Akino Arai rêve d’espace

Akino Arai, au piano © Photo Céline Maxant


Quatre ans après ses concerts à L’Européen de Paris, la musicienne Akino Arai était de retour au Pan Piper pour deux soirées (les 28 février et 1er mars). On oublie l’ambiance baroque du théâtre parisien mais on se retrouve avec plaisir dans une salle moderne à l’ambiance feutrée.

Bon choix de salle pour une artiste qui cultive l’intimité et qui accompagne toujours ses prestations d’un show visuel.


Ces deux concerts nous ont permis de découvrir en live des extraits du dernier double-album de la compositrice (Blue Planet et Red Planet), moins folk et plus électro, avec des mélodies très aériennes.
Akino Arai nous a offert un concert équilibré entre grands classiques de son répertoire (Voices, Rêve) et nouveautés (Hayabusa). La setlist – progressive – était juste puisqu’on est entrés tout doucement dans son univers lyrique avec des morceaux acoustiques, joués simplement au piano et au violon, pour arriver sur ses compositions électroniques.

La scène était occupée par le piano de la chanteuse, son fidèle et excellent violoniste Todo Masahiko (qu’elle nous confie appeler « Ma-Kun » parce qu’il est « adorable, mais marié »), et en fond les dessins et animations visuelles qui accompagnent à merveille ses titres. On était vraiment projetés dans l’espace, thème de prédilection d’Akino Arai. L’artiste nous livre d’ailleurs quelques anecdotes à ce sujet notamment pour présenter Hayabusa, qui rend hommage à la sonde spatiale japonaise.

Même si sa voix part parfois trop dans les aiguë – sa prestation était enivrante, et les fans étaient clairement sous le charme. On ne se fatigue jamais de revivre en live les titres Voices (Macross Plus) ou encore Mizu… Le public a accompagné Rêve, titre interprété en langue française, avec les mains, pendant toute la durée du morceau. Il faut dire que la chanteuse nous l’avait présenté un peu comme un cadeau. Elle a parlé de son coup de cœur pour la chanson Pinocchio de Danièle Vidal, et confié que Rêve était sa contribution à la chanson pop.

Akino Arai au piano, et son univers graphique qui défile en fond © Photo Céline Maxant

Akino Arai aime toujours autant la France et nous le fait savoir. Elle met l’emphase sur sa complicité avec ses fans. L’artiste – discrète et timide – était très nerveuse, c’est elle qui nous le dit, à l’idée de nous interpréter ses nouvelles chansons. Après des années de carrière et de compositions qui ont marquées l’histoire de l’animation : Lodoss, Macross Plus, Please save my earth… elle a toujours peur de nous déplaire. Quelle idée ! 
On est conquis et jamais déçus.

Photos Céline Maxant © journaldujapon.com – Tous droits réservés. 

Céline Maxant

En créant le magazine Journal du Japon en 2008, je cherchais à valoriser la culture populaire japonaise auprès du grand public. Je souhaitais aussi mettre en avant les pratiques artistiques amateurs autour du manga et de l'animation comme le cosplay, et à faire vivre les événements aux passionné.es via des articles de presse et des reportages photos.

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