[Festival West Side] sable fin, gyoza et rock’n’roll !

La première édition du Festival West Side se déroulera du 14 au 16 juin, dans la commune de Notre-Dame-de-Monts (Vendée). Focalisé sur les musiques indépendantes plutôt rock et pop, l’événement laissera également la part belle aux artistes japonais avec un focus sur la musique contemporaine de l’archipel, rassemblant une demi-douzaine de formations nippones. L’occasion de (re)découvrir des sonorités que nous avons rarement l’occasion d’entendre dans l’Hexagone.

 

 

Changer les idées reçues

Non. La Vendée, ça n’est pas que ce département coincé entre la Bretagne et le Poitou, terre soi-disant royaliste où les principaux faits notables sont les affaires politico-familiales sordides, les remblais en béton couverts de touristes en juillet et août et les légumes roboratifs qui provoquent l’aérophagie (mogette et chou en tête). La Vendée, c’est aussi François l’Olonnois (célèbre pirate natif des Sables d’Olonne à qui le personnage de Zorro Roronoa, de One Piece, doit son nom), une chouette diversité de paysages allant de la côte au bocage, et le préfou, délicieux pain non levé, assaisonné d’ail, qu’on déguste chaud au moment de l’apéro. Et, depuis cette année, la Vendée sera également synonyme de hype musicale, avec le Festival West Side.

 

Le cadre du festival

Un festival entre plage et forêt

A l’origine de ce projet, il y a Elodie Brisson, directrice d’Œil pour Œil Production et responsable de l’Espace Japon à Paris. Depuis près de deux ans, cette Parisienne ascendante Vendéenne (elle est originaire de Saint-Jean-de-Monts) souhaitait organiser un festival de musiques indépendantes sur ses terres d’origines. De coups de téléphone en échanges de mails, une équipe se forme, des artistes se montrent intéressés, des partenaires sont approchés, le projet prend de l’ampleur. L’année dernière, en partenariat avec le Point Ephémère, elle organise une première soirée West Side, prélude à ce qui, aujourd’hui, devient un festival.
La part belle aux artistes japonais

 

Nisennenmondai

 

West Side est un festival de musiques actuelles à la programmation pointue. A l’affiche, du rock, de la pop et de l’électro comme Poni Hoax, Rubin Steiner, Zombie Zombie ou encore les French Cowboy. Mais aux côtés de ces grands noms, on comptera également pas mal d’artistes japonais. « Je travaille à l’Espace Japon depuis maintenant sept ans, explique Elodie Brisson. Je suis fascinée par la culture, notamment musicale, de ce pays. Par le biais de mon travail, je suis entrée en contact avec pas mal d’artistes que j’ai pu faire venir assez facilement à l’occasion du festival. L’idée étant de faire découvrir une scène bien différente de la j-pop ou du visual kei auxquels on associe bien généralement la musique japonaise. »

 

Kumisolo

 

Au programme des trois jours du festival, les nippophiles et mélomanes curieux auront de quoi donner de l’oreille : du noise rock du trio féminin Nisennenmondai à la pop légère fleurant bon la Lio des années 1980 et le Shibuya kei de Kumisolo, en passant par les tambours traditionnels du Tsunagari Taiko Center, les danses envoûtantes de Ikuyo Kuroda et Jiro Matsumoto, la folk basquo-nippone d’Izumi & Jun ou le rock garage rockabilly des 5.6.7.8’s (immortalisées par Quentin Tarentino dans Kill Bill Vol. 1), les choix seront variés, pour notre plus grand plaisir. Certains prédisent même à West Side un avenir similaire que celui du Midi Festival.

Une démarche culturelle globale et locale

Par ailleurs, la découverte de la culture japonaise ne se fera pas que par la musique. Bénéficiant d’un partenariat avec le groupe agro-alimentaire Ajinomoto, les visiteurs pourront tout au long du festival déguster des gyoza (raviolis grillés japonais) préparés sur place. Les habitants de Notre-Dame-de-Monts et des communes alentours auront également l’occasion d’assister à des projections de cinéma nippon. Enfin, les enfants étudiant dans les écoles de la commune pourront s’initier au kamishibai (sorte de stand-up assis japonais traditionnel), à l’origami ou à la confection de koinobori (les carpes en papier flottant au vent lors du Jour des Enfants). « Nous ne voulions pas que la démarche du festival ne s’inscrive que dans la musique, ajoute Elodie Brisson. Nous voulions impliquer les habitants et leur faire découvrir une culture qu’ils ne connaissent pas forcément bien. »

Le festival se déroulera du 14 au 16 juin. Billets à 17 € et 14 € (tarif réduit) pour un jour, et à 28 € et 25 € (tarif réduit) pour tout le festival. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Places disponibles en prévente en ligne. Pour plus d’informations, merci de consulter le site du festival.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *