais corrigée car le mois de février voit un nouveau titre paraître chez… non pas Kbooks, mais bien Pika. En effet, la vague des webtoons au format livre se poursuit avec l’arrivée de La vrai c’est moi dans la collection Pika Wavetoon.
Né de la plume de March avant d’être adapté au format vertical par yuun, ce nouveau titre nous transporte chez les De Parvis. Chez eux vit la jeune Keira de Parvis, une jeune fille qui est toute désignée pour être la prochaine élémentaliste de l’Empire. Elle a toujours été élevée ainsi, prête à succéder à sa tante dans cette tâche primordiale. Mais alors que tout se déroulait sans accro, une inconnue est arrivée en se faisant passer pour l’élue auprès de tous. Cosette est ainsi devenue l’élément qui a amené Keira à sa déchéance… et sa mort. La vraie ça a beau être elle, rien n’y fait… Jusqu’à ce qu’elle retourne dans le temps. Revenue quelques années en arrière, Keira cherche alors à vivre la meilleure vie possible et à se rapprocher de son père, le duc Ludwig, si distant, et ce malgré les barrières sociétales établies par la noblesse. Et elle prépare aussi sa vengeance !
Si vous aussi vous souhaitez en découvrir d’avantage sur les De Parvis ou sur comment une noble va pouvoir jongler entre vie paisible et contraintes sociales, foncez en librairie dès le 18 février pour vous procurer le tome 1 de La vraie c’est moi disponible pour 14,95 €. (Andres)
Avec ces neuf titres, et une bonne touche de romance (Saint-Valentin oblige ?) mais pas que, on continue donc de vous trouver quelques belles nouveautés en ce début 2026. Quelle est la série qui vous tente le plus ? En avez-vous remarqué d’autres ? N’hésitez pas à venir nous le dire en commentaires !

