Dragon Quest VII Reimagined : une aventure par-delà les mers… et le temps

Sorti le 5 février 2026 sur quasiment toutes les plateformes actuelles (PS5, Xbox Series, Switch, PC), Dragon Quest VII Reimagined nous propose de revivre cette grande aventure parue initialement sur PlayStation en 2000. Mais comme le titre l’indique, Square Enix ne se contente pas d’un simple remake dans cette version développée par HexaDrive : il s’agit d’une reconstruction moderne de l’œuvre originale. Bien évidemment, on a le droit à une mise à jour visuelle, mais pas uniquement : d’autres éléments, notamment de gameplay et de game design, ont été modernisés afin de correspondre aux habitudes et aux attentes d’aujourd’hui.

Une histoire de bateau, de tablettes, et de voyages temporels

L’histoire de notre personnage (dont le joueur pourra choisir le nom) commence dans le village de la Baie d’Alevin, situé dans le royaume de Melyor. Accompagné de son ami Kyllian, prince du royaume, notre héros rêve d’aventure. Leur île est la seule connue, et quand ils découvrent un navire abandonné, leur désir d’exploration se fait sentir.

Le jour de la grande pêche, Kylian fait part au héros d’une découverte : un fragment de tablette ainsi qu’un livre mentionnant un temple interdit. Nos deux héros se rendent sur place et, après une épreuve, réussissent à ouvrir la porte du temple. Ils sont rejoints dans leur aventure par Maribel, amie d’enfance et fille du maire du village d’origine du protagoniste principal.

Ensemble, ils découvrent que ces tablettes permettent de voyager dans le passé sur des îles qui sont inconnues à leur époque une fois reconstituées.

Une boucle de game design simple… et terriblement efficace

Ce système de tablettes à compléter est la base de la progression : chaque fois que l’on en reconstitue une, un voyage dans le passé devient possible, vers une île jusque là inconnue. Sur place, on rencontre ses habitants et, très vite, notre objectif se dessine : souvent vaincre un ennemi ou briser une malédiction. Dans tous les cas, il faudra aider un peuple et remettre l’histoire sur ses rails.

Une fois le problème résolu, on retourne dans le présent et l’île que l’on vient de sauver émerge. La formule devient satisfaisante : petit à petit, on reconstruit le monde. Ces terres nouvellement apparues peuvent être explorées à leur tour, afin de découvrir leur évolution par rapport à ce que l’on a vu dans le passé.

Les héros rencontrant un Draculard. ©Square-Enix

Ce fonctionnement presque épisodique donne envie d’enchaîner, une tablette complétée et c’est la promesse d’une nouvelle île et de nouvelles découvertes. Et Dragon Quest oblige, chacune de ces îles possède sa propre identité avec des ambiances et inspirations variées : de quoi renouveler la curiosité et donner envie d’aller voir la suivante.

Au fur et à mesure de l’aventure, les enjeux deviennent plus dramatiques et leurs résolutions plus épiques : on rencontre de nouveaux alliés, de nouveaux adversaires – ainsi le jeu arrive à maintenir notre intérêt sur la durée.

Un J-RPG classique… avec un gameplay modernisé

Dragon Quest VII Reimagined reste un J-RPG au tour par tour très classique, mais avec plusieurs ajustements bienvenus pour moderniser le rythme (au-delà de l’histoire qui a été bien condensée). Ici, les ennemis sont visibles sur la carte : fini les combats aléatoires à répétition. Mieux encore, lorsque l’écart de niveau entre notre groupe et les monstres devient trop important, un simple coup d’épée porté sur l’ennemi sur la carte suffit à remporter l’affrontement instantanément (avec les gains d’expérience et de récompenses à la clé tout de même). Pour ceux qui le souhaitent, les combats peuvent aussi être gérés automatiquement.

Combat contre des monstres marins sur le bateau. ©Square-Enix

Très vite, les personnages auront accès à un système de “vocations”. Chacune permet de débloquer, au fil de la progression, des sortilèges et des capacités. Chaque personnage peut progresser dans la ou les vocations de notre choix, le système est assez libre pour faire ce que l’on veut de son groupe. Plus tard dans l’aventure, on aura même accès au système de “double vocation”, élargissant encore les possibilités et multipliant les options disponibles en combat.

Une reconstruction moderne… aussi sur le plan technique

Du coté visuel, un bond en avant a été fait depuis la version originale, le character design reste celui d’Akira Toriyama, mais on profite ici d’un effet “figurine” très réussi, particulièrement lors des déplacements sur la carte du monde. Le tout est fluide : le test a été réalisé sur PC, il n’y a eu aucun souci technique.

Rencontre avec un nouvel allié. ©Square-Enix

Côté musique, la bande-son signée Kōichi Sugiyama est de très bonne facture : elle aide à s’imprégner de l’univers et amplifie les moments importants. Certes, après une soixantaine d’heures, le thème principal peut finir par lasser, mais c’est un travers inhérent à beaucoup de jeux au long cours.

Une grande aventure… un peu trop confortable ?

Au final Dragon Quest VII Reimagined réussit son pari : moderniser un classique sans lui enlever son parfum d’épopée. Entre la progression de l’histoire fluide et l’évolution de nos personnages grâce au système de double vocation, l’envie d’avancer et de découvrir la suite reste présente tout au long de l’aventure.

Mais cette modernisation a un revers : le manque de challenge. Dans l’ensemble, entre la difficulté de base (qu’il est possible de modifier) et certains aménagements (visibilité des ennemis, victoire instantanée en un coup d’épée sur les ennemis faibles), on peut traverser des portions d’aventure où la menace se fait rare. Heureusement quelques boss et les monstres spéciaux uniques viennent relever le niveau et demandent un peu plus de stratégie.

Malgré cela, Dragon Quest VII Reimagined reste une grande aventure, avec des moments émouvants et héroïques : tout ce qu’il faut pour en faire un J-RPG de très bonne qualité. On conseille donc l’essai à tous les fans de J-RPG et amateurs de la série Dragon Quest sans hésiter !

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