Johnny’s Entertainment : les fans français sont prêts à les accueillir

Au Japon, les Johnny’s sont devenus une véritable institution. S’imposant dans le monde de la J-Pop, des drama et de la publicité, ces jeunes artistes ne passent plus inaperçus. La France, où le nombre de fans se multiplie, n’est pas épargnée.

Le groupe Arashi a fait se débuts en 1999. TDR

Arashi, KAT-TUN, NEWS, Kanjani∞, SMAP. Pour beaucoup, ces noms de groupes sont inconnus. Pourtant au Japon, on ne peut pas y échapper. Ceux qu’on appelle les Johnny’s ont envahi les salles de concerts, les télévisions et les panneaux publicitaires nippons. À l’origine de ce phénomène boys band japonais, un homme du nom de Johnny Kitagawa et sa sœur Mary. En 1962, ils créent une agence qui forme et produit des artistes essentiellement masculins. Au début de leur adolescence (entre 11 et 14 ans), les jeunes garçons qui souhaitent entrer dans la Johnny’s Entertainment, envoient leur candidature et passent ensuite une audition. « Quand ils entrent dans l’agence, ils commencent par s’entraîner, ils ne sont pas tout de suite envoyés sur la scène du Tôkyô Dômu », explique Laura Nepert, présidente du fanclub non officiel français Furansu Janiizu Fanclub.
La formation de ces jeunes garçons aux « gueules d’anges » commence tout d’abord par des cours de chant et de danse. Ils deviennent ensuite des backdancers qui suivent leurs aînés sur scène. On les appelle les « Johnny’s Junior ». Le passage au rang de Johnny’s, soit l’enregistrement de CD pour se produire sur scène, reste sélectif. « Un Johnny’s ce n’est pas seulement un beau garçon. S’il est arrivé là, c’est parce qu’il a un talent qu’on a su débusquer et qu’on a juste aidé à s’épanouir ». Alors, hors de question de les assimiler à nos boysband des années 1990. « Vu de l’extérieur ça pourrait y ressembler mais c’est au-delà de ça encore. Sinon ça n’aurait pas duré. » La preuve, Arashi fête ses 10 ans cette année. « Ce sont des artistes accomplis, certains sont d’excellents acteurs comme Kazuya Kamenashi, d’autres de très bons compositeurs comme Tatsuya Ueda qui a écrit de nombreux tubes et Yūya Tegoshi un chanteur remarquable. »

Les Français font les premiers pas
Même si en France, le nom de Johnny’s fait plus penser à Johnny Hallyday qu’à des artistes japonais, les fans se font de plus en plus nombreuses. « On est beaucoup c’est vrai, mais comparé au public de JRock je pense qu’on ne fait pas le poids. Ça commence doucement à changer grâce à la découverte des drama et grâce aux conventions. » Pour se faire connaître et reconnaître, les fans françaises tentent le tout pour le tout. « Il y a beaucoup de projets qui naissent. J’entends souvent parler d’envoi massif de lettres à la Johnny’s. D’ailleurs, lors de son émission de radio, Jun Matsumoto (Arashi) a lu la lettre d’une fan française. » Et lorsque certaines ont la chance de voyager au Japon, elles affichent sans hésiter les couleurs de leur pays. « Cette année je suis allée au concert de KAT-TUN et on a écrit sur des éventails qu’on venait de France. » Ils savent bien que le phénomène est en train de s’étendre. L’an dernier, lors d’un concert Jin Akanishi (ex KAT-TUN), a déclaré qu’il était « content de voir qu’au fil des années le public changeait et qu’il y avait de plus en plus de visages étrangers dans les salles. »
Alors évidemment, des rumeurs sur le fait que des Johnny’s pourraient venir se produire en concert circulent sur la toile. Pourtant, tout cela reste ambigu. Pour le moment l’agence ne semble pas prête à s’ouvrir au reste du monde. « Si un jour ils devaient s’internationaliser, en ce qui concerne l’Europe, ils pourraient très bien commencer par la France. Car on a un lien particulier avec le Japon. Des groupes ont déjà parlé de leur envie de venir faire des concerts ici. »

Pour aller plus loin :
www.fanclub-johnnys-furansu-janiizu.com
fjforum.free.fr/forum

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